Sortie en août, l’application Infltr ⚑ — pour infinite filters — est apparue fin août 2015. Quatre mises à jour plus tard, elle est disponible en 2.0.2 depuis le début du mois. Chouette succès, elle a été mise en avant par Apple car elle propose une approche étonnante, voire irritante (sic…!) au départ si l’on ne prend pas le temps de s’accrocher…!
Contrairement à Booster! ⚑ qui permet de choisir un filtre puis de cadrer et photographier via ce filtre prédéfini (voire même affûté, personnalisé via des réglages et des courbes), infltr joue la carte de la simplicité et de l’immédiateté.
Si, si…!
Vous cadrez la scène (…plein format ou format carré, flash ou non), puis vous ne jouez réellement que sur deux paramètres : vignettage (ou pas…!) et un dispositif de filtrage instinctif.
Je qualifie ceci de filtrage instinctif car c’est vous qui, en fonction de la scène qui se déroule devant vous, allez glisser votre doigt sur l’écran pour filtrer dynamiquement l’image à capturer selon votre sensibilité du moment, avant de déclencher.
Là où c’est légèrement agaçant au départ est que vous aller naturellement tomber sur une chouette combinaison à l’écran… sauf que vous allez — naturellement toujours — continuer de déplacer votre doigt (…ou ne pas avoir la présence d’esprit d’arrêter…), passant du chouette filtrage qui allait bien à un autre moins sympa, différent quoi. Bref, perdre le chouette-filtre-qui-allait-si-bien…! Or, retrouver la bonne combinaison entraperçue une minute plus tôt frise parfois la crise de nerfs !!
L’autre option est de jouer le jeu de la surprise et de l’immédiateté, apprendre à se maîtriser, prendre une décision très vite en fonction de ce qui est affiché sous votre doigt avant de déclencher aussi sec.
Trois solutions pour ne pas jeter votre iPhone de rage…!
Sauf qu’il y a une légère (sic…!) courbe d’apprentissage qui peut vous décourager ! Aussi, pensez à…
- déplacer doucement le doigt en sachant vous arrêter à temps !
- prendre une photo avec l’appareil photo d’Apple (ou un autre) et activer infltr ensuite tranquillement à tête reposée !
- créer une série de photos emblématiques avec des filtres aux petits oignons réalisés sous infltr et rappeler une image pour copier son filtrage, le pré-charger !!! Avant de déclencher, CQFD.

La seule manière de réutiliser un filtre est de récupérer une image déjà réalisée par Infltr. Faire défiler pour la retrouver, le petit plus coloré en bas à droite indique que le filtre est disponible. Appuyez sur ce plus pour pré-charger l’appareil photo de Infltr avec ce dernier filtre…
- À gauche | deux exemples : une image enregistrée avec un filtrage rouge
- À droite | avec filtrage vert (oui, c’est mon jean)…

Je ne sais comment l’application se débrouille pour repérer/attribuer ses filtres mais le nommage de Infltr n’est pas du tout standard… (en bas à droite, un nommage standard sur l’iPhone)

Le dossier propre à Infltr dans l’iPhone (avec les couleurs…!)

- Il existe une option brosse qui remplace l’aplat de couleur lors de la recherche du filtrage. À vous de voir si intéressé

Le principe est donc de déplacer le cercle chromatique sur l’image pour trouver un filtre…

Difficile de montrer comment fonctionne cette application à l’usage : le positionnement du cercle modifie de tout au tout le rendu comme le vignettage sans possibilité de revenir en arrière instantanément. Bref, y aller lentement pour définir son effet. Ou enregistrer une image type.

Mais il est clair que l’on peut obtenir des ambiances assez amusantes dans son cadre quotidien…
- À gauche | un appui permet d’accéder à toutes les images prises… Notez que Infltr créé un dossier spécifique dans votre album.

- À gauche | et en bas totalement à droite : l’activation du vignettage…
- À droite | idem mais à sa gauche (!) le changement de format.

- À gauche | les options dont la géolocalisation, l’accès au système de la brosse ou l’ajout dans vos images du logo de l’application… Faites défiler vers le bas pour accéder à d’autres options…
- À droite | Pour ma part, je préfère sauvegarder une copie de l’image si celle traitée est issue de mon album.
Bref, l’usage de infltr nécessite des nerfs d’acier mais le jeu est amusant. Néanmoins, la possibilité de post-filtrer après coup reste une excellente solution. L’équipe de développement insiste sur un point particulier dans les informations en ligne, pas de réduction de résolution en utilisant cette application, votre image conservera son quota de pixels.
Enfin, il est clair que ce produit devrait encore évoluer et proposer à terme des solutions plus reposantes. Sauf qu’une fois que l’on a enfin — dans les doigts — le process de infltr (et pas encore fracassé son iPhone…), je ne sais si c’est une certaine créativité (…ou du masochisme…!) qui nous conduit à recommencer…!
Bref, je reste persuadé que infltr ne va pas s’arrêter en si bon chemin…
À suivre…
Après VSCO, j’ai rechargé EyeEm ⚑ sur l’iPhone et me suis souvenu que je n’avais pas été plus loin que la fenêtre d’inscription naguère.
Comme pour VSCO, j’ai ouvert un compte vers ce site qui annonce, sans rire, A community & marketplace for real photography. Ayant très mauvais esprit, j’ai la détestable habitude de tout tourner en dérision.
Mais je dois reconnaître que, comme le site, l’application est bientôt bien foutue, assez réactive (moins que l’usine à courbes que j’ai maintes fois évoquée…) et, concept totalement assumé, orienté vente de vos images.
De plus, un passage sur le site web de EyeEm montre que ce ne sont pas que les images issues d’un iPhone que vous pouvez proposer.
Néanmoins, pour accéder à cette étape, EyeEm demande plus de détails sur l’auteur que vous êtes. De lire puis de valider des clauses vous liant au site (ce qui est le minimum).
Les prix de vente sont clairs, $20 pour une licence standard — commerciale ou éditoriale — et $250 pour un usage nettement plus large. Pour chacune desoptions, un PDF en anglais est à télécharger…
— Oui mais…?
Pas de mais, les règles sont claires :
- All revenues are split 50/50 between you and us.
- A photo can sell to multiple clients again and again. And you’ll earn money each and every time.
- EyeEm Market is non-exclusive - you can still use and sell your photos elsewhere.
Bref, en résumé, c’est du 50/50, vous pouvez vendre la même image plusieurs fois et EyeEm n’est pas votre distributeur exclusif…
Des galeries, des auteurs…
Avant de faire vos propres images, EyeEm vous propose de vous balader dans les galeries des auteurs… Ici, pas de filtres à vendre, mais une place de marché avec toutes sortes d’images…

- À gauche | Toutes sortes de thématiques à découvrir… Pour mémoire, la photo de la jeune femme était masqué par un rectangle gris et un avertissement…
- À droite | Des auteurs que vous pouvez ajouter à votre guise pour les suivre…

- À gauche | Des demandes spécifiques avec un challenge…
- À droite | Et, bien évidemment, de vous inciter à produire de l’image à votre tour…
Et l’application photo…?
Comme dit plus haut, vous n’êtes nullement tenu à des images brutes de décoffrage de votre iPhone. Pour autant, l’application sous iOS va vous permettre de prendre des images, d’en récupérer d’autres dans votre album faites avec des produits tiers.
Et, dans tous les cas de figure, de post-traiter ces images avant de les expédier (ou pas) vers votre espace dans EyeEm.
Mais revenons à l’iPhone avec quelques copies d’écran décrivant à grands traits le fonctionnement…

- À gauche | le dispositif de prise de vue est des plus élémentaires… En haut, optez pour l’usage du flash, une grille ou un selfie… En bas, le bouton déclencheur mais aussi une gestion de luminosité…
- À droite | …et ses trois options.
Basique et efficace… Mais non obligatoire…!

- À gauche | Une fois la photo prise (…ou importée de votre album), trois séries d’outils… Recadrage, filtrage et Correction…
- À droite | Cinq outils pour le recadrage dont celui-ci avec une grille très fine pour un positionnement précis…

- dans la partie filtrage, une série bien définie par thématiques avec la possibilité de nuancer l’application de chaque filtre de base…

- le fait de placer les outils de correction à la fin n’est pas innocent… les deux premières étapes devraient suffire en règle général…
- À droite | reste à partager… ou non…!
Diantre mais comment sauvegarder mes images dans mon album sans les publier…? Facile, dans la seconde partie, celle du filtrage, toute validation enregistre votre image post-traitée avec un filtre de EyeEm dans l’album (et même dans un dossier spécifique)…
Mais l’idée est — en toute logique — de nourrir la base de visuels disponibles de EyeEm, CQFD.
Voilà, pas mal du tout même si je reste un incorrigible sceptique. Sauf que EyeEm est une société basée à Berlin et que certains reportages m’ont fortement intéressé.
À suivre…!