La chaleur soudaine qui envahit l’hexagone dope la croissance des plantes et cela se perçoit fort bien dans cette zone entre campagne et ville…
Donc je suis redescendu parcourir la rue de Cuques, cette voie qui se termine en impasse sur le flanc d’une colline d’Aix-en-Provence
Il se peut que j’ai été insuffisamment attentif il y’a 72 heures mais je suis tombé sur quelques spots d’Aphyllanthes de Montpellier, ces fleurs bleues sur de fines tiges.
J’ai également mis le nez sur un ensemble d’Orpins de Nice de belles dimensions…
Enfin, la floraison des Frênes démarre sérieusement…!
Mais ce n’est pas ce qui m’a agacé même les poubelles qui s’oublient dans la nature sont en elles-mêmes un sujet…
Non, juste ce qui suit…

Le long de cette voie qui ne permet pas à deux véhicules de se croiser, un mur pour éviter de chute quelques mètres plus bas et, dedans, quelques trous…

D’où émergent quelques plantes qui sont venues se nicher dans cet univers hostile…!

En se penchant, je vois que l’homme continue à polluer dès que la moindre occasion lui est offerte…

Bref, il suffit d’écouter la radio, lire les news pour se rendre compte qu’à des échelles nettement plus importantes, le respect de la nature est un vaste sujet de rigolade.
Et je n’évoque plus le sort des habitants de la planète, nous tous.

Se dire qu’après, la nature reprendra ses droits… partout !
Ici, un Laiteron délicat (…lui…!)…
C’est tout.
Je suis rentré un peu moins abattu en ruminant cette perspective…
Hommage d’une ex. toute petite boîte (!) lancée également un 1er avril à une nettement plus grosse née huit années plus tôt
Ce n’est qu’à la mi-1984 que nous avons découvert simultanément l’informatique, Apple et …Lisa !
Nous avons fermé en 2014 mais le choix délibéré d’Apple, qualifiée aussitôt par quelques clients de… produit pas sérieux, a été fondamental.
Non seulement nous a permis de survivre trois décennies en restant foncièrement indépendants, de travailler en télétravail avec les premières connexions RNIS (débit de 64 kbit/s) dès la fin des années 80 en transmettant, via Timbuktu, nos fichiers de travail MacDraw…!
Ensuite la nature de nos prestations s’est orientée vers l’Édition jusqu’à un arrêt assumé et à notre propre mise au rebut !
Alors, oui, un grand merci à la pomme pour toutes ces années…
Et, comme le disait Letizia B., pourvou que cela doure…!

Aujourd’hui, les écrans pommés sont toujours présents dans notre quotidien, ce billet a démarré sur un iPhone.
Suite improvisée de ce billet…
Pendant la pandémie du Covid, notre quotidien était la végétation insulaire …dont des orpins à foison.
En ce début de printemps dans le Sud, préparé depuis février par une prise régulière d’antihistaminiques, je n’hésite plus à me balader, le nez au vent (…expression adaptée avec les rafales soudaines) malgré les vagues potentielles de pollen…!

Je suis épaté par la capacité de la nature à investir la ville. Ici, nettement plus de collectifs, moins de zones pavillonnaires…
Je ne croise plus les petits vieux de mon enfance (j’en suis un désormais !) qui avaient tendance à vouloir dompter toute « mauvaise » herbe en usant et abusant de glyphosate !
- Je me souviens des jardins modestes des années soixante, ceux non loin d’où habitaient mes grands-parents à la périphérie d’Orléans, ces petits cimetières où pas un brin d’herbe ne dépassait.
- Même les fleurs semblaient sortir d’un catalogue, comme choisies pour leurs couleurs pétantes, saturées. Des dahlias, cosmos, tulipes …mais aussi des roses d’Olivet.
- Et ces allées de sable ratissées, ces bordures en béton repeintes chaque année…
- Ou encore le puits. Puits qui n’avait plus d’usage avec l’arrivée de l’eau de ville et transformé en un élément de décor. Celui de mes grands-parents était peint en rouge pompier avec les joints blancs. Le tout composait aux yeux de ma grand-mère paternelle un jardin idéal, minuscule, figé, une image de respectabilité donnée à voir depuis la rue.
Ici, à Aix-en-Provence, le végétal s’invite partout, se moque des déchets amenés par le vent !

J’ai un plaisir à déambuler, à repérer les quelques plantes que je reconnais, à découvrir des espèces modestes (aujourd’hui une euphorbe des jardins ci-dessous…), remettre un nom sur des fleurs discrètes, etc.

Je me sers de PlantNet et de mon iPhone, n’hésite pas à m’arrêter le long du trottoir pour admirer un îlot de résistance.

C’est tout…!