Urbanbike

Index |
ou détaillée | Fil RSS | ATOM

iPhone 3.0, premières impressions en vrac…

20 minutes et 230,1 Mo plus tard !

dans bosser partout

Billet totalement subjectif.
Voilà, c'est fait depuis hier soir vers 19:30, la dernière version de l'OS de l'iPhone était activée après saisie du code PIN puis une ultime vérification via iTunes. Tout ceci sur mon "vieux" iPhone 16 Go, CQFD.

20090617_IMG_0053.PNG

N'ayant volontairement rien lu sur les nouveautés de cette version, j'ai regardé assez vite dans les préférences générales ce qui me permettait d'être plus efficace après avoir découvert l'excellente fonction de recherche par hasard, en tournant les pages de mes iApps et en revenant à la première page. Du coup, j'ai paramétré cette recherche via un double-clic sur le bouton principal du iPhone…

20090617_IMG_0054.PNG

Bien pratique pour retrouver toutes les infos sur une personne et mêmes les derniers mails reçus. À vrai dire c'était certainement la fonctionnalité la plus attendue.

20090617_IMG_0055.PNG

Et puis j'ai découvert le dictaphone ajouté par Apple.

20090617_IMG_0065.PNG

Aie…! Et mon iTalk Recorder…?

De fait, si le produit arrivé avec la 3.0 est fort intéressant et offre la possibilité d'envoyer un message sonore via mail ou MMS, iTalk conserve une bonne longueur d'avance en permettant de choisir la qualité de son enregistrement, me semble plus sensibilité à la voix et, surtout, offre de reprendre un enregistrement déjà mémorisé en poursuivant une note sonore.
Ici, non…

20090617_IMG_0064.PNG

Coté cosmétique, quelques petits plus assez discrets comme la recherche indépendante dans le carnet d'adresse (ou avais-je zappé cette possibilité…?)…

20090617_IMG_0056.PNG

La possibilité de saisir un courriel en mode paysage (…et deux applications en moins dans ma collection)…

20090617_IMG_0057.PNG

Idem pour les notes (que des petites choses bien pratiques vous dis-je…)

20090617_IMG_0058.PNG

Et surtout de copier/coller…! Les deux pointeurs bleus permettent de marquer la sélection.

20090617_IMG_0060.PNG

20090617_IMG_0061.PNG

Cela fonctionne entre applications Apple, CQFD. Même avec la calculette (…mais pas encore avec ma i41CXp, groumphhh).

20090617_IMG_0063.PNG

Ou encore avec l'excellent WriteRoom que j'utilise pour noter mes idées.

Sans oublier PhoneView qui est passé en 2.2.2 et qui me permet de récupérer tranquillement et hors wifi ce dont j'ai besoin comme les copies d'écran. Cette version permet de récupérer les mémos vocaux… Apple.

Alors ?
Cette mise à jour gratuite pour l'iPhone est assez sympathique, il y a certainement des tas de choses que je n'ai pas vu. À près de 8 euros pour un iPhone Touch, c'est peut être excessif. Un message sur iTunes m'indiquait également hier soir que les conditions d'achat changeaient. En gros, et si j'ai bien compris, plus de possibilité de partager une même iApp sur deux iPhones par exemple.

Sinon, j'ai fait le tour des applications principales dont je me sers et tout semble fonctionner sans heurts. À suivre…!
Info(s) pratique(s)…

19/06/2009 : Je ne suis pas le seul à le penser : iTalk reste le meilleur. Dixit applematters.com
But one app that I will not delete from my iPhone is Griffin's iTalk, a voice recording application. Apple's 3.0 iPhone update also now includes a similar application called Voice Memos. But it simply doesn't live up to the features of iTalk. Both of these apps are clean and easy to use. The interfaces are straight forward, and there are many uses for these voice recording devices. Apple no doubt included Voice Memo because it would appeal to the enterprise sector of iPhone users.

le 18/06/2009 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Travailler sans les autres ?

Danièle Linhart

dans bosser partout | lire

Difficile, impossible même, de résumer en quelques lignes cet excellent livre de la sociologue Danièle Linhart. Changer le rapport au travail, moderniser, pourquoi pas, mais à quel prix…? Ce que je retire comme impression, c'est que peu-à-peu, sous prétexte de pure rentabilité, on gomme un point essentiel dans l'action de travailler, le plaisir. Ou, plus simplement l'envie de travailler. Pour le travailleur indépendant qui s'active chez lui, la charge de travail, les coups d'accélération pour terminer les missions en temps et en heure n'ont pas encore entamé cela. Mais je bosse de manière autonome avec des process et des outils que je fais évoluer en fonction des problèmes que je rencontre. Enfin je bosse chez moi, dans un cadre qui j'ai choisi et que je continue à construire. Bref, mes conditions de travail sans les autres sont, pour le moment, encore différentes.

Ce livre a été une excellente occasion de me replonger dans des univers que j'ai rencontrés dans une vie antérieure, une époque où je bossais comme intérimaire dans des entreprises qui m'employaient pour des durées déterminées. Et par extension, dans des réalités que je n'ai pas toujours croisées mais avec lesquelles je me sens en phase, tant par mon expérience personnelle que par des échanges avec des anciens ou des gens de rencontre, par mes lectures. Je suis pourtant rentré à reculons dans ce texte avant d'y retrouver des points de convergence. Ceux qui éclairent en partie les faits que nous retrouvons dans les informations télévisuelles.

En vrac…
Où est l'esprit de groupe, l'esprit d'équipe — ambiance quasi familiale — qui soudait alors les individus…? Qui prend désormais le temps d'expliquer au petit nouveau la tache qu'il va endosser, de mettre cette tâche en perspective avec les autres…? Où se cachent les synergies qui permettaient de travailler d'abord pour le reste de l'équipe…? Permettre aux acteurs suivants de la chaîne de bénéficier de la meilleure qualité des opérations faites en amont…? Quid des quelques minutes en fin de journée à discuter ensemble sur un point précis à améliorer en prenant un verre avant de rentrer chez soi…? Ou est l'esprit de corps, d'entraide…? Ou est passé le sentiment d'avoir été utile au client, à l'usager…? Ou se planque la fierté de travailler pour une boîte, de se sentir "corporate", fier d'appartenir à une équipe performante et soudée…? Pire, qui prend le temps d'écouter les plaintes des corps, les améliorations possibles sur les chaînes ou dans les process de production…?

Il y a tant à dire — et l'auteur de couvrir le privé comme le public dans cette enquête fort intéressante — sur le terrain qui prend en compte une foule de témoignages dans des univers différents. Pour finir par montrer le côté quasi schizophrène des demandes faites aux employés.
La modernisation se déploie dans un contexte d'intensification du travail où on demande toujours davantage aux salariés sans leur donner nécessairement plus. On leur demande d'aller plus vite mais aussi de travailler mieux, c'est-à-dire d'assurer des contrôles de la qualité, d'être polyvalent et polyfonctionnel. Mais on ne met pas toujours en œuvre les moyens adéquats, ni les effectifs suffisants. On ne leur donne pas la possibilité de négocier leurs missions, et on les consulte rarement sur l'organisation de leur travail. On ne leur donne pas non plus la reconnaissance qu'ils pourraient attendre sur le plan matériel, professionnel et symbolique. Leur adhésion, pourtant est considérée comme indispensable.

Sans oublier la peur…
La peur est omniprésente, elle est ressentie sur un mode individuel, tel un étrange Janus à deux têtes. Peur “de ne plus avoir de travail et en même temps d'avoir trop de travail" comme l'explique un chef d'équipe. Les deux étant liés par le fait que, avec des tâches parfois démesurées, on risque de ne pas pouvoir bien les faire et de perdre son emploi.

Bref un livre implacable à lire sur les causes profondes du malaise au travail, ce travail sans pitié qui demande de plus en plus de sacrifices dans son emploi comme dans sa propre vie privée.
Précarisation de la vie au travail (même si l'emploi est dit stable), avec la peur de ne pas parvenir à relever tous les défis, avec un sentiment permanente de vulnérabilité ; précarisation de la vie privée et familiale qui est enrôlée dans ce combat jamais gagné ; précarisation citoyenne, car chacun peut être contraint, pour faire ses preuves au travail, à ses propres yeux comme à celle de sa direction, de piétiner ses propres valeurs morales.

La lecture de ce livre passionnant ne changera malheureusement pas grand-chose — car ce ne sont pas les principaux acteurs qui le liront — sauf à réduire un peu cette méconnaissance collective exprimée par Pierre Bourdieu.

Travailler sans les autres ?
Danièle Linhart
Collection "Non conforme"
Seuil
9782020983792 | 16 €





20090607-IMG_5637_ub.jpg
Note(s) de lecteur(s)…

Jean-Christophe, le boss de Clicit, ajoute…
Thème passionnant, apparemment très bien traité. Le livre semble être dans un très petit format, et peut-être un peu difficile à lire lorsque la vue commence à fléchir…

En tout cas, je note pour ma part que le divorce entre l’esprit corporate et l’individu est une vraie difficulté, et que nombre de cadres moyens que je rencontre (ingénieurs, commerciaux), quittent le système pour retrouver du sens. Je suis persuadé qu’au bout du compte, les marques qui s’imposeront auront su développer cet esprit qui permet de faire que le talent collectif est plus grand que la somme des talents individuels. Je remarque enfin que la notion d’entreprise « à taille humaine », ces milliers de PME constellant le paysage économique, cultivent naturellement cet esprit de corps, surtout en période de crise.

Non, le texte est assez gros (pour mes yeux fatigués, ça marche sans souci)… Ce qui me permet de rebondit sur ce point, ajouter un critère de facilité de lecture optique dans urbanbike, loin d'être idiot…
Un peu de mal à rentrer au départ dans ce livre mais, une fois l'intro passée, on se fait peur en pensant à nos propres mômes qui vont débarquer dans ce système qui risque de les broyer assez efficacement.

le 08/06/2009 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Le guide de l’auto-entrepreneur

Gilles Daïd et Pascal Nguyên

dans bosser partout | lire

Indispensable pour tous ceux qui envisagent une installation à leur compte prochainement, ce livre est un mode d'emploi complet du nouveau statut d'auto-entrepreunariat…!

Au-delà de la redondance que contient le terme d'auto-entrepreneur pour designer cette nouvelle génération d'entrepreneurs (entrepreneur en solo aurait été, à mon humble avis, plus adapté), il est très intéressant de découvrir dans le détail cette étonnante disposition qui a été introduite en France cette année. Certes, d'aucuns s'opposent à ce statut en expliquant que c'est une manière de faire baisser les chiffres du chômage, etc. Ce que je retiens, c'est qu'il est devenu facile dans ce pays de monter une petite activité individuelle et, rien que pour cette fantastique simplification, c'est un énorme coup de pouce qui est donné à tous ceux qui ont envie d'entreprendre sans se prendre la tête avec un suivi comptable compliqué.

Jamais il n'a été aussi facile de demarrer une activité sans crouler sous une paperasse étouffante et des procédures tatillonnes, jamais l'administration fiscale n'a autant simplifié la création d'entreprises individuelles. Pour moi qui ai créé la mienne il y a 25 ans, j'envie les futurs entrepreneurs individuels, un tel statut a l'époque aurait été plus agréable à mettre en œuvre que ceux que j'ai été contraint d'adopter tour-à-tour…! Seul point à se vérifier avant de se lancer, vérifier si vous avez le droit d'exercer néanmoins une activité dans le logement que vous occuper. Ce point est indépendant de ce nouveau statut.

Ce livre très agréable à lire, direct, fait le tour des simplifications qui ont été mises en place par le gouvernement et liste les options ouvertes. Si vous êtes chômeur, retraité mais aussi salarié, étudiant — c'est ouvert à bien plus de monde que je ne le pensais — rien ne vous interdit de monter votre petit business en toute légalité et de démarrer, pour voir, votre activité sur une idée que vous avez en tête. En cas d'échec, le retour à la case départ se ferra sans casse. En cas de réussite, il vous restera à transformer l'essai en faisant évoluer votre statut social, CQFD.

Ce petit bouquin répond à toutes les questions que l'on peut légitimement se poser, notamment sur certains cumuls d'activité, comment se lancer — et là, grosse surprise, c'est ultra simple sur le papier, rien à voir avec les montages laborieux qu'ils nous a fallu réaliser alors, les cautions et garanties bancaires indispensables qu'il nous fallait trouver.

Le livre rappelle également quelles sont les responsabilités de l'auto-entrepreneur : même si ce statut est simple à mettre en œuvre, il ne dispense pas l'utilisateur d'être en accord avec l'administration fiscale sur des points bien précis…! Quid du régime social, quid des obligations comptables, faut-il rédiger des factures, etc. Enfin, il explique comment mettre fin à son activité ou même la vendre. Ou pourquoi transformer celle-ci en société si succès — dépassement du plafond du CA (maximum, 32 000 euros pour les prestations de service et 80 000 euros pour une activité d'achat/revente) — et surtout embauche(s).

Les auteurs abordent tous les pièges, les idées reçues et expliquent les notions de base, le point sur la rémunération, les charges sociales et expliquent ce qui reste comme véritable salaire. Sans oublier la question clé de la TVA, ici non récupérable puisque non appliquée, etc. À noter que les dernières pages du livre se présentent comme un sommaire ultra détaillé et pratique qui reformule sous la forme de questions toutes les réponses exprimées dans le livre… La table des matières est d'ailleurs téléchargeable sur le site de l'éditeur au format .pdf mais je regrette que la liste des questions clés, depuis la page 184 à la page 190, n'ait pas été ajoutée car beaucoup plus explicite.



Le guide de l'auto-entrepreneur
Gilles Daïd et Pascal Nguyên
Eyrolles | Éditions d'Organisation
9782212543551 | 14 € pour 192 pages



20090513-IMG_3777_ub.jpg

le 13/05/2009 à 10:15 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #