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Simple compteur de signes ou objectif de saisie…?

"xxx" caractères par jour sinon rien !

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Ciel…! Nos outils de traitement de texte se professionnalisent ou, plus exactement, se plient aux modes…! Ainsi, le compteur de signes n’est plus un dispositif pour nous indiquer benoîtement le nombre de mots saisis sous nos doigts. Il s’est mué en un objectif à atteindre.

  • Combien de signes as-tu écrit aujourd’hui, coco ?!

Si l’idée est amusante et pratique (…se fixer un objectif minimal pour une chronique ou se mettre la pression pour s’emparer du clavier comme le font certains de mes copains…), elle s’affiche désormais sur les réseaux sociaux comme un badge d’activité… Tant que cela reste un clin d’oeil entre connaissances, assurément oui.

Je galèje et poursuis…

Souhaitons que cela ne se transforme pas en une compétition entre forçats de l’écriture avec affichage des temps intermédiaires…!

Celui-ci nous explique doctement quelle couleur d’encre employer, un autre insiste sur la texture du papier (…qu’en pro, il change selon la météo comme les pneus sur un circuit), un dernier les écrabouille d’un chiffre stratosphérique car s’est lancé dans la course dès deux heures du matin…!

Rigolez, il y a un précédent : le nombre de pas effectués dans la journée, les kilomètres avalés…!

vers des textes au kilomètre ?!

Imaginez qu’il devienne de bon ton (!!) d’afficher ces infos sportives (…ah zut, je ne suis pas dans les 30 % des utilisateurs les plus actifs de telle application - normal, je tapote ces lignes sous ma couette…) et publier concurremment le nombre de signes (…hors balisage Markdown) sur Twitter ou Facebook pour prouver à la terre entière que l’on est, non seulement en bonne santé, mais aussi une bête d’écriture…!?

Pour les tapoteurs qui musardent dans leurs phrases, réécrivent vingt fois un paragraphe, dégraissent, ajoutent un mot, cette compétition est perdue d’avance…!

Je pense à quelques lettres dans la correspondance de Flaubert. Ou, plus poignant, à cet extrait d’un texte de Maupassant publié après le décès de son ami.

Puis il se mettait à écrire, lentement, s’arrêtant sans cesse, recommençant, raturant, surchargeant, emplissant les marges, traçant des mots en travers, noircissant vingt pages pour en achever une, et, sous l’effort pénible de sa pensée, geignant comme un scieur de long.
Quelquefois, jetant dans un grand plat d’étain oriental rempli de plumes d’oie soigneusement taillées la plume qu’il tenait à la main, il prenait la feuille de papier, l’élevait à la hauteur du regard, et, s’appuyant sur un coude, déclamait d’une voix mordante et haute. Il écoutait le rythme de sa prose, s’arrêtait comme pour saisir une sonorité fuyante, combinait les tons, éloignait les assonances, disposait les virgules avec science comme les haltes d’un long chemin.
Mille préoccupations l’assiégeaient en même temps, l’obsédaient et toujours cette certitude désespérante restait fixe en son esprit : « armi toutes ces expressions, toutes ces formes, toutes ces tournures, il n’y a qu’une expression, qu’une tournure et qu’une forme pour exprimer ce que je veux dire. »

Une exigence qui me semble parfois éloignée de notre monde bourrin ou la performance brutale fait souvent office de talent.

Là, sous Daedalus touch je me rends compte que je n’ai saisi que 1400 caractères (oh, le gros nul…!). Mais je subodore que seul le passage dans Ulysses III et son chouette compteur me fournira un chiffre fiable…

sauf que j’ai triché, Maupassant m’a filé un gros coup de pouce…! Ah, encore raté…!

le 11/05/2014 à 14:15 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

De la prise de note brutale à l’écrit…!

Pour singer l'image des petits ruisseaux qui font un fleuve, vive Drafts…

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l’idée de ce billet est de se souvenir qu’écrire ne commence pas nécessairement par acheter une pile de cahiers d’écolier à gros carreaux mais par de petites notes. Que ces notes peuvent être saisies tout bêtement sur un iPhone ou un iPad… Si, si…!

Avant de passer à Daedalus touch ou à Editorial, mon premier jet se fait très souvent (…à 90 %) sur Drafts sur mon iPad (lien iTunes).

J’apprécie ce produit développé par Greg Pierce et régulièrement remis à jour.

Sur mon iPad, son icône est placée dans la ligne visible sur tous les écrans des applications les plus utiles, à portée de doigt. Un look rustique même si je souhaiterais y trouver une barre additionnelle un poil plus sophistiquée un de ces quatre.

Bref, au départ, il y a cette simple note : quelques lignes qui répondent à une interrogation, une réflexion personnelle, une humeur, un truc entendu à la radio, une idée suite à la lecture d’un tweet, d’un billet, d’un bouquin.

Oui, j’ai déjà rédigé un billet à ce sujet suite au billet de Jeff Mueller en octobre 2013… Mais il est parfois indispensable de dire et redire ce qui me parait important…

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Pas de délai d’attente, Drafts se lance immédiatement, je suis aussitôt incité à écrire. Pas de temps mort, pas d’attente, pas de fenêtre à renseigner… Une page blanche (ou bistre…!).

De fait, c’est un premier jet qui surgit sous les doigts.

Et comme Drafts supporte TextExpander, c’est très agréable pour accélérer cette saisie.

C’est une fois après m’être coltiné avec les premières phrases, avoir dégraissée les phrases inutiles, fait la chasse aux répétitions, expressions, corrigé mes fautes de saisie les plus flagrantes (…à quand un ProLexis embarqué sur un iPad), que je me décide — ou non ! — à donner une suite à cette note.

Je ne sais jamais ce que je vais en faire, nombre de mes petites notes d’humeur finissent mal (!!) même si j’ai mis en place une action dans Drafts pour les collecter, les empiler.

Action que je n’utilise plus en verité. Soit ce qui est écrit se transforme de suite en un embryon de billet (comme ici), soit s’empile parmi les autres notes.

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La tranquillité de cette saisie de notes sous Drafts tient en partie à son dispositif de synchro discret et efficace entre iPad et iPhone qui me permet de ne pas me soucier de leur préservation…!

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Il m’arrive fréquemment de démarrer aussi sec une nouvelle note, la précédente disparaissant de ma vue mais restant accessible, présente jusqu’au moment où je la relis …et lui fait un sort…!

Oui, je reviens pour la nième fois à Drafts qui est une tour de contrôle, un dispatcheur à notes. Une idée de billet ? Hop, je crée automatiquement un nouveau texte autonome qui va se ranger dans DropBox ou envoie mon texte vers Editorial.

Un truc plus intime, hop, le texte est expédié dans Daedalus touch.

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Ou vers TextCenter…?

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Day One…!

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Byword…?!

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…en fait vers n’importe quel traitement de texte…!

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Ici, Editorial

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De fait, c’est une fois saisi, laissé reposé et relu que la possible destination de la note devient évidente. Ou pas…! Une action Delete est toujours possible !

@urbanbike

Bref, vous l’avez vu, pas de souci pour expédier la note vers plusieurs traitements de texte via une simple action x-callback-url si besoin est…!

Drafts fait partie de ces outils qui se personnalise selon nos besoins, avec les actions que vous lui ajoutez en allant picorer ces dernières sur le site du développeur.

Note de fin : soyez assurés que j’y reviendrais…!

le 04/05/2014 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Décompression | 6

Trente ans, un mois et un jour

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Si j’ai touché terre au bout de mes 29 années de navigation en déclarant une cessation d’activité dès le 30 juin 2013, neuf mois supplémentaires ont été nécessaires pour conclure et recevoir l’extrait Kbis de radiation au 2 avril 2014.

Voilà, c’est fait.

J’attends encore quelques pièces et notifications, notamment celles de l’Urssaf mais, dans l’ensemble, un grand coup de chapeau à ma comptable qui a su désarmer notre petit bâtiment.

Personne n’a été planté …hormis notre esquif sur les rives de la réduction des coûts.

Les courriels de Pôle Emploi sont toujours charmants mais trop souvent éloignés de mes compétences.

Quand je tombe sur un cabotage qui rentrerait dans mes cordes (…relire cette chronique), je me souviens que de plus jeunes mousses ont besoin d’embarquer. Et puis je ne parle pas couramment le sabir désormais indispensable pour postuler.

Alors…?

Alors, je vais godiller quelques jours, mettre urbanbike en veilleuse (…enfin, essayer car j’espère bien poster quotidiennement des brèves). Tout dépendra des connexions disponibles lors de mon périple.

Hier, j’ai liquidé mon compte professionnel chez DropBox. L’arrivée de CR a ajouté un élément de plus à une décision qui mûrissait lentement. Le temps de virer les données inutiles (quelques Go d’images déjà sur mes disques), supprimer des sauvegardes d’archives comptables désormais sans objet, des dossiers de missions obsolètes et hop…!
Je garde un compte de base sur DropBox pour synchroniser mes fichiers Markdown, n’ayant pas eu à me plaindre de l’excellent service de cette plateforme durant des années d’usage intensif.

le 13/04/2014 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #