Suite de ce billet urbanbike | Marvin 3, le lecteur d’ePub qui me rend tout “gaye”…!
Or donc,Marvin ⚑ (3,99 €) et Marvin SxS ⚑ (3,99 €) sont bien deux applications différentes, la seconde permettant via SplitView d’afficher un second ePub en regard du premier… Je ne parle que de Marvin 3.
La mise à jour de ce soir (lundi) propose une option assez sympathique, celle de charger des jeux de typos pour cette liseuse…
Rappel : toutes les copies d’écran sont plus grandes, il suffit de les ouvrir dans un onglet séparé, pas encore de Java et Lightbox sur ce site…

- Ici le livre de François Bon avec une des typos par défaut ou avec du Forza… (c’est une illustration)

- Il suffit de glisser les typos dans le même emplacement que les ePubs… et faire correspondre. Théoriquement ça fonctionne aussi dans l’iPhone mais pas encore testé…
Sur l’iPad, Marvin 3 vous permet de personnaliser également la colonne en regard des couvertures de livres et d’y disposer les items que vous souhaitez…

- Je ne vous fais pas un dessin, ce qui est coché est donc validé…
Bref, je poursuis mon exploration mais, surtout, je lis…!!
- Marvin 3 ⚑ (Gratuit) avec mise jour interne pour passer en version musclée
Billet édité (lire à la fin)
Avertissement : le seul souci avec l’éditeur de Marvin 3 ⚑ — @Appstafarian — et auteur de ce dernier opus, est qu’il a une sérieuse tendance à multiplier les excellentes applications. Utilisateur en 2013 de Marvin 2 — cf. urbanbike | Marvin, un lecteur de ePub sous iOS — qui était stationné en rase campagne, j’ai opté en 2015 pour Gerty — cf. Mes billets dans d’autres gazettes numériques —, excellent produit de lecture de fichiers ePub également.
Et puis, en suivant le fil Twitter de l’éditeur, j’ai découvert que le train Marvin repartait avec une version 3 de toute beauté, acquise dans les 5 minutes après l’avoir chargée le jour du lancement… avant de découvrir qu’il était également sorti une autre version de Marvin 3 payante sauf que c’est juste une manière de marquer au départ la différence entre la version gratuite (mais upgradable) et une version payante…! Bref, Marvin 3 gratuit dispose d’une icône blanche et Marvin SxS payant dispose d’une icône noire.
Je regrette simplement que la version gratuite mais basculée en version payante via l’option de mise à niveau interne ne change pas de couleur pour le coup… Pour Marvin Gaye, c’est ici…
Bon, je m’en tiens pour l’heure à Marvin 3 ⚑ et mise à niveau que je trouve d’ors et déjà remarquable face à ancienne version de Marvin et même face à Gerty.
Pourquoi suis-je passé à Marvin 3…?!
Avant de survoler l’application, je vous livre mes propres arguments qui tiennent à ma lecture de livres, à l’usage d’un iPad Pro, de Drafts 4 ⚑ pour mes prises de notes et à… SplitView…!
En images :
Rappel : toutes les copies d’écran sont plus grandes, il suffit de les ouvrir dans un onglet séparé, pas encore de Java et Lightbox sur ce site…

- Drafts 4 et Marvin 3 sur l’iPad… Sélection d’un bout de texte dans le bouquin de Pascal Picq (Un paléoanthropologue dans l’entreprise, livre paru chez Eyrolles en 2011)
- Choix de Drafts 4

- …ajout à la pile existante dans Drafts 4…
- Et hop…!
Pour moi, c’est parfait…!!
Certes, l’une des caractéristiques de cette version 3 est de sortir de la fenêtre (humour !) des fichiers ePub et d’aborder également l’univers de la BD avec les formats standards que sont les cbr et cbz. Formats que je confie, pour ma part, à Chunky Comic Reader ⚑ (Gratuit) (achat additionnel) de Michael Ferenduros.
Du coup, je n’ai pas testé encore cet emploi, préférant — à titre personnel — segmenter lecture de livres et BD.
Hormis cela ?
Je vais vous saouler une fois de plus (…pas obligé de me lire, des communiqués de presse sont publiés en mode succinct sur d’autres excellents sites francophones) mais sachez que ces billets sont essentiellement écrits pour mon usage, vu que cette rédaction me permet de me souvenir (…insuffisamment !) des aspects pratiques de l’application visitée…

- À gauche | déjà importer un bouquin… (ici le iPhone est un iPhone 6s+ et c’est Byzance !)
- À droite | une idée de ce qui est déjà disponible et ici, sur le simple aspect de présentation des couvertures…

- À gauche | Marvin 3 avec son mode papier
- À droite | Marvin 2



- La barre des options après sélection est paramétrable… Notez que dans la version 2, j’avais ajouté un x-callback-url vers Drafts 4

Bon, incontestablement, les finesses des ePubs semblent mieux pris en charge, et l’utilisateur peut gérer les marges latérales (gauche droite), ce que j’apprécie (moins collé à la fenêtre)
Des tonnes de préférences
Autre grand sujet, le paramétrage de l’application… je vous laisse juger…

- j’ai laissé les préfs par défaut…


- sur un iPhone 6s+, pas inutile…!

- Typo d’origine mais accès à d’autres typos et même à des typos personnelles (…si bien saisi…)…

- choix des modèles pour la lecture (j’ai opté pour Paper) et ajustement de la luminosité… Je reviendrais sur le iPad à la fin sur un aspect…

- Pas lancé l’auto scrolling, pas ma tasse de café…

- Par ailleurs, choix de la couleur des surlignements, des marque page et même un timer (je ne lis que 156 minutes, etc.)

- des finesses comme afficher ou non l’heure dans la barre de titre du livre (et mieux encore, choisir ce que l’on veut dedans…!)

Sur iPad, votre texte en colonnes…
C’est sur un iPad que c’est renversant…

- Idem pour les modèles mais je n’avais pas fait une copie d’écran pour cet aspect de choix des couleurs…!

- Deux ou trois sur un iPad pro ?! J’hésite encore…!
Bref, à vous de tester vu que c’est accessible gratuitement au départ… Ou conserver votre Marvin 2 ou Gerty. J’avoue être assez ennuyé car cette version 3 est époustouflante et répond mieux à mes besoins (relire/revoir les deux premières copies d’écran…)…
Allez, je continue à explorer le bazar car ce billet est loin d’être exhaustif…!! Une suite peut-être…
Bon, je vous laisse, je vais faire le marché…
Lecteurs ePub mais aussi de fichiers orientés BD
- Marvin 3 ⚑ (Gratuit) avec mise jour interne pour passer en version musclée si j’ai tout bien compris (!), ce que j’ai fait.
- Marvin SxS ⚑ (3,99 €)
- à noter que des thèmes supplémentaires pour Marvin sont disponibles à condition de laisser une contribution de votre choix au developpeur (en gros, c’est vous qui fixez un prix…)
Autres lecteurs du même éditeur mais ePub uniquement
Note de fin : François me signale ceci :
Je viens de jeter un coup d’œil à votre post sur la nouvelle version de marvin (que j’ai bêta-testé). Juste une petite rectification. Marvin SxS n’est pas une version payante de Marvin classique mais il est destiné à être utilisé pour lire deux ePub en même temps via sideview. Marvin d’un côté et Marvin SxS de l’autre.
Effectivement, ce n’est pas clair et même l’éditeur s’en explique dans cette note sur son blog… Marvin 3 vs Marvin SxS. Bref, deux applications complémentaires pour qui a besoin de lire deux ePubs à la fois dans deux fenêtres séparées…
Certes, c’est toujours chose aisée que de trouver, des décennies plus tard, des coïncidences entre l’actualité et ce que l’on a lu adolescent. Mais pourquoi pas, ce n’est pas plus sot que de trouver signe d’événements contemporains dans les textes de Nostradamus…?! Je galèje à peine…
Ces derniers temps, histoire de me changer les idées, je suis reparti à l’assaut (sic…!) des ouvrages de Philip K. Dick. Le temps de scruter dans les rayons de notre bibliothèque papier ce qui n’avait pas été embarqué par notre fils…!

La vérité avant-dernière est un splendide récit publié en 1964 avec des angles épatants, mêlant les pièces d’un puzzle que chaque lecteur peut identifier, voire retrouver dans les nouvelles qui nous inondent quotidiennement.
Bon, j’ai l’impression que ce bouquin est épuisé (j’ai la version poche)
À mes yeux, c’est l’un des meilleurs livres de Dick (…c’est mon avis et je le partage…!), à (re)lire aujourd’hui en le confrontant aux événements récents qui secouent — vont secouer notre planète.
Que ce soit sous l’angle de l’ambition politique (le personnage de Lantano, homme jeune et pressé…, le cynisme d’un Brose en fin de course qui accapare nombre de ressources pour sa seule survie, la marionnette médiatique d’un Yancy, la mission que s’est fixée Runcible et tous ceux que ça ennuie (sic…!) profondément…), celui de l’environnement ou de la prévarication des terres, des affrontements (…vrais ou factices). Et même le poids de la technique (bouquin écrit en 1964 et d’une actualité incroyable… Touch ID compris), le personnage clé de Carol qui décortique et découvre la faille du simulacre, le sursaut d’humanité de Robert Hig…
Il eut un haussement d’épaules fatigué, irritable.
« Et alors ? Si nous allions au lit ? On en reparlera une autre…
— Ce n’est pas fini, poursuivit Carol inflexiblement. Le 3 mai, il a encore employé cette expression dans un autre discours. Il s’agissait de cette allocution mémorable où il nous informait que nos forces avaient entièrement détruit Leningrad.« » Elle regarda ses notes. « Et il est revenu à la prononciation accentuée à l’excès.« » Elle rangea le bristol dans l’armoire et la ferma à clef. Il observa que la commande de la serrure n’obéissait pas seulement à la clef mais aussi à la pression de ses empreintes digitales ; si quelqu’un d’autre essayait de l’ouvrir avec un double – ou même avec la clef originale – la porte resterait close. L’armoire était accessible uniquement à Carol.
Sans oublier du très chouette complot qui devrait vous rappeler quelques belles déclarations — les yeux dans les yeux — de ces dernières décennies…
— Vous lui dites, ordonna Brose d’une voix sèche, que vous savez, en votre qualité d’ingénieur, qu’il s’agit là de vestiges n’appartenant pas à la Terre. Les Indiens d’Amérique en 1425 ne fabriquaient pas des trucs pareils… Bon Dieu, tout le monde sait ça : pas besoin de bombarder Runcible de jargon scientifique ; vous vous contentez de lui montrer les armes en lui disant que ça vient du niveau géologique correspondant à six cents ans d’âge, et vous lui demandez de les regarder : est-ce qu’il s’agit de flèches à pointe de silex, de cruches de terre ou de meules de granit ? Vous lui sortez ce baratin, et après ça vous retournez à l’endroit des excavations, et vous tombez encore sur d’autres reliques, notamment les crânes non humains, et ensuite l’affaire est dans le sac.
Passons sur la férocité des rapports entre ceux qui ont le pouvoir, cette faible proportion de l’humanité qui domine (…pour notre bien, hinhinhin…!) les 99 % autres qui turbinent et vivent reclus, maintenus sous terre en se persuadant de la véracité des informations qui leur arrivent par les médias… Ou encore cette course effrénée aux territoires en fin d’irradiation. Etc.
Bref, le plus intéressant, ô lecteur, est de parcourir ce bouquin grinçant…
Mais ceci n’est que mon avis…
Note de fin : toujours un peu ballot d’écrire une chronique à (trop) grande vitesse, je suis passé sur l’aspect fort intéressant de la fabrique du mensonge qui justifie désormais tous les fact-checking. Une rapide illustration tirée de ce livre qui reste une chouette uchronie comme l’est Le Maître du Haut Château. Et c’est également un aspect passionnant de ce bouquin…
Joseph Adams immobilisa à nouveau le film et il se tourna vers Colleen. « Malgré la faille, c’était quand même du beau boulot. Le type qui jouait Roosevelt avait vraiment la tête du modèle. Et celui qui jouait Staline…
— Oui, mais il y avait la faille, rappela Colleen.
— Oui. » Et c’était une erreur majeure, la pire que Fischer avait commise ; la seule en fait qui fût sérieuse dans toutes les séquences truquées de la version A.
Joseph Staline ne connaissait pas l’anglais. Et puisque Staline ne pouvait pas parler anglais, cette scène n’avait jamais pu avoir lieu. Ce moment crucial se révélait pour ce qu’il était : une supercherie, et en conséquence jetait la lumière sur ce qu’était, dans son entier, le « documentaire ». Un faux délibéré et soigneusement exécuté, destiné à blanchir définitivement l’Allemagne des actes exécutés et des décisions prises par elle au cours de la deuxième guerre.
Le hasard fait que j’ai retrouvé également ce matin dans ma bibliothèque le bouquin de Maurice Genevoix, les éparges qui a ajouté une touche d’ironie particulière à ma (re)lecture de la vérité avant-dernière