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La véritable histoire des pâtes

Luca Cesari

dans ancres | lire

Bonne année (9x5)^2 aux lecteurs de ce blog…! Autant commencer par un livre sur la cuisine !

J’ai eu beaucoup de plaisir à lire l’ouvrage de Luca Cesari, ouvrage qui rejoint celui d’Alberto Grandi, Denominazione di origine inventata Le bugie del marketing sui prodotti tipici italiani et déconstruit, avec humour (…mais après de sérieuses enquêtes) nombre de mythes culinaires solidement ancrés dans notre imaginaire collectif et généralement assénés d’autorité …sans aucune vérification !

J’ai particulièrement apprécié le chapitre trois sur les pâtes à la Carbonara, plat simple que je réalise de temps à autre et qui m’ont valu quelques remarques d’experts auto proclamés (sic !) sur l’usage inapproprié de tel ou tel ingrédient dans la recette !!

Luca Cesari nous propose une argumentation soutenue pour rétorquer à les gastropuristes qui ont un avis sur tout1 (…des hommes à 99 % ;-)…

Le livre de Luca Cesari Storia della pasta in dieci piattiDai tortellini alla carbonara | il Saggiatore S.r.l., Milano 2021 a été traduit en français sous le titre… La véritable histoire des pâtesLes dix recettes qui ont fait l’Italie et conquis le monde | Buchet-Chastel, Libella, Paris, 2022.

C’est drôle, ironique et particulièrement étayé !

Et ça démarre fort (la version française suit ces quelques extraits…!!)

Parlare di cucina, oggi, in Italia, non è affatto un’operazione innocua o priva di rischi.

Provo a farvi un esempio che con tutta probabilità avrete già osservato o sperimentato sulla vostra pelle almeno una volta nella vita, e che si verifica quotidianamente su qualsiasi blog o sito di cucina che tratti di ricette italiane «tradizionali».

Mi sono scordato di comprare il guanciale; malauguratamente, non ho neanche il pecorino. Apro il frigo, prendo la pancetta affumicata, le uova e il parmigiano. Mi faccio una carbonara. Prima di assaggiarla la fotografo e la posto su Facebook. Una pioggia di insulti. Se provo a difendermi, si passa alle minacce.

Chi mi aggredisce in questo modo?

Un particolare tipo umano (una legione, in verità) che nel corso del libro chiameremo «il gastropurista». Il gastropurista è il nuovo sacerdote della tradizione culinaria italiana. Il gastropurista sa (crede di sapere) sempre quali sono gli unici e insostituibili ingredienti ammessi in ogni ricetta tipica. Perché sua nonna, la nonna di sua nonna, i suoi più remoti antenati «la facevano così».

L’assunto di base è che i piatti della tradizione siano sempre stati identici a quelli che conosciamo oggi e abbiano superato indenni secoli di storia fino ad arrivare sulle nostre tavole. È una tendenza viziata da una visione fortemente ideologizzata della storia gastronomica che ha come solo scopo quello di spostare indietro le lancette della nascita delle ricette tradizionali. Il motivo è semplice: l’antichità e la stabilità nel tempo sono i due criteri principali per definire cosa può essere considerato «tradizionale» e cosa no.

En français…

Traduits de l’italien par Marc Lesage qui a adapté le texte pour le contextualiser…

Parler de cuisine, aujourd’hui en Italie, est tout sauf une entreprise innocente ou sans risques.

Pour vous en convaincre, partons d’une situation dont, très vraisemblablement, nombre de mes compatriotes ont déjà été témoins ou qu’ils ont eux-mêmes vécue au moins une fois dans leur vie. Elle se répète d’ailleurs chaque jour sur n’importe quel blog ou site de cuisine consacré aux recettes italiennes « traditionnelles ».

En ouvrant mon frigo, je tombe sur un morceau de pancetta fumée, des œufs et du parmesan. Et si je me préparais une carbonara ? Avant de la déguster, je la prends en photo et la poste sur Facebook. C’est un déluge d’insultes. Comment, j’ai osé mettre de la pancetta alors qu’il faudrait du guanciale ? Et ce parmesan, que vient-il faire ici ? C’est du pecorino qu’on doit mettre !

J’essaie de me défendre. Constatant qu’on passe aux menaces, je n’ose imaginer ce qui me serait arrivé si j’avais mis de la crème fraîche, comme vous auriez pu le faire en France…

Qui m’agresse avec tant de violence ?

Une frange particulière de l’humanité, qui fait légion, d’ailleurs, et que nous croiserons régulièrement au cours de cet ouvrage, j’ai nommé les « gastropuristes ». Les gastropuristes sont les nouveaux grands prêtres de la tradition culinaire italienne ; ils savent toujours (enfin, croient toujours savoir) quels sont les seuls ingrédients typiques de chaque recette. En dehors, point de salut. Pourquoi ? Parce que leurs grands-mères, les grands-mères de leurs grands-mères, leurs ancêtres les plus lointains « faisaient comme ça ».

Ces gens partent du principe que les plats traditionnels ont toujours été identiques à ceux que nous connaissons aujourd’hui et qu’ils ont traversé sans difficulté des siècles entiers avant d’arriver sur nos tables. Ne nous y trompons pas : il s’agit là d’une vision fortement idéologisée de l’histoire gastronomique dont le seul but est de faire remonter la naissance de ces recettes le plus loin dans le temps.

[…] L’histoire de l’Italie se peuple ainsi de paysans durs à la tâche mais ingénieux ou de mystérieux cuisiniers de cour capables de créer des recettes inoubliables en mariant les quelques ingrédients qu’ils ont sous la main.

Carbonara !

[…] Parlons à présent d’un véritable étendard de la cuisine italienne, l’un des plats de pâtes les plus connus et appréciés au monde, mais aussi l’un des plus discutés et controversés : la pasta alla carbonara. Il suffit de surfer sur Internet pour tomber sur des sites de cuisine proposant la recette « originale ». On se retrouve alors noyé sous des centaines de conseils mais, dans l’ensemble, tous se concentrent sur les trois ingrédients qui constituent le « canon » : les œufs, le guanciale et le pecorino, avec l’ajout d’un généreux nuage de poivre noir.

[…] Cuisiniers, blogueurs culinaires ou simples passionnés, tous font bloc autour d’une même recette pour défendre la tradition, comme un seul homme.

[…] Bref, retracer l’histoire de la carbonara nous oblige à slalomer entre différentes « fausses » versions, si nous voulons trouver la « version originale » de la recette, celle des bergers, et peut-être des charbonniers, allez savoir.

[…] L’hypothèse la plus probable reste celle d’un restaurateur qui, à l’arrivée des Alliés en 1944, a fait de nécessité vertu en puisant dans leurs rations qu’il a mélangées aux ingrédients locaux.

Seule certitude : la carbonara symbolise indéniablement la rencontre de deux mondes à travers la superposition de conceptions de la gastronomie divergentes mais complémentaires, au sein d’un même plat. D’un côté, les œufs et le bacon des militaires américains, sous forme de rations alimentaires. De l’autre, un symbole de l’Italie, les pâtes, agrémentées de fromage. Ensemble, ces éléments ont donné vie à un mariage unique – une recette à mi-chemin entre les goûts alimentaires respectifs de ces deux pays, tel un pont culinaire au-dessus de l’Atlantique. Ou, pour le dire autrement, un plat américain né en Italie.

Soyons décomplexés !

Voila, j’ai juste extrait le début de l’introduction qui rappelle l’objectif (!) puis quelques autres paragraphes du chapitre 3 pour vous inciter à lire cet épatant bouquin qui me fait encore plus apprécier l’inventivité de la cuisine italienne d’autant que l’auteur la désacralise comme l’avait fait également avec beaucoup d’humour Alberto Grandi (qui est cité d’ailleurs).

Comme ma fille, je lis régulièrement une revue italienne en ligne, dissapore, qui met souvent les pieds dans le plat.

À noter que ces deux ouvrages (en italien et en français) de Luca Cesari sont disponibles au format ePub.

Bonne lecture et, surtout, cessons d’avoir peur d’ajouter des ingrédients mis à l’index par les gastropuristes !

Merci Luca !


  1. Les mêmes qui nous bassinent sur des tas de sujets, du vin à la religion… ↩︎

le 05/01/2025 à 20:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Dans la nuit et le vent | Extrait du chapitre 4

Patrick Leigh Fermor

dans lire

J’avais évoqué en décembre 2007 les deux livres de Patrick Leigh Fermor, Le temps des offrandes | Entre fleuve et forêt, sur son périple démarré en décembre 1933… À pied, entre Londres et Constantinople…

Ce matin, j’écoutais le podcast d’Anne LamotteEn direct des États-Unis — et, instantanément, ce dernier a réveillé un souvenir de lecture que je livre ici (certes trop long mais je pense que le rappel du contexte est indispensable)…

Bref, après une Katzenjammer mémorable1, le vol de son carnet de voyage et de son passeport…

[…] Citation […]

Et c’est dans l’une de ces villes disparues de la Rhénanie, je ne me rappelle pas où, que j’eus un aperçu de la rapidité de la métamorphose chez de nombreux Allemands. Dans un bar fréquenté par des ouvriers, je me liai un soir avec plusieurs apprentis en bleu de travail qui venaient de quitter leur chaîne. Ils avaient à peu près mon âge et l’un d’eux, un gaillard amusant qui aimait à faire le clown, me dit : pourquoi ne viendrais-je pas dormir sur le lit de camp de son frère ? Je gravis l’échelle menant dans son grenier pour atterrir au milieu d’un sanctuaire nazi. Les murs étaient couverts de drapeaux, de photographies, d’affiches, de slogans et d’emblèmes. Il m’expliqua la nature de ses objets cultuels avec un zèle fétichiste en gardant pour la fin la pièce centrale de sa collection : un pistolet automatique, un Luger parabellum, je crois, soigneusement graissé et enveloppé dans une toile imperméable, environné d’une pile de boîtes en carton vert remplies de balles. Il démaillota le pistolet, le mit en état de marche, chargea le magasin, l’inséra dans son arme puis l’éjecta, se sangla d’une ceinture, d’un baudrier et d’un étui et « entreprit de jouer au cow-boy ; s’emparant brusquement de son arme, il la jetait en l’air, la faisait tourner autour de son doigt par la gâchette et sautillait en fermant un œil et en imitant le bruit des coups de feu d’un claquement de langue… Quand je remarquai qu’il devait parfois se trouver à l’étroit dans un décor aussi envahissant, il éclata de rire et s’assit sur son lit :

«  Mensch! Tu aurais vu comment c’était l’année dernière ! Tu aurais bien ri ! C’étaient partout des drapeaux rouges, des étoiles, des faucilles et des marteaux, des photos de Lénine et de Staline ou des affiches “Travailleurs du monde, unissez-vous !”. À l’époque, je tombais à bras raccourcis sur quiconque chantait le Horst Wessel Lied ! Ce n’était que Drapeau rouge et Internationale, à ce moment-là ! Je n’étais pas seulement un Sozi mais un Kommi, ein echter Bolschewik ! (Il salua, bras tendu en fermant le poing.) Tu m’aurais vu ! Combats de rues ! Nous tabassions les nazis et ils nous en faisaient tout autant. Nous mourions de rire – Man hat sich totgelacht. Et tout à coup, quand Hitler est venu au pouvoir, j’ai compris que ce n’étaient que stupidités et mensonges. Je me suis rendu compte qu’Adolf était l’homme qu’il me fallait. D’un seul coup ! (Il claqua des doigts.) Et me voici ! »

Et quant à ses anciens copains ? m’enquis-je.

« Eux aussi ont changé ! Tous ces gars qu’on a vus au bar. Chacun d’eux ! Ils font tous partie des SA, à présent. »

Les gens avaient-ils été nombreux à les imiter ? Nombreux ? Ses yeux s’écarquillèrent.

«  Des millions nous ont imités ! J’ai été sidéré de la vitesse à laquelle ils ont changé de bord ! »

N’osant encore y croire, il secoua la tête pendant un instant. Puis un large sourire béat s’épanouit sur son visage cependant qu’il laissait pleuvoir les balles d’une main dans l’autre comme autant de grains de chapelet.

« Sakra Haxen noch amal ! C’est à peine s’il reste quelques Sozis ou Kommis à buter, aujourd’hui ! »

Il partit d’un joyeux éclat de rire. Et que pensaient ses parents de tout ceci ? Je les avais rencontrés en montant, un couple plutôt brave, l’air décati, occupé à écouter la radio près du poêle de la cuisine. Ma remarque provoqua un haussement d’épaules et parut le déprimer.

« Mensch ! Ils ne comprennent rien. Mon père est dépassé : pense qu’au Kaiser, à Bismarck et au vieil Hindenburg, lequel est mort, lui aussi – au moins, il a aidé le Führer à arriver là où il est ! Quant à ma mère, elle ne sait rien de la politique ; tout ce qui l’intéresse, c’est d’aller à l’église. Elle aussi est dépassée.  »

La soudaine éclaircie me permettait de me rendre compte combien je m’étais rapproché des Alpes, sur cette route qui courait vers l’est et sortait de Traunstein, ma dernière halte bavaroise. Les nuages s’étaient dissipés et le grand massif se dressait sur la plaine, aussi abrupt qu’un muret sur un champ. Les pics neigeux scintillaient, zébrés d’ombres bleues ; les cercles sombres des sapins et les sommets des Alpes de Kitzbühel et du Tyrol oriental s’imbriquaient dans le ciel au-dessus d’un lacis de vallées obscures. Un panneau indiquait le sud et suivait la vallée où se tapissait Bad Reichenhall. Là-haut sur la corniche, Berchtesgaden, alors connu pour sa seule abbaye, son château et son panorama étendu sur les basses terres bavaroises.

Mais je m’orientai vers l’est et atteignis les berges du Salzach en fin d’après-midi. Une barrière rouge, noir et blanc barrait la route. À l’intérieur du poste de douane se trouvait la dernière photo du Führer. Les ultimes croix gammées paraient les manches des uniformes ; quelques minutes plus tard, derrière une barrière rayée de rouge et de blanc, un fonctionnaire autrichien tamponnait mon passeport, le 24 janvier 1934.

À la tombée du jour, je regardais les statues et déambulais sous les colonnades baroques de Salzbourg à la recherche d’un café. J’en trouvai un dont les fenêtres ouvraient sur une fontaine ornée d’une cavalcade de chevaux et d’une profusion de stalactites.

Extrait2 du chapitre 4 — Winterreise — de Dans la nuit et le vent tiré du ePub | Patrick Leigh Fermor avec une chouette surprise : « pendant des années on crut ce troisième manuscrit abandonné, inachevé, voire inexistant. Nombreux sont ceux qui désespéraient de le lire un jour… Puis, miracle, aujourd’hui paraît enfin ce troisième récit, La Route interrompue, inédit, magistral, qui nous mène jusqu’au Mont Athos en Grèce. »

Bien évidemment, tout parallèle avec des situations quasi similaires de part et d’autre sur cette planète procède d’une étonnante coïncidence…


  1. Est-ce que le mot biture est suffisamment illustratif…? À ce niveau là, quasi un exploit…! ↩︎

  2. Lien vers l’AppleStore dédié aux livres vu que je lis ces ouvrages sur mes écrans sous macOS et iOS… ↩︎

le 11/11/2024 à 10:45 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Éparpillement des réseaux sociaux !

Chacun dans sa bulle d’infos…

dans groummphh | lire | usages | vieillir

Il y a encore deux ans, les choses étaient relativement simples : nous nous partagions entre Twitter, Instagram, Facebook, LinkedIn …quasiment seuls ces réseaux comptaient.

Le rachat de Twitter a éparpillé les utilisateurs, d’aucuns n’ont pas souhaité poursuivre1..

Des projets alternatifs ont eu le temps d’éclore, de BlueSky à Theads. D’aucuns ont également retrouvé le chemin de leur compte Mastodon, cette plateforme aux multiples instances ayant maintenu le cap malgré les avis de naufrage annoncés par les experts.

Aujourd’hui, cela devient compliqué de s’exprimer d’une seule voix sur ces multiples canaux.

Je lis, ci et là, que nombre d’utilisateurs se maintiennent sur Twitter/X, en attendant un éventuel changement de gouvernance. Bon courage, je n’y crois guère.

Pour mieux cerner ce problème, il suffit de regarder le nombre de liens disponibles sur les sites que vous suivez ! Qui n’a pas sa collection de vignettes pour rappeler sa présence sur telle et telle plateforme… Je note d’ailleurs que Mastodon est rarement proposé.

Pour ma part, aucune nostalgie des réseaux que j’ai quitté.
En revanche, j’ai ajouté nombre de fils RSS dans mon News Explorer, avant de commencer à en… supprimer, d’élaguer les liens dans mon agrégateur.

Même si je suis tenté de tester ces nouveaux réseaux, les diverses expériences des deux dernières décennies m’ont vacciné. Et puis j’ai changé, vieilli…

Comme je l’ai écrit ici à maintes reprises, je conserve un unique compte… Sur Mastodon, CQFD.

Sur Twitter, Instagram, Facebook, nous sommes prisonniers d’une entité. notre compte appartient au réseau qui a droit de vie et de mort…

Sur Mastodon, je sais que je peux bouger (…je l’ai fait une demi-douzaine de fois avant d’arriver chez eldritch.cafe) sans perdre les gens que je suis et qui me suivent…

Je peux changer d’embarcation, rejoindre une plus grosse instance où, inversement, en choisir une plus petite, voire créer mon instance… qui sera néanmoins reliée à la flottille.

Mon choix a été dicté par la possibilité de retrouver toute une bande de relations et copains, l’ambiance me convient parfaitement et je peux (si, si…!!) ne pas m’exprimer quotidiennement2.

J’ai opté, il y a deux décennies pour ce blog (vous y êtes) sans commentaires : cela ne m’empêche pas de recevoir des petits courriels de lecteurs. Ces mêmes lecteurs savent me trouver sur Mastodon, si besoin est et ont parfaitement compris le distinguo que j’opère entre des billets d’humeur ici3 et mes quelques apartés anecdotiques sur Mastodon.

RSS et gain de temps

Mais l’objet de ce billet était de rappeler (…j’ai ouvert pas mal de parenthèses qu’il est grand temps de fermer…!) que, pour ceux qui veulent impérativement exister sur les réseaux, cela reste une opération très complexe !

Et pourtant, il existe une solution… le blog4 et les RSS !
Si vous souhaitez vous exprimer librement, sans censure et sans limite de photos ou de longueur de texte, ouvrez le votre.

J’évoquais le retour des fils RSS : c’est assurément l’une des meilleures méthodes.

  • tant pour survoler l’actualité de multiples journaux, d’analyses contrastées que celle des réseaux via un unique dispositif…
  • tant pour informer sans effort vos lecteurs depuis votre blog (depuis Mastodon, c’est d’une simplicité biblique5)…

Alors, au lieu d’attendre un nouveau propriétaire pour X ou désespérer de ne pas trouver le réseau social idoine, à nous tous, individuellement, de nous bricoler une solution à base de fils RSS.

Ces briques élémentaires ont fait leurs preuves er des tas d’apps de qualité sont à notre disposition.

Dernière option : s’en passer…!

Je rappelle au lecteur de passage que l’on vit également très bien sans réseaux sociaux, sans blog, sans se farcir à longueur de journée la tête d’informations toxiques entendues à la radio ou lues dans la presse.

D’ailleurs, pour conclure ce billet (un peu trop long …faudrait que je me fasse assister par de l’IA souveraine au lieu de pondre ces textes approximatifs), je vous engage à profiter des mois qui viennent pour vous déconnecter un peu (oubliez les conseils de sevrage brutal… juste de grandes plages de temps sans…!), et retrouver la nature, la marche, le temps de flâner, de déambuler sans but… avec6 ou sans écran, partager des moments avec vos proches.
Bref, glander (…qui n’est pas… ne rien faire…!)

Dernier point : je comprends la nostalgie mais je préfère aller de l’avant. Le c’était mieux avant est une formule que j’entends sans la partager.
C’était mieux avant …quand nous allions au puits tirer de l’eau ;
c’était mieux avant …quand nous nous éclairions à la bougie ;
c’était mieux avant …quand il fallait aller dans le petit édicule au bout du jardin pour effectuer son bilan hydrique…!! Ou couper du bois, allumer le feu, tisonner, nettoyer les cendres, se geler les fesses par manque d’isolation, etc.

Enfin, est-il indispensable de réagir à la moindre news affichée sur un réseau social ?! Non…!!

reduc-450

  • SI vous avez du mal avec le RSS de Mastodon, je vous l’écris en clair…

  1. urbanbike | RIP Twitter ↩︎

  2. Ce sera bientôt le cas car mon […il y a un an, jour pour jour…] sur Mastodon se termine à la fin de ce semestre…! ↩︎

  3. j J’évoque rarement mes billets de blog sur Mastodon… ↩︎

  4. urbanbike | Zut, les blogs sont morts… ↩︎

  5. Un lien au hasard… Le RSS dans Mastodon ↩︎

  6. Avec mon iPhone car il me sert aussi d’appareil photo mais énorme ménage dans mes notifications…! ↩︎

le 15/05/2024 à 14:15 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #