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Pourquoi je vais souscrire à l’offre Premium de Day One

Corollaire : que valent les bribes de nos vies ?

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Depuis août 2011, j’utilise Day One (…que j’orthographiais alors DayOne).

Je reconnais sans peine que le principe originel — un seul journal sans photos avec un balisage Markdown et une synchronisation non propriétaire — m’avait séduit. Mieux, cette rusticité ne convenait.

Retrouver de plus le même contenu sur iPad, iPhone et Mac, un total bonheur1. Et surtout, pas besoin de titre, la chronologie servant de fil conducteur. Avec la localisation des billets puis ensuite des photos, les informations supplémentaires comme la météo, l’application était (et reste !) incomparable. J’ai bien essayé quelques apps alternatives vite abandonnées pour cause d’ergonomie lourde et d’absence de stabilité.

Très vite, j’ai ajouté plus d’images vu que je les stockais sur mon serveur et que cela ne pesait rien, un simplement lien Markdown.

En aparté, Day One est ma mémoire sur écran…

Le 23 juillet 2005, nous avions passé l’après-midi dans le domaine de Villarceaux après avoir passé une nuit dans une chambre d’hôtes à Magny en Vexin. Nous avions même démarré la matinée par un long passage dans le parc d’acrobranche à deux pas. J’ai les photos en regard de ces souvenirs.
Plus loin, je retrouve un cliché effectué le dimanche 18 mai 2008 quand ma fille avait fait son numéro de trapèze dans le chapiteau bondé. Et encore plus loin, je lis que nous étions partis quelques semaines plus tard dans le Berry…

Toutes ces infos ne sortent pas de ma mémoire. Je n’ai aucune mémoire des dates. Je ne me souviens pas de l’année de naissance de mes mômes, mais, heureusement, du jour et du mois.

Certes, je pourrais consulter mes images sous Adobe Lightroom (sans abonnement…!) qui sont également triées chronologiquement mais, côté confort…

Premium or not Premium

Le passage à une formule Premium (non obligatoire, rappelons-le) me vaut pas mal de discussions animées.

Généralement ça commence par une question…

— Et toi, tu es également opposé à cet abonnement, hein ? C’est un scandale, etc.

Comment répondre à ce type de question un poil orientée sans fâcher l’ami ou le lecteur qui m’interpelle !?

Non, cela ne va pas de soi !

Day One est l’exemple même d’une très belle application, intelligemment développée mais qui n’a pas anticipé les coûts masqués …que ses propres fonctionnalités allaient générer !

Au tout départ, ajouter une entrée dans Day One était généralement constituée à 99% de texte et parfois nous y associions une photo. Ma fille, pendant des années, n’a rentré que du texte.

Or du texte même balisé en Markdown et au format XML, ça pèse quasi rien.

Et puis arrive la version 2 !

Le piège pour l’éditeur car trop généreuse → on peut mettre jusqu’a 10 photos par billet et créer plusieurs journaux !

Je pense sincèrement que les développeurs n’ont pas anticipé le chargement d’usages ! Qui est arrivé aussitôt !

Certes, ils avaient envisagé les soucis possibles de synchronisation avec Dropbox ou iCloud, et cela les a conduit à penser puis écrire leur propre nuage.

Nous avons changé également nos usages…!

Mais nous, nous avons modifié nos usages sans crier gare !

Je suis coupable de cette dérive !

Au lieu d’écrire, de décrire, j’ai commencé par balancer 2 ou 3 clichés et 2 lignes de texte. Mais surtout à multiplier les entrées quotidiennes :

  • un événement → une entrée.
  • Puis une entrée → 7 à 9 photos…!

Résultat : mon compte qui ne pèse quasi rien en texte pur approche les 4 Go rien que pour les images.

Avec ma fille, nos journaux respectifs approchent globalement les 6600 (six mille six cent) entrées auxquels il faut ajouter 3500 clichés (trois mille cinq cent)… une paille.

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Et comme l’app a été promue par Apple, que les clients se sont tout autant multipliés, le nuage de Day One a commencé par leur coûter un bras !

Bref, ce tsunami de données pèse drastiquement sur la structure (…enfin, c’est ce que j’analyse de mon écran) de développement et d’édition.

Quelles alternatives…?

Jusqu’à présent, j’ai refusé toutes les sortes d’abonnements proposés, de TextExpander à Lightroom. Par contre, j’envisage de reprendre un abonnement large chez DropBox et le partager avec ma tribu.

Et puis Il y a eu cette nouvelle proposition chez Day One.

Ma première réaction a été un “non” catégorique. Suivi d’un long moment de réflexion que je partage ici (…si cela vous gonfle, souvenez-vous que personne ne vous oblige à me lire !)

— Barre-toi, c’est du vol…!

Désolé, mais non.

Pas question pour moi de changer d’application. Je me répète : tout ce que j’ai testé en parallèle était nul, souvent moche et trop souvent instable !! Certes, je pourrais utiliser Ulysses mais sans le même confort.

Du coup, que valent mes souvenirs, quel coût j’attribue à cette mémoire numérique immédiatement disponible ?

Au moins l’équivalent du coût d’une tablette de chocolat noir par mois (et cela me fera pas de mal de réduire).

Aussi j’envisage de passer au Premium sans barguigner.

Pour mémoire, nos 6600 billets et 3500 clichés sont bien au chaud dans le nuage de Day One mais également (nos deux comptes sont séparés) sur nos iPads et iPhones ainsi que sur mon Macintosh. Et sur nos écrans sur iOS, les textes sont sauvegardés quotidiennement…

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Certes, j’attends des développeurs plus d’informations sur deux points : la stabilité des prix de l’abonnement (!) mais surtout à propos de la sécurité des données confiées …même si mes textes ainsi que les photos des villes n’a rien d’excitant.

Pour le moment, je teste, j’ai viré néanmoins 3 journaux inutiles (des projets qui ont capoté).

Mais dernier constat personnel à l’usage…

Sur mon mon iPhone et mon iPad, il n’y a que deux applications qui me sont quotidiennement indispensables2, Drafts et Day One. Et la première exporte mon texte balisé en Markdown vers la seconde.

Voilà, c’est dit…


  1. en 2012, j’écrivais urbanbike | Day One à l’usage ↩︎

  2. J’apprécie Ulysses, Editorial, iA Writer, Byword et bien d’autres traitements de texte mais, si je devais n’en conserver que deux, je n’aurais aucune hésitation. ↩︎

le 30/06/2017 à 17:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Abeilles | Allez vous balader dans les jardins et potagers

Allez entendre le silence au lieu de ne lire que des rapports d’experts, un peu de bon sens ne nuit point…

dans ancres | dans mon bocal | groummphh | mémoire | potager | vieillir | voir

Je plains sincèrement les personnes qui bossent comme lobbyistes.
La semaine, pondre des textes pour expliquer que tel secteur ne remet absolument pas en cause la nature, ne la détruit pas, que rien n’est (encore totalement) prouvé, etc.
Le week-end, chercher des produits bio pour leur petite tribu et s’inquiéter des allergies des mômes.
Car rien n’est lié, hein ?!

Je constate depuis des années la diminution du nombre de bêtes à “z’ailes” tant dans notre microscopique jardin que dans les alentours. Ma commune évite les produits phytosanitaires et, quand je me balade dans le fabuleux Potager du Roi, je ne suis plus assourdi par un concert incessant de petites butineuses !

Avant, j’avais peine à les dénombrer : maintenant, quand j’en vois une, je sursaute… de surprise.

Ma douce se souvient de l’effervescence des abeilles autour de notre cerisier il y a – aie ! – dix-sept ans. Et constate comme moi leur raréfaction, voire leur quasi disparition. Or nous sommes en région parisienne, loin des grandes surfaces agricoles où l’on entend pratiquement plus que le bruit des tracteurs.

Aparté

J’ai peu connu mon grand-père Achille pour des raisons que, gamin, je ne comprenais pas. Quand il a fini par consumer sa dernière gitane maïs, je me trouvais au Mexique. Bref, peu côtoyé.

Hormis l’image du héros qui ne parlait jamais de sa guerre, qui avait envoyé paître ses potes qui souhaitaient lui faire attribuer une rosette (“je la ferais porter par mon chien…”), hormis son activité de vendeur de semences dans la Beauce, ses pigeons voyageurs (…dans les émissions de parachutage sur Radio Londres, il était “pigeon blanc”, un peu transparent comme pseudo…!), chanter minuit chrétien à la messe de Noël, parler couramment allemand et flamand, il avait des ruches dans son jardin à Pithiviers.

Et ça je m’en souviens : je conserve une image de lui avec cette protection en toile comme une grosse moustiquaire.

Gamin, déposé les vacances du côté de Vitry aux Loges chez Leone et Maurice1, les butineuses étaient mes seules compagnes.

Certes, je ne m’en approchais pas, je restais un petit citadin et ce n’était pas ces deux taiseux qui l’hébergeaient qui pensaient à m’initier à leur univers. Ils me récupéraient à la demande de ma mère, point final.

Bref, j’observais de loin le ballet de ces bestioles, émerveillé de les voir passer de fleur en fleur.

Je me souviens assez vaguement des ruches. Et puis, quand mon grand-père est allé s’installer à Batilly-en Gâtinais, tout a cessé.

Bref, ceci pour dire que nous, les désormais vieux, nous avions une proximité nette avec les abeilles2.

Nous savons parfaitement ce que nous devons quotidiennement à ces butineuses, simplement parce que nous sommes restés des enfants de la campagne et non des technocrates qui ne voient la nature que comme un décor.

La butineuse ne fait pas que du miel, elle pollinise3 !

Sans elle, Monsieur le ministre4, tout irait de travers : pas de fruits, entre autres. Je copié collé un peu de littérature trouvée sur Wikipedia.

Plus de 70 % des cultures (dont presque tous les fruitiers, légumes, oléagineux et protéagineux, épices, café et cacao, soit 35 % du tonnage de ce que nous mangeons) dépendent fortement ou totalement d’une pollinisation animale.

Et, mieux encore :

Selon une étude publiée5 en 2015, les grands champs agricoles sont à 80 % pollinisés par seulement 2 % des espèces d’abeilles sauvages.

C’est pratique Wikipedia, il y a même une belle app Wikipedia sous iOS pour consulter. Je vous engage à la charger et à la consulter…


  1. J’ai compris, longtemps après, que Maurice le suisse avait fait partie du réseau de mon grand-père. ↩︎

  2. Bon, je fais une allergie au Miel sauf qui il est incorporé et cuit dans une sauce (avec des endives braisées par exemple) ↩︎

  3. Pollinisation — Wikipédia ↩︎

  4. Retour des pesticides tueurs d’abeilles : « Une décision absurde, qui ridiculise la France » ↩︎

  5. Delivery of crop pollination services is an insufficient argument for wild pollinator conservation | Nature Communications ↩︎

le 26/06/2017 à 14:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Things 3 sous macOS

Procrastination, le maître mot !

dans mémoire | usages

C’est une discussion ce dimanche avec mon fils qui nous a incité à basculer vers la version macOS. J’étais bien déterminé à rester exclusivement sous iOS mais nous n’avons pas exactement les mêmes besoins. Par contre, Lui comme moi passons notre temps à procrastiner1. Et, sur ce plan, il me dépasse de cent coudées (!!), c’est même l’une des clés de son job de recherche en biotechnologies.

Certes, on peut se contenter d’utiliser Day One 2 ou iThoughts, voir de simples Rappels, se contenter de placer des échéances dans son Calendrier ou rédiger des listes papier. Ces solutions fonctionnent très bien, je continue à les utiliser régulièrement.

Pour tout ce qui est du domaine des courses, j’emploie sous iOS l’excellent Editorial avec le format TaskPaper. Mais il est vrai que l’option duplication de listes de Things peut être une autre voie avec une liste source.

Usages ?

De fait, il est souvent indispensable à toutes les périodes d’une vie (!!) de poser des envies, idées et bosser ces projets, même les plus farfelus… Et si on filait à l’étranger…?!

Cela va de la liste de courses (citée précédemment) à effectuer au supermarché (certains seraient bien inspirés de les suivre au lieu de remplir leurs caddies de produits sans intérêt en promotion comme je le constate en effectuant les miennes…) à des opérations plus complexes pouvant aller jusqu’à un suivi de chantier (même si, en ce cas, un outil PERT est plus adapté pour imbriquer des interventions qui ne peuvent avoir lieu que quand d’autres ont été effectuées…).

Alors, sous macOS, ça donne ça, le panneau de gauche peut être masqué…

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Things propos une option (les lignes en bleu) pour ajouter des en-têtes et donc augmenter d’un niveau les arborescences

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Du coup, pas mal d’architecturer ses listes…

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Et donc de mémoriser ses choix…

On peut discuter de la valeur des espaces, des marges, certains utilisateurs trouvent que c’est trop éparpillé : Une option serait de nous laisser le contrôle de la CSS (…ou ajouter des styles à la mode de Ulysses).

Un mode Export à muscler…

La construction de listes reste un très bon outil que, pour ma part, j’ai eu trop tendance à négliger pour écrire.

Entre rien du tout et iThoughtsX (mindmap), l’emploi d’un Things 3 est intéressant sauf qu’il n’existe pas encore de possibilité d’exporter la totalité de la structure d’un projet en mode texte2.

Certes, ce n’est pas fait pour ça mais bon.

Tout ceci me démontre aussi qu’il est parfois dommage de ne pas se causer entre utilisateurs et développeurs.

J’y reviendrais…

NB : la synchro entre écrans est parfaite.


  1. PROCRASTINATION n. f. est emprunté à la Renaissance (1520) au latin procrastinatio, -onis « ajournement, délai », de procrastinare « remettre une affaire au lendemain » (emplois transitif et absolu). Ce verbe est composé de pro « devant » (→ pour, pro-), de l’adverbe crastinus « de demain, à demain », lui-même dérivé de cras « demain » dont c’est la seule trace en français (Cf. demain), et d’un suffixe d’infinitif.
    © Dictionnaire historique de la langue française 2017 ↩︎

  2. …et retrouver cette structure sous la forme de feuillets séparés dans un dossier dans Ulysses, cela aurait de la gueule ! ↩︎

le 24/05/2017 à 14:20 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #