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Stratégies de pré-parutions

Publishing Live

dans joël | lire | usages

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Joël Seguin, éditeur chez Eyrolles. Il vit aujourd’hui près de Minneapolis (USA) […]


Comment s’assurer que l’auteur majeur de sa production annuelle - nouvel auteur, anglais de surcroît - prenne son envol… Avec une forte probabilité que le livre soit lu par les StoreManagers, Booksellers ; et mieux, soit apprécié puis recommandé, la pré-tournée des librairies par l’auteur en fait partie.

Unlike the postpublication book tour, which focuses on publicity and public appearances, the pre-publication tour is meant to win the hearts of the front-line soldiers in the bookselling trenches, and more and more publishers are finding it an indispensable part of their marketing plan.
While major decisions are left to the bookstore chains’ influential buyers, the people out in the field - the store managers and the clerks - can wield considerable power over how long books continue to be displayed on prime tables at the front of the store, and therefore over the what their customers choose to buy and read.
Lire le reportage du New York Times intitulé Publishing A New Author Upstream.

L’éditeur du livre, GroveAtlantic, publiant dans l’ombre des mastodontes américaines, s’appuie aussi dans cette tournée sur les rencontres professionnelles du réseau des libraires dits indépendants.

In Portland, the visit was timed with the annual Winter Institute, a two-day conference of hundreds of independent booksellers sponsored by the American Booksellers Association, a trade group representing independently owned bookstores. Each publisher was allowed to bring only two authors, creating an exclusivity that BookExpo America, the major industry event of the year, lacks.
In attendance were some of the biggest names in the tightly knit world of independent bookstores, who are still not accustomed to being wooed over fancy dinners. “This is a new thing,” said Mitchell Kaplan, owner of Books & Books in Coral Gables, Fla. “Only three times a year do we network like this with publishers and authors. We’re reading it before the hype hits.”

À cette occasion, le libraire Powells, l’un des acteurs phares de ce réseau, a proposé à cet auteur de bloguer pendant une semaine sur son site web. En passant, le blog du libraire Powells est un cas d’école.

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Pour compléter le tableau, lire l’article In Search of Middle Ground de Publishing Weekly dressant un état des lieux de l’édition au Royaume-Uni.

À noter les parts de marché des Big Four : Hachette Livre 16.4 %, Random House 15.4 %, Penguin 10.7 %, HarperCollins 8.4 %.

le 07/04/2007 à 08:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Art en ligne

Publishing Live

dans joël | lire | usages

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Joël Seguin, éditeur chez Eyrolles. Il vit aujourd’hui près de Minneapolis (USA) […]


Efficace internet !
Quand la pratique du métier de libraire permet — “à moindre frais” — de contourner la coûteuse impression à grand tirage d’un magazine hebdomadaire pour tenir à jour l’actualité des expositions.
Comment ? En l’adossant au site web de la librairie.

ArtActu ou toute l’actualité des expositions.

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Ce qui nous amène naturellement à parler du Mai du Livre d’Art qui s’ouvre cette année à la jeunesse. Parents et écoles ont donc un mois pour préparer l’évènement et se pencher sur les collections des éditeurs en partant du site web de cette manifestation : Le Mai du Livre d’Art.
Ce rendez-vous annuel des éditeurs d’art est l’occasion pour Mijo Thomas, Présidente du groupe Art du Syndicat national de l’édition, de rappeler dans son éditorial que…

les livres d’arts sont les fruits de recherches patientes d’auteurs compétents, avec des illustrations de qualité, avec une réflexion sur l’art. Des livres dont nous sommes fiers. Des livres que nous avons réussi à sortir malgré les difficultés de tous ordres, en particulier la restriction sur le droit d’utilisation des images et l’augmentation des droits de reproduction, des livres qui témoignent de notre savoir-faire et de notre passion.

A noter un autre site web remarquable sur ce thème :


• au 63 rue de Monceau, l’hôtel Camondo accueille le musée Nissim de Camondo.
• au 266 boulevard Raspail est installée en 1988 l’école Camondo spécialisée dans le design et l’architecture intérieure.
Les Ateliers du Carrousel, ateliers de pratique artistique, sont présents sur ces trois sites.

Sans oublier La Nuit des musées ayant lieu le samedi 19 mai de 19 heures à 1 heure du matin, organisée par la Direction des musées de France (ministère de la Culture et de la communication).

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le 05/04/2007 à 08:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Écolo depuis plus de 1000 ans…

Le colombage, mode d'emploi

dans architecture | lire

J'ai lu dimanche soir un petit opuscule écrit par Jean-Louis Valentin sur un sujet qui m'intéresse particulièrement, le colombage. Si vous avez l'occasion de lever un peu le nez lors des visites de centres-villes anciens en France, vous découvrirez qu'il y a des tas d'exemples régionaux splendides comme à Dinan ou à Rouen, ces deux liens vous conduisant à des séries de photos.

Le colombage est une technique de construction dont le but est de réduire le volume de bois utilisé pour un bâtiment. Les vides des parois sont alors remplis en torchis ou en terre, cet entre-colombage pouvant d'ailleurs être l'objet d'une composition très graphique en feuilles de fougères. Dans des endroits très exposés (neige, air marin), ces pans de murs sont protégés par des bardeaux de bois mais avec un vide d'air entre eux et la structure porteuse pour que cela respire, voir Bardeaux bois | 1 et Bardeaux bois | 2.
Ce qui est amusant, c'est que ces bâtiments offrent généralement un confort thermique bien supérieur à leurs homologues en maçonnerie et disposent de tas de qualités dont une bonne résistance au feu contrairement à certains préjugés.
Bref, écolos bien avant l'heure…

Mais intervenir sur une maison à colombage demande un peu — beaucoup — de bon sens d'autant que ces derniers décennies, le bois étant devenu "has been", il était de bon ton de le cacher — parfois avec des revêtements qui singeaient la pierre, opérations qui ont souvent contribuées à accélérer la dégradation de superbes ensembles… Sans oublier certaines restaurations qui souhaitaient tout rendre "propre en ordre" — genre chaumière des sept nains après le passage énergique de Blanche-Neige — en oubliant les principes essentiels… Eh oui, le bois, il faut le laisser respirer…!
De manière générale on ne doit ni gratter, ni brosser, ni limer, ni poncer, le bois qui perdrait alors sa protection naturelle, son "gris". Un pan de bois extérieur n'a pas à être traité pour être protégé. La règle absolue est de ne pas rendre sa surface étanche.

Or le nombre de fois où les structures en bois ont été vernis, le pied des poteaux entourés d'un petit ciment bien propre (et pas respirant, conservant l'humidité…) ne se compte pas…!

Ce livre de 72 pages à l'iconographie bien fournie, parsemé de croquis, aborde tous les problèmes de structure, comment redresser une façade, changer une sablière ou restaurer le solin en pierre sous cette dernière, reconstituer des pièces détériorées comme le pied d'un poteau ou une lisse. Car tous ces savoirs se perdent peu à peu et il est indispensable de se souvenir que le science des assemblages comme la technique des pans de bois était à son apogée au XVI°. Bref, que nos anciens n'étaient pas des manches…! C'est le propos de l'auteur…
L'objet de cet ouvrage est de rappeler les grands principes qui régissent les constructions en pans de bois et e donner aux propriétaires privés, aux élus des communes, aux artisans et aux architectes des méthodes d'analyse et d'intervention. Car seuls la parfaite maîtrise technique, mais aussi le bon sens, permettront de donner aux vieilles maisons à pans de bois une seconde chance pour que puissent s'affirmer leurs indéniables qualités — avérées pendant de très nombreux siècles — tout au long du XXI° siècle encore et même au-delà.

Un bouquin que tout étudiant en architecture devrait parcourir à défaut de suivre une UV spécifique. C'est bien écrit, accessible à tous et bien illustré.

Le colombage, mode d'emploi
Jean-Louis Valentin
Collection Chantiers Pratiques
Eyrolles
9782212119831 | 15 €

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Notes des lecteurs
Ajout d'une information d'André ce matin après lecture de ce billet…
les maisons à colombage, outre leur côté écolo, possédaient une fonction très intéressante à l'époque. En effet lors du partage des biens entre les héritiers, du moins pour les deux premiers nés, la maison revenant à l'un d'entre eux était démontée, opération facilitée par l'architecture même du bâtiment puisqu'il suffisait de démolir le torchis et récupérer chaque poutre dûment identifiée pour la reconstruire à l'identique ailleurs, alors que le terrain initial revenait au second.


Note complémentaire d'Alan :
Le démontage de structure en colombage est toujours d'actualité puisqu'on trouve dans ma région (pays de Caux normand) des granges à démonter, pour des sommes dérisoires (parfois 2000 euros) voire même gratuitement.
Au lieu de retaper le bâtiment, on préfère l'évacuer, quitte à reconstruire dessus une maison en agglo, avec des poutres visées sur la structure histoire d'imiter une authentique maison à colombage, sans aucun de ses avantages et avec tous les inconvénients du parpaing.

le 03/04/2007 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #