Même en réduisant la luminosité de l’écran, même en passant l’ambiance des mes traitements de texte en mode nuit, il me semble qu’il est temps de décrocher un peu, beaucoup, passionnément !
Laisser planer son regard au loin, marcher, ping-ponguer… bref, décrocher des écrans…
Je redécouvre le iPad comme le iPhone sous une formule boîte à podcasts ou écoute de la radio. J’ai des tas d’épisodes des papous à écouter, des conférences passionnantes au Collège de France à suivre…
Sans oublier quelques chouettes albums de jazz qui m’accompagnent dans mes balades urbaines, celles que je fais à pieds pour me rendre à la boulangerie quérir une baguette toute chaude ou à la poste pour un nième recommandé…
En attendant, sous iOS…
Je lis dans les revues sur le net que la version d’iOS 9.3 contiendrait un dispositif pour réduire la fatigue occulaire. Fort bien mais pourquoi ne pas proposer un système qui se glisserait dans les vieilles machines également, dans un iPad 2 ?
En attendant, il existe quelques options à tester sous la rubrique accessibilité dans les réglages. Dont deux qui peuvent soulager vos yeux.

- Réduire le point blanc (Accessibilité/Augmenter le contraste)… Certes votre tablette vous proposera des images moins flatteuses mais au quotidien, c’est pas mal

- Testez l’option Nuances de gris (Accessibilité)

- Je l’emploie parfois avec le Dark Theme de Editorial (dans le panneau signalé par Aa) mais déjà, vérifiez si vos outils de saisie ne disposent pas d’un thème nuit…

- Réduisez également la luminosité de votre écran…
Mais, surtout, décrochez !
Bon, je m’entends rigoler intérieurement… au lieu de prodiguer des conseils, déjà le faire…!
Nous avons tous lu hier cette information. En gros, pourquoi ne pas proposer de pondre des tweets de 10 000 caractères. Tout à fait dans l’esprit du… micro-blogging !
En lâchant cette information hier soir, le staff de l’oiseau bleu savait parfaitement que cela allait réagir dans la tweetosphère. Je n’ai pas été le dernier à m’en agacer.
Sans vouloir ironiser, il existe depuis des années une solution avec 256 caractères nommée app.net. Après l’engouement du départ, c’est devenu moins intéressant aux yeux de certains car les comptes plus étoffés sont payants. Du coup, Twitter avec sa gratuité (sic !) a gagné cette partie, etc.
Aujourd’hui, cette gratuité a un prix que nous payons indirectement avec l’arrivée de la publicité ou des décisions stratégiques (sic…!) pour concurrencer FaceBook.
Après le Like (…copier/coller ridicule à mes yeux, j’attends toujours un j’aime pas en ce cas…) en lieu et place de la simple information (ou marquage disponible avec l’étoile) du favori, c’est un nouveau pas vers le modèle Facebook avec la possibilité de s’épancher en 10 000 signes.
Et donc de perdre définitivement l’idée première des gazouillis. Bref, comment flinguer les derniers envols de l’oiseau bleu…!
Pour ma part, j’apprécie encore les 256 caractères de app.net qui, rappel, est en totale perte d’audience.
Aussi, si j’avais un conseil à donner au staff de Twitter, ce serait de rester en dessous de 500 (allez, 512 !) caractères… Mais en nous laissant baliser cette info avec du Markdown.
Entre 140 signes et 10 000, un gouffre !
Avec 10 000 signes à disposition, il sera nécessaire aux rédacteurs de rendre leur prose lisible, voire la structurer avec une gestion de niveaux basique. Et, à nouveau, le balisage Markdown (j’insiste…!) serait un plus indispensable pour mettre le tout en forme et éviter l’indigestion.
Mais à vouloir copier Medium, singer Facebook, je crois que c’est bien l’ADN de Twitter qui se désagrège.
Pour ma part, je me vois mal lire des tweets volumineux même si seuls les 140 premiers caractères seraient affichés au départ. Bravo pour l’expérience utilisateur, mon Reeder fait ça assez bien pour la lecture de mes fils RSS mais sur un nombre réduit de sites…
Mon copain Richard M. me dit que tout le monde n’utilisera pas cette possibilité. Ah, ah, ah…!
A contrario, je pense que c’est la porte ouverte à de l’argumentation pénible, filandreuse et insipide… talochée au kilomètre…!!
La force des 140 ou 256 (voire 512…!) caractères est (était…?!) bien d’amener le rédacteur à une certaine concision, à peser les mots, à exploiter le peu de signes à sa disposition.
Foire d’empoigne !
Avec 10000 signes, on vire droit vers la liste de diffusion, on tombe dans l’enfilade de réponses comme sur un forum (…il y aura même la place de mettre une signature travaillée à la fin de chaque tweet !!) avec force rappels de toutes les personnes concernées dans une réponse.
Sans oublier, les habituels tweets artistiques qui vont, cette fois-ci, pouvoir s’éclater et faire réellement un mètre de long…!! J’ai quitté nombre de forums pour cette raison et, bref, je m’attends au pire !
Note de fin : Bref, nous avions une alternative intéressante mais qui nécessitait de payer son éco pour un service. Une fois de plus, la majorité (moi y compris) a préféré la gratuité en oubliant que nous devenions, de fait, le produit.
Il n’y a pas d’outils sous app.net ? Ah bon…
Pour finir, deux illustrations sous iOS.

- Riposte est en fin de mise au point sous iPhone…

- avec des options assez sympathiques… Dont… Markdown a minima…

- Sous iPad, je lui préfère hAppy…
Bon, à suivre ce trimestre comment Twitter va évoluer…
Nb : 4861 caractères, notes de pied de page comprises et balises Markdown… Alors 10 000… je vous laisse deviner…
Même avec la meilleure volonté, décrypter des lettres manuscrites prend du temps, surtout quand il y en a un paquet.

Je ne suis pas du style patient. Du coup, je me suis bricolé un statif élémentaire (sic…!) avec une boîte à chaussures pour y poser le iPhone 6s+, ajouté un peu de lumière en sus de celle arrivant par la fenêtre. Puis lancé, pour ce faire, ScanBot ⚑ (Gratuit).
Bon, il me semble que vous passerez vite aux achats additionnels car le nommage automatique des images en prenant en compte le contenu du presse-papiers (indispensable ici pour monter une chronologie des lettres expédiées) ou la localisation, l’envoi vers le nuage sont rapidement indispensables à grande échelle.

En résumé, je place chaque lettre sous mon dispositif (…celui en carton…!), puis je rentre sur l’iPad — en utilisant le traitement de texte Drafts 4 et sa synchro — des infos que je souhaite retrouver dans le nom du fichier (…lieu, date de la lettre et numéro, info complémentaire entre crochets), je copie cette information dans le presse-papiers du iPhone (via une action, toujours depuis Drafts 4, la sychro étant effectuée assez vite), avant de procéder à la prise de vue.

ScanBot reconnaît généralement les bords du document que vous photographiez. Bien entendu, certaines lettres ne sont pas planes (…et un pliage effectué il y a 100 ans peut être assez rétif…!). Ou, plus fréquemment, du fait qu’Alexandre écrivait dans les marges, ne cessait d’ajouter des infos. Dans ce cas, il est possible de modifier le cadrage de base et prendre de la distance.

En sauvegardant, Scanbot ajoute la date et l’heure (cela se personnalise en amont) en amont du contenu du presse-papiers pour constituer le nom du fichier. Puis ce dernier est immédiatement exporté dans DropBox.

À l’usage, Scanbot s’avère très confortable, tant pour vérifier si toutes les pages sont présentes (…un appui puis un feuilletage vertical des pages, ici avec leurs deux niveaux de lecture…!). Ou réexpédier une version complétée (…oui, il est toujours possible de rajouter des pages dans un PDF) par courriel.
Pas besoin d’être absolument d’équerre, l’application redresse les documents pris légèrement de travers.

Bref, mes nombreux documents ainsi scannés sont parvenus à mes camarades. Et je n’ai pas terminé…!

En fin de session, ne pas oublier de remettre le verrouillage automatique du iPhone au minimum, je l’avais désactivé pendant cette longue séance…
À suivre…