Urbanbike

Index |
ou détaillée | Fil RSS | ATOM

PDF, iPhone et gros fichiers

GoodReader, le lecteur ad hoc…

dans bosser partout

Prolégomènes : Si vous n'êtes pas un possesseur d'iPhone, passez votre chemin…! Pourtant, la lecture de ce billet peut vous montrer un aspects inédit bien pratique. Tant pis pour vous…!


Si vous êtes lecteur de fichiers .pdf, vous avez certainement rencontré des difficultés pour afficher de très gros fichiers sur votre iPhone via des applications comme FileMagnet. Ces iApps sont excellentes mais pas optimisées pour supporter de très lourds fichiers.

Avec Dominique, nous sommes tombés d'accord sur l'utilisation de GoodReader (lien iTunes), une iApp spécialisée vendue au prix absolument démentiel de 0,79 € (!!) par Good.iWare et qui possède des tas de petits plus pratiques, dont la possibilité de lire le texte "pur" des .pdf.

Accéder à ses PDF.
Trois options sont disponibles pour accéder à vos PDF ou des fichiers supportés par cette application : Wifi, USB ou accès via des serveurs distants comme MobileMe.

Par votre navigateur et en Wifi depuis votre Mac.
C'est d'ailleurs le moment de créer des dossiers spécifiques pour ranger proprement vos fichiers avant de les télécharger. Dans mon cas, un dossier pour FileMaker et un autre dédié à la photo, histoire d'avoir sur moi les manuels des boîtiers qui m'intéressent ou même le mode d'emploi de DPP, l'officiel signé Canon (en anglais), ou l'excellent ebook, DPP pour les photographes, signé Sébastien Abric.

20090928_goodreader_01.png

Une fois cela fait, il suffit de retrouver ses dossiers sur le iPhone…

20090928_IMG_0306.PNG

20090928_IMG_0307.PNG

Pas de souci pour renommer, supprimer, créer des dossiers…

20090928_IMG_0332.PNG

La manuel est en ligne sur internet mais vous le retrouvez dans l'application.

En USB depuis votre Mac ou un autre.
C'est en lisant ce manuel en ligne que j'ai découvert qu'il était aussi possible de passer plus simplement par le port USB grâce à cet utilitaire GoodReader USB…! En fait, une petite application à placer dans son dossier Applications dans son Mac.

Et, effectivement, cela marche sans problèmes…

20090928_goodreader_02.png

Bon, venons-en au plus intéressant, la lecture des gros pdf…! Dans mon dossier Photo, des manuels de chez Canon, entre autres.

20090928_IMG_0308.PNG

Et aucun souci pour les visualiser tels en PDF…

20090928_IMG_0310.PNG

Ou ne lire que la partie texte si besoin est (je passe sur le fait que cette lecture pour être inversée, paramétrée par vos soins, etc.).

20090928_IMG_0311.PNG

L'un des points forts de GoodReader est de pouvoir changer d'orientation et d'y rester. Ceci n'a l'air de rien mais c'est bien plus confortable que de déceler l'orientation de votre iPhone.

20090928_IMG_0312.PNG

Dans tous les cas, les barres noires disparaissent d'une tape et reviennent à la demande. Ce sont elles qui permettent de se déplacer dans les folios comme dans les bookmarks du PDF…

20090928_IMG_0313.PNG

20090928_IMG_0314.PNG

20090928_IMG_0315.PNG

Comme le manuel du G11 ne dispose pas de bookmarks (le pdf n'est ici que le facsimilé de l'impression papier fournie avec chaque boîtier), j'ai testé avec le gros PDF de chez O'Reilly dédié à FileMaker 10 comme avec le ebook de Sébastien Abric sur DPP…

20090928_IMG_0316.PNG

Choisir un bookmark, ici l'index…

20090928_IMG_0318.PNG

Un appui sur le lien souhaité dans l'index…

20090928_IMG_0319.PNG

Et hop…!

20090928_IMG_0321.PNG

Pas de souci pour voir les figures et même les agrandir.

20090928_IMG_0322.PNG

20090928_IMG_0323.PNG

Via des serveurs distants.
Bref, ce produit est remarquable car il est plein de petites fonctionnalités pratiques ci et là qu'il serait trop long de détailler… L'une des plus astucieuses est l'accès distant à votre compte MobileMe et donc à son volume de stockage chez Apple…

20090928_IMG_0330.PNG

Aussi, avant de vous offrir ce produit, lisez son mode d'emploi en ligne pour vous convaincre des nombreuses options utiles (dont celles de lire d'autres formats que des PDF…!).

Que manque-il à Good Reader…?
Un accès FTP pour aller chercher des .pdf ou des images sur mes propres serveurs et la possibilité de faire du copier/coller depuis le mode full text des .pdf pour me rendre ensuite dans WriteRoom, par exemple.

Mais, en l'état et pour la somme demandée, c'est tout simplement sublime, cette iApp change déjà ma manière d'utiliser mon iPhone, notamment avec l'option USB avec mon Mac et, surtout, l'accès MobileMe depuis Good Reader. L'application est bien documentée, possède nombre d'options de paramétrage que vous explorerez — certes en anglais — mais bien organisés.

20090928_IMG_0331.PNG

5 étoiles dans mon panthéon personnel, la Rolls-Royce des lecteurs…

le 29/09/2009 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Green IT | Les meilleures pratiques pour une informatique verte

Adrien Porcheron, Christophe Corne, Pénélope Guy et James Pavia

dans bosser partout | lire | mémoire

Voilà un bouquin qui n'a l'air de rien mais qui devrait atterrir sur les tables de chevets de nombreux décideurs…

C'est un truisme de rappeler que la consommation d'énergie induite par l'informatique est devenue monstreuse sans oublier celle due à une simple requête sur un moteur de recherche via ses data centers. Effectivement, si cette dernière n'est pas perçue par l'utilisateur, elle n'en existe pas moins pour acheminer les réponses…!
Ainsi cette citation tirée d'un article de enerzine.com :

Ceci signifie que pour chaque Watt utilisé par les serveurs, le stockage ou les réseaux Internet, un autre Watt est consommé par les systèmes de refroidissement et de distribution de l'énergie. L'étude montre également que d'ici 2011 la plupart des centres de données pourraient atteindre un PUE de 1.7 voire 1,3 pour les plus performants. Curieusement Google revendique déjà y être parvenu pour 6 de ses grands centres avec un PUE moyen de 1,21. Cependant les moyens entrepris pour obtenir ce résultat sont précieusement gardés secret et donc invérifiables. L'enjeu est grand car selon certaines études si rien n'est fait, dans 25 ans, Internet consommera autant d'énergie que l'humanité tout entière en 2008.

Gloups…!

De nombreux acteurs, membres de the green grid, s'en soucient car l'effet boule de neige du coût de la facture énergétique est impressionnant.
Une autre citation tirée de l'article de enerzine.com :

La firme de conseil McKinsey & Company ont rapporté que les 44 millions de serveurs dans le monde consomment 0.5% de l'électricité mondiale et produisent 0.2% des émissions de carbone soit 80 mégatonnes par an l'équivalent de ce que rejette l'Argentine ou les Pays Bas.

Essayez le mot data center sur le site McKinsey… Vous tomberez sur cet article et son Exhibit 2: Data centers emissions are now approaching those of Argentina or the Netherlands.

Bon, il n'y a pas que des nouvelles catastrophiques. Ainsi, les utilisateurs de la prochaine version d'OSX 10.6 vont découvrir un système moins gourmand (billet sur MacGénération), l'emploi plus étendu de disques SSD devrait également réduire la consommation des portables, etc.

C'est tout l'objet de ce livre de 224 pages, Green IT, de nous faire toucher du doigt comment arriver à une informatique plus verte… Où agir en priorité, etc. Bref, mesurer l'impact écologique de l'informatique comme sa consommation. Cette réflexion est née pratiquement avec la signature en 1993 du décret présidentiel 12845 signé par un certain… Bill Clinton obligeant tous les services gouvernementaux à acquérir des produits labellisés Energy Star.

Les auteurs de cet ouvrage, tous membres de la société dotgreen, nous délivrent un dossier très complet et évoquent tant l'histoire des postes de travail informatique, délivrent leurs recommandations de bons sens quand au renouvellement du parc informatique, insistent sur les enjeux du recyclage, etc. Bref, des problèmes que tous les responsables informatiques et décideurs (SSI, DSI, etc.) devraient intégrer pour combattre un phénomène qui parle désormais à tous, l'empreinte énergétique.

Bref, un livre destiné a priori aux entreprises mais qui est à lire par tous…!
Paradoxalement, par les employés des grandes entreprises qui étaient souvent les premiers à laisser leurs PC allumés nuit et jour avec un beau fond d'écran animé.

Est-ce que cela concerne les travailleurs à domicile comme le rédacteur de ces lignes…?
Bien évidemment. Les mesures sont assez simples et efficaces à notre niveau. Éteindre toutes les machines dès qu'elles ne sont plus utilisées (pas de mise en veille, un gros interrupteur sur une multi-prise fait l'affaire et éteindra en même temps la LiveBox), limiter les impressions de documents inutiles voire ne plus imprimer, ne pas hésiter à muter pour des produits un peu plus chers mais nettement plus écologiques, etc. D'ailleurs, page 53 (une très bonne année…!), c'est la description du MacBook Pro 17 pouces qui est donnée, l'un des rares produits reconnu EPEAT Gold avec un total de 22 sur 27 points… Cela tombe bien, je m'oriente vers ce type de produit en lieu et place de mon vieux MacPro qui n'est pas mal classé d'ailleurs…!

En vérité, pas une réelle difficulté pour nos entités individuelles qui payent de leurs deniers l'énergie et les frais de fonctionnement…! Sans oublier que bosser chez soi, travailler en solo, c'est déjà limiter de facto nos déplacements. Rappel de nombre de décisions à suivre individuellement…



Green IT
Les meilleures pratiques pour une informatique verte
Adrien Porcheron, Christophe Corne, Pénélope Guy et James Pavia
Préface de de Nathalie Kosciusko-Morizet et de Bruno Ménard
Collection InfoPro
Dunod
9782100530823 | 25 €



20090905-BIG_5432_ub.jpg
Note(s) de lecteur(s)…

Benjamin ajoute ceci…
J'aimerai toute fois compléter votre article en précisant qu'en France les data center d'OVH font partie des plus écologiques au monde avec un PUE (Power Usage Effectiveness) de 1.2 et non pas de 2 comme c'est le cas dans beaucoup d'autres datacenter

Information intéressante et, en même temps, en phase avec le souci permanent d'économie. Comme le signale le journal Les Échos hier, la consommation mondiale d'électricité en 2009 devrait être en chute de 3.5%.

le 22/09/2009 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Faut il réduire les sollicitations…?

Se concentrer à nouveau sur son boulot

dans bosser partout | dans mon bocal | groummphh

Ces derniers mois (on peut même accoler le mot années…!), j'ai découvert des tas de blogs intéressants et mon NetNewsWire se remplissait chaque jour de nouveaux liens absolument incontournables… Ensuite, ce fut le phénomène twitter et la possibilité en temps réel de découvrir l'actualité, accéder à de nouveaux liens dans plein d'univers différents, suivre les dernières rumeurs sur la sortie probable pas très certaine du futur boîtier de chez Canon, se régaler des traits d'esprit de blogueurs, recevoir des réactions sur de courtes notes insérées par mes soins, etc. Mes deux écrans de travail étaient constellés de mille fenêtres (j'exagère un peu, là…).

Et je vous fais grâce de mes mails, de mes propres notes en cours d'écriture sous MarsEdit, de mes boulots en cours, la gestion de mes bases de données professionnelles, etc.

Depuis trois semaines, comme une grosse lassitude. L'effet stimulant de la nouveauté pour twitter étant passé, j'ai commencé à analyser mes journées de travail — je suis un graphiste indépendant qui bosse chez lui — et le temps consommé à suivre cette circulation ininterrompue de nouvelles en tous genres. Sans oublier le téléphone…!

Les incidences les plus évidentes sur mon activité étaient le hachage et une procrastination quasi permanente. Toujours happé par ce qui venait de débarquer sur mon écran, il était devenu de plus en plus évident que se concentrer sur une mission avant l'été devenait un poil plus difficile.

Aussi, à l'occasion de mes vacances (…enfin, de l'aération annuelle de mon portable à Belle-île…!); j'ai commencé à réduire cette addiction. Plus qu'un seul écran en face de moi et d'autres activités plus créatrices (à mon niveau s'entend) comme celle de cavaler sur les sentiers côtiers avec un boîtier en main.

En revenant "at home" en septembre, cette espèce de folie de tout lire, tout suivre, être présent sur tous les fronts m'a repris instantanément. Mais sevré par mon séjour îlien, j'ai pris rapidement quelques décisions pour ne pas replonger. Coïncidence, j'en ai pas mal discuté avec quelques amis, dont Dominique, qui vivaient le même phénomène, celle de l'hyper saturation. À l'inverse, l'ami Lukino ne s'est jamais laissé embringuer, préférant lire urbanbike pour noter mes découvertes…!

20090816-BIG_3377_ub.jpg

Du coup, plus question de tomber dans les pièges tendus sur la toile…!

Pour ma part, j'ai décidé d'agir…!
J'ai viré le plus petit de mes deux écrans et cela m'a amené à fermer des fenêtres ou des applications que je laissais ouvertes en permanence. Bon, il n'est pas dit que je ne revienne pas sur mes pas car deux écrans avec les kilos de palettes de mes applications, cela conserve plus d'avantages que d'inconvénients…!

J'avais déjà augmenté le temps entre deux consultations de ma messagerie (passé d'une connexion toutes les 5 minutes il y a quelques années à toutes les 15 minutes)

Ensuite, je ne lance Tweetie que le matin et le soir pour ne plus à être tenté de lire les derniers micro-billets qui viennent de tomber (et donc cliquer sur un lien, qui, etc.)

Je n'ouvre plus FaceBook qu'une fois par jour et me décide à ne plus répondre instantanément aux mails de ce dernier m'informant qu'un commentaire a été ajouté à la suite d'un des miens…!

Autre effort, je ne lance mon agrégateur — NetNewsWire — qu'en soirée après avoir fini de sauvegarder mes missions du jour. Mieux, j'ai viré plein de liens redondants comme ceux franchement inutiles vu la qualité des contenus.

Skype n'est activé également que sur demande spécifique d'un de mes correspondants.

J'essaye même de ne pas lancer Safari ou FireFox…! Cela risque d'avoir une incidence sur urbanbike, l'absence de publication le week-end — vous verrez demain ! — est même envisagé…

Et surtout je me concentre sur chaque mission, essayant de la mener à son terme avant d'en aborder une autre…! Bon, là, c'est plus facile à dire qu'à faire car les urgences sont légion dans mon job et c'est un pan important de ce dernier, réagir vite pour ne pas bloquer la chaîne d'impression.

Parallèlement, j'ai commencé également à réduire le nombre d'applications que j'utilise quotidiennement et à me former à nouveau sur celles que je conserve (auto-formation qui consiste à regarder des produits que j'utilise depuis des années d'un oeil neuf…!). Retrouver WriteRoom pour me concentrer sur l'écrit.

Enfin, j'essaye de limiter la durée de mes conversations téléphoniques (pas gagné…!).

C'est fou le temps que l'on redécouvre, la sérénité qui accompagne désormais mes boulots. Les premiers temps, j'étais même en manque. Comment cela, pas la moindre petite news à me mettre sous la dent ?! Et puis, j'ai retrouvé le plaisir de retraiter mes propres photos, de me concentrer sur des améliorations dans FileMaker que je remettais toujours à plus tard. Mieux, de reprendre le temps de baguenauder dehors, à pied ou en vélo.

Bon, j'avoue que je triche un peu. Si, si…
Quand je me rends dans certains lieux que la décence m'interdit de nommer ici, j'emporte mon iPhone. Et je lance Tweetie… Faut que je me surveille pour éviter une rechute…!!

Et vous…?!
Note(s) de lecteur(s)…

JCdeM ajoute…
Tout pareil cher JC.
Après utilisation, j’en suis venu à me déconnecter de l’instantanéité qui sur le fond ne m’apporte rien. Les applications « real time » ont ceci de fâcheux qu’elles nous entrainent vers un inexorable « no life » juvénile. Et au final, je n’hésite plus à dire que Twitter et Facebook me font suer (pour ne pas dire plus).
Je partage entièrement le point de vue évoqué dans cette video sur Twitter. Et pour FaceBook, définitivement, les amis de mes amis ne sont pas (a priori) mes amis.
Back to real life !
J’en étais tout de même à rester un peu seul dans mon coin, et ton billet m’a permis d’intégrer une nouvelle communauté. Merci.
On crée un groupe sur Facebook ? ;-)J

Un mail de JPM…
Il a bien fallu me l'avouer, ces derniers temps, je me suis, petit à petit, laisser déborder par toutes les sollicitations venant de la toile (être certain de ne rien louper, être tout le temps au courant...). Bref n'importe quoi...
Aussi j'ai réagi :
1) désabonnement à un plus de la moitié des sites. Il faut bien l'avouer, la grande majorité ne sert à rien...
2) je ne fais plus que trois tours sur le net par jour.
Et bien cela fait du bien, j'ai le sentiment d'avoir retrouvé une liberté.

le 18/09/2009 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #