Merci pour les retours via twitter ou par courriel. Mon billet précédent – urbanbike | Pourquoi je vais souscrire à l’offre Premium de Day One – n’a pas vocation à convaincre qui que ce soit, je partage simplement mon point de vue.
Bref, si vous me faites l’amitié de passer une tête de temps à autre, vous savez – malheureusement ! – que j’aime bien revenir (voire… m’expliquer !) sur mes choix.
Je reste néanmoins surpris par la violence de certaines réactions de rejet de l’application Day One suite à l’annonce de l’option Premium.
Je suis allé vérifier sur l’écran de ma fille et son propre Day One affiche qu’elle dispose d’une version Plus. Bref, ça ne change rien pour l’utilisateur habituel d’avant l’arrivée de Premium …me semble-t-il.
J’allais ajouter tempête dans un verre d’eau car ceux qui pourraient accessoirement hurler sont tous ceux qui n’avaient pas encore acheté l’application !
Pour ma part, comme je l’avais annoncé, je suis passé en version Premium (je vous rappelle que c’est un abonnement qui fonctionne au mois ou à l’année), je le teste même si mes quasi 5 Go de photos n’incitent furieusement à persévérer dans ce choix.

- Or j’ai fait un dernier test avant de publier ce billet : une photo prise avec l’iPhone (3024 x 4032 pixels) puis employée telle dans un billet de Day One, synchronisée via le cloud de l’éditeur sur Day One dans mon iPad Pro, pouvait elle être récupérée plein format…? Et finir sa course dans l’album de mon iPad…? Oui et non…! Oui, la preuve ci-dessus mais la résolution de l’image a été réduite à 1575 par 2100 pixels… Le but n’est pas de se substituer à du stockage d’images…! Mais ça dépanne… Faut pas rêver non plus…!
Du coup, je révise mon idée de reprendre un abonnement plus large chez DropBox se discute, vu que l’offre de Day One comble en partie mon besoin du moment. Mais ça reste ouvert…!
J’ai encore quelques questions aux développeurs (vous pouvez les poser également en direct via la roue crantée via préférences et en regardant dans les options liées au support).
Pour info, tout est développé en anglais ici : Day One Premium FAQ | Day One Help. J’ai néanmoins évoqué l’idée d’un abonnement tribu auprès des dévs et on échange sur ce sujet. Je souhaite lier et partager avec ma famille mes propres carnets d’autant qu’ils ont nettement plus de chance de me survivre, que certains carnets leur sont destinés, comme ceux des voyages – pas si lointains – effectués avec eux.
Un pari sur l’avenir…
L’éditeur de Day One existe depuis près de six ans, le boulot abattu est impressionnant, a été salué par Apple, etc.
Aussi, en usage sur mes écrans depuis 2011, je fais le pari que l’application va perdurer.
Simple utilisateur, j’ai apprécié les diverses évolutions, les modifications d’interface pour améliorer le fonctionnement. L’abonnement ne me pèse pas comme une contrainte (même si je vais réduire ma conso de chocolat…) mais plus comme un investissement. Ici pas encore d’actionnaires mais juste une bande de copains qui a mis sur pied un chouette produit.
Bref, de facto, l’attelage actuel me convient même si je préfère, la majeure partie du temps, écrire dans Drafts - Quickly Capture Notes, Share Anywhere!. Cette dernière application me sert à tout, même à rédiger mes tweets et dispose d’actions indispensables, complémentaires à ce que me propose Day One. Greg, le dév de Drafts ne propose pas d’abonnement mais vous pouvez l’aider autrement !
Aussi j’ai nettement plus envie de souligner les points que je trouve indispensables – pour mon usage – dans Day One :
- entrées chronologiques : je ne me pose pas de question, je crée ou j’expédie depuis Drafts et hop, c’est le jour et la date (que je peux modifier…) qui est prise en compte
- ajout immédiat des infos de localisation, le nombre de pas effectué et la météo, voire la musique écoutée (jamais utilisée) : pratique en balade (et liée à l’image insérée si je le souhaite), une manière de garder en mémoire en plus des données accessoires comme la température qu’il faisait, etc. Et l’app affiche sous chaque billet une carte bien utile.
- une photographie comme entrée unique : même si je le fais moins, c’est pas mal non plus de garder des clichés d’une journée entre quelques billets horodatés et localisés.
- jusqu’à dix photos par billet : pas inutile et l’une des raisons de l’inflation de mon volume de stockage (4,75 Go comme indiqué ailleurs pour mon seul usage)
- tags : qui servent pour les exports (me sortir toutes les entrées avec tel tag entre tel jour et tel autre)
- journaux multiples : j’en ai créé, viré car on a tendance à se lancer dans des tas de directions. Pour un gros récit, Day One peut fort bien s’employer même si Ulysses me semble plus judicieux dans ce cas précis.
- Markdown : on insiste pas, Markdown avec notes en bas de page.
- Exports PDF, texte et impression de livres : l’impression de livres papier à quelques exemplaires arrive (réservé aux USA pour le moment) mais c’est une excellente idée, sortir un bouquin avec photos en couleurs de son voyage dans telle partie du monde, (ou en Bretagne) chouette…
- synchronisation sur le cloud : pas assez mis en avant par l’app, vos données sont sauvegardées quotidiennement.
- synchronisation Day One : cette synchro avec toutes nos photos passe par le cloud de l’éditeur et ça fonctionne rudement bien.
- encodage : c’est la fonction ultime, la possibilité de protéger par un mot de passe ses journaux sur le serveur de Day One. J’avoue ne pas avoir regardé encore.
- Touch ID : pas gadget ! Confort quotidien.
- J’en oublie…!
J’en oublie comme le couplage avec le calendrier qui permet de rajouter un événement oublié et les photos qui vont avec, les actions avec IFTT, etc. J’aimerais, pour ma part, disposer d’une carte des déplacements comme je peux l’avoir avec Moves et donc la possibilité de me souvenir des rues empruntées dans une virée urbaine.
Quelques écrans et explications…
Bon, comme ce billet devient indigeste…

Bref, c’est un abonnement Premium, histoire de voir…

Le poids des mots, le choc des photos…? Chez moi, c’est de plus en plus l’inverse…

La possibilité (un de ces quatre) d’imprimer un bouquin papier depuis un journal…

Un paquet d’options que j’utilise pas ou au minimum…

Pour les fondus d’automatisation, un oeil sur quelques options de IFTTT…

Les exports et la double sauvegarde…

Car cette option de sauvegarde sur iCloud ne concerne que les textes alors que le reste (mes 4,75 Go d’images par exemple) est synchronisé en permanence chez Day One
Bref, l’app est nettement plus complexe que le pensent nombre d’utilisateurs…
Voilà, c’est dit à nouveau…
Depuis août 2011, j’utilise Day One (…que j’orthographiais alors DayOne).
Je reconnais sans peine que le principe originel — un seul journal sans photos avec un balisage Markdown et une synchronisation non propriétaire — m’avait séduit. Mieux, cette rusticité ne convenait.
Retrouver de plus le même contenu sur iPad, iPhone et Mac, un total bonheur. Et surtout, pas besoin de titre, la chronologie servant de fil conducteur. Avec la localisation des billets puis ensuite des photos, les informations supplémentaires comme la météo, l’application était (et reste !) incomparable. J’ai bien essayé quelques apps alternatives vite abandonnées pour cause d’ergonomie lourde et d’absence de stabilité.
Très vite, j’ai ajouté plus d’images vu que je les stockais sur mon serveur et que cela ne pesait rien, un simplement lien Markdown.
En aparté, Day One est ma mémoire sur écran…
Le 23 juillet 2005, nous avions passé l’après-midi dans le domaine de Villarceaux après avoir passé une nuit dans une chambre d’hôtes à Magny en Vexin. Nous avions même démarré la matinée par un long passage dans le parc d’acrobranche à deux pas. J’ai les photos en regard de ces souvenirs.
Plus loin, je retrouve un cliché effectué le dimanche 18 mai 2008 quand ma fille avait fait son numéro de trapèze dans le chapiteau bondé. Et encore plus loin, je lis que nous étions partis quelques semaines plus tard dans le Berry…
Toutes ces infos ne sortent pas de ma mémoire. Je n’ai aucune mémoire des dates. Je ne me souviens pas de l’année de naissance de mes mômes, mais, heureusement, du jour et du mois.
Certes, je pourrais consulter mes images sous Adobe Lightroom (sans abonnement…!) qui sont également triées chronologiquement mais, côté confort…
Premium or not Premium
Le passage à une formule Premium (non obligatoire, rappelons-le) me vaut pas mal de discussions animées.
Généralement ça commence par une question…
— Et toi, tu es également opposé à cet abonnement, hein ? C’est un scandale, etc.
Comment répondre à ce type de question un poil orientée sans fâcher l’ami ou le lecteur qui m’interpelle !?
Non, cela ne va pas de soi !
Day One est l’exemple même d’une très belle application, intelligemment développée mais qui n’a pas anticipé les coûts masqués …que ses propres fonctionnalités allaient générer !
Au tout départ, ajouter une entrée dans Day One était généralement constituée à 99% de texte et parfois nous y associions une photo. Ma fille, pendant des années, n’a rentré que du texte.
Or du texte même balisé en Markdown et au format XML, ça pèse quasi rien.
Et puis arrive la version 2 !
Le piège pour l’éditeur car trop généreuse → on peut mettre jusqu’a 10 photos par billet et créer plusieurs journaux !
Je pense sincèrement que les développeurs n’ont pas anticipé le chargement d’usages ! Qui est arrivé aussitôt !
Certes, ils avaient envisagé les soucis possibles de synchronisation avec Dropbox ou iCloud, et cela les a conduit à penser puis écrire leur propre nuage.
Nous avons changé également nos usages…!
Mais nous, nous avons modifié nos usages sans crier gare !
Je suis coupable de cette dérive !
Au lieu d’écrire, de décrire, j’ai commencé par balancer 2 ou 3 clichés et 2 lignes de texte. Mais surtout à multiplier les entrées quotidiennes :
- un événement → une entrée.
- Puis une entrée → 7 à 9 photos…!
Résultat : mon compte qui ne pèse quasi rien en texte pur approche les 4 Go rien que pour les images.
Avec ma fille, nos journaux respectifs approchent globalement les 6600 (six mille six cent) entrées auxquels il faut ajouter 3500 clichés (trois mille cinq cent)… une paille.

Et comme l’app a été promue par Apple, que les clients se sont tout autant multipliés, le nuage de Day One a commencé par leur coûter un bras !
Bref, ce tsunami de données pèse drastiquement sur la structure (…enfin, c’est ce que j’analyse de mon écran) de développement et d’édition.
Quelles alternatives…?
Jusqu’à présent, j’ai refusé toutes les sortes d’abonnements proposés, de TextExpander à Lightroom. Par contre, j’envisage de reprendre un abonnement large chez DropBox et le partager avec ma tribu.
Et puis Il y a eu cette nouvelle proposition chez Day One.
Ma première réaction a été un “non” catégorique. Suivi d’un long moment de réflexion que je partage ici (…si cela vous gonfle, souvenez-vous que personne ne vous oblige à me lire !)
— Barre-toi, c’est du vol…!
Désolé, mais non.
Pas question pour moi de changer d’application. Je me répète : tout ce que j’ai testé en parallèle était nul, souvent moche et trop souvent instable !! Certes, je pourrais utiliser Ulysses mais sans le même confort.
Du coup, que valent mes souvenirs, quel coût j’attribue à cette mémoire numérique immédiatement disponible ?
Au moins l’équivalent du coût d’une tablette de chocolat noir par mois (et cela me fera pas de mal de réduire).
Aussi j’envisage de passer au Premium sans barguigner.
Pour mémoire, nos 6600 billets et 3500 clichés sont bien au chaud dans le nuage de Day One mais également (nos deux comptes sont séparés) sur nos iPads et iPhones ainsi que sur mon Macintosh. Et sur nos écrans sur iOS, les textes sont sauvegardés quotidiennement…

Certes, j’attends des développeurs plus d’informations sur deux points : la stabilité des prix de l’abonnement (!) mais surtout à propos de la sécurité des données confiées …même si mes textes ainsi que les photos des villes n’a rien d’excitant.
Pour le moment, je teste, j’ai viré néanmoins 3 journaux inutiles (des projets qui ont capoté).
Mais dernier constat personnel à l’usage…
Sur mon mon iPhone et mon iPad, il n’y a que deux applications qui me sont quotidiennement indispensables, Drafts et Day One. Et la première exporte mon texte balisé en Markdown vers la seconde.
Voilà, c’est dit…
Je plains sincèrement les personnes qui bossent comme lobbyistes.
La semaine, pondre des textes pour expliquer que tel secteur ne remet absolument pas en cause la nature, ne la détruit pas, que rien n’est (encore totalement) prouvé, etc.
Le week-end, chercher des produits bio pour leur petite tribu et s’inquiéter des allergies des mômes.
Car rien n’est lié, hein ?!
Je constate depuis des années la diminution du nombre de bêtes à “z’ailes” tant dans notre microscopique jardin que dans les alentours. Ma commune évite les produits phytosanitaires et, quand je me balade dans le fabuleux Potager du Roi, je ne suis plus assourdi par un concert incessant de petites butineuses !
Avant, j’avais peine à les dénombrer : maintenant, quand j’en vois une, je sursaute… de surprise.
Ma douce se souvient de l’effervescence des abeilles autour de notre cerisier il y a – aie ! – dix-sept ans. Et constate comme moi leur raréfaction, voire leur quasi disparition. Or nous sommes en région parisienne, loin des grandes surfaces agricoles où l’on entend pratiquement plus que le bruit des tracteurs.
Aparté
J’ai peu connu mon grand-père Achille pour des raisons que, gamin, je ne comprenais pas. Quand il a fini par consumer sa dernière gitane maïs, je me trouvais au Mexique. Bref, peu côtoyé.
Hormis l’image du héros qui ne parlait jamais de sa guerre, qui avait envoyé paître ses potes qui souhaitaient lui faire attribuer une rosette (“je la ferais porter par mon chien…”), hormis son activité de vendeur de semences dans la Beauce, ses pigeons voyageurs (…dans les émissions de parachutage sur Radio Londres, il était “pigeon blanc”, un peu transparent comme pseudo…!), chanter minuit chrétien à la messe de Noël, parler couramment allemand et flamand, il avait des ruches dans son jardin à Pithiviers.
Et ça je m’en souviens : je conserve une image de lui avec cette protection en toile comme une grosse moustiquaire.
Gamin, déposé les vacances du côté de Vitry aux Loges chez Leone et Maurice, les butineuses étaient mes seules compagnes.
Certes, je ne m’en approchais pas, je restais un petit citadin et ce n’était pas ces deux taiseux qui l’hébergeaient qui pensaient à m’initier à leur univers. Ils me récupéraient à la demande de ma mère, point final.
Bref, j’observais de loin le ballet de ces bestioles, émerveillé de les voir passer de fleur en fleur.
Je me souviens assez vaguement des ruches. Et puis, quand mon grand-père est allé s’installer à Batilly-en Gâtinais, tout a cessé.
Bref, ceci pour dire que nous, les désormais vieux, nous avions une proximité nette avec les abeilles.
Nous savons parfaitement ce que nous devons quotidiennement à ces butineuses, simplement parce que nous sommes restés des enfants de la campagne et non des technocrates qui ne voient la nature que comme un décor.
La butineuse ne fait pas que du miel, elle pollinise !
Sans elle, Monsieur le ministre, tout irait de travers : pas de fruits, entre autres. Je copié collé un peu de littérature trouvée sur Wikipedia.
Plus de 70 % des cultures (dont presque tous les fruitiers, légumes, oléagineux et protéagineux, épices, café et cacao, soit 35 % du tonnage de ce que nous mangeons) dépendent fortement ou totalement d’une pollinisation animale.
Et, mieux encore :
Selon une étude publiée en 2015, les grands champs agricoles sont à 80 % pollinisés par seulement 2 % des espèces d’abeilles sauvages.
C’est pratique Wikipedia, il y a même une belle app Wikipedia sous iOS pour consulter. Je vous engage à la charger et à la consulter…