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Sauvegarde : Dur, le choix du bon disque…

Tranche de vie

dans bosser partout | groummphh | lukino

— Allo Jean-Christophe ? Mon disque dur externe vient de me lâcher. Tu me conseilles quoi, en remplacement ? USB 2, Firewire 400, 800 ?
— Ecoute, je ne suis pas spécialiste, mais crois-moi, ne mégote pas sur la sécurité des données…Prends du costaud, du rapide, du pro, bref, du firewire 800 à 7200 trs/mn, et tant que tu y es, prends-en 2, pour toujours avoir la sauvegarde J-1. Et prends un modèle avec alimentation séparée, c'est plus sûr.
— Merci beaucoup, JC, tu es toujours d'excellent conseil.

Le lendemain, je passe donc commande sur Amazon du petit disque dur externe de 160 Go Ego Red de Iomega auto-alimenté, vendu au tarif imbattable de 62,60 euro, frais de port inclus. Bien sûr, à ce prix-là, pas de Firewire, mais l'USB2 est donné plus rapide que le FW 400, alors… Et puis, 5400 trs/mn, c'est déjà pas si mal.

Je reçois le petit objet le surlendemain. Rutilant, sous sa carrosserie rouge oblongue chromée, il donne une impression de solidité. Contrairement à son prédécesseur, un disque Ioméga Noir de même capacité (mais 5 fois plus gros et lourd) qui officiait dans mon bureau depuis 2 ans; son capot en plastique noir était maintenu par un adhésif, suite à un choc aussi malencontreux que précoce. Celui-ci avait malgré tout assuré vaillamment la navette entre mon domicile et mon bureau, fidèle garant de l'intégrité de mon œuvre informatique en cas de lâchage du disque dur interne de mon G5. Il m'avait d'ailleurs rendu grand service lors de l'interminable immobilisation de ma bécane par un SAV léthargique (une panne de carte graphique, que j'avais diagnostiquée en leur remettant l'ordinateur, mais je m'égare). J'avais pu booter le G4 portable prêté en remplacement à partir de mon disque Ioméga, et travailler ainsi —beaucoup plus lentement, évidemment— avec mon environnement habituel, après transfert d'activation des applications Adobe. Miracle rendu possible par SuperDuper! (que son concepteur soit béni, lui et ses descendants pour 10 générations). J'en rappelle le principe, pour ceux qui aurait loupé l'excellente chronique (lien html) du bon docteur Courte : SuperDuper! réalise un clone parfait de votre disque, système inclus, qu'il met à jour en ne copiant que les modifications survenues depuis la sauvegarde précédente.

L'Ego Red, donc. Je connecte le ravissant mini-disque au port USB grande vitesse de mon G5, et après reformatage , lance SuperDuper! (loué soit son auteur) pour le clonage de mon disque interne. 125 Go et 5 heures plus tard, le carillon annonçant le succès de l'opération me réveille. J'ouvre la fenêtre "préférences système", et découvre avec consternation l'absence du système copié sur l'Ego dans le choix proposé à l'option "démarrage". La déconnexion/reconnexion du disque (bien visible sur le bureau) n'y change rien. Je commence à blémir en lisant, toujours dans la fenêtre "démarrage" de MacOS, que je peux redémarrer cet ordinateur en mode cible en le connectant à un autre ordinateur via un câble… Firewire. Hein ? Comment ?! De quoi ?!!
L'aide en ligne de SuperDuper! (maudit soit son géniteur) me le confirme : impossible de démarrer un ordinateur Mac PowerPC à partir d'un disque connecté en USB 1 ou 2. Elle ajoute que le Firewire n'est pas non plus une garantie absolu de "bootabilité".
OK. Mon précédent disque dur externe était gros, moche et abîmé, mais il était bootable. A la différence de ce Little Ego, qui m'apparaît tout à coup moins sympathique. Allez zou, dégage, retour chez Amazon au galop (colissimo), le délai de rétractation n'a pas été créé pour rien. Ah, bien sûr, effacement total du disque au préalable (pas question d'envoyer tous mes boulots au marchand), 20 heures en mode sécurisé (7 passes d'écritures). Et retour à la case départ pour moi.

Bien sûr, je pourrais acquérir le grand frère de l'Ego, d'une capacité de 250 Go et qui offre l'option FireWire, mais je n'ai que faire des 90 Go supplémentaires, mon disque interne n'en comptant lui-même que 160. En fouillant un peu plus, je découvre un cousin de l'Ego, un poil moins sexy, mais d'un gris chromé parfaitement assorti à mon G5, de la taille d'un étui à cigarette et doté de l'interface idoine. Et disponible en magasin (FNAC) à côté de chez moi au prix raisonnable de 90 euros.

Cette nouvelle acquisition fonctionne parfaitement, et j'ai pu établir un comparatif intéressant : la copie intégrale de mon disque via le port FireWire 400 (400Mb/sec théoriques) n'a duré que 3 h 48, au lieu de 5 h via l'USB 2 (480Mb/sec théoriques).

A part ça, une semaine après son expédition, Amazon n'a toujours pas reçu mon paquet-retour…

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Note(s) de lecteur(s)…

Note de JC
C'est tout Jacques cela, me tenir une heure au téléphone pour ensuite acquérir un truc low cost avec découverte des soucis inhérents… Je tiens à ajouter que Amazon a depuis réceptionné son disque…! Bon, mais sa force, c'est de reconnaître quand il a tout faux…!

le 09/09/2008 à 07:31 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Pour une vie plus rutilante sur le net, passez au Chrome…!

Historique Web, acte III (ou IV ou V…)

dans bosser partout | groummphh | mémoire

Il est fréquent de voir reproduit sur de nombreux sites quelques planches de la fameuse BD d'annonce du navigateur internet de Google. Et leurs articles d'expliquer que les performances sont d'ores et déjà époustouflantes, l'érgonomie sidérante. Bref, que Chrome est une application réellement prometteuse — présentée, mais c'est une coïncidence, juste après que Google ait signé pour nouvelles trois années avec Mozilla… Certains esprits chagrins se sont demandés si ce n'était pas trois années de dédommagement tant l'arrivée d'un navigateur signé Google risque de faire exploser le paysage de la toile…

J'avoue que je reste toujours intéressé par une forte réactivité de nos navigateurs, que celles de FireFox comme de Safari — ce dernier utilisant les mêmes base que Chrome par ailleurs — comblent généralement mes attentes…

Ce matin, en regardant ce que Google met à ma disposition, j'ai eu un peu le vertige…

Entre l'excellent Google Analytics qui me permet de savoir qui vient et par quels chemins sur Urbanbike, les actualités fournies par Google, la barre d'outils dans FireFox, Gmail bien entendu mais aussi une tripotée de produits comme Google Maps, Panoramio… Sans oublier les outils de traduction en ligne et, plus encore, mon usage quotidien du moteur de recherche de Google… Seul bémol, urbanbike est sous ExpressionEngine mais il me suffirait de basculer sous Blogger pour que la boucle soit fermée…!

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Bref, ma vie privée sur le net mais aussi professionnelle utilise quasiment que du Google, bien plus que je ne l'aurais supporté de la part de Microsoft il y a quelques années, quand je lisais l'ouvrage de Roberto di Cosmo sur le Hold-up planétaire…!

Bien que je ne sois pas très reveillé, je me suis interrogé sur le besoin de Google de sortir son propre navigateur alors qu'un partenariat sympathique existait déjà avec Mozilla. Certes, les arguments avancés sont épatants mais j'ai cru comprendre que lors de l'installation de Chrome, l'utilisateur acceptait de fournir gracieusement ses informations de navigation à Google… C'est là que j'ai un peu tiqué.

Pourtant, dès lors que vous utilisez Gmail, Google vous propose déjà un historique Web assez performant…

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De fait, dès que vous êtes utilisateur d'une ressource Google et connecté, je ne suis pas certain que cet identifiant ne serve pas également déjà à Google pour tracer en toute tranquillité nos déplacements sur la toile. Par exemple, j'avais désactivé l'historique Web il y a quelques mois et ma surprise a été de découvrir que mes requêtes utilisant Google étaient conservées. Bien évidemment, je ne suis pas tracé en permanence mais simplement pendant les moments où j'active mon login pour accéder à Google Analytics… Et si j'oublie de me déconnecter derrière, hop…!

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C'est troublant… Heureusement il est possible d'effacer toute ou partie de ces requêtes mais vous savez comme moi que l'on peut masquer des informations aux utilisateurs tout en conservant ces dernières…

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C'est juste un constat.

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En même temps, Google nous propose des tas de fonctions intéressantes comme la possibilité de recevoir via un fil RSS tout notre historique… Mais qu'est ce qui vous empêche de recevoir celui d'autres comptes Gmail, ceux de vos enfants étant un exemple.

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D'aucuns vont me répondre que cet historique peut être mis en veille… Certes, mais aux yeux de l'utilisateur. Suis-je réellement assuré que l'on va détruire ces données de l'autre côté simultanément… Là, je ne le pense pas.

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Mais c'est aussi grâce à la récolte de toutes ces requêtes que Google peux nous afficher légitimement ces éléments intéressants (sic !).

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Résultats souvent affligeants mais qui montrent comment l'internet est consommé…! Nous pouvons également afficher des statistiques (cliquez sur le mot Tendances dans l'outil Historique du Web)…

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Chrome est peut être un moyen bien plus astucieux de conserver légalement toutes nos informations dans la mesure où l'utilisateur accepte de facto un grand nombre de conditions d'utilisation en l'installant. Et je ne suis pas certain que les utilisateurs prennent le soin de les lire… À ce sujet, je vous renvoie au billet de Jean-Marie Le Ray sur son blog adscriptum.blogspot.com.
Je copie/colle un bout de son billet (à lire impérativement)…
En fournissant, publiant ou affichant le contenu, vous accordez à Google une licence permanente, irrévocable, mondiale, gratuite et non exclusive permettant de reproduire, adapter, modifier, traduire, publier, présenter en public et distribuer tout Contenu que vous avez fourni, publié ou affiché sur les Services ou par le biais de ces derniers.

Tout va bien, dormez en paix…!

Mais Chrome est aussi une alternative crédible à Internet Explorer… Bref, de poursuivre sur d'autres fronts cette lutte Google/Microsoft…

D'ailleurs Microsoft ne s'y est pas trompé, lire ce billet…!
En totale lucidité, et fort de son expérience Microsoftienne, Cullen résume d'ailleurs parfaitement la situation dans laquelle Google se trouve : « Le problème est qu'à chaque fois que vous avez un prestataire sur le marché qui a une part majoritaire de ce marché, les questions commencent à se poser au sujet de ses pratiques, sur ce que sont ses motivations. »

Parmi les réactions, celles également de Michel Dumais
De guerre des fureteurs, oubliez ça, il n'y en a point. On se souviendra plutôt de la journée d'hier comme le jour où Google a signifié son intention d'être la société qui allait imposer le système d'exploitation d'Internet. le jour où Google a remis en question la domination de Microsoft sur l'informatique mondiale.
Mais, entre vous et moi, est-ce un mal pour un bien? J'ai malheureusement l'idée que non.
Après tout ceci, je sens confusément que je vais me retaper la lecture d'Animal Farm de George Orwell.

Pour ma part, je ne souhaite pas installer Chrome sur ma machine pour le moment, préférant maîtriser a minima ce que je fais… Même si je sais ne jamais échapper aux analyses et récupérations de mes faits et gestes…!

Par contre, j'utilise de plus en plus scroogle.org — merci Marc (…qui explique comment installer cela sous Opera) — histoire de pas trop contribuer à la mise en place de modèles comportementaux trop parfaits…!

NB : vu que j'utilise de temps à autre FaceBook, ce n'est pas mieux question données personnelles…!

NB2 : comme j'ai pu le lire sur MacGeneration dans un billet de Vincent Absous, un mode navigation privée est disponible (lire sa prise en main détaillée de Chrome)… Mais cela ne résout pas le problème au quotidien…!
Note(s) de lecteur(s)…

Précision de Jean-Fréderic…
il faut bien lire le message (capture d'écran) sur MacGé
la navigation privée ne laisse pas de traces... sur le poste. Point final
Rien n'est dit sur la collecte au niveau de google, d'autant qu'il est bien spécifié que cela n'interdit pas la collecte d'info par des tiers lors de la navigation !!

Je vais attendre le prochain petit coup de Mirror sur Safari… Mais se connecter, c'est déjà donner des infos… En donner moins, c'est une philosophie qui en vaut une autre…

Romain (…que j'ai rencontré virtuellement chez Ghismo au Japon avant de découvrir qu'il était dans ma ville…!!) ajoute ceci…
Je souhaitais apporter mon grain de sel à cette histoire. Je suis Mac-user depuis quelques années, ce qui fait que je n'ai pour le moment pas encore essayé Chrome (uniquement disponible sous Windows pour le moment). Toutefois, dire que les bases sont les mêmes entre Safari et Chrome me paraît inexact. Le Webkit est le même (ce qui à mes yeux conduira donc à des améliorations de ce dernier pour les prochaines versions de Safari si le géant Google est également développeur) mais le moteur javascript ne l'est pas, c'est un "V8" qui est utilisé par Chrome. Quand on sait que le Web 2.0 fait utiliser de façon abusive le javascript par les développeurs de sites Internet, cela fait une différence notable entre les deux navigateurs.

Dans tous les cas, sans même avoir testé ce nouveau navigateur, il me paraît peu probable que Chrome soit plus rapide que Safari sous Mac, étant donné déjà cette rapidité quasi-immédiate de ce dernier en terme d'affichage de pages Web. J'appuie sur ce point car Google lui même met en avant cet argument pour faire avaler la pilule : comparé à Firefox 3.0 voire pire à Internet Explorer 7, c'est évident que l'on ne peut pas faire plus lent sous Windows. A en croire les développeurs de Mozilla, la version 3.1 de Firefox serait déjà annoncée comme plus rapide que Chrome. La guerre est ouverte !

Enfin, le point principal que tu abordes concerne les données personnelles collectées par Google. Nous n'en accepterions pas le dixième si cela venait de Microsoft, en effet. La raison pour laquelle nous sommes aussi tolérants, c'est tout simplement dû à l'image très "étudiante" des patrons de Google, leur capacité à toujours sigler un de leurs produits en "Beta", tout simplement pour faire "sympa" ou "scolaire". Leur image de doctorants en informatique qui n'ont jamais soutenu leur thèse y est pour beaucoup. Et c'est se tromper à mon sens de penser cela. Ils n'ont plus rien de juvéniles ni de boutonneux.

Il n'empêche que cela commence effectivement à devenir inquiétant, toute cette aura Googlesque autour de nous (dit-il en envoyant un e-mail via sa boîte mail Gmail...). Il n'existe malheureusement à ce jour aucune alternative fournissant le même confort d'utilisation pour aussi peu cher (gratuit).

Triste monde !

Enfin dernière réaction, celle lue dans ce billet d'Autheuil qui cite cet autre billet sur novovision

À suivre.

le 05/09/2008 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Ebook depuis InDesign pour Comment travailler chez soi…

Sur izibook en deux formats

dans bosser partout | usages

Avec le lancement de la partie ebook d'Eyrolles.com — izibook — depuis quelques semaines, j'ai imaginé que notre trop bref-seller (!!) pouvait — qui sait…?! — avoir une seconde vie sous une forme numérique…

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Donc, lundi, j'en ai parlé au responsable éditorial d'izibook qui m'a donné son accord. Le temps de réaliser deux ebooks à partir d'InDesign (comprendre, faire en sorte que la table des matières soit interactive, que les URL dans le livre le soient également, que les signets et les vignettes soient comprises dans le .pdf, etc.). Et hop.

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L'autre idée était également de tester un second format de .pdf, une sorte de format écran. Là encore, InDesign m'a permis en quelques heures de faire quelques modifications pour passer les pages en regard sur une seule page, histoire de voir…!

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Sur cette dernière version, un clic sur le rappel en haut de page placé dans le gabarit de page permet de revenir au sommaire…

La mise en œuvre n'est pas très compliquée dès lors que le formats styles sont bien structurés dans InDesign. Il est facile alors de générer une table de matières automatique…

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…et interactive (via les signets PDF), CQFD.

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Signets que l'on retrouve dans la palette idoine dès que la table des matières est compilée…

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Pour les URL, pas plus compliqué. Il suffit de sélectionner le texte ou l'objet source… (et le dessin de Jacques est toujours d'actualité…!!)

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De lui allouer le type souhaité, ici une URL mais cela peut être une page cible pour se déplacer dans l'ouvrage…

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À vous de choisir si vous souhaitez identifier les liens avec un format style caractère préalable ou utiliser un rectangle (que je trouve disgracieux…) qu'il est heureusement possible de neutraliser en spécifiant rectangle invisible…

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C'est désormais aux lecteurs de nous donner leur avis sur la version qu'ils préfèrent)…!

Néanmoins, même si l'exercice est plaisant, cela reste une modénature du livre traditionnel et il reste à réellement penser les ouvrages à venir pour produires des purs ebook et non continuer à les concevoir comme des Fac-similés de documents papier… Vaste chantier.

Avec Marc Autret, nous avons pensé à des .pdf interactifs avec des images surgissantes. Mais ce sera pour un prochain projet, n'est-ce pas Marc…?!

À suivre.

Au fait, Comment travailler chez soi au format ebook, c'est ici…!

le 03/09/2008 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #