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Cork

Irlande | 2

dans ancres | lukino

[…] Ce billet a été rédigé/dessiné/illustré naguère par Lukino […]

Lassé des transports en commun, j’opte pour le taxi pour rejoindre l’hôtel. Je me dirige vers la file garée devant l’aérogare : ils sont tous vides. Plus grave : pas de volant. Perplexe, je m’approche du premier. La porte côté passager s’ouvre, en sort un colosse hirsute, qui ressemble à peu près ça, de mémoire (je l’ai un peu arrangé) :

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Ah merde, c’est vrai. Le volant est à droite, on conduit à gauche, les anglais ont importé leur sale manie ici aussi.

Je parviens après 5 mn d’incompréhension totale à lui indiquer l’adresse de l’hôtel ; mon chauffeur ne me parlait pas en gaélique comme je le croyais, mais en vrai bon anglais, avec une prononciation légèrement différente de celle d’Oxford toutefois…

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Dès l’arrivée, on perçoit tout ce qui fait le charme de Cork, et des villes irlandaises en général : des façades colorées, une météo capricieuse, de la verdure…

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La bière brassée ici est la Murphy’s, très bonne, un peu moins noire que la Guinness, dont nous aurons l’occasion de reparler.

L’English Market, le grand marché du centre-ville, est couvert (quelle surprise…). On peut y acheter quantité de produits frais tous plus appétissants les uns que les autres (les meilleurs fromages français sont là).

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On y accède par différents passages entre les immeubles. L’un d’entre eux est décoré d’une fresque remarquable, même si on peut s’interroger sur les vertus publicitaires de l’œuvre… Bon appétit !

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Un autre passage vers le marché, ci-dessous. Beaucoup de barbiers turcs à Cork— turkacork®—, qui sont venus profiter du boom économique de l’Irlande.

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Même si les choses vont moins bien aujourd’hui, la situation reste quand même plus favorable ici qu’au Portugal par exemple, comme me l’explique dans un anglais enfin compréhensible la coiffeuse portugaise récemment installée dans ce salon de la rue Plunkett (7 € la coupe).

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A Cork, même les usines désaffectées s’habillent de couleur pimpantes.

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(Ah mais non. Ce n’est pas une usine désaffectée, mais un bâtiment de l’université de Cork, l’Aquaculture & Fisheries Development Centre…)

Tiens ? on dirait que ça se dégage…

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le 19/07/2013 à 16:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Carcassonne | Cork en low-cost

Irlande | 1

dans ancres | lukino

[…] Ce billet a été rédigé/dessiné/illustré naguère par Lukino […]

Sachons gré aux compagnies à bas coût de ressusciter les petits aéroports de province, en leur donnant une envergure internationale à laquelle ils n’avaient jamais osé rêver.

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Carcassonne est ainsi reliée à l’Europe entière, et même si certaines destinations sont des trous perdus, il peut arriver que l’une d’entre elles soit pile poil celle du congrès de médecine de votre conjoint. Carcassonne n’est qu’à 1h30 de train de Montpellier. On peut donc rejoindre Cork dans la demie-journée. Sauf en cas de grève des contrôleurs aériens, auquel cas il vous faudra :

  1. vérifier sur Internet que votre vol est maintenu (c’est oui),
  2. rejoindre l’aéroport de Carcassonne, par le train puis la navette spéciale (qui fait le parcours touristique autour de la Cité, 5 ou 6 arrêts où personne ne monte ni ne descend),
  3. effectuer les formalités d’embarquement,
  4. attendre que le vol soit finalement annulé —ce qui est toujours le cas des vols Ryanair en cas de grève (priorité aux compagnies high-cost),
  5. reprendre la navette pour retourner à la gare de Carcassonne et prendre in-extremis le train pour Montpellier,
  6. sauter dans le TGV pour Paris, en mandatant une amie dévouée de vous trouver un vol Londres/Cork; elle vous apportera le billet à l’arrivée du train à Paris,
  7. rejoindre la Gare du Nord et sauter dans le premier Eurostar, dans lequel vous avez pu par chance réserver un siège pour une somme à peine supérieure à votre billet d’avion aller/retour Carcassonne/Cork,
  8. attraper à Londres l’Express Train St Pancrace/Stansted,
  9. passer une courte nuit dans l’aérogare de Stansted,
  10. vous envoler pour Cork, où vous êtes bien content de n’arriver qu’avec 20 heures de retard.

Mais pour ceux qui ont eu l’excellente intuition de patienter jusqu’au surlendemain, et qui ont eu le plaisir de voir ladite grève écourtée, le voyage est tout à fait tranquille, hormis le léger frisson que fait passer un arrêt impromptu, mystérieux et durable en rase campagne, dû à un signal défaillant — on ne l’apprendra qu’au bout d’un long moment de suspense. Problème peut-être lié à la grève sncf débutée le matin-même, qui n’avait pas surpris le voyageur prévoyant, monté dans un train un peu plus matinal dont le retard accumulé n’excédera finalement jamais l’heure, ouf.

Arrivé à Carcassonne, rien de mieux à faire que d’attendre la départ de la navette allongé sur l’herbe au bord du canal, sous un doux soleil de juin qu’on regrettera en fin d’après-midi.

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Une seule compagnie opère à l’aéroport INTERNATIONAL de Carcassonne. Elle contrôle méthodiquement l’accès à la salle d’embarquement. Pas d’échappatoire. Les consignes sont strictes : un seul bagage à main, de format limité, n’excédant pas 10 kg.

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Finalement, je n’ai pas regretté d’être bien couvert à ma descente d’avion, la température à Cork avoisinait les 18°.

le 18/07/2013 à 16:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Us Navy Memorial (Washington DC/5)

Pennsylvania avenue

dans ancres | architecture | lukino

[…] Ce billet a été rédigé/dessiné/illustré naguère par Lukino […]

En sortant de l’Old Post Office, tournez à gauche. Quelques mètres plus loin, de l’autre côté de l’avenue, vous tomberez sur une grande place circulaire.

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The Lone Sailor, le bronze romantique de Stanly Bleifeld, réalisé en 1987. A taille humaine, sans socle, il attend d’embarquer avec son barda. Devant lui, à ses pieds, une mappemonde géante des océans gravée sur du granit, qu’on peut admirer dans son intégralité grâce au satellite.

Au sud de la mappemonde, deux murets sont tapissés de bas-reliefs étonnants, réalisés par différents artistes. Très inspirés par l’esthétique des comics, certains sont d’un dynamisme saisissant. En voici une petite sélection personnelle.

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That’s all folks…

(Si vous insistez, j’ai encore en magasin quelques images de la statuaire éclectique washingtonnienne…)

le 11/03/2013 à 06:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #