Urbanbike

Index |
ou détaillée | Fil RSS | ATOM

Mémoriser ses parcours avec IMoves sur iPhone

Toujours agréable, clair et minimaliste

dans ancres | grospod | mémoire | usages

En rédigeant urbanbike | Usages | Sac à dos et iPhone | mes apps en voyage, j’étais passé à côté de la mise à jour inattendue de iMoves GPS tracker.
Enfin !

Un vrai plaisir de retrouver cet app corrigée, une app qui ne transmet aucun fichier aux ogres du big data et permet de balancer la carte de son parcours dans Day One journal + mémoire par exemple.

Je signale un petit bug d’export vers l’album mais le passage par Notes rend l’opération possible.

Et, en quelques copies d’écran, mon usage pendant que le net était à la ramasse hier (…quand certains arrêteront de hurler quand il y a un incident ?? Ben oui, ça arrive… même qu’aucun d’entre-nous n’échappera à la dernière panne de notre existence, même cryogénisé…! Hihihi…!)

reduc-450

  • Un appui et hop, on part… Facile de changer de vignette pour l’enregistrement du parcours… Rappel, au départ, le développeur avait pensé cette app pour ses trajets en bateau… Notez que tout y est, vitesse de votre serviteur en marche vers la boulangerie…!

reduc-450

  • Le trajet s’enregistre tout seul avec le nom de la ville de départ. À la fin (je l’ai arrêté pour la copie d’écran), les stats du parcours et même une carte qu’il est possible d’exporter en lieu et place de ses informations GPX…

reduc-450

  • Les prefs permettent de choisir ce que l’on souhaite et une option payante (indispensable) pour enregistrer tous nos parcours…

reduc-450

  • Les plus…? Une carte dynamique en cours de balade ainsi que les infos de la météo prévue…

Bref, un très (très) chouette produit qui a réintégré mon iPhone 7 plus…

Bon, prochaine version dans moins de trois ans…?!

le 10/11/2017 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Chronologie familiale et Day One

Ajouter des photos depuis Lightroom, rassembler des textes épars…

dans ancres | dans mon bocal | mémoire | usages

Il y a quelques années, j’avais ajouté des photos empruntées à ma base d’images sous Adobe Lightroom et je songe sérieusement à récidiver.
Explication : bien avant le iPhone, je possédais un boitier numérique (mon fidèle Canon EOS 5D) avec lequel j’ai réalisé nombre de clichés …dont les membres de ma tribu et quelques balades.

Même si les photos sont disponibles sur Lightroom, il est clair que je ne les consulte pas. Ou si je le fais, c’est rarement en famille.

Ces clichés restent avant tout des fichiers numériques blottis au fond d’un disque dur. Et rarement imprimés de plus.
Jamais me dit-on !

Or l’une des options de Day One journal + mémoire est la possibilité d’extraire une période de la chronologie globale ou de l’un des carnets de bord puis d’en réaliser une impression, un mini livre.

Sans pousser jusque là, se balader dans la chronologie des événements passés est un plaisir pour nous tous. Et permet aussi de répondre à des questions communes.

les usages ont changé

À l’inverse de Lightroom, Day One est quotidiennement sollicité par ma pomme et autant la compléter régulièrement avec des vues passées significatives.

Comme les clichés numériques sous Lightroom sont horodatés, c’est le minimum indispensable pour reconstituer une chronologie précise, reste simplement à reconnaître les lieux et à les ajouter dans les nouvelles entrées. Pas très compliqué.

Cette initiative plaît particulièrement à ma fille qui a redécouvert avec plaisir une série de portraits de son frère et d’elle-même réalisés au cours des années.

Illustration

Deux copies d’écrans (floutées avec un effet de bord, certes, un peu déplaisant mais bon…) pour expliquer…

reduc-450

  • Pour me retrouver dans les 4878 entrées (à cet instant) et les 4004 photos associées, l’ascenseur sur la droite me permet de me rendre aisément à une année donnée…

reduc-450

  • Mais je peux également emprunter la voie du calendrier ou, plus efficace encore, afficher toutes les photos dans l’app…

Partage de journaux demandé

Du coup, il manque sur Day One la possibilité de laisser à d’autres utilisateurs sélectionnés de consulter un ou plusieurs journaux.

Ce serait l’occasion de pouvoir échanger et, mieux, de compléter ces entrées avec des notes.

Ceci explique pourquoi je vais continuer à nourrir cette application pour les générations suivantes et aussi pourquoi utiliser plusieurs journaux reste un sérieux “plus” pour éviter la confusion des genres.

Gérer la dispersion des textes

Dernier chantier auquel je me suis attelé ce matin même en recherchant une vieille note, combattre ma propre capacité à me disperser !

En effet, en testant nombre d’applications, j’écris partout en faisant nos bouts de texte ci et là.

Ce matin, j’ai nettoyé l’épatant Trunk Notes Personal Wiki en rapatriant nombre de notes exportées naguère depuis Drafts: Quick Capture. Nombre de petits textes étaient planqués dans cette première app et ont retrouvé place dans les journaux de Day One journal + mémoire.

Du coup, je me rends compte que c’est aussi le cas de bribes restées dans iA Writer mais également dans Bear, voir dans Drafts même si cette application me sert en permanence de dispatcher.

Bref, j’essaye peu à peu de réduire mes usages à Drafts et Day One, même si je ne perds pas de vue d’autres applications…

À propos de Day One et de l’abonnement (encore…!)

Il est clair que le passage à une formule d’abonnement n’a pas été du goût de tous les utilisateurs.

J’ai envisagé de tout exporter au format texte avec balisage markdown.
Sauf que les applications que je voyais comme de potentiels recours ont également basculé vers la formule de l’abonnement avec, parfois, des formules (nettement) plus onéreuses.

Et puis, pour le rappeler simplement, ma propre utilisation quotidienne, mes nombreuses entrées, le paquet de photos associées sans oublier la qualité de l’application ont fait le reste.

Ce qui me gêne serait de multiplier les abonnements à divers services sans bénéficier d’une formule “famille”. L’application achetée et utilisée individuellement tant par ma pomme et ma tribu, ça passait sans difficulté.

Mais, à l’instar des forfaits téléphoniques, multiplier les formules pour chacun d’entre-nous représente une ligne de dépense de plus en plus lourde.
C’est l’addition globale qui commence à faire “mal”. Dans le même temps, je suis parfaitement conscient des difficultés que rencontrent les développeurs et éditeurs de ces produits.

Pour finir…

Enfin, pour finir sur une note ironique, je suis souvent dubitatif face à certains commentaires d’utilisateurs qui, manifestement, ont du mal avec le réel et oublient qu’une application qui synchronise (…et que l’on peut temporairement ne pas synchroniser !) consomme de la data et de la batterie.

Non mais, sans blague ?!

le 26/10/2017 à 12:25 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Roman | Ils vont tuer Robert Kennedy

Marc Dugain

dans lire | mémoire | vieillir

Novembre 1963. Je me souviens de ces images en noir et blanc sur la télévision de mes parents à St Cloud, j’avais 10 ans et c’était la veille d’un week-end. À vrai dire, le peu d’images disponibles a du passer bien plus tard dans des émissions d’investigations.

Bref, pour le môme que j’étais, cet assassinat était simplement incroyable. Sans parler de la sidération à la maison. Et, de suite, dans la bouche de mes parents, de l’idée d’un acte loin d’être celui d’une unique personne.

J’ai mis pas mal de temps (trop…) à lire ce bouquin1 même si je peux essayer de deviner quelques intentions de l’auteur, notamment en lisant ceci…

Sans l’assassinat du président américain, de nombreuses années m’auraient sans doute été nécessaires pour apprendre que ma grand-mère et mon père étaient juifs. Pourtant ma grand-mère fréquentait assidûment un temple baptiste. Sans être de cette confession, elle avait choisi ce temple pour sa proximité. Il était arrivé une ou deux fois à l’école qu’un camarade me traite de youpin en se fondant sur mon nom. Je savais que Skowronek voulait dire quelque chose comme « alouette » en polonais et que nous avions de lointaines origines dans cette partie reculée de l’Europe, comme certains de mes camarades de classe avaient de lointaines racines en Chine. L’année suivante, lors de ma naturalisation, mes parents ont fait en sorte de changer mon patronyme en adoptant celui de ma mère, O’Dugain, le nom d’une vieille tribu irlandaise du nord de l’île. J’étais passé d’une minorité à une autre.

Je préfère parsemer ce billet d’extraits du livre car c’est bien l’écriture de Dugain qui rend le bouquin intéressant.

En effet, je n’ai pas plongé dans le récit bien que certaines phrases ont eu un écho intime, notamment la relation du narrateur avec son père.

Mais il y a avant tout cet assassinat théâtral et le cirque incroyable pour le faire porter sur les épaules d’un pauvre gras, flingué à son tour quelques temps après.

Pour Dugain, l’affaire est entendue.

Ce qui différencie les démocraties des régimes autoritaires, c’est que les démocraties acceptent qu’on dise la vérité. En revanche il est rare qu’elles acceptent qu’on la démontre à un moment qui n’est pas le leur. Si vous êtes à contretemps, elles sont capables de recourir aux méthodes d’un régime autoritaire.

D’autant plus, télescopage avec ce livre, la déclassification des archives de cette période doit être effective aux USA…

Sauf que cela n’arrange pas certaines agences qui demandent déjà à ce que le contenu qui devrait être déclassifié le soit dans vingt-cinq ans !

Lire : The JFK Document Dump Could Be a Fiasco - POLITICO Magazine

Cette pression est à mettre en parallèle avec ce qu’écrit Marc Dugain…

Quand le mensonge est à ce point énorme, c’est faire trop d’honneur à ceux qui l’ont fomenté que de vouloir le démonter scientifiquement. Quel tueur se préparant à assassiner le président des États-Unis se fait envoyer un fusil par la poste ? Quel tueur se serait installé, le plus mauvais fusil du marché en main, à l’étage d’un dépôt de livres sachant que la voiture présidentielle lui serait forcément cachée par le feuillage d’un arbre ?

reduc-450

Le roman décrit méthodiquement le climat d’alors, le mélange des genres voire les liaisons toxiques des deux frères, des pressions contraires à des engagements pourtant pris à demi-mots qui ont amené certains services à …agir.

Le candidat et son frère, Bobby, n’étant plus franchement dans la ligne prévue au départ par leurs généreux sponsors…!

Bobby pense à ces moments de grande intimité qu’ils ont eus l’un et l’autre quand l’avenir de la planète était entre leurs mains. De plus en plus méfiant, les mois passant, Jack s’était replié sur sa relation avec son frère auprès duquel il testait toutes ses idées avant de les diffuser. Il voulait bien assumer la solitude du pouvoir mais pas seul.

C’est pour toutes ces notes glissées au fil du récit qu’il me semble impossible de le résumer dans cette chronique.

Je pense y revenir, le temps de tout digérer…!


  1. à l’inverse de celui sur Hoover ↩︎

le 16/10/2017 à 15:45 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #