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Et pourquoi pas Swype sur l’iPad Pro et iPhone 6s+ ?!

Une autre approche du clavier tactile sous iOS

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Après SwiftKey la semaine dernière, je teste à nouveau (!) le clavier tiers Swype. Depuis mon dernier essai1, l’application a pas mal évoluée, euphémisme  ! Et pas de touche tabulation trop débordante, parfait pour mon usage…!

On note l’apparition des trois cases prédictives même si Swype conserve un look un peu pataud (un look de clavier quoi…!). Certes, je trouve l’ensemble peu gracieux mais qui masque quelques fonctions intéressantes qu’il faut impérativement prendre le temps de (re)découvrir.

Rassurez-vous, pour une somme modique, il vous est possible de changer le rendu du clavier. Néanmoins, dans les réglages de base, le thème sombre me semble une excellente alternative malgré ses alertes orange pétant de basculement en capitales. Au risque de vous surprendre, on s’y fait très vite.

Côté confort, le fait de voir, dans deux des claviers de base et affichés en tout petit l’alternative de caractère sur une même touche est fort pratique et je m’y suis fait sans déplaisir. En effet, un appui long permet d’accéder à cette alternative et, ce, sans appuyer sur une touche complémentaire, ce qui reste commode2 à l’usage.

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  • Sous iPhone. La barre gris en haut affiche les trois termes proposés (bon, là, non…!)

Je regrette à nouveau que le signe soit relégué assez loin sur ce clavier (…mais j’ai fini par régler cela avec un nouvel équivalent clavier dans TextExpander).

Par contre, j’apprécie de ne pas changer de clavier tiers via un simple appui par erreur (plus verrouillé que SwiftKey qui n’offre que l’accès aux emojis ou de passer vers un autre clavier), la touche Swype proposant cette option mais également un accès direct aux préférences de l’application (un tour dans ces dernières est recommandé vu les options disponibles), aux emojis et à un clavier numérique ainsi qu’aux touches comme tabulation sur le iPad pro.

Côté prédictif, ça fonctionne pas mal avec affichage contrasté du terme suggéré : un appui sur la barre d’espacement valide de fait le terme affiché comme le fait SwiftKey, sans besoin de saisir la fin du terme affiché, CQFD. Bien entendu, la prédiction de base d’abord sur votre frappe, merci de vous en souvenir avant d’incriminer cet outil… qui reste perfectible.

Contrairement à SwiftKey, l’anglais et le français sont parfaitement distincts sur Swype. Un appui prolongé sur la barre d’espacement permet de basculer d’une langue à une autre.

D’ailleurs, en validant temporairement l’accès complet, vous pouvez ajouter d’autres langues comme l’Espagnol (et un paquet d’autres) et dépasser aisément la limite des deux langues3 du départ.

Enfin, sur iPhone 6s+ comme sur iPad pro, l’absence de la touche tabulation tant en mode portrait qu’en mode paysage m’est fort agréable en tant que super maladoigt assumé…!

N’oublions pas de mentionner l’option permanente qui consiste à faire glisser son doigt à la surface du clavier pour rejoindre des lettres et ainsi former des mots.

Par contre, impossible de faire déplacer le pointeur comme sur le clavier Apple qui reste assez irremplaçable sur ce plan précis ! La seule solution dans mon contexte est d’utiliser Editorial.

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  • Ici sur iPad avec un concentré des options disponibles…

Bref, Swype est un clavier tiers à tester à nouveau sur le long terme et qui, sur nombre de fonctions, possède des caractéristiques étonnantes. Pas certain que cela suffise toujours mais la mécanique applicative s’est pas mal étoffée et la possibilité de fonctionner sans accès complet est un plus appréciable. Je retiens essentiellement la possibilité via un appui long d’atteindre un caractère appartenant à indiquer plus profond ainsi que la liste des mots personnels (mais non synchronisés entre deux écrans…). Ou encore le clavier numérique seul pour la saisie dans un tableur.

Swype peut vite devenir addictif… malgré ses dysfonctionnements. En effet, voir apparaître de temps à autre un emoji ou un groupe de chiffres (!) dans les cases prédictives n’est franchement pas ma tasse de thé. Cette application est pleine de bonnes idées, un épatant empilement d’options mais sa finition reste parfois à réviser (…notamment lors du basculement de portrait vers paysage, retrouver le clavier décalé vers le haut de l’écran est moyennement amusant). Je ne parle pas même des caractères absents comme les tirets longs, etc.

Autre réticence, ce qui se passe autour de la barre d’espacement4, cette dernière pouvant, même sur un iPhone 6s+, se retrouver très à l’étroit, voir accroître de manière exponentielle le nombre de caractères de ponctuation. Par contre, sur un iPad pro, ces inconvénients disparaissent de fait.

Pour le moment5, j’alterne entre Swype (sans accès complet mais avec trois langues), SwiftKey (avec accès complet mais une seule langue comme expliqué récemment) et le clavier Apple français accentué. Sous iPhone 6s+, iPad pro et saisie généralement dans Drafts 4 pour avoir un unique environnement.

À suivre…


  1. …depuis 2014 pour être précis : c’est ma manière de fonctionner, revenir sur mes choix et constater les changements réalisés. ↩︎

  2. Et le serait encore plus si… la stricte correspondance était assurée pour ces touches entre iPad et iPhone ! Pourquoi la touche x reçoit un - sur le iPad et un ! sur l’iPhone ? Bref, quelques distorsions, certes mineures, entre les écrans… ↩︎

  3. une fois ces langues installées et les claviers, langue par langue, définis, il n’est pas interdit de supprimer l’accès complet à ce clavier via les préférences clavier dans les réglages généraux. L’accès complet étant nécessaire pour charger les dictionnaires additionnels. Se souvenir que son concurrent, SwiftKey, ne permet d’avoir que deux langues actives simultanément même si de nombreux idiomes sont disponibles. Là également, c’est un choix qui n’est pas inintéressant. ↩︎

  4. Il est clair que j’attends un de ces quatre une version de ces outils pour distribuer ou placer les touches selon mes besoins, personnaliser à ma guise. Et pouvoir synchroniser entre iPad et iPhone, le porter sur d’autres écrans… ↩︎

  5. information pour mémoire. ↩︎

le 06/06/2016 à 10:40 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Pourquoi SwiftKey sur iPad pro et iPhone 6s+ ?

Dixième épisode ! Je suis un gros maladoigt… Sic…!

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Avertissement : je suis (très) lent à la détente. En tout cas, j’ai pris (avec 15 i : priiiiiiiiiis…) le temps de réfléchir à l’usage des claviers sur l’iPad pro mais sans trouver de suite le bon équilibre pour écrire.

En effet, si j’ai fini par comprendre ce qui me contrariait assez rapidement (sic !), la solution pour y remédier ne m’a pas sautée à l’esprit, ne s’est pas imposée immédiatement.

Certes, je peux me consoler en retraçant mon emploi du temps des dernières semaines, mais je n’ai pas été performant1 pour le coup !

Or j’ai bien noté que la touche tabulation m’agaçait particulièrement mais sans trouver de suite la parade.

Mais, bon sang, mais c’est bien sûr !

Une des grandes forces de SwiftKey est l’absence de touche tabulation. Et, côté prédiction, ce clavier2 possède son propre moteur qui fonctionne pas mal.

Ensuite l’application décèle assez vite les zones touchées par les doigts autour des touches et corrigé à la marge ces erreurs de frappe, l’anticipation des mots est loin d’être mauvaise.

Enfin, j’apprécie la possibilité de changer la surface de la zone du clavier en lui attribuant une couleur sombre, de masquer les emjois, de faire glisser le doigt à la surface du clavier pour raccorder des lettres si besoin est.

Sur certains traitements de texte comme Drafts 4, on obtient sur iPhone 6s+ un bloc de compétition entre SwiftKey et la barre additionnelle fort efficace. Illustration en fin de billet…

Sur iPad pro, c’est royal. En mode portrait, ce bloc de saisie sans touche tabulation est parfait. Pour mon usage, CQFD.

Équivalents clavier

Je me suis mille fois encouragé — sans succès — à modifier mes raccourcis clavier de TextExpander en conséquence. En effet, par défaut, SwiftKey ajoute systématiquement une espace après une virgule !

Or nombre de mes équivalents démarrent (…démarraient !) par une virgule.

J’ai fini par substituer à cette virgule le couple tt. Ce sont les mêmes raccourcis mais avec cet unique changement3.

Et comme mes équivalents TextExpander sont synchronisés via iCloud, ce que je change sur le Macintosh se retrouve sous les doigts sur iPad et iPhone. Bref, c’est fait…

En conclusion

Si je perds la touche tabulation, je perds également la possibilité via un appui long d’utiliser le clavier comme trackpad et donc de déplacer le pointeur aisément dans mon texte. Zut…

Heureusement, Editorial conserve la possibilité de procéder à un déplacement horizontal du pointeur via sa propre barre additionnelle et via un glissé du doigt, fonction implémentée bien avant Apple pour mémoire.

En images ! Plus efficace qu’un long discours insipide…

Et pour plus de précision…

Sur le iPhone 6s+

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  • À gauche | le clavier Apple sous Drafts 4
  • À droite | SwiftKey dans le même environnement. Dans ce contexte particulier, les deux claviers sont parfaits et vous remarquerez qu’il n’y a pas de touche tabulation… C’est après que !ça se corse…

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  • Bon, là, mes maladoigts (sic !) arrivent à tapoter un peu n’importe où…

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  • Et sont nettement plus à l’aise sous SwiftKey pour les raisons que vous devinez…

Mais il est vrai que je n’ai pas besoin en permanence de ce clavier tiers, vu qu’en mode portait, celui d’Apple est parfait et sans tabulation…!

Sur le iPad pro

C’est une autre paire de manches…

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  • Plus question d’échapper à la touche tabulation en mode portrait (zut de zut de zut…!)… et, de facto sous mes doigts, c’est assurément plus de confort avec …SwiftKey…

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  • Mais le plus usant pour moi se situe en mode paysage (très grand clavier qui convient à nombre de personnes soit dit en passant…).

Je sais très bien que c’est d’autant plus étrange… que je corrige cette chronique au final sur un MacBook Pro 17 et son clavier physique…!!! Qui est de même taille que ce qui précède… Groumphhhh…

Vous avez dit bizarre…? Comme c’est bizarre…!

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  • La solution qui s’avère la plus supportable en mode paysage est celle-ci mais je lui préfère mille fois, sur iPad pro, le mode portrait… Alors que je n’avais aucun problème sur le iPad Air avec son écran plus réduit…

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  • Enfin, sous iPad pro, dans Ulysses, les raccourcis iconiques se retrouvent les uns à la suite des autres vu que les trois touches prédictives disparaissent et sont, dans SwiftKey, intégrées dans le clavier.

Bon, tout ce qui précède est bien concentré sur mes usages… qui diffèrent des vôtres. Mais si vous êtes un poil dyslexique, avez une vue pas trop top (la mienne est 2D, aucune stéréo…) et vous retrouvez soudainement à utiliser un grand iPad Pro, qui sait…

Néanmoins, si Apple sous iOS 10 pouvait nous proposer des redistributions de clavier plus ramassées pour l’iPad Pro en mode paysage, ce serait intéressant de les tester…

Bref, tout ce qui précède n’engage que le rédacteur de ces lignes… Je me soigne…!

  • SwiftKey ⚑ (Gratuit). Pour mémoire, ce sont les thèmes des claviers qui sont payants. La seule question qui demeure réside sur les données de notre frappe qui sont transmises, pas automatiquement notre frappe mais nos profils. Je reviendrai sur cet aspect prochainement.

  1. Oui, c’est de l’ironie mais pas que. Ce matin, c’est cérémonie à l’église et également passage du Bac pour ma fille qu’il me faut conduire dans un lycée lointain où elle doit passer sa quatrième épreuve… Bref, mes pensées vont vers Paul-Jean et ce billet me permet également d’échapper au spleen qui me gagne… Oui, urbanbike n’est pas qu’un blog technique, il y a des tas de sites mieux faits sur ce plan… ↩︎

  2. C’est une longue histoire de je t’aime moi non plus avec SwiftKey, un an de tests (ici et sur un autre support), d’adoptions et puis non…! Lire aussi Réflexions matutinales à propos de SwiftKey, pffffffff…! ↩︎

  3. évoqué dans ce billet : Équivalents TextExpander allégés mais pas fait jusqu’à présent… ↩︎

le 03/06/2016 à 10:10 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Et si vous redécouvriez la puissance de vos guiboles…?!

Pieds + vélo, entre autres…

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Pffff, les pompes sont à sec. Pour ma part, il me reste quelques litres dans le réservoir de notre baleine bleue, histoire d’emmener ma gamine passer ses oraux pour le bac la semaine prochaine en banlieue proche, voire déplacer belle-maman en urgence si besoin.

Le reste du temps, j’utilise des Ecco avec un sac à dos.

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Et quand c’est un poil plus loin, je déploie mon Brompton — qui dispose d’un sac ou d’un cabas — et je pédale.

Il ne s’agit pas ici de vous seriner en vous expliquant que c’est mieux, juste qu’il y a des solutions alternatives et pratiques.

Ma gamine file à son lycée en courant tous les matins (…que trois kilomètres) et revient pour moitié par le bus avant de remonter à pieds vers la maison. Ma douce alterne marche et transports en commun, voire part en vélo faire le marché avec notre fille (sacs ou cabas itou). Notre fiston sur Paris emprunte un Vélib ou saute dans le métro.

Ceci pour rappeler que l’on peut limiter ses déplacements avec une automobile sans que cela devienne une pure abomination…

Et la voiture justement…?

Elle sert généralement une fois par semaine pour aller faire de grosses courses. Ou nous balader… Mais acquise d’occasion, 190 000 au compteur, on la soigne même si j’envisage le après1.

Et pour le boulot…?

Naguère, quand j’avais encore un boulot, je prenais mon vélo jusqu’à la gare, repliais le tout pour prendre mon train puis le redéployait pour me rendre à mon bureau… dans Paris. C’était au siècle dernier…!

Saint Lazare - Concorde mais aussi filer boulevard St Germain, ce n’était pas la mer à boire. Le truc étant essentiellement de ne pas forcer pour éviter d’arriver en sueur à un rendez-vous. Plus tard, j’y suis revenu en m’équipant mieux… dont en ajoutant des lumières

Mais je ne vais pas revenir sur ce que nous avons écrit avec Jacques, il y a dix ans, à propos du travail à domicile, manifestement les entreprises freinent des quatre fers même si certaines y viennent enfin. Oui, je sais, la version 2 est toujours sur l’iPad dans Ulysses, ça vient (doucement…).

Bref, investissez dans de bonnes pompes ou un Brompton (ou les deux!) et vous allez vous surprendre.

À tous ceux qui se disent : Un Brompton, c’est un petit vélo, c’est pas sérieux… je les engage à parcourir les aventures de Hannibal Brompton, alias Vincent Burgeon sur urbanbike… La liste de ses aventures est à la fin de ce billet précisément…


  1. Si mes vautours ne me mangent pas le foie (private joke), une caisse avec deux roues électrifiées (Les vélos parisiens ont un splendide modèle) me semble une solution même si j’ai une station AutoLib à 15 minutes à pieds… Mais d’autres options existent dont un véhicule en partage… ↩︎

le 27/05/2016 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #