Dans la série des traitements de texte Markdown disponibles sur Macintosh, il y a FoldingText qui vient d’être mis à jour en version 2.2 et désormais disponible via l’AppStore…
Je ne suis pas toujours tendre avec son développeur qui nous a fait languir pour les mises à jour de ce produit pendant des mois… Mais, comme je l’écrivais ici, depuis que Jesse est épaulé par l’excellent Mutahhir, j’ai commencé à nouveau à l’utiliser. De fait, il est devenu au fil des mois une sorte de version OSX de Editorial qui n’existe, lui, qu’en version iOS !
FoldingText reste intéressant pour plusieurs raisons dont :
- l’usage du format TaskPaper, ce qui m’évite d’avoir un outil de plus pour utiliser ce format — mis au point par Jesse (je me refuse à basculer sur la version 3 de l’application dédiée, TaskPaper, je m’en suis expliqué ici) — et permettant de gérer des projets et des taches à réaliser…
- La possibilité de masquer, si souhaité, les balises Markdown ce qui permet, d’une certaine manière, de ne pas avoir toujours besoin d’un mode preview,
- La coloration syntaxique …à la seule condition de mettre les doigts dans le fichier
user.less mais c’est assez sympathique de pouvoir personnaliser l’apparence de son outil d’écriture !
- Une collection (pas très étoffée) de modules (Plug-Ins), parfois très spécialisés (et astucieux),
- Le support de CriticMarkup (cf. ce billet)
- La possibilité de réduire ou développer les niveaux d’un texte, voire de ne travailler que dans une section en masquant le reste…
- La version 2.2 officialise la possibilité d’afficher sur le côté gauche de la page la structure du texte en cours (ou via commande-alt-T)… Ce dispositif complète (…ou remplace selon votre usage) le FocusHeading (commande-u et commande-majuscule-U)
- Et un support assez actif à cette adresse…
Structure…?
Autant illustrer…

- commande-alt-T pour afficher la partie gauche…

- un clic sur l’item pour s’y rendre…

- un double clic sur l’item pour l’isoler…
Certes, FoldingText est bien moins complet sur le plan des formats d’export que Ulysses ou iA Writer. Mais redoutable dans nombre de situations…
Bon, question confort, j’aimerais pouvoir choisir mes balises et donc n’utiliser que des *. Ou éviter de me retrouver avec une capitale à chaque correction que je réalise dans le texte… Mais le format TaskPaper est l’un des grands atouts de cette application en sus de Markdown même si — je pinaille — les tags @ ne peuvent pas être comme dans Editorial limités à un seul caractère mais en nécessitent deux…!
Pour finir, je suis en attente de la version 3 de MultiMarkdown Composer sous OSX, son développeur préférant passer plus de temps à perfectionner le standard MultiMarkdown, son dernier apport étant la balise {TOC}, balise pas encore supportée par… FoldingText.
À suivre…
pour mémoire,
Même en mode vieux, on peut avoir l’usage d’une liste de courses sur iPhone et s’en servir de manière rusée. Jusqu’à présent, j’ai tenté de maintenir une liste sous ThinkBook puis je m’en suis lassé…
Du coup, j’avais envie d’utiliser un simple traitement de texte, retrouver TextExpander, échanger les fichiers entre iPad, Mac et iPhone via DropBox. J’ai pensé au formet TaskPaper. Certes, j’ai acquis naguère l’application Taskpaper sous iOS (mais supprimée de mes écrans) et je me refuse à basculer vers la nouvelle version, la 3, sous OSX. Dileme…!
Bon sang, mais j’emploie Editorial ⚑ (9,99 €) sur iPhone et iPad ! Qui permet d’exploiter des fichiers Markdown mais également fountain ou encore taskpaper ! Et j’utilise FoldingText sur Mac… Sauvé !
Mode opératoire…
Avant de partir en courses
Simplement définir la liste des produits à acquérir, en ajouter si absents de cette liste et fixer les quantités.

- J’ai constitué une liste des trucs que nous achetons régulièrement, liste triée par grandes rubriques.
En utilisant le format .taskpaper dans Editorial ⚑, je peux utiliser une série tags en @quelquechose… Celui marqué @done indique que telle tâche est achévée mais, pourquoi pas, que tel produit est dans le panier…
Au lieu de mettre @courses puis une quantité, le plus simple est de considérer que si surligné, c’est donc dans la liste des trucs à prendre… Et employer — par exemple — une valeur de @1 à @4… Ces infos sont à modifier dans les préférences de Editorial.

- Bien entendu, il est possible de fonctionner autrement, mais le but de ce billet est également de faire preuve a minima de pédagogie…! Et vous laisser trouver des options (si, si, elles existent…!) plus adaptées à vos besoins…!
En cours de route
Du coup, en cochant les cases à cocher…

- les produits sont rayés (avec le tag
@done) et considérés comme étant dans le caddie /sac à dos/panier/brompton…!
J’ai désactivé l’option pour ajouter une date que je trouve inutile dans ce cadre précis…
Remise à zéro…
Une fois de retour… l’idée est de remettre la liste à zéro pour un prochain usage… Et en une opération…!

- C’est ici ou un script (…renommé Virer les @) entre en action… Mais pas sur tous les tags vu que l’idée est de distinguer ce qui est de l’ordre du magasin dit de proximité de ce qui peut être commandé sur le net…
C’est un exemple pour vous montrer que les options sont assez vastes.
Quel script…?
Au départ, j’ai regardé de près Editorial Workflow — Uncheck All. Il est idéal pour supprimer tâches marquées par @done (avec ou sans date).
Sauf que cela ne fait pas du tout mon affaire. En effet, ce qui m’intéresse n’est pas de supprimer les lignes mais juste les nettoyer, de virer les tags des aquantités et/ou le @done. Remettre ma liste à zéro !
Du coup, je me suis appuyé sur un autre script,Editorial Workflow — Remove . Qui fait exactement ce dont j’ai besoin… à condition de le modifier pour mes usages (…et vous de même…!).
Ce que je veux, c’est virer les quantités @1 à @4 et les @done, les@urgent également. Mais non les @web vu que ce sont des commandes ponctuelles.

- Du coup, les doigts sur le clavier pour personnaliser le code de ce dernier script (une série de recherche/remplacement). Et, pour éviter de le déclencher dans un autre fichier, bien spécifier au départ de ne fonctionner que dans un seul fichier (mon fichier de courses…!)…
Sur iPhone…?
Juste se souvenir de bien paramétrer les items TaskPaper dans les préférences de manière identique à la version iPad…!

- Et dans les rayons, juste appucyer sur la case à cocher pour valider sa prise en compte dans la liste…
Pour finir, je pourrais exporter ce script également dans l’iPhone mais, comme je complète de temps à autre ma liste, que cela reste plus confortable de la traiter sur l’iPad, je laisse à ce dernier le soin de disposer du script pour nettoyer cette liste…
Et sur Mac…?
L’excellent FoldingText ⚑ fait parfaitement l’affaire. J’y reviendrais prochainement…

C’est tout…!
À vous de regarder et d’améliorer ce binz…
Si vous n’avez pas envie que vos courriels se baladent en clair sur le net, ProtonMail ⚑ est assurément l’une des meilleures solutions pour travailler sur un dossier, échanger des infos professionnelles confidentielles par Mail.
Certes, en mode normal, ProtonMail fonctionne comme tout client de messagerie et votre correspondant recevant un message pourra le lire directement sur Mail par exemple…
Jusqu’ici, rien de particulier…
Un mot de passe pour attendre le contenu du Courriel
Mais ProtonMail offre un dispositif nettement plus intéressant, celui de demander un mot de passe à votre destinataire pour prendre connaissance du contenu du message que vous lui adressez et qui se trouve dans… ProtonMail.
En effet, dans ce mode avec mot de passe, le courriel expédié en clair depuis ProtonMail ne transporte en fait que le lien vers une porte d’entrée temporaire à votre coffre (…enfin, une partition de votre coffre pour votre destinataire).
Son contenu ne quitte pas ProtonMail. Certes, ce contenu pourra être copié par le destinataire mais en connaissance de cause. Cela évite pas mal de soucis dont celui d’être protégé des possibles curieux.
Pour accéder au contenu du message placé dans votre coffre, votre destinataire devra entrer un mot de passe qui sera convenu entre vous. Ce mot de passe peut être glissé quelques temps avant au téléphone ou via un SMS. Mais vous pouvez également laisser un indice pour lui rafrachir ma mémoire (attention aux indices trop simplistes comme celui de mon exemple…!)…
Enfin, très pratique, le message expédié peut avoir une durée de vie assez brève et ne plus être accessible dans les heures qui suivent l’envoi…
En amont, le service ProtonMail est protégé
De votre côté, comme pour un coffre de banque, vous devez avoir une première clé pour pénétrer sur le serveur de ProtonMail, dans la salle des coffres pour schématiser…
Puis une seconde clé pour ouvrir votre coffre, clé codée que vous pouvez remplacer à votre guise…
Cette double authentification avec deux mots de passe était l’une des difficultés d’usage de la messagerie sous iOS. Non pas que cela ne fonctionnait pas, bien au contraire, mais que cela restait un poil compliqué à l’usage.
Avec la nouvelle version (1.2.3), tout peut être réduit à une pression de Touch ID ou/et à une combinaison entrée au clavier.
pour les plus paranos, la solution avec saisie au clavier de cette combinaison est assurément la plus sûre même si elle reste la plus longue.
Illustration sur l’iPhone
Cela fonctionne depuis un navigateur web, sous Androïd mais aussi iPad. Ici, via l’application iOS sous iPhone avec des explications brossées à grands traits…

- À gauche | les deux options sont disponibles, code numérique ou Touch ID…
- À droite | Dans les préférences, nombre de possibilité (comme les avoir tous les deux et, surtout, un temps contrôlé de fermeture de l’application comme pour 1password ⚑

- À gauche | Quand vous saisissez un message, vous pouvez donc lui adjoindre une clé, un mot de passe, avec ou sans indication (hint)…
- À droite | Indication de la demande de mode de passe mais aussi de la durée de vie du message (sera traité par la suite dans ce billet) et, bien entendu, pièce(s) jointe(s).
Comment cela se passe pour le destinataire ?
En gros, si un mot de passe est utilisé…?!

- À gauche | Le titre de votre message est lisible sous Mail et suivi d’une demande saisie de mot de passe avec un indice si besoin…
- À droite | En tapotant sur le bouton dans le corps du courriel, vous quittez automatiquement Mail pour vous rendre sur le navigateur web via une liaison HTTPS…

- À gauche | Il vous reste à rentrer le mot de passe puis à valider…
- À droite | …Et vous accédez au contenu, toujours via la liaison HTTPS…
En résumé le contenu de ce courriel n’est jamais déplacé sur Mail… Pas mal non…?
Notez que le message sera inaccessible par défaut pendant un certains nombre de jours… Mais vous pouvez réduire cette durée. Exemple…

- Dans la fenêtre de saisie de votre message dans ProtonMail, vous pouvez lui allouer un mot de passe (come expliqué au départ), ajouter des pièces jointes et préciser une durée de vie…
Pourquoi utiliser ProtonMail !?
Je pourrais répondre simplement que, même si nous n’avons rien à cacher, je ne vois pas pourquoi nous devrions être aisément surveillés, espionnés. Question de principe…
Ensuite, dans le cadre d’un procédure judiciaire ou notariale, des échanges professionnels, il n’est pas inutile de renforcer le secret de ces communications. C’est dit.
Si ProtonMail est gratuit, cela ne vous empêchera pas de regarder les diverses options qui sont visibles sur leur site, protonmail.com et en partie en français… Et de faire un don.
Bref, comme le VPN — cf. urbanbike | Hide My Ass! — ou encore l’application Signal ⚑, ProtonMail permet de se mettre à l’abri des gens… un peu trop curieux…!
À suivre…