Même si j’écris ce billet sur un iPad Pro, j’ai apprécié de voyager léger pendant ces quinze jours.
J’avais bien emporté mon vieux Canon EOS M mais je ne l’ai utilisé que deux fois, à Bologne et Ferrare. Le reste, plus de 1500 photos (en couleur cette fois ci…!), a été pris au iPhone.
Un écran tous usages…
J’avais imprimé par sécurité nos billets de train mais présenter nos reçus dans Trainline suffisait amplement, même lors du contrôle Gare de Lyon.
Pour communiquer avec mon fils, Messages.
Pour circuler en ville, maps.me. Par contre, sur route, TomTom GO Mobile qui reste actif même après passage sous un tunnel routier.
Etc.

la seule chose qui m’a manqué, c’est une version de Nebo qui adaptée (!) au iPhone (…ça n’existe pas pour l’heure), histoire d’écrire à la main sur tout l’écran avec reconnaissance immédiate de mon écriture.
J’avais emporté mes deux stylets Bamboo Wacom mais pas eu l’énergie, voire l’envie de passer par la fenêtre de Stylus de la surface d’un clavier (même si cela fonctionne).
Sinon, j’ai consigné cette balade — comme toutes les autres — dans Day One, dépassant tranquillement les 4455 entrées pour couvrir au total 1755 jours depuis ma première utilisation, il y a, pfffffffff…!
Bien entendu, le iPhone 7 plus me sert d’appareil photo en toutes circonstances, en ville comme sur une plage (passé 8 minutes sur ce Lido, pas ma tasse de thé)…

Je vais revenir individuellement sur les applications qui me semblent indispensables en voyage…
urbanbike ne s’arrête pas, c’est simplement ma pomme qui change d’angle (ça reste des petites notes, hein…), avec le projet de distiller par petites touches ce mériple (…après près de deux décennies, je reste contaminé par ce bouquin dont le titre était mersonne ne m’aime…!).
À suivre ou pas.
Décrocher (…en grande partie) du net, d’urbanbike, marcher sans but (trop) précis dans des lieux splendides, lever le nez, regarder au loin. Puis revenir au bout de quinze jours.
Cela semble sans risques, juste un break, une simple parenthèse. Sauf que non !

Marcher dans des villes anciennes, là où le piéton et le vélo ont encore droit de cité reste un éblouissement (…avis personnel). Tout accroche le regard, amène à prendre un cliché que l’on retrouvera le soir dans une entrée de Day One.
Du coup, à force de tracer, de cumuler des pas qui se transforment en kilomètres, en n’ayant plus son écran comme unique ligne d’horizon, la décompression s’opère, les pensées se fluidifient.
Urban Walk
Nous nous s’installons à une terrasse de café, nous dégustons un premier vrai cappuccino en suivant des yeux l’activité de la cité, nous commandons plus tard un Spritz avec son renfort de petites choses à grignoter.

Bref, nous nous posons !
Et nous (re)découvrons, comme le dingue qui cesse de se filer des coups de marteau sur la tête, que c’est bon quand tout s’arrête.
Une pose en entraîne une autre. Et comme les coûts n’ont pas grand chose à voir avec ceux pratiqués sous nos latitudes, pour le prix d’une consommation médiocre à Paris, nous pouvons nous en offrir trois dans la journée sans nous ruiner. Qui plus est, dans des cadres de toute beauté.

Cette manière de vivre sans stress, plus sur les nerfs finit par doucement nous envahir, nous gagner.
Et moi de me demander à quoi bon continuer à écrire chaque jour un billet souvent (trop) long, même si cela me fait encore plaisir.
Cette prise de conscience m’a amené à envisager d’autres angles d’écriture, narrations, rythmes.
Mais sans jeter le bébé avec l’eau du bain…
Respect de la vie privée, ingérence, surveillance, etc. Les arguments sont excellents et ce n’est pas à moi de les récuser !
Et pourtant !!!
Cela fait bien trois bonnes années que la position de mon portable est accessible à mes rejetons et réciproquement. L’absence de celui sur celui de leur mère s’explique aisément !
Bref, le gain de temps et de tranquillité est patent. Au lieu du traditionnel “où es-tu ?”, “quand arrives-tu ?”, une tape sur l’écran pour vérifier la position du dernier convive avant de remettre la casserole sur le feu.
Pas besoin non pas de demander “où es-tu garé ?” pour se rendre compte que le rédacteur de ce billet est stationné boulevard truc au lieu de avenue machin.
Bref, des usages quotidiens qui évitent bien des quiproquos ! Et de perdre du temps à harceler les uns et les autres.

Parfois attendre avent que la précision soit correcte…
Attention : la fiabilité de la localisation est loin d’être parfaite, tout dépend des antennes mais aussi du fait d’être ou non dans un bâtiment.
Se retrouver au même endroit
Autre intérêt évident, se retrouver sur un point de rendez en pleine ville. Une sortie au Louvre ou dans l’un des nombreux musées de la capitale mais avec un bémol, un seul transporte les billets (ou le repas du pique-nique) de toute l’équipe ! Pas question de le rater…!

- À gauche | je retrouve ma fille…
- À droite | je recherche mon fils…!
C’est alors qu’une option comme Mes Amis permet de suivre en direct les trajectoires de tous et d’expédier accessoirement un message pour corriger une erreur (ou une difficulté…!) sur le point de rencontré.

- À gauche | une option permet d’avoir la distance (approximative)
- À droite | Et là, nous nous retrouvons de part et d’autres de la passerelle…
Telle entrée est fermée, tel passage obstrué et donc la possibilité d’improviser un scénario alternatif sans stress.
S’éviter du stress inutile !
En résumé : ça sert à quoi ? À éteindre l’angoisse de certains parents mais surtout d’anticiper des retards dus aux transports en commun (…voire une panne d’oreiller), lancer une cuisson au bon moment et non en se basant sur l’horaire prévu.
Ce sont des détails qui ont réellement de l’importance dans la vie de tous les jours. Bref s’éviter des montées de tension inutiles.
Notre pique-nique ce dimanche fut excellent…!