Pffff, les pompes sont à sec. Pour ma part, il me reste quelques litres dans le réservoir de notre baleine bleue, histoire d’emmener ma gamine passer ses oraux pour le bac la semaine prochaine en banlieue proche, voire déplacer belle-maman en urgence si besoin.
Le reste du temps, j’utilise des Ecco avec un sac à dos.

Et quand c’est un poil plus loin, je déploie mon Brompton — qui dispose d’un sac ou d’un cabas — et je pédale.
Il ne s’agit pas ici de vous seriner en vous expliquant que c’est mieux, juste qu’il y a des solutions alternatives et pratiques.
Ma gamine file à son lycée en courant tous les matins (…que trois kilomètres) et revient pour moitié par le bus avant de remonter à pieds vers la maison. Ma douce alterne marche et transports en commun, voire part en vélo faire le marché avec notre fille (sacs ou cabas itou). Notre fiston sur Paris emprunte un Vélib ou saute dans le métro.
Ceci pour rappeler que l’on peut limiter ses déplacements avec une automobile sans que cela devienne une pure abomination…
Et la voiture justement…?
Elle sert généralement une fois par semaine pour aller faire de grosses courses. Ou nous balader… Mais acquise d’occasion, 190 000 au compteur, on la soigne même si j’envisage le après.
Et pour le boulot…?
Naguère, quand j’avais encore un boulot, je prenais mon vélo jusqu’à la gare, repliais le tout pour prendre mon train puis le redéployait pour me rendre à mon bureau… dans Paris. C’était au siècle dernier…!
Saint Lazare - Concorde mais aussi filer boulevard St Germain, ce n’était pas la mer à boire. Le truc étant essentiellement de ne pas forcer pour éviter d’arriver en sueur à un rendez-vous. Plus tard, j’y suis revenu en m’équipant mieux… dont en ajoutant des lumières…
Mais je ne vais pas revenir sur ce que nous avons écrit avec Jacques, il y a dix ans, à propos du travail à domicile, manifestement les entreprises freinent des quatre fers même si certaines y viennent enfin. Oui, je sais, la version 2 est toujours sur l’iPad dans Ulysses, ça vient (doucement…).
Bref, investissez dans de bonnes pompes ou un Brompton (ou les deux!) et vous allez vous surprendre.
À tous ceux qui se disent : Un Brompton, c’est un petit vélo, c’est pas sérieux… je les engage à parcourir les aventures de Hannibal Brompton, alias Vincent Burgeon sur urbanbike… La liste de ses aventures est à la fin de ce billet précisément…
Bon, pas avalé des centaines de kilomètres vu que ce n’est pas ma manière de rouler. Je suis un petit rouleur (sic !). Juste quelques déplacements urbains car plus rapides qu’à pieds.

Dont, le dernier, vers le Potager du Roi avec ma fille…
Résumons, cela se résume à trimballer un 180 macro et sa boîte à pixels, une batterie de secours, revenir avec du pain frais et/ou un bocal de confitures.
Certes il est possible de tout empiler dans un sac en bandoulière, de se ruiner une épaule, sentir le bagage frapper sa hanche et parcourir ainsi des centaines de mètres en maudissant l’idée de se rendre au potager avec deux kilos de matériel photo.
Où placer les mêmes ingrédients dans un sac ad hoc, l’accrocher sur la fourche avant de son Brompton et rouler en douceur.
Alors, cette selle ?
La Cambium n’est pas une Brooks traditionnelle affinée (sic !) par des années de déplacements, c’est immédiatement opérationnel et, oui, un peu raide. L’effet hamac est bien présent mais pas perceptible de suite.
Néanmoins, je l’ai déjà assimilée, acceptée. Elle m’a simplement rappelé à son bon souvenir la première soirée puis je m’y suis fait dès ma seconde balade sans soucis ni effets secondaires !
Mais, comme je suis un piètre mécanicien, que je n’ai toujours pas compris comment entretenir, démonter, régler, remonter mon brom, je préfère le laisser aux mains expertes des pros qui ont pour consigne de changer ce qui est défectueux. Certes, cela a un coût mais au moins, je n’ai pas flingué deux ou trois jours à essayer de bricoler une solution totalement foireuse… même en me souvenant des conseils éclairés de Hannibal Brompton, dont les gants en latex… que j’arrive à déchirer dans les 15 secondes.
Je persiste à croire qu’il y a des gens qui ont le savoir, savent diagnostiquer un vélo fatigué. Ma fille a retrouvé son brom de 19 ans d’âge en parfait état, j’ai retrouvé le mien totalement roulant et, l’un comme l’autre, avec des freins !
Autre truc un peu déconcertant mais pas mal du tout en ville, le rétro pliable. Habitué à cet accessoire en voiture, je confirme : sur un vélo, c’est loin d’être inutile.
Et le S Bag…?
J’ai un C Bag acquis il y a biiiip années mais qui ne se monte pas sur un cintre sport. Bref, pour le vélo de ma moitié, pas question de lui installer même un cabas avec le risque qu’il ne puisse tourner !
Or, le S Bag est compatible avec tous les cintres Made in Brompton et les gars des vélos parisiens m’ont montré comment le transformer en cabas en deux secondes vu que le rabat est tenu par un velcro.
Du coup, facile de faire le marché (oui, comme le brom se béquille sur lui-même, c’est juste épatant) et remplir son sac même si la contenance de 20 litres est un peu limite parfois.

Et les raccourcis ?
Ce qui est super (!) en vieillissant, c’est d’oublier ce que l’on avait déjà découvert. En effet, les fameux raccourcis dans le panneau des claviers ne servent pas à désactiver les raccourcis (…qui se nomment désormais remplacement de texte) mais à désactiver les infos et raccourcis dans les zones autour des trois cases prédictives.
C’était dans un billet sur les barres additionnelles que je n’ai pas publié et, donc, j’ai oublié l’un comme l’autre. Pffffffff…
La vieillesse est un naufrage !

Pour finir, je suis allé avec ma fille écouter et voir Ce que le djazz fait à ma djambe ! par Jacques Gamblin et le groupe de jazz de Laurent de Wilde.
Je suis musicalement Laurent depuis Odd and Blue (1989) et un énorme plaisir de le/les voir et entendre tous sur scène. Si vous avez l’opportunité de trouver une place, foncez…

Note de fin : J’ai oublié un troisième conseil dans Retraite, suivi d’activité et informations : quand vous allez faire des photocopies de vos documents pour répondre aux diverses caisses, n’hésitez-pas à en faire un jeu de plus…! Comme par hasard, alors que vous avez expédié tout ce qu’il fallait avec une lettre qui les pointaient tous, on vous demandera invariablement une copie de l’un des documents…!
Cet été, je me suis fait emprunter (!) par ma moitié ma selle Brooks de 2010 amoureusement affinée, attendrie par cinq années de pratique.
Elle avait utilisé mon vélo et avait trouvé le confort de cette Brooks exceptionnel… Evidemment, 5 années sous mes fesses…!
J’avais, du coup, récupéré la selle d’origine de son Brompton. Et inversement.
Et… Rien.
Depuis, ma fille comme ma douce me vantent ironiquement le confort de leurs selles cuir sur système de ressorts alors que je me tassais à nouveau sur un tabouret…! Grrrrrrr…
Soyons fous…!
À l’occasion de la révision de ma bestiole à deux roues, j’ai opté pour une nouvelle Brooks… mais pas question de me (re)faire cinq années de rodage pour l’assouplir, de me balader avec un sac en plastique pour la protéger de la pluie à chaque arrêt prolongé en ville.
De coup, j’ai opté pour une Cambium C17 qui restait en stock aux vélos parisiens…

Caoutchouc et coton traité si j’ai bien tout compris…

Pas de ressorts vu que c’est un composé vulcanisé monté sur un hamac en alu…

Et c’est bien une Brooks mais fabriquée en Italie…

Alors…? Pas le moelleux d’une selle affinée par un usage quotidien mais premier tour de piste urbain — sous la pluie — fort agréable et sans crainte de laisser, justement, le brom sous la flotte…!
Si je devais résumer mon propos, c’est la même chose que pour un fauteuil pour bosser chez soi… Et pour être encore plus clair, la Brooks est au vélo ce qu’est un Aéron au travailleur à domicile…!!
Bref, séduit… J’y reviendrais…!
Note de fin : sur MacPlus, j’ai évoqué le retour de l’application Vint B&W MII ⚑ (1,99 €) (que sous iPhone…)