Urbanbike

Index |
ou détaillée | Fil RSS | ATOM

Sac à dos et iPhone | Cette étrange remise en question de l’écran

Avec modération en toutes circonstances

dans ancres | dans mon bocal | groummphh

Il y a encore dix ans, l’exploit en balade ou vacances était de se connecter et, plus fort encore, de rester connecté ! Aujourd’hui, internet serait devenu une drogue dont il faudrait impérativement se défaire par retrouver son “moi” profond1, devenir injoignable une nouvelle forme de résistance… à l’unique condition, ô tartuffes, de pouvoir se reconnecter immédiatement si besoin !

Je suis amusé par ces articles qui évoquent les péripéties existentielles de ces chroniqueurs2 qui ont su “vivre” sans portable pendant… une semaine, un mois. Applaudissements !

Pour ma part, tant pour communiquer que prendre des notes, photographier, trouver une info dans un dictionnaire de référence, lire (si, si !) des bouquins, me repérer, m’organiser en fonction de la météo, pas question de supprimer ce que d’aucuns voient comme un fil à la patte. Ce n’est pas que ce me soit impossible, c’est juste que je ne vois pas l’intérêt de m’en séparer.

Car, à l’inverse de l’addiction décrite par ces experts estivaux, je n’ai pas ces écrans en permanence sous mon nez, mon iPhone est dans une poche et extirpé d’icelle quand le besoin s’en fait sentir.

Ce midi, j’ai croisé sur un point haut de l’île une jeune femme essayant d’expédier à ses clients ses projets via une connexion 4G. Et cela m’a remis en mémoire les deux dernières décennies où, indépendants comme elle, nous nous devions de conserver le contact3 malgré les vacances, sous peine de nous retrouver sans boulot à la rentrée.

S’il est plus facile de rejeter l’usage d’un portable – surtout quand on est même payé pour l’écrire – quand on est salarié, avec des collègues pour être remplacé temporairement, il en est différemment si l’on est sa propre entreprise.

Bref, je ne me sens pas coupable de rester connecté, ma santé mentale – à moins que ma famille ne prenne beaucoup de précautions – à peu prés stable malgré 35 années d’écrans…

Certes, je pourrais acheter des cartes postales, écrire au dos un texte banal de ma jolie mais illisible4 écriture et utiliser les services de la Poste. Je préfère expédier régulièrement des clichés réalisés au iPhone, envoyer un message lisible qui pourra même être agrandi par mes correspondants aux yeux fatigués.

C’est dit. Posté avec une connexion réduite depuis une île…


  1. utiliser la formule que vous souhaitez, ajoutez un peu de décroissance, voire d’obsolescence, ça mange pas de pain ↩︎

  2. dommage de ne pas avoir le témoignage de leurs proches (façon de parler), ceux qui sont éloignés géographiquement et qui n’ont plus de nouvelles immédiates durant cette période. Car si cela peut être vécu comme un retour à des valeurs “authentiques”, d’autres apprécient cette modernité… Ma seconde maman de plus de 90 ans est ravie de recevoir des nouvelles quotidiennes sur son iPad. ↩︎

  3. Ce type de reportage est aussi palpitant que vivre sans eau courante pendant un mois. Ou sans électricité. C’était le quotidien de mon amie Françoise non loin d’Aix en Provence et elle en tirait nulle gloire. Nous descendions à la fontaine avec nos claies de portage, un jerrican arrimé sur chacune puis, une fois remplis, nous remontions alors jusqu’à sa maison comme nous étions venus, à pied. Cet exploit quotidien (sic…!), jusqu’à deux fois par jour si besoin n’était pas une volonté de décroissance, juste une impossibilité de faire venir l’eau jusqu’à son petit territoire. Pas de capteur solaire pour alimenter son tourne disque, mais des piles, etc. ↩︎

  4. seuls Stylus et Nebo me décryptent ! ↩︎

le 08/08/2017 à 15:51 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Bref passage à… | Turin

Une ville à (re)découvrir

dans ancres

Quatrième passage à Turin (le troisième était en mode express, au début du séjour, le temps de sortir du train et de récupérer une voiture de location en traversant le Corso Bolzano).

reduc-450

Pas loin de la Suisse et de la France… La gare de Porta Suza est dans le cercle vert (écran de droite). Chargez MAPS.ME pour vous repérer…

Là, retour de cette voiture assez tôt en venant d’Asti et train du retour dans la soirée… Le loueur refuse de conserver quelques heures les bagages dans son bureau (prévisible), pas de consignes à Porta Suza (…mais bien à Porta Nueva), on tente dans notre hôtel habituel Via Cernaia (…qui refuse — très gentiment — en nous rappelant que cela ne fonctionnait que si nous avions passé la nuit chez eux, logique…).
Et nous voici avec nos sacs à dos avec la perspective de déambuler quelques heures chargés avant le train du soir…
Et c’est là que ma compagne, une fois de plus, fait montre de bon sens pratique…!

reduc-450

Nous filons au MAO (Museo di Arte Orientale) qui a toujours une exposition temporaire intéressante… et une consigne…!

reduc-450

Splendide expo sur les routes de la soie… Après la visite, on repart en laissant nos sacs sachant que c’est l’affaire de cinq heures…

reduc-450

Et nouvelles traversées à pied de Turin…

reduc-450

Mais petite faim…

reduc-450

Assouvie Via Milano chez Fiori et Caffe, Ristorante e Dolcezze… La responsable parle français et leur menu bon et abordable…

Puis, comme nous avons encore du temps à perdre, on retourne sur la place la plus vaste de Turin…

reduc-450

Avant d’entrer dans le Palazzo Madama. J’indique qu’il y a également une consigne dans cet autre musée…

reduc-450

Énorme fonds permanent…!!

reduc-450

reduc-450

Notez qu’à cet étage, vous trouverez une salle avec de quoi vous restaurer — cappuccino — à des prix normaux (en tous cas, c’était vrai mi-juin)… Sachez-le…!

reduc-450

reduc-450

Ce palais est gigantesque avec des plafonds que je vous laisse découvrir (levez les yeux…!) et propose des vues sur Turin fort sympathiques…

reduc-450

Mais aussi dispose également d’un jardin à ses pieds (accessible que si visiteur)… Et des archives incroyables…

Le temps passant…

reduc-450

…Il était temps de repartir, de repasser au MOA récupérer nos sacs à dos……

reduc-450

Puis opérer une grande diagonale en flânant dans ces rues piétonnes…

reduc-450

Faire un détour en dessous de petits chefs-d’œuvre d’architecture (Via Antonio Guiseppe Bertola)…

reduc-450

Pour rejoindre Porta Suza…

reduc-450

Car c’est ce que l’on oublie : il suffit de prendre un train, le sac sur l’épaule et se laisser porter jusqu’à Turin… Et se balader dans les 24 kilomètres de rues à arcades, découvrir l’équivalent turinois du bois de Boulogne le long du Po, etc.

Et c’est une ville superbe… La vraie question est : pourquoi ne pas l’avoir évoquée jusqu’à présent… erreur…!

Autres clichés sur Photager

le 04/08/2017 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Bref passage à | Modena

Du Balsamique mais pas que…

dans ancres

Nous avions tendance à ignorer lors de nos traversées de l’Italie du Nord au Sud a d’est en ouest toutes ces villes comme Plaisance, Parma, Modena.
Ainsi, je conserve un exécrable souvenir de Plaisance et me suis rendu compte des années après que nous avions magistralement raté le centre ville alors.
C’est souvent la première impression qui demeure et cette dernière peut être contrariée par une météo immonde, des travaux, etc. C’est ce qui s’est passé pour Pavie découvert sous un véritable déluge.

reduc-450

En arrivant à Modena, le temps était menaçant. Heureusement la pluie était passée avant notre arrivée. le temps de garer la voiture en périphérie de centre ville et hop, à la recherche d’un café susceptible de nous servir trois cappucinos.

reduc-450

reduc-450

reduc-450

reduc-450

D’emblée la ville nous a plu : couleurs des façades, ambiance, propreté et agréable déambulation entre piétons et vélos.

reduc-450

reduc-450

reduc-450

reduc-450

reduc-450

reduc-450

En plein centre ville une énorme église, remarquable…

reduc-450

reduc-450

Et elle n’est pas la seule…

reduc-450

Et puis profitez de votre passage pour goûter les différents vinaigres balsamiques, jeunes ou vieux. Oui, ça se déguste comme des tas d’autres éléments, du vin à l’huile d’olive…

reduc-450

Bon, les tarifs sont inversement proportionnels à la taille du flacon mais il en faut peu pour transformer une simple salade en un plat raffiné…

À suivre…

le 03/08/2017 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #