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Guide pratique du graphiste freelance

Cathy Fishel

dans groummphh | lire | usages

Manifestement le sujet devient sérieux avec quelques livres parus ces derniers temps, spécifiquement sur le métier de graphiste dont Profession Graphiste Indépendant évoqué ici en juin 2010.

Cela tombe bien, c'est mon job.
J'ai parcouru dimanche soir à nouveau ce livre et il est remarquable par son universalité…! Cathy Fishel a rencontré des tas des graphistes sur la planète — du Brésil en passant par l'indonésie — qui ont partagé leurs points de vue et cela donne un livre très frais, sortant du strict cadre hexagonal.

Bref, amusant — façon de parler — de constater que les graphistes sont confrontés aux mêmes problèmes, questions, angoisses, à quelque latitude que ce soit…!

D'emblée l'auteur place la véritable question qui fâche. Pourquoi se mettre à son compte, en est-on véritablement capable, quelles sont les motivations réelles de ceux qui franchissent le pas…? Bref, êtes-vous bien armés pour vous lancer dans cette activité où rien n'est assuré…?!

Une fois ces interrogations essentielles passées, l'auteur rappelle les risques et les épreuves quotidiennes qui attendent les candidats à l'indépendance… Et embraye sur les habituels Comment se faire connaître, prospecter…? Comment se comporter vis-à-vis de ses clients, gérer son business, se faire payer, organiser son travail et ne pas empiéter sur sa vie privée  ? Tiens ce dernier point me rappelle un autre bouquin (auto pub !)…!

Bref cet ouvrage déroule et répond à toutes les questions que l'on est droit de se poser avant de se lancer dans une activité de graphiste freelance. Et surtout, après…! Bien sûr, la partie droit a été adaptée aux spécificités françaises dont, page 100, les taux de TVA auxquels nous sommes soumis selon nos activités.

Toujours enrichissant de comprendre comment cela se passe dans ce métier en lisant les très nombreux témoignages d'autres graphistes du bout du monde, de méditer leurs principes et partager leurs expériences.

Ainsi Damang, graphiste en Indonésie…
N'oubliez pas que travailler en freelance ne signifie pas travailler seul ;

Rodney, dans l'Alabama, ajoute :
Avec du talent, vous attirez de nouveaux clients ; avec des compétences et de la performance, vous fidélisez vos clients.

Carolina à Buenos Aires, précise :
Dans un contrat, s'il est question de trois illustrations, il y en a juste trois, et non quatre ou cinq. Tout est une question de rigueur. Si le client en souhaite davantage, vous êtes en droit de lui demander plus d'argent.

Un clin d'œil à une réflexion reçue par courriel de Loïc.

Je termine par cette citation de bon sens de Christian qui travaille au Brésil :
Si vous travaillez dans le graphisme pour les avantages matériels, vous êtes sur la mauvaise voie.

Universel, vous dis-je…!

Une dernière qui me semble également emblématique de notre métier, cette réflexion de Alana dans le Maryland :
Les graphistes indépendants ont définitivement besoin d'énergie. Parce que vous êtes le graphiste, le comptable, le secrétaire, le gestionnaire, l'agent, et bien plus.




Guide pratique du graphiste freelance
Cathy Fishel
Traduit de l'anglais par Dorothée Sittler
Adapté par Véronique Chambaud, Docteur en droit spécialisée en fiscalité, formatrice et conseillère pour les artistes, créateurs et professionnels de la culture

Dunod
9782100541133 | 19,90 € | 208 pages en quadri



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Cette couverture est de votre serviteur.

le 27/07/2010 à 09:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Obtenez le maximum du Canon EOS 550D

Philippe Chaudré et Vincent Burgeon

dans lire | photo | vincent

Vacances, j'oublie tout…!
Aie ! Si vous avez oublié le mode d'emploi de votre nouveau Canon 550D à la maison, pensez à feuilleter ce nouvel opus paru chez Dunod.

Si le nom de Philippe Chaudré ne vous est pas inconnu — il est l'auteur du Obtenez le meilleur du Canon EOS 500D comme d'un Tutorom Lightroom (entre autres), celui du co-auteur devrait également éveiller quelques souvenirs aux lecteurs d'urbanbike !

Vincent, voyons, voyons…? Non pas l'excellent Vincent… Luc mais, bon sang, mais c'est bien sûr, Vincent Burgeon…! Le Burgeon d'urbanbike (ça sonne bien, hein…!), alias Hannibal Brompton…! Cliquez sur le dernier lien pour comprendre (désolé Vincent, je suis d'humeur taquine…!).

Vincent est venu prêter main forte sur la partie Vidéo à l'excellent Philippe Chaudré et cela donne 330 pages (…ou 24 millimètres d'épaisseur, au choix) de conseils et d'explications concentrées sur le tout dernier boîtier grand public de Canon.

Bref, plus rien de nous échappera des nombreux réglages subtils de ce réflex sous la houlette de ces deux spécialistes…!



Obtenez le maximum du Canon EOS 550D
Philippe Chaudré et Vincent Burgeon
Dunod
9782100550395 | 28,50 € | 330 pages en quadri



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Pour mémoire, la vidéo mythique, quasiment culte réalisée au Canon 7D et embarquée sur le Brompton de Vincent est à (re)découvrir sur urbanbike (montez le son…!)

le 26/07/2010 à 09:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

De si braves garçons | Roman

Patrick Modiano

dans ancres | groummphh | lire

J'ai particulièrement apprécié ce roman de Modiano que je ne connaissais pas. C'est mon épouse qui m'a incité à le lire et, effectivement, je me suis retrouvé dans l'ambiance de ce collège privé, une pension sous la forme d'un château et de ses dépendances, de son parc.

Non, ce n'est pas le Collège de Bonnelles, établissement que j'ai fréquenté gamin pendant 7 ans, mais un lieu que l'on peut aisément identifier du côté de Jouy-en-Josas — la tombe d'Oberkampf père est bien au Montcel — et que l'auteur aurait fréquenté. Coïncidence, son collège de Valvert comme Bonnelles ont été incendiés.

Ce roman est à la fois une description de sa vie en pension avec les images fortes des professeurs et pensionnaires qui l'ont marqué mais, surtout, hasard de la vie, ceux qu'il croise à nouveau 20 ans plus tard. S'en suit les conditions souvent étranges de ces rencontres, de ces retrouvailles fortuites et la juxtaposition des images mémorisées par le narrateur, les souvenirs de ces braves garçons en pension qui éclairent leur situation d'adultes. Et souvent, explique en grande partie leur mal vivre.

C'est ce point qui m'a le plus touché. Modiano n'en dit pas trop mais on devine entre les lignes les souffrances de ces pensionnaires malgré eux, ces garçons abandonnés — le mot n'est pas trop fort — par leurs familles. Ici, des familles souvent cosmopolites, aisées ou sans plus mais très, trop occupées par leurs affaires, leur propre soif de liberté. Du coup, plus simple de larguer le môme dans une pension et de payer les frais de scolarité. Plus de témoin de leurs propres turpitudes, personne dans les pattes au quotidien hormis les fins de semaine ou les vacances scolaires. Quand tout va bien.

Comme le montre Modiano, la pension n'arrange pas les êtres qui sont arrivés là sans comprendre. Rares sont ceux qui n'en ressortent pas un poil fêlés, cassés. Et comme le dit si bien le titre même de son livre, c'étaient pourtant de si braves garçons. Avant.

Ce que j'apprécie dans l'écriture de Modiano, c'est l'apparente légèreté. Pas de pathos, pas de dénonciation. Il se contente de brosser avec talent l'ambiance, le cadre, les profils, les relations et à vous lecteur de capter ce qui reste en creux.

Bref, un très très grand roman. Pas uniquement destiné à tous ceux qui ont eu le déplaisir de passer des années en pension mais aussi à leurs proches. Peut être que cette lecture leur permettra de mieux comprendre certaines choses.

Pas de photo du livre car c'est un livre emprunté à la bibliothèque de ma ville. Néanmoins les références en poche.


De si braves garçons
Patrick Modiano
Gallimard
9782070378111 | 4 € (format poche)



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Note(s) de lecteur(s)…

André ajoute…
Merci pour la référence à ce livre... Moi ce fut d'abord Saint-Charles à Athys-Mons puis Cabanis à Brive ! Mais heureusement pas 7 années ; 5 furent suffisantes pour marquer ma vie. Effectivement on ne ressort pas indemne de cette douloureuse expérience, j'ai toujours en mémoire les retours du dimanche soir, quand on pouvait rentrer à la maison...

Je note ce "quand on pouvait rentrer à la maison". J'ai connu cela. On venait me chercher le samedi midi et on me reconduisait le dimanche soir.

le 24/07/2010 à 23:40 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #