
C’est toujours une surprise de tomber sur une telle concentration de toiles… Mais là, à peine protégées du vent du large, c’est un vaste campement maintenu solidement sur de rares végétaux.
Du coup, l’idée viendra peut-être à des ingénieurs et des architectes de transposer ce dispositif incroyablement solide et souple à une autre échelle.
En lieu et place de ce concours mondial de
bites tours érigées ça et là, 800 mètres de haut ici, 1000 ailleurs…
Note du soir : André vient de réagir et m’écrit ceci : Il ne s’agit pas toujours de toiles d’araignées. De tels réseaux sont souvent construits par des petites chenilles… Et de me joindre une photo…
Je me suis posé la question car j'ai fait pas mal d'images mais je n'ai pas eu envie d'aller toucher cette superbe structure… Néanmoins, si je repasse sur les hauteurs d'Herlin, j'irais regarder à nouveau… Merci André.
Non, ce n’est pas un gars qui bosse du côté du Ministère des Finances à Paris, mais un architecte que j’ai découvert hier matin via eye candy. Ensuite, c’est toujours affaire de goût (…et d’entretien, car de telles surfaces de vitrage à nettoyer, c’est pas très évident…) mais beaucoup de qualités dans les projets montrés (et pas tous réalisés) sur le site de ce studio d’architectes…
Profusion de verre, de bois, de matériaux recyclés, de métal pour la structure portante et d’eau…!
Si certaines constructions sont très esthétiques (…bassins, terrasses en bois et proximité des jardins), j’aimerais avoir un aperçu des mêmes projets dans le temps et une idée du budget entretien car c’est un reproche que l’on peut faire à nombre d’architectes, la non prise en compte (euphémisme) du fait que les grandes surfaces vitrées exposées à tous les vents et pluies se salissent (si, si…!)…
Alors, les gars, ajoutez quelques filles dans vos équipes pour avoir un regard plus pratique dans vos projets…
Je pense à ma vieille amie disparue, Sonia Van Peborgh, une architecte britannique qui a travaillé longtemps en Argentine et qui se moquait de ces oublis réguliers, nous incitait à réfléchir sur le après projet…! C’était d’ailleurs une écolo avant l’heure, une recycleuse tous azimuts…
Ce Torre Cube est un immeuble de bureaux assez surprenant monté sur pilotis en béton avec un important puits central pour assurer lumière et ventilation. Ce puits a aussi pour ambition d’éviter le recours à l’air conditionné. Côté peau extérieure, des lames en bois qui permettent, selon les heures, d’occulter les ouvertures. Ce qui est intéressant, si tout fonctionne comme prévu, c’est cette volonté de penser brise-soleil, ventilations naturelles et ne pas s’en remettre exclusivement à une grosse machinerie consommatrice d’énergie.
Plus d’informations sur le Torre Cube sur le site de l’architecte, Carme Pinós, site sur lequel vous trouverez les coupes et les premiers croquis qu’elle à réalisée pour ce projet.
Quand au design de l’ensemble, il ne faut pas oublier que les architectes qui bossent au Mexique sont loin d’être tièdes dans leurs projets…
Un autre exemple ? La bibliothèque Vasconcelos (bibliothèque publique) dessinée par Alberto Kalach…