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Sauvons la biodiversité | Edward O. Wilson

Une réflexion passionnante sur notre planète et la manière de préserver les espèces

dans lire | potager

Ce bouquin est un concentré de bon sens.
Au moment où l'on se pose la question de la conquête de la planète Mars, Edward O. Wilson — l'inventeur du mot biodiversité en 1986 — propose une expédition nettement plus utile, celle de la planète Terre…! Et les arguments ne manquent pas… La science ne connaît que 10 pour cent des formes de vie de notre monde et a étudié moins de 1 pour cent des espèces au delà d'une simple description anatomique… Un exemple…? Ce billet de samedi dernier…

Wilson fait partie de ces scientifiques qui pensent que nous sommes au début de la plus grande crise d'extinctions massives depuis la fin du Crétacé, il y a 65 millions d'années…

Bref, il ne manque pas d'humour et rejoint en cela un autre scientifique que j'ai entendu récemment sur France-Culture. À la question "que pensez-vous de la possibilité de fabriquer un mammouth à partir des derniers spécimens congelés" posée par une journaliste, il répondait que cela ne marchera pas et que l'on ferait mieux de préserver les éléphants existants… Vous avez dit "bon sens"…? C'est qu'on en manque singulièrement en ce moment.

Wilson va dans la même direction, il serait peut être bon de mettre un frein à la surpopulation de notre planète et de s'occuper de cette dernière pour de bon, cesser de se lancer dans des programmes foireux imaginés par des apprentis-sorciers… Et surtout ranimer en nous tous la curiosité que nous avions enfants pour la nature, redevenir des naturalistes…
L'humanité doit prendre une décision dès maintenant : conserver l'héritage naturel de la Terre ou laisser les générations futures se débrouiller avec un monde biologiquement appauvri. […] Sachant cela, quelques utopistes ont joué avec l'idée d'une mesure de dernier recours. Ils ont dit "conservons les millions d'espèces survivantes en congelant leurs œufs ou des échantillons de leurs tissus pour une résurrection ultérieure." Ou "enregistrons le code génétique de toutes les espèces et nous essayerons de recréer les organismes plus tard."

Inutile d'ajouter que l'auteur pense que l'on va droit dans le mur avec de telles sornettes pseudo-scientifiques… Sa proposition est simple et évidente, sauver la biodiversité au cours des 50 prochaines années. Ou perdre au moins un quart des espèces…

Il suffit de regarder autour de nous pour se rendre compte que son discours est bien réel… Pour ma part, je vois moins de butineuses et de papillons dans mon jardin. Je ne rêve pas pour autant d'un écosystème synthétique avec biodiversité artificielle, genre jardin peuplé d'insectoïdes qui ne piqueraient pas…! Bref, c'est à lire et à méditer surtout.

Sauvons la biodiversité
Edward O. Wilson
Dunod
9782100509881 | 18 €

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Pour info, très bon dossier sur la biodiversité dans le dernier dossier de la recherche (n° 28 d'août-octobre 2007)… Dont un entretien pas des plus optimistes avec Edward O. Wilson, interviewé par Olivier Postel-Vinay.
OPV : Vous avez écrit : "il faut dramatiser ces questions". Faut-il exagérer ?
EOW répond : Non, mais il faut dramatiser. Dramatiser n'exige aucune aucune exagération. Les faits nus ont un pouvoir dramatique suffisant. Ce n'est pas exagérer de dire que la crise actuelle de la biodiversité a des proportions apocalyptiques.


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6,60 € dans tous les bons kiosques… Vous trouverez d'ailleurs une chronique du livre de Edward O. Wilson page 95.

le 31/07/2007 à 09:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

FMI, 19th Street, Washington, USA

Rafraîchissement

dans joël | lire

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Joël Seguin, éditeur chez Eyrolles. Il vit aujourd’hui près de Minneapolis (USA) […]


Avec l'actualité française autour de la présidence vacante du FMI, voici deux petits rafraîchissements.
D'abord via Les Français ont-ils vocation à être les hauts fonctionnaires du village mondial ? de Jean-Pierre Robin pour Le Figaro :
De tous les Occidentaux, les Français ont la réputation d’être les plus hostiles à la mondialisation. Ils ignorent manifestement qu’ils en sont les organisateurs les plus prestigieux ! Pascal Lamy dirige l’Organisation mondiale du commerce et Dominique Strauss- Kahn a de très bonnes chances de prendre la direction générale du Fonds monétaire international à l’automne. Or l’OMC et le FMI – l’une pour le commerce et l’autre pour l’économie et la monnaie – sont sans conteste les deux institutions phares de la globalisation. Celles qui façonnent les règles du jeu et en arbitrent les crises. Il n’y a pas que l’OMC et le FMI où nos compatriotes monopolisent les plus hauts postes. Dans l’olympe des organisations intergouvernementales, ils sont partout. Michel Jarraud, à l’Organisation mondiale de la météorologie, Claude Mandil à l’Agence internationale de l’énergie, le Dr Bernard Vallat à l’office international des épizooties, Michel Danet à l’Organisation mondiale des douanes, Jean- Marie Guéhenno numéro deux de l’ONU en charge des questions de sécurité, Francesco Frangialli à l’Organisation mondiale du tourisme, etc. Au niveau européen également les Français sont aux avant- postes : Jean-Claude Trichet à la BCE, Jean Lemierre à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), Jean-Paul Costa à la présidence de la Cour européenne des droits de l’homme, Marc Perrin de Brichambaut comme secrétaire général de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe).

Et cet extrait tiré du livre Making globalization work de Joseph Stiglitz.
Poverty has, at last, become a global concern. The United Nation and multinational institutions such as the World bank have all begun focusing more on poverty reduction. In september 2000, some 150 heads of state or government attended the Millenium Summit at the United Nation in New York and signed the Millenium Development Goals, pledging ti cut poverty half by 2015.
Until recently, the IMF traditionally focused on inflation rather that on wages, unemployment and poverty. Its view was that poverty reduction was the mandate of the World Bank, while its own mandate was global economic stability. But focusing on inflation and ignoring employment led to the obvious result : higher unemployment and more poverty. The IMF has now made poverty reduction a priority.

Livre qui rejoint ceux d'autres économistes de premier plan qui ont su récemment expliquer sans trop jargonner ou compliquer ce qui se passait à l'échelle de la planète : Jeff Sachs, The End of Poverty, Jagdish Bhagwati, In Defense of Globalization, Bill Easterly, The Elusive Qwest for Growth, Thomas Friedman, The World is flat et Martin Wolf, Why globalization works. Un peu moins de la moitié de l'humanité est pauvre. Autrement dit, près de 3 milliards de personnes vivent avec 2 dollars par jour. Tout comme les règles régissant les échanges commerciaux, de capitaux et celles liées à l'environnement, la pauvreté est un problème qui a besoin d'être traité autant au niveau local que... mondial.

Rien à voir, je ne résiste pas à vous montrer une différence culturelle tellement flagrante sur ces questions! Voici une sélection de titres et couvertures américaines puis françaises sauf pour les livres de Jeffrey Sachs et Martin Wolf, non disponibles en français.

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Et les deux versions du livre de Jeffrey Sachs : Hardcover puis Paperback.

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Note géographique autour du FMI : la World Bank est installée dans la 18ème rue et le Trésor américain dans la 15ème!

le 26/07/2007 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Maîtriser le Nikon D200

Pratique à lire quand on essaye ce boîtier…

dans lire | photo

Je vais rendre dans quelques jours le Nikon D200 au service de prêt du constructeur. Le colis que j'avais réceptionné ne comportait pas de manuel utilisateur, certainement égaré par l'un des destinataires précédents… C'est là que j'ai eu beaucoup de plaisir à mettre la main sur l'un des ouvrages de Vincent Luc, Maîtriser le Nikon D200…

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Maîtriser le Nikon D200
Vincent Luc
Éditions VM
9782212672725 | 29,90 €

Je ne vais pas écrire à nouveau tout le bien que je pense de cette série d'ouvrages — d'autant que je l'ai évoqué récemment. Cette fois-ci, j'étais exactement dans le bon contexte : un boîtier en prêt et aucune documentation pour tirer parti de ce dernier. Certes, les habitudes reviennent très vite d'autant que Nikon propose une ergonomie claire, que je n'étais pas si dépaysé par rapport au fantastique Nikon D2x que j'avais eu à tester en 2005. Néanmoins, je n'ai pas une mémoire exceptionnelle et il m'arrive régulièrement de sécher devant une tâche que je faisais les yeux fermés l'année précédente. Aussi le soutien apporté par ce livre m'a permis de ne pas trop hésiter et me rassurer parfois sur la pertinence d'une manipulation.

Je vais revenir deux secondes sur le couple Nikon D200 et 105 micro Nikkor VR avec lequel je me suis bien amusé. Je reste toujours estomaqué devant la qualité de l'analyse de la lumière. Moins par le poids des fichiers RAW délivrés. En effet, mon 5D de 12,8 MP me génère du 11,2 Mo en moyenne par fichier (4372 par 2906 pixels) et le Nikon D200 qui est un 10.2 MP, des fichiers de 15,2 Mo (3884 par 2600 pixels)… Même si le prix des cartes s'est démocratisé, c'est quand même 4 Mo de plus et donc moins de photos enregistrées à terme sur une carte flash. Je ne parle même pas de la place occupée ensuite par le stockage des images sur un disque dur. Ensuite, chacun se déterminera sur le grain de l'image ou du capteur comme sur la chromie.

Mon ressenti, c'est le confort qu'apporte le 105 micro Nikkor VR en toutes circonstances. J'ai apprécié de pouvoir capturer ces images végétales. Que ce soit le soir avec les derniers rayons du soleil…

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Le matin, juste après la pluie…

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Ou encore dans des conditions normales d'ensoleillement…

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Bien évidemment le D200 a sa part. Solide — il faut résister aux épreuves que sont les divers prêts à la presse ci et là, ergonomique, il s'est avéré agréable en toutes circonstances.
Note(s) de lecteur(s)…

Béat Brüsch ajoute ceci :
Le livre de Vincent Luc est très bon. Il suffit largement pour une pratique courante et au-delà. (Manque juste un index plus fourni pour quand on est pressé de retrouver un truc.)
J'aime bien les modes d'emploi en pdf. Ils prennent naturellement place dans mon Powerbook et m'accompagnent partout (avec plein d'autres choses).

Béat ajoute un lien vers les manuels en .pdf chez Nikon

Laurent Thion m'écrit :
Que nenni !!
Il existe dans les menus du D200 une fonction d'activation de compression du format NEF qui diminue de 50% environ la taille des fichiers. Bien qu'étant intransigeant sur la qualité de mes images, j'utilise par défaut cette compression (dont j'ignore d'ailleurs exactement le type de fonctionnement) vu que de nombreux essais ne m'ont mis en évidence une différence de rendu au final.

le 25/07/2007 à 08:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #