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Un blog passionnant dédié aux cartes…

De celle du Père Lachaise à bien d'autres représentations étonnantes…

dans ancres | lire | voir

J'aime les cartes (je parle bien de celles en papier, pas celles affichées sur un écran…), celles qui me donnent réellement envie de bifurquer en cours de route — relire le billet de novembre sur urbanbike.

Depuis près de 18 mois, je lis un blog assez sympathique — strangemaps.wordpress.com le bien nommé — qui traite de toutes sortes de cartes.

La dernière — la 235 ème pour être précis — est celle des emplacements des personnes célèbres dans le cimetière du Père Lachaise…

Vous y trouverez la célèbre Minard Map qui retrace graphiquement les pertes en hommes de Napoléon suite à sa campagne de Russie. Mais des choses bien plus étranges sont disponibles comme celle de la menace européenne vue par les Français en 1870 — avec personnalisation de toutes les nations…

Ou encore la carte des blondes en Europe (comprendre, couleur de cheveux…).

Sinon, vous trouverez une carte des réseaux ferroviaires de Mark Ovenden ; la carte de France de nombre de fois où l'on s'embrasse (sur les joues…), celle des UFO Hotspots (onvis) aux USA ; l'Europe des nazis ; celle de John Bull à propos des français…!

Sans oublier la carte des codes postaux anglais ou la carte de la grande Allemagne… Si la première guerre mondiale avait été perdue…

Bref, un site passionnant à parcourir tranquillement tant il est réellement riche de cartes amusantes qui trahissent nos manières de vivre, de penser ou de rêver (beaucoup de cartes d'utopies)…!

Pour illustrer ce blog, un copier/coller de sa carte pondérée du poids des populations…

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Info(s) pratique(s)…

Ajout du 28/01/08 : Ce billet de Virginie Clayssen sur d'autres cartes, celles des mises à jours de fiches sur Wikipédia et de mise en place de photos sur Flickr… Cartes, toujours…

Ouuuups, sans oublier celle-ci sur youworkforthem.com…! Il est possible d'acquérir la carte en grand format (A0)…

le 26/01/2008 à 06:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

La route d’Oxiane

Robert Byron

dans ancres | architecture | lire

Voici un livre — The road to Oxiana — que j'ai eu du mal à quitter… De fait, cette chronique de voyage écrite par Robert Byron ne vous lâche pas tant que vous n'êtes pas arrivé au bout et c'est avec un réel plaisir que je me suis plongé quelques soirs durant, bien au chaud sous ma couette, dans ce récit de voyage écrit à la serpe par un fou d'architecture et d'art…

Ce plus, c'est une superbe peinture de l'ambiance en Méditerranée puis sur les routes de la Perse et de l'Afghanistan d'alors pour se rendre jusqu'en Inde… Nous sommes à la veille de la seconde guerre mondiale — en 1933 et 1934 (l'auteur a 29 ans le 26 février 1934 vers Chiraz…), les nazis sont au pouvoir en Allemagne et la tension internationale monte doucement. On retrouve d'ailleurs, les descriptions d'architecture en moins, les incertitudes de Peter Fleming et Elsa Maillart dans le livre Courrier de Tartarie — chroniqué sur urbanbike, voyage effectué deux ans plus tard (6000 kilomètres en 7 mois…).

Byron est acerbe, critique, direct, drôle, méchant, précis… Il a un regard ironique sur le monde qui l'entoure et ne s'embarrasse pas de circonvolutions pour exprimer ce qu'il pense… Et sa passion pour l'architecture est enthousiasmante autant que sa culture artistique et historique.

Bref, on ne s'ennuie pas à le suivre, à vivre avec lui les nombreux ratés de son périple vers l'Afghanistan, à visiter Hérat, contempler minarets et mausolés, à se balader dans Yezd — la ville où est née Stella Baruk — ou Firouzabad, etc.
Mais aucune représentation photographique, aucune description verbale ne saurait restituer ce bleu raisin velouté d'azur, ne saurait évoquer les foisonnements sinueux qui rendent l'ensemble su profond et si lumineux. Sur les huit côtés de la base, que plaquent des panneaux de marbre gravés d'inscriptions d'un coufique baroque, le jaune, le blanc, le vert olive et le rouge rouille s'allient aux deux tons de bleu en un tournoiement de fleurs, d'arabesques et de textes aussi finement ciselés que le filigrane d'une tasse à thé. Les fûts des colonnes, au-dessus, sont couverts de petits losanges en pointe de diamant ornées de fleurs, mais cette fois dans l'unique dominante bleu raisin ; chacun d'eux est bordé de faïence blanche en relief, de sorte que la partie supérieure des minarets semble enveloppée dans un filet scintillant.

On découvre en chemin les problèmes liés aux images, les ruses des archéologues sur le site de Persépolis pour empêcher les voyageurs de photographier les champs de fouilles et le stratagème de Byron pour y arriver — avec justesse — car son but n'est absolument pas le même que celui d'Harzfeld, l'archéologue. De plus, prendre des photos en Perse n'était pas apprécié et il a fallu souvent ruser pour les réaliser. Ce voyage avec son ami Christopher Sykes démontre en tous cas son amour immodéré des vestiges historiques, sa volonté de défendre ce patrimoine alors totalement à l'abandon et ignoré même des populations comme des politiques. Et surtout sa soif de comprendre les apports de chaque civilisation dans l'histoire mondiale de l'architecture…

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Ce qui est génial — merci internet sur ce plan précis, c'est que nous pouvons encore admirer les photos qu'il a réalisé sur ce site. 707 photos en noir et blanc — dont 59 d'Herat — couvrent tous ses périples (Grèce et Russie compris), à regarder impérativement.

C'est ici que l'on se rend compte qu'il était également un excellent photographe d'architecture. J'imagine qu'une version de la Route d'Oxiane avec ces photos doit exister…?

Ne réduisons pas ce livre à cela même si ses descriptions sont exceptionnelles. Byron a l'art de peintre en quelques traits une situation, des personnes rencontrées ou des situations particulièrement cocasses… J'ai eu un réel plaisir le suivre dans ce voyage, au même titre que Patrick Leigh Fermor… Tout y passe, une regard amusé sur le protocole des légations britanniques et la diplomatie, une façon de raconter le quotidien qui n'est pas toujours rose, c'est le moins que l'on puisse dire car les moyens de transports sont minimalistes tout comme le confort d'époque. Mais aussi une réflexion sur le monde qui change, les bouleversements apportés par la modernité. C'est certainement l'un des meilleurs livres de voyage que j'ai lu ces dernières années… Espérons que les endroits décrits ne seront pas un peu plus meurtris au nom du fanatisme comme du pétrole…

Robert Byron est mort en 1941, le bateau qu'il empruntait pour se rendre en Egypte ayant été torpillé par un U-Boat…

Route d'Oxiane

Robert Byron
Payot-Rivages
9782228895392 | 10,40 €



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Quelques livres chroniqués sur urbanbike et qui se déroulent dans les mêmes endroits… Ou pas loin autour…!
Naître en français | Stella Baruk
Courrier de Tartarie | Peter Fleming
Longue marche | Bernard Ollivier
Entre fleuve et forêt | Patrick Leigh Fermor

le 13/01/2008 à 06:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Parc Archéologique Piano della Civita

2TR Architettura | Italie

dans ancres | architecture

Cette agence conçoit pas mal de choses intéressantes dont ce bâtiment construit en 2004 pour les visiteurs de ce parc archéologique situé à 40 kilomètres de Rome…
J'aime bien les matériaux utilisés et le pavage, des dalles régulières… L'ensemble s'harmonise bien avec les ruines alentours. Très chouette.

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D'autres images et projets sur leur site tout en flash.

le 12/01/2008 à 06:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #