Je suis passé depuis très peu de temps au iPhone 4S. Mon ami Dominique m’avait parlé de Siri en m’expliquant à quel point cette option avait changé sa vie. Et il n’était pas le seul.
Comme j’ai les yeux qui fatiguent de plus en plus en vieillissant, je me suis interrogé sur la capacité de Siri à prendre en compte ma dictée et donc à rédiger, saisir mes textes en lieu et place d’un clavier.
Alors certes, tout n’est pas parfait. Mais l’exercice est réellement épatant.
Du coup, je l’ai adopté. Et, ce qui m’a surpris, c’est la vitesse avec laquelle je l’ai adopté.
Déjà, j’évite nombre de fautes de saisie car je suis particulièrement dyslexique. Hé oui, généralement, j’arrive à m’embrouiller assez facilement avec les touches de mon clavier.
À moi de prononcer correctement les phrases comme les mots que je souhaite utiliser, d’énoncer distinctement mes idées. Et de corriger, le cas échéant. D’ailleurs, rien ne m’empêche d’intercaler de nouveaux termes dans une phrase existante : il me suffit de placer mon pointeur au bon endroit dans la phrase déjà formulée et dicter un complément.
Soit je corrige directement au clavier les mots qui ont été mal interprétés. Soit j’agite l’iPhone pour, tout simplement, annuler ma dernière dictée.
Contrairement à ce que je pensais, il n’est pas nécessaire de parler doucement. Siri se satisfait d’un débit rapide sans aucun problème. Il faut juste éviter de bouler son texte comme un mauvais acteur…!
Ainsi ce premier billet a été entièrement dicté sous Siri, même si j’ai procédé à quelques corrections en cours de route. J’ajoute que la ponctuation est prise en compte (quand je ne l’oublie pas).
Mais le plus astucieux est que je ne suis pas contraint à utiliser une seule application.
Dans mon cas, j’utilise Day One. Et comme cette application est synchronisée avec Dropbox, je peux récupérer instantanément cette dictée sur mon Macintosh ou sur mon iPad.
Non seulement cet usage m’offre des perspectives intéressantes pour travailler, mais de plus, j’imagine qu’Apple est en train de se poser des questions similaires…! En effet, avec un tel dispositif, le clavier n’a plus besoin, dès lors, d’être un périphérique omniprésent.
Déjà sur un iPad, le clavier est un périphérique qui ne s’affiche que lorsque l’on en a besoin. La souris a également disparu du iPad.
Bref, on peut imaginer que sur l’iPad 3, Siri sera bien implémenté et cela permettra effectivement de dicter également un texte à son application de texte préférée.
Encore une fois, c’est une habitude à prendre. Bien sûr, le clavier ne va pas disparaître : j’en ai impérativement besoin pour corriger mes erreurs de prononciation. Ou tout simplement reprendre de ce que je viens d’écrire. Enfin, plus exactement, de dicter.
Aussi, rien que pour Siri et bien entendu pour un écran Retina, je suis prêt à plonger dès maintenant pour un iPad 3.
Pour conclure, j’utilise des écouteurs avec un micro intégré. je dicte phrase par phrase tranquillement. Ce système me rappelle dragon dictation que j’ai pas mal utilisé sur mon iPad version 1. Mais ici, avec beaucoup plus de simplicité et de souplesse.
Je ne sais pas si cela va remplacer ma manière de procéder habituelle mais l’expérience vaut la peine d’être tentée à condition, bien sûr, d’avoir un iPhone 4s à sa disposition. CQFD. Et, bien entendu un clavier ! Difficile de styler un texte sans utiliser, par exemple, Markdown !
Bref, à suivre !
Pour finir, rien à voir, je suis également épaté par la qualité de l’appareil photo intégré dans l’iPhone.
Sur iPad, difficile de trouver des applications de lecture de fils RSS qui vous proposent autre chose qu’un unique accès à Google Reader. Il est vrai que ce service, basé sur FeedBurner — né en 2004, racheté par Google en juin 2007 — est devenu incontournable par sa simplicité.
Depuis quelques mois, histoire de tester le dispositif, tous mes fils RSS sont regroupés dans un seul compte accessible via Gmail, ce qui me permet de les importer en une seule opération dans n’importe quelle application dédiée sur iPad, de Flipboard à Reeder en passant par Perfect RSS. Revers de la médaille, rien de ce que vous lisez n’échappe à Google.
Comment ça, non…? Jetez un oeil sur le(s) graphique(s) en haut de la page… Rien n’échappe aux stats…!!
Et une vision précise de mes 30 derniers jours…
Ce qui m’intéressait est de retrouver ce lien direct entre un site et mon écran sans que ces infos soient traitées analysées… Même si j’ai ouvert ce service en 2008, je ne l’ai réellement activé que ces trois derniers mois dans une optique précise… Mais c’est déjà trop…!
La seule alternative est d’utiliser une application sur iPad qui supporte l’import comme l’export d’un fichier opml. Déjà trouver dans Google Reader comment exporter ce fichier…
Ce fichier contient la liste de tous les fils RSS ou ATOM que vous suivez. Il suffit ensuite (ici sur Mac) de l’importer dans NetNewsWire. Ou dans NewsRack…
À vous ensuite les fils RSS à lire calmement…
Cela se personnalise a minima…
Et sur iPad…?
Bien sûr, vous pouvez importer les flux individuellement dans NewsRack…
Choisir quel flux importer pour une adresse donnée…
Vérifier le site sélectionné…
NewsRack est hyper agréable et vous permet des trucs sympas comme un export des entêtes de billet (…vers une adresse de courriel prédéfinie, par exemple)…
Exporter un unique billet vers d’autres services (…manque juste la possibilité de n’expédier que le lien)…
Bon, mais importer des sites individuellement, c’est pas le top. NewsRack vous propose une solution très simple… Et toujours basée sur un fichier .opml…
Vous expédiez un courriel à votre iPad avec le fichier et vous l’ouvrez dans NewsRack.
Cela se met en place et chaque fil (feed) est éditable…
Reste ensuite à mettre la barre d’actions en haut ou en bas…
Nettoyez les vieux liens qui ne fonctionnent plus…
Et exportez accessoirement un fichier .opml pour la version Mac de NewsRack…!
Maintenant, si le service de Google Reader vous convient, poursuivez l’aventure. Pour ma part, hormis conserver quelques liens pour mes démos, je pense réduire un grand nombre de services gratuits. Mais tellement profilants que cela en devient lassant (notez cette rime riche…!).
Oui, mais la synchronisation vont m’objecter quelques personnes… Et alors…? Soit c’est lu dans la journée, soit c’est poubellisé. Tel est mon credo…!
Hop, la dernière version de Day One est arrivée ce matin et mérite un coup d’oeil… La version pour iPad et iPhone est arrivée hier soir en 1.5.1 (corrigeant des dysfonctionnements sur iCloud si j’ai bien compris).
J’ai mis du temps à comprendre ce qui me plaisait, voir séduisait, dans l’architecture même de Day One et cela n’a pas été immédiat.
J’avais parlé de cette application sur urbanbike à propos de la version iPad puis de la précédente version sur Macintosh.
Or j’ai enfin trouvé ce qui me plaisait dans Day One…! Pour commencer, quelques pistes…
Attention, ici, j’évoque les versions Mac et iPad/iPhone…
- Cette nouvelle version Mac intègre enfin Markdown de manière confortable comme pour les versions sous iOS 5. Très belle avancée avec équivalents claviers pour les principales balises. Mais ce n’est pas cela.
- L’ergonomie…? Elle s’avère remarquable et nettement plus dépouillée même si mon Helvetica Neue Adobesque a tendance parfois à se télescoper avec l’Helvética Neue du système (solution, désactiver la version Adobe…)… Mais ce n’est pas cela non plus.
- La sychro des fichiers via DropBox entre iPad, iPhone et Mac…? Certainement un des aspects les plus pratiques car il est plaisant de retrouver la note écrite dans la nuit sur son iPad au réveil sur son Mac…
- TextExpander — sur les versions iOS 5 ? C’est une fonction qui m’est indispensable pour écrire et raccourcir (humour…!) ma saisie maladroite… Mais bon, d’autres applications l’emploient comme la sychro d’ailleurs. Non, pas cela…
- L’affichage des images liées sur le serveur ou sur mon Mac…? J’avoue que c’est un sacré plus quand je consulte mes vieux billets markdownés écrits pour urbanbike que j’ai copié/collé dans Day One depuis Byword… Pratique, non…!?
- l’export depuis le Mac au format texte du billet en cours ou de tous ceux de la journée…? Ou même tous ceux rédigés en passant par le calendrier de Day One…? Ah, on y vient doucement…
- la possibilité d’entrer une note, une pensée depuis la seule fenêtre affichée depuis le menu du Mac…? Certes…! Mais non…
Alors quoi…?!
C’est évident, tellement évident que je n’ai pas fait le lien immédiatement.
Comme pour un appareil numérique qui enregistre mes images en les nommant à l’aide de la date et de l’heure sans me poser de questions, Day One procède de manière identique pour mes fragments de texte saisis à la volée. Pas la peine de donner un titre, j’écris et referme l’application.
Juste me souvenir que telle semaine, peut être un lundi, j’ai écrit un truc et rechercher dans ce continuum. Ou utiliser la recherche de Day One sur un mot clé… Et toc.
Bref, Day One c’est le lightroom de mes textes…!
Du coup, ce qui manque à Day One est évident… Certes, je peux mettre une note en favori (…ce dont je ne me prive pas) mais ajouter un tag par le suite (…et pas des tonnes, juste des #boulot #perso #lecture #billet…) me serait d’un grand secours.
Et comme Day One me permet déjà de modifier la date et l’heure de publication de n’importe quelle entrée, captation de note dans la chronologie, c’est parfait…
Bref, ne pas s’arrêter à son aspect journal même si Day One fait bien office de blog perso sur mes propres périphériques, mais détourner l’application pour la mettre à sa main…
Du coup, et c’est sensible depuis trois mois, j’ai tendance de plus en plus à compiler mes textes dans cette application au détriment de nombre de très bons produits qui s’avèrent moins pratiques à l’usage. Et comme Day One exporte au format texte (et donc en Markdown), pas de format propriétaire… Même les fichiers purs de Day One sont du .txt.
Un petit tour pour finir dans les préfs côté Mac…
Ouverture du dernier billet état affiché
Choix du système de synchronisation (DropBox dans mon cas…)
Taille typo et rendu…
Gestion des rappels (ou pas)
Protection à l’ouverture (…je m’en bats les couettes sur mon Mac mais cela est utile sur un iPhone ou un iPad)
Sauvegarde automatique (indispensable si pas de synchro car usage sur une seule machine)
À suivre…
NB : après avoir interrogé par courriel son développeur, ce dernier me confirme que les tags sont en chantier (et seront donc disponibles sur Mac comme sous iOS 5)…