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Si vous ne donnez pas priorité au piéton

Simple comme un mémo vert vif

dans ancres

Conduire ici, c'est tout sauf du stress : on laisse passer les autres au dernier moment sans rechigner, on sait que la voiture bloquée sur la voie de gauche d'une highway peut être amenée à emprunter une sortie... sur la gauche et oubliées les envies de crasses au conducteur énervant qui vous suit de trop près : il n'existe pas !

Aaah ces longues lignes droites sans fin de la route américaine. Sauf qu'avec des limites de vitesse sensiblement les mêmes qu'en France et des voitures souvent plus puissantes, il faut éviter le pied lourd. Eviter le pied lourd car les règles sont proportionnelles au respect du principe de partage de la route. Voici un aperçu du prix des amendes :
Entre 1 et 10 miles au-delà de la vitesse préconisée, c'est 118 dollars puis un échelonnement jusqu'à 378 dollars et 30 miles.
Si vous suivez de trop près : 128.
Si vous n'avez pas votre ceinture : 103.
Si vous effectuez une accélération injustifiée : 132.
Si vous ne donnez pas la priorité au piéton : 178.
Si vous vous garez sur une zone Handicapé : 205.

Une liste complète annonce clairement la couleur sur un mémo vert vif disponible auprès de la police ou remis lors d'une infraction. Rien en dessous de 100 dollars sauf pour les infractions de stationnement. Et selon les villes, les tarifs varient, plutôt vers le haut si l'on compare avec ceux-ci.

Se faire plaisir sur la route américaine, c'est profiter de rouler cool comme tout le monde... et aller se défouler en faisant du très abordable ski nautique, jetski, bateau sur les dix mille lacs du Minnesota ou du Canada.

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le 11/07/2007 à 03:31 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Incitation au voyage | Capri | 1

Carnets de route…

dans ancres | lukino

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Suite de l'étape à Naples.
On débarque sur l'île à Marina grande, funiculaire jusqu'à la ville de Capri qui domine le port, puis minibus qui nous emmène plus haut jusqu'à Anacapri, où nous résidons.

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Le résultat, obtenu en 2 mn 37 s :

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À suivre…

le 07/07/2007 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Les pingouins n’ont jamais froid | Polar

Andreï Kourkov

dans ancres | lire

Ce livre est la suite de ce roman noir ukrainien, Le Pingouin, que nous avons évoqué précédemment… Les premières pages sont l'occasion de mettre en place les personnages et rappeler la situation pour le lecteur qui n'aurait pas suivi les premiers épisodes. Là, j'avoue avoir eu un peu de mal sur les 40 du début… Et puis… Paf, basculement complet dans l'histoire, impossible de s'en extraire tant on on nage entre l'ubuesque et les surprises…

Côté environnement, l'URSS est plus que jamais en décomposition, le pouvoir s'achète ou se règle à coups de kalachnikov comme d'explosifs, la corruption suinte de partout et le nombre de 4x4 Mercedes noires d'un député donne une idée très claire de sa puissance…

Dans ce tourbillon des vivants, des accidentés et des rescapés, Victor est à la recherche de son pingouin, Micha. Et pour le retrouver, il va aller jusqu'au bout de sa promesse à la petite Sonia. Après une retour à Kiev, il monte à Moscou puis se retrouve en Tchétchénie, là où de nombreux oligarques ont découvert de nouveaux moyens de faire de l'argent.

Entre farce (il y a du Ghelderode dans Kourkov…) et sinistre réalité, Victor s'en sort par sa réserve et sa détermination… Mais ce qui étonne le plus dans ce livre, c'est l'étrangeté des situations, souvent burlesques, dont on comprend ensuite la terrible normalité ; le cynisme des hommes et des femmes pour survivre dans ce chaos. Bref, Kourkov brosse là une fresque hallucinante et passionnante de la vie dans l'ex. union soviétique dans les années 2000. Humour noir et flots d'alcool pour tenir, la recette du mode survie reste la même.

Victor eu soudain l'impression que les mains de Liocha étaient beaucoup plus longues qu'avant. Plus longues et plus noueuses.
— Alors, qu'est-ce qui t'es arrivé ?
— Tu sais, un démineur ne se trompe qu'une fois. Après, dans le meilleur des cas, il passe le reste de sa vie à le regretter… C'est ce que je fais depuis… Bousiller un enterrement pareil ! Mon patron et ses deux lieutenants ont été déchiquetés ; moi, j'ai juste perdu mes jambes et mon travail. Plus un sou. Heureusement que j'ai eu des amis pour m'aider, dit-il en parcourant le café du regard. Me voilà patron de bar.


Les pingouins n'ont jamais froid
Andreï Kourkov
Points Seuil
9782020789356 | 8 €

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le 05/07/2007 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #