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La première enquête de Montalbano | Policier

Andrea Camilleri

dans ancres | lire

Paru au format poche, ces trois premières enquêtes (sans meurtre faut-il le préciser) sont un régal… De fait, je les avais déjà lues il y a pas mal d'années mais certains détails ne me sont revenus qu'assez tardivement dans les intrigues, ce qui n'a en rien torpillé le fil implacable et drôle de chaque récit d'Andrea Camilleri…

Je tiens à saluer le boulot fabuleux du traducteur, Serge Quadruppani, qui arrive (j'imagine) à nous rendre les différents formes d'italien avec des constructions et des tournures de style qui me remettent en mémoire nos propres formes de patois… Bref, un exploit de rendre naturel à la fois l'italien stylé et le sicilien dans une traduction… Du coup, l'histoire se déroule sans peine avec des personnages qui crèvent la page… à défaut d'écran. Quel plaisir d'être happé par ces histoires, d'être baladé d'un endroit à l'autre pour suivre le cheminement du commissaire Montalbano…

Ces trois récits relatent les débuts de Montalbano et son arrivée à Vigàta, la ville imaginaire en bord de mer qui sert de toile de fond aux enquêtes du Commissaire. Entre ses problèmes sentimentaux, un appétit immodéré pour spécialités roboratives (sfincioni, rougets, cuddrironi, arancini, pâtes à la n'casciata, cannoli, cassates, panareddri à l'œuf…) qui donnent immédiatement d'aller partager ses repas, les descriptions urbaines et campagnardes, Montalbano devient vite un héros attachant dont les pièces du puzzle finissent par composer un portrait plutôt sympathique malgré quelques excès d'humeur noire…!

Bref, depuis la forme de l'eau et bien d'autres romans, Andrea Camilleri est en tête de mon panthéon policier…


La première enquête de Montalbano
Andrea Camilleri
Pocket
9782266166652 | 6,40 €



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À lire également sur urbanbike : Le tour de la bouée — La peur de Montalbano

le 04/04/2008 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Tours à vent

Climatisation naturelle

dans ancres | architecture | potager | voir

Notre amie Sipane nous propose des exemples de tours à vent sur son blog, details. Architecte et vivant actuellement dans les émirats, elle nous propose une nouvelle série de billets remarquables sur des éléments architecturaux dont nous avons souvent entendu parler sans réellement savoir/voir à quoi cela ressemble… C'est fait…!!

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le 28/03/2008 à 06:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

ManyBooks | Perles de voyage à (re)découvrir

Et nouveau format…

dans ancres | lire

Le fil RSS des versions françaises de livres disponibles sur ManyBooks offre des perles à ne pas manquer. Enfin, tout dépend de sa propre curiosité… Je ne sais pas si le site a été optimisé mais il répond plus vite que dans le passé et offre également le format idoine pour le Kindle d'Amazon (lire ce billet pour les autres formats sur urbanbike).

Dernières livraisons, le dictionnaire complet de l'argot employé dans les Mystères de Paris, livre paru en 1844… Hormis des explications très précises des différents types de vol (au radin, au carouble, au poivrier, au rendez-moi…) et une partie dictionnaire, vous trouverez des phrases complètes et savoureuses…
Quand le pentre t'a rembroqué, tu as fargué.
Quand l'homme t'a regardé, tu as rougi.
Le trep aboule, esbigne-toi et cavale dure.
Le monde vient, sauve-toi et cours vite.

Ou encore quelques journaux de voyage anciens dont, hier, celui d'Édouard Charton en Sicile (1860). C'est toujours amusant de confronter sa propre vision du monde et celle de ce voyageur…
Florilèges de préjugés :
La piété ignorante et grossière des modernes Syracusains ne mérite que le nom d'idolâtrie. Ils ont des madones d'argent qu'ils couvrent de pierres précieuses et de diamants, et qu'ils mènent en grande pompe et au milieu d'un bruit étourdissant, visiter d'autres madones. Leurs passions, quand elles sont éveillées et quand la terreur les met en jeu, deviennent, comme on l'a vu en 1837, furieuses et sanguinaires.
Les femmes de la classe aisée ont peu de liberté ; elles sortent rarement, et ne paraissent point dans les rues sans cacher, sous les plis de leurs mantes noires, des visages où l'on retrouve quelques traces de la beauté grecque. Quant aux femmes du peuple, qu'on voit occupées à laver le linge dans les eaux de la fontaine Aréthuse, leur teint hâlé et flétri, leurs corps à demi couverts de vêtements en guenilles, ne font naître et ne rappellent aucun sentiment poétique.

Ou encore cet abrégé de l'histoire général des voyages de Jean-François de la Harpe (1825)… Avec un autre jugement d'époque :
Les femmes des Nègres ont l'humeur fort gaie, surtout dans leur jeunesse, et prennent beaucoup de plaisir à la danse et au chant. Le temps de ce divertissement est la nuit, à la lueur de la lune.

Bref, pas grand chose à voir avec le style d'Émile Zola dans Lourdes (récit de voyage également)…!
Dans le train en marche, comme les pèlerins et les malades, entassés sur les dures banquettes du wagon de troisième classe, achevaient l'Ave maris stella, qu'ils venaient d'entonner au sortir de la gare d'Orléans, Marie, à demi soulevée de sa couche de misère, agitée d'une fièvre d'impatience, aperçut les fortifications.
— Ah! les fortifications ! cria-t-elle d'un ton joyeux, malgré sa souffrance. Nous voici hors de Paris, nous sommes partis enfin!
Devant elle, son père, M. de Guersaint, sourit de sa joie ; tandis que l'abbé Pierre Froment, qui la regardait avec une tendresse fraternelle, s'oublia à dire tout haut, dans sa pitié inquiète :
— En voilà pour jusqu'à demain matin, nous ne serons à Lourdes qu'à trois heures quarante. Plus de vingt-deux heures de voyage !
Il était cinq heures et demie, le soleil venait de se lever, radieux, dans la pureté d'une admirable matinée. C'était un vendredi, le 19 août. Mais déjà, à l'horizon, de petits nuages lourds annonçaient une terrible journée de chaleur orageuse. Et les rayons obliques enfilaient les compartiments du wagon, qu'ils emplissaient d'une poussière d'or dansante.

Bref, une mine pour lecteurs et voyageurs…!

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Rien à voir : pour que certains comprennent un peu mieux le stress permanent de la profession d'architecte, ce texte de David Ventre qui préfère se retirer de cette profession… Son expérience n'est malheureusement pas unique et j'ai rencontré quelques architectes coulés par des procédures inextricables…

le 26/03/2008 à 06:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #