Il y a une quinzaine d’années, l’archivage était une obsession chez tous les graphistes et acteurs de la PAO.
Avec des volumes de stockage de nos disques durs assez limités, sauvegarder un nombre conséquent de fichiers par mission était une tâche fastidieuse et coûteuse.
En effet, nous ne conservions pas que les éléments de base du document final mais les différentes moutures, versions (…preuves de notre intervention mais aussi possibilité de répondre — si, si…! — à un brusque changement d’humeur du client optant pour une version qu’il avait écarté quelques jours, semaines, mois plus tôt !).
Sans oublier les photomontages pour illustrer la couverture ou les nombreux clichées et figures d’un long document.
Et, bien entendu même si le pli ne fût pas pris immédiatement, le PDF de fabrication, souvent en nombre quand la valeur du dos bibliothèque variait suite à un ultime changement de main du papier chez l’imprimeur.
Comme c’était l’époque des disques à plateaux (…et non des SSD), on dupliquait, gravait très (trop…?) souvent un CD avec toutes les missions en cours. C’était des sauvegardes d’étape.
Ceux qui n’ont jamais perdu (et donc refait) suite à une défaillance du matériel un job complet ne peuvent pas comprendre notre quotidien et l’état d’esprit d’alors !
Collection de galettes…
C’est ainsi que je conserve — pour quelques temps encore — une valise en aluminium remplie de galettes (CD et DVD), elles-mêmes copies de missions archivées naguère sur des Syquests, des Bernoullis ou encore issues de bandes magnétiques de type DAT. Tout n’a pas été conservé, notamment mes premiers bouquins saisis sur Mac, c’est-à-dire une dizaine de livres de formation (les cordonniers les plus mal chaussés, etc.).

En effet, les lecteurs de Syquest, de disques souples Bernoulli, de Zip, Jaz, DAT et compagnie ont fini, eux, par disparaître, faute de connexions SCSI (…câbles et bouchons !).
Relire cette chronique urbanbike | Stockage 2001, une chronique ancienne mais toujours d’actualité.
Et pour comprendre la révolution que fut en son temps l’arrivée du format PDF, cet autre billet, urbanbike | .pdf, mode d’emploi [1].
Bref, les seules à survivre à l’heure du cloud sont ces galettes.
Mais pour combien de temps !? Les ordinateurs portables ne sont quasiment plus équipés de lecteurs…!
Pour mémoire, le FTP a remplacé les navettes des coursiers…
L’usage des CD a fini également par se perdre. Peu à peu, la transmission des fichiers s’est dématérialisée (avec, comme conséquence assez rapide, la disparition de compagnies de coursiers sur deux roues…), les précieux fichiers étant expédiés, non plus sous forme de CD avec quelques PDF, mais via FTP.
Cela permettait de plus aux fabricants de vérifier la conformité des fichiers, de demander à réception ou dans l’heure une correction. Puis de transmettre directement à leur flasheur ou imprimeur le dossier numérique d’un ouvrage.
Bien entendu, les services de fabrication ont pris de suite l’excellente habitude de stocker en interne ces dossiers en vue d’une réimpression, c’est devenu la norme chez tous les grands éditeurs avec qui nous avons bossé…
Puis, comme les capacités des disques dur ont augmenté (…et leurs prix ont fini par chuter), nous sommes tous passés à la multiplication des disques durs dans nos studios… Et le CD comme le DVD sont devenus anecdotiques…
Note de fin : inquiétant de découvrir chez ces éditeurs que nos PDF archivés de longue date sur leurs systèmes s’amusent également à disparaître alors que, contractuellement, nous leur avions — de facto — livrés ces précieux fichiers (…sinon, l’impression n’aurait pas eu lieu, CQFD…! Et nous n’aurions pas été payés…).
Comme Things a reçu une mise à jour ce soir, juste deux trois petits trucs basiques qui vous ont peut-être échappé…

Un simple copier-coller depuis votre traitement de texte favori peut vous faire gagner du temps, si, si…

Entrez le titre de l’entrée puis appuyez en bas sur l’icône Liste…

Comme vous avez des paragraphes dans votre presse-papiers, profitez-en… Hop, c’est fini… Ajoutez une note, une date, des tags…

C’est donc à faire demain mais aviez-vous vu la fonction Répéter…
À suivre…
Merci pour les retours via twitter ou par courriel. Mon billet précédent – urbanbike | Pourquoi je vais souscrire à l’offre Premium de Day One – n’a pas vocation à convaincre qui que ce soit, je partage simplement mon point de vue.
Bref, si vous me faites l’amitié de passer une tête de temps à autre, vous savez – malheureusement ! – que j’aime bien revenir (voire… m’expliquer !) sur mes choix.
Je reste néanmoins surpris par la violence de certaines réactions de rejet de l’application Day One suite à l’annonce de l’option Premium.
Je suis allé vérifier sur l’écran de ma fille et son propre Day One affiche qu’elle dispose d’une version Plus. Bref, ça ne change rien pour l’utilisateur habituel d’avant l’arrivée de Premium …me semble-t-il.
J’allais ajouter tempête dans un verre d’eau car ceux qui pourraient accessoirement hurler sont tous ceux qui n’avaient pas encore acheté l’application !
Pour ma part, comme je l’avais annoncé, je suis passé en version Premium (je vous rappelle que c’est un abonnement qui fonctionne au mois ou à l’année), je le teste même si mes quasi 5 Go de photos n’incitent furieusement à persévérer dans ce choix.

- Or j’ai fait un dernier test avant de publier ce billet : une photo prise avec l’iPhone (3024 x 4032 pixels) puis employée telle dans un billet de Day One, synchronisée via le cloud de l’éditeur sur Day One dans mon iPad Pro, pouvait elle être récupérée plein format…? Et finir sa course dans l’album de mon iPad…? Oui et non…! Oui, la preuve ci-dessus mais la résolution de l’image a été réduite à 1575 par 2100 pixels… Le but n’est pas de se substituer à du stockage d’images…! Mais ça dépanne… Faut pas rêver non plus…!
Du coup, je révise mon idée de reprendre un abonnement plus large chez DropBox se discute, vu que l’offre de Day One comble en partie mon besoin du moment. Mais ça reste ouvert…!
J’ai encore quelques questions aux développeurs (vous pouvez les poser également en direct via la roue crantée via préférences et en regardant dans les options liées au support).
Pour info, tout est développé en anglais ici : Day One Premium FAQ | Day One Help. J’ai néanmoins évoqué l’idée d’un abonnement tribu auprès des dévs et on échange sur ce sujet. Je souhaite lier et partager avec ma famille mes propres carnets d’autant qu’ils ont nettement plus de chance de me survivre, que certains carnets leur sont destinés, comme ceux des voyages – pas si lointains – effectués avec eux.
Un pari sur l’avenir…
L’éditeur de Day One existe depuis près de six ans, le boulot abattu est impressionnant, a été salué par Apple, etc.
Aussi, en usage sur mes écrans depuis 2011, je fais le pari que l’application va perdurer.
Simple utilisateur, j’ai apprécié les diverses évolutions, les modifications d’interface pour améliorer le fonctionnement. L’abonnement ne me pèse pas comme une contrainte (même si je vais réduire ma conso de chocolat…) mais plus comme un investissement. Ici pas encore d’actionnaires mais juste une bande de copains qui a mis sur pied un chouette produit.
Bref, de facto, l’attelage actuel me convient même si je préfère, la majeure partie du temps, écrire dans Drafts - Quickly Capture Notes, Share Anywhere!. Cette dernière application me sert à tout, même à rédiger mes tweets et dispose d’actions indispensables, complémentaires à ce que me propose Day One. Greg, le dév de Drafts ne propose pas d’abonnement mais vous pouvez l’aider autrement !
Aussi j’ai nettement plus envie de souligner les points que je trouve indispensables – pour mon usage – dans Day One :
- entrées chronologiques : je ne me pose pas de question, je crée ou j’expédie depuis Drafts et hop, c’est le jour et la date (que je peux modifier…) qui est prise en compte
- ajout immédiat des infos de localisation, le nombre de pas effectué et la météo, voire la musique écoutée (jamais utilisée) : pratique en balade (et liée à l’image insérée si je le souhaite), une manière de garder en mémoire en plus des données accessoires comme la température qu’il faisait, etc. Et l’app affiche sous chaque billet une carte bien utile.
- une photographie comme entrée unique : même si je le fais moins, c’est pas mal non plus de garder des clichés d’une journée entre quelques billets horodatés et localisés.
- jusqu’à dix photos par billet : pas inutile et l’une des raisons de l’inflation de mon volume de stockage (4,75 Go comme indiqué ailleurs pour mon seul usage)
- tags : qui servent pour les exports (me sortir toutes les entrées avec tel tag entre tel jour et tel autre)
- journaux multiples : j’en ai créé, viré car on a tendance à se lancer dans des tas de directions. Pour un gros récit, Day One peut fort bien s’employer même si Ulysses me semble plus judicieux dans ce cas précis.
- Markdown : on insiste pas, Markdown avec notes en bas de page.
- Exports PDF, texte et impression de livres : l’impression de livres papier à quelques exemplaires arrive (réservé aux USA pour le moment) mais c’est une excellente idée, sortir un bouquin avec photos en couleurs de son voyage dans telle partie du monde, (ou en Bretagne) chouette…
- synchronisation sur le cloud : pas assez mis en avant par l’app, vos données sont sauvegardées quotidiennement.
- synchronisation Day One : cette synchro avec toutes nos photos passe par le cloud de l’éditeur et ça fonctionne rudement bien.
- encodage : c’est la fonction ultime, la possibilité de protéger par un mot de passe ses journaux sur le serveur de Day One. J’avoue ne pas avoir regardé encore.
- Touch ID : pas gadget ! Confort quotidien.
- J’en oublie…!
J’en oublie comme le couplage avec le calendrier qui permet de rajouter un événement oublié et les photos qui vont avec, les actions avec IFTT, etc. J’aimerais, pour ma part, disposer d’une carte des déplacements comme je peux l’avoir avec Moves et donc la possibilité de me souvenir des rues empruntées dans une virée urbaine.
Quelques écrans et explications…
Bon, comme ce billet devient indigeste…

Bref, c’est un abonnement Premium, histoire de voir…

Le poids des mots, le choc des photos…? Chez moi, c’est de plus en plus l’inverse…

La possibilité (un de ces quatre) d’imprimer un bouquin papier depuis un journal…

Un paquet d’options que j’utilise pas ou au minimum…

Pour les fondus d’automatisation, un oeil sur quelques options de IFTTT…

Les exports et la double sauvegarde…

Car cette option de sauvegarde sur iCloud ne concerne que les textes alors que le reste (mes 4,75 Go d’images par exemple) est synchronisé en permanence chez Day One
Bref, l’app est nettement plus complexe que le pensent nombre d’utilisateurs…
Voilà, c’est dit à nouveau…