N’ayant pas les moyens comme le Paul-Eu de la chanson de Gilles Vigneault de m’offrir des abonnements à des tas de gazettes…
Et c’est ce même Paul-Eugène qui devint, en peu de temps, par la force des choses de la poste aérienne, terrestre et maritime, l’un de ces personnages centre de l’abonnement universel que l’on avait fini par appeler, familièrement, Paul-Eu.
…j’emploie le dispositif des ressources électroniques de presse de la BNF.
Il me permet de parcourir nombre de revues pour y piocher un article, suivre une thématique, nourrir une réflexion…

Dans mes prochains billets de Nazbrokology, vous allez trouver des URL comme…
05-08-2023 | Le Temps | L’intelligence artificielle nous a-t-elle déjà supplantés ? Un essai brillant de Daniel Andler
…qui ne vous conduiront pas au lien sur le web mais (…et uniquement si vous êtes abonnés) à la page texte ou fac-similé de la revue citée…
J’ajouterais — comme d’habitude — une citation…
C’est tout…!
En terminant un billet hier, j’ai pris conscience que, certes, mes yeux sont fatigués à près de soixante-dix printemps…
Que le mistral sur Aix-en-Provence avait pas mal soulevé de poussières dans la mâtinée, cause manifeste d’une déplaisante irritation oculaire a l’œil droit.
— …sais-tu que l’on s’en fout, JC ? Mais d’une force…!
Or donc, dans le billet précédent (…réservé à des esprits ouverts et non à ceux qui formulent de cuisantes remarques :-), je notais l’intégration de typographies pour personnes dyslexiques dans Ice Cubes.
Ces dernières années, j’emploie JetBrains Mono ou IBM Plex Mono après avoir été très Hack ou… Menlo.
Mono comme monospaced.
Ainsi la lettre m occupe la même valeur qu’un l ou un i.
Non pas que ces typos soient exceptionnelles mais elles sont parfaites pour coder, particulièrement lisibles pour débusquer la faute de frappe dans un script, celle qui rend perplexe (voire… merplexe).
Le test de mon fil d’info affiché en Atkinson Hyperlegible m’a rappelé que, oui, je deviens vieux (…groumph…!) et que le port de lunettes varilux avec ces verres de compétition ne me dispense pas de porter mes efforts ailleurs.
Dont… affiner la typo de lecture sur mes écrans…

- Atkinson Hyperlegible (j’ai utilisé le billet en cours d’écriture sous Drafts)


Bref, j’ai installé la Atkinson Hyperlegible via FontCase dans :
- Ice Cubes (facile…!)
- Drafts
- Ulysses
- Marvin (là, faut passer par le dossier qui contient les ePubs et paramétrer les quatre graisses disponibles)
- Reeder
Juste penser à modifier la taille en points de la typo Hyperlegible qui taille petit (sic…!). Si 15, passez à 17 pts.
— Alors, heureux ?
— Un peu mon neveu !
Accepter de prendre le temps de faire ces petits changements revient à prendre soin de soi. Cela ne m’a pas pris longtemps et le confort visuel est immédiatement perceptible.
D’aucuns peuvent me taxer de vieux garçon maniaque mais… qui veut aller loin ménage sa monture !
J’éprouve le même plaisir que quand j’ai compris (enfin…!) comment accéder au clavier flottant de l’iPad ou découvert Nebo en 2016.
Rappel, je ne cherche à convaincre personne, urbanbike est un simple blog où je partage mes expériences.
À ce propos, j’ai retrouvé sur Mastodon quelques lecteurs d’urbanbike et c’est un sentiment agréable de découvrir qu’il y en a quasi dix…!
Bon, j’ai terminé ce billet après mes courses, sac au dos, et avoir compris où se trouvait un dysfonctionnement survenu après le téléchargement de la dernière béta de Ulysses.
C’est tout !!
Après les licenciements en masse qui viennent de s’effectuer chez Twitter, je me suis réveillé ce matin avec les souvenirs effilochés d’un rêve étrange.
Déconnexion à distance de l’ordinateur de travail, du badge d’accès dans l’entreprise, suppression de vos accès à la messagerie, un simple SMS sur votre téléphone pour vous avertir que vous venez d’être licencié…
Cette manière de virer — en piétinant même les règles du droit local — sans rencontrer les personnes me sidère !
La relecture ces derniers jours derniers de Ubik — un roman de Philip K. Dick écrit en 1969 — a interféré et indubitablement nourri mon rêve !
Si la sécurisation des divers modes d’accès à l’entreprise peut s’expliquer, cette façon instantanée de transformer un employé en paria me remet en mémoire la surveillance d’État qui se met en place ci et là, allant jusqu’à empêcher les citoyens de pénétrer dans un parc ou prendre les moyens de transport…
D’ailleurs, pourquoi ne pas aller un peu plus loin dans les représailles avec l’interconnexion — numérique toujours — des services ?
Vous avez critiqué tel ou tel…? Erreur…!
Demain, le simple fait d’avoir critiqué tel maître du monde peut nous exposer au quotidien…! Mais il y a encore plus drôle : les seigneurs de la Silicon Valley se connaissent, leurs participations croisées.
Imaginez…
- Vous venez de vous faire virer, votre ordinateur ne peut plus accéder au serveur de l’entreprise qui vous employait il y a deux minutes.
- Mais vous êtes toujours connecté à Internet…
- Vous souhaitez accéder à votre compte bancaire pour faire le point sur votre situation financière.
- Vous découvrez que vous n’avez plus accès à votre compte en ligne.
- Désarçonné, vous décidez de faire un tour dans la rue pour décompresser…
- Au retour, la porte d’entrée de votre appartement refuse que vous rentriez chez vous !
- Sidéré, vous décidez de vous rendre chez des amis et rejoignez votre voiture électrique qui s’ouvre… mais refuse de démarrer…
Avec la numérisation des services, le jour où vous devenez un paria, vous n’existez plus.
Avec des serrures traditionnelles, la maison ou le véhicule thermique restent totalement accessibles. Pas dit avec leurs versions numériques si pratiques car commandées par votre smartphone (sic…!).
Et se retrouver dans une situation proche de celle de Joe Chip dans Ubik !
La porte refusa de s’ouvrir. « Cinq cents s’il vous plaît », dit-elle.
Il fouilla à nouveau dans ses poches, cette fois en pure perte. « Je paierai demain. » Il essaya à nouveau de tourner la poignée. Sans succès. « Quand je paie pour ouvrir, c’est un pourboire, je vous signale. Pas une obligation.
— Je ne suis pas du même avis, rétorqua la porte. Relisez bien le contrat que vous avez signé en achetant ce conapt. »
Il sortit ledit contrat de son tiroir (il avait déjà dû s’y référer plus d’une fois) ; en effet, ces paiements entraient dans la catégorie des frais imposés.
« Comme vous pouvez le constater, c’est moi qui ai raison », déclara la porte sur un ton plein de suffisance.
Joe Chip prit un couteau dans le tiroir de l’évier et dévissa le mécanisme de l’insatiable porte d’entrée.
« Je porte plainte, déclara celle-ci alors qu’une vis tombait.
— Ce sera une première. Mais je n’en mourrai pas. »

Je vous laisse y réfléchir, partager ces idées noires toutes fraîches ce matin.
Je vais me faire un café…!