Je viens de lire ce matin un très bon billet d’Alex Heath et ce qu’il écrit reflète mon propre sentiment.
Comme vous, j’ai lu quelques rumeurs sur iOS 8 et cette avancée du partage d’écran pour lire simultanément, par exemple, le contenu d’un navigateur et saisir du texte.
Je me souviens avoir testé une application (perdu son nom) qui permettait cela sous iPad. C’est oublier que Editorial comme Daedalus touch me permettent d’accéder à un navigateur en leur sein et de copier une URL, un bout de texte si besoin est. Ce qui est amusant, c’est que je n’en abuse pas.
Depuis 1984, j’utilise une machine Apple. À la fin des années 80, ma machine de travail était un Mac SE30 à l’écran noir et blanc ridicule. Certes cet écran ne m’offrait pas le confort du Retina mais j’ai pondu des pages et des articles. Et tombé mon boulot quotidiennement comme graphiste en présentations visuelles avec des outils efficaces comme MacDraw.
Hier, j’ai traité des tas de trucs sur mon antique MacBook Pro 17, jonglant entre les applications, les disques, les applications et les appareils connectés, passant d’un soft à une autre…
Et comme Alex, quand j’ai besoin de calme, je (re)prends mon iPad pour me concentrer. Et comme le montrait Steve, je m’installe dans mon fauteuil (…un Aeron, une chaise ou sous la couette…!).
Une seule application sous mes yeux pour écrire, ici Daedalus touch, mais cela pourrait être n’importe lequel de mes outils Markdown et hop.
Des marges, du blanc…
Pour accéder à Safari ou une autre application sous iOS ? Je balaye vers la gauche mon iPad avec 4 doigts horizontalement. Vu que je limite le nombre d’applications ouvertes, pas de souci pour accéder aussi sec à ce qui m’intéresse.
Si je veux être multi-taches, je reprends mon MacBook Pro et j’ai ce qu’il faut pour papillonner d’une application à une autre.
Dans une vie antérieure, j’utilisais deux écrans pour travailler puis je me suis limité à un seul avec, certes, PathFinder mais j’essaye d’éviter les empilages d’applications, les fenêtres multiples.
Sur ce plan, OSX et sa notion d’application en plein écran me permet de n’afficher que Ulysses III pour rédiger. Et oublier Mail ou Twitter même si des notifications viennent me rappeler que j’ai reçu un message.
Bref, pour la concentration, la précision, ne pas cavaler d’un écran l’autre est une option de bon sens.
Merci à l’iPad de le rappeler et nous proposer sous iOS de continuer, quitte à débrayer le multi-taches et multi-fenêtres que les rumeurs annoncent comme imminent…!
Note de fin : oui, mes yeux se sont reposés… pas encore en mode taupe.
Billet express et enthousiaste pour noter cette arrivée…
iThoughts (lien iTunes — proposé à 1,79 € pour quelques jours) tourne sous iPad et iPhone…

Pas réellement une surprise car la version OSX de iThoughts, l’impressionnant iThoughtsX, a été mise à jour il y a peu de temps et que j’en suis un utilisateur assidu.
Bref, je n’ai pas hésité un quart de seconde à acquérir le remplaçant de iThoughtsHD que j’avais chroniqué naguère. Sans oublier ses options d’export OPML.
En ce moment, je refais le tour de nombreux produits que j’ai acquis depuis le lancement du iPad et pour les besoins de mon bref-seller.
Il y a peu, c’était ThinkBook. Or, la version HD de iThoughts était l’une de mes prochaines chroniques et cette nouvelle mouture précipite mon timing…!

Sans rentrer dans les détails (l’application de Craig est bourrée d’options), je n’ai que deux doléances à adresser au developpeur. Qu’il ajoute TextExpander et qu’il propose éventuellement une barre additionnelle pour Markdown …ou convertisse le balisage RTF des notes (gras italique et compagnie) en Markdown. Mais je vais poursuivre mes investigations, là c’est un premier tour de l’application…!

Sous iPhone, ça fonctionne…! Une découverte pour moi car les applications étaient jusqu’à présent séparées.
Bref, je suis d’autant plus scié que même la gestion des typos fonctionne (écran de droite ci-dessus).

Ne pas oublier de placer les mêmes typos d’usage dans tous les OS…!! Ici sous Macintosh.

Le plus est bien entendu la possibilité de synchroniser un dossier de travail entre iPhone, iPad et Macintosh via le cloud souhaité, dans mon cas, DropBox.

Choix du cloud, du dossier…

Et tchaaaaaac…!

Reconnaissance des cartes précédentes…

Sans oublier les options d’export…!

Pour poursuivre l’écriture dans Byword par exemple…!
Bref, heureux de pouvoir enfin démarrer sans souci un ouvrage (…ici la trame fictive d’un possible petit traité de manipulation basé sur ce que j’ai pu vérifier, constater ses dernières années).

Occasion également de montrer la gestion des notes reliées à chaque point de l’arborescence…
Bref, excellent outil de travail et de gestion de plan (20 minutes pour monter cet exemple factice… quoi que…) mais avec TextExpander, ce serait tellement mieux !!! Je dis cela tant que les Raccourcis d’iOS ne fonctionnent pas.
Bravo Craig…!
Ciel…! Nos outils de traitement de texte se professionnalisent ou, plus exactement, se plient aux modes…! Ainsi, le compteur de signes n’est plus un dispositif pour nous indiquer benoîtement le nombre de mots saisis sous nos doigts. Il s’est mué en un objectif à atteindre.
- Combien de signes as-tu écrit aujourd’hui, coco ?!
Si l’idée est amusante et pratique (…se fixer un objectif minimal pour une chronique ou se mettre la pression pour s’emparer du clavier comme le font certains de mes copains…), elle s’affiche désormais sur les réseaux sociaux comme un badge d’activité… Tant que cela reste un clin d’oeil entre connaissances, assurément oui.
Je galèje et poursuis…
Souhaitons que cela ne se transforme pas en une compétition entre forçats de l’écriture avec affichage des temps intermédiaires…!
Celui-ci nous explique doctement quelle couleur d’encre employer, un autre insiste sur la texture du papier (…qu’en pro, il change selon la météo comme les pneus sur un circuit), un dernier les écrabouille d’un chiffre stratosphérique car s’est lancé dans la course dès deux heures du matin…!
Rigolez, il y a un précédent : le nombre de pas effectués dans la journée, les kilomètres avalés…!
vers des textes au kilomètre ?!
Imaginez qu’il devienne de bon ton (!!) d’afficher ces infos sportives (…ah zut, je ne suis pas dans les 30 % des utilisateurs les plus actifs de telle application - normal, je tapote ces lignes sous ma couette…) et publier concurremment le nombre de signes (…hors balisage Markdown) sur Twitter ou Facebook pour prouver à la terre entière que l’on est, non seulement en bonne santé, mais aussi une bête d’écriture…!?
Pour les tapoteurs qui musardent dans leurs phrases, réécrivent vingt fois un paragraphe, dégraissent, ajoutent un mot, cette compétition est perdue d’avance…!
Je pense à quelques lettres dans la correspondance de Flaubert. Ou, plus poignant, à cet extrait d’un texte de Maupassant publié après le décès de son ami.
Puis il se mettait à écrire, lentement, s’arrêtant sans cesse, recommençant, raturant, surchargeant, emplissant les marges, traçant des mots en travers, noircissant vingt pages pour en achever une, et, sous l’effort pénible de sa pensée, geignant comme un scieur de long.
Quelquefois, jetant dans un grand plat d’étain oriental rempli de plumes d’oie soigneusement taillées la plume qu’il tenait à la main, il prenait la feuille de papier, l’élevait à la hauteur du regard, et, s’appuyant sur un coude, déclamait d’une voix mordante et haute. Il écoutait le rythme de sa prose, s’arrêtait comme pour saisir une sonorité fuyante, combinait les tons, éloignait les assonances, disposait les virgules avec science comme les haltes d’un long chemin.
Mille préoccupations l’assiégeaient en même temps, l’obsédaient et toujours cette certitude désespérante restait fixe en son esprit : « armi toutes ces expressions, toutes ces formes, toutes ces tournures, il n’y a qu’une expression, qu’une tournure et qu’une forme pour exprimer ce que je veux dire. »
Une exigence qui me semble parfois éloignée de notre monde bourrin ou la performance brutale fait souvent office de talent.
Là, sous Daedalus touch je me rends compte que je n’ai saisi que 1400 caractères (oh, le gros nul…!). Mais je subodore que seul le passage dans Ulysses III et son chouette compteur me fournira un chiffre fiable…
sauf que j’ai triché, Maupassant m’a filé un gros coup de pouce…! Ah, encore raté…!