Je reste circonspect quand je lis, au début d’une information, le mot expert. Non pas que je me méfie des spécialistes mais je sors instantanément mes pincettes. Les experts pullulent (…mon facétieux correcteur m’a proposé polluent) et ont un avis sur tout, ce qui est bien pratique.
Je reviens brièvement sur cette histoire du jeune William qui localise une cité maya et qui est flingué aussi sec par une tripotée d’experts. Je n’ai pas compris comment il avait déduit la localisation d’une cité mais ce que je lis depuis 48 heures me sidère plus encore…!
Certes, j’ai conservé mes rêves de môme. Je me souviens de mes lectures d’adolescent, de celle de la découverte des vestiges de Troie par Schliemann. Même si aujourd’hui, les experts (sic !) ne sont pas d’accord, les fouilles continuent.
Et la ville existe bien… C’est ballot…!
Pour finir, un souvenir personnel.
Vous pouvez interrompre votre lecture d’ailleurs…!
Quand je suis retourné au Mexique juste avant mes 21 ans pour une grosse semaine (en 1974…), mon père qui bossait sur place avait décidé d’effectuer une virée dans le Yucatán à cette occasion. Je n’ai rien consigné à l’époque, mes souvenirs étaient frais et j’étais persuadé qu’ils étaient inoxydables (eh bien, non…!).
Nous avions quitté Mexico en voiture (…je me souviens qu’elle etait bleue, que c’était une voiture du parc du l’entreprise qui l’employait, Soletanche) et mis le cap sur Merida tout en passant par Veracruz (au retour) et Villahermosa (à l’aller), deux villes dans lesquelles nous avions dormi.
Je me souviens que nous avions passé quelques heures à Palenque puis remonté vers Merida sur une route peu fréquentée avant de finir non loin de Tulum à Cancún. Dans ces années là, il n’y avait pas encore de spots touristiques… mais par contre, je me souviens des quelques paillotes qui donnaient sur la mer et du sommeil réparateur du à la fraîcheur de l’océan.
Ensuite nous sommes repartis en sens inverse car ma permission avait une fin. J’avais eu le temps de visiter à Mexico le musée archéologique et, bien sûr, de faire un saut à Teotihuacan, site que j’avais parcouru quelques fois avec ma mère une douzaine d’années plus tôt (…voir en fin de page).
L’idée était de profiter de ma venue pour me faire découvrir les sites mayas que mon père avait eu l’occasion de visiter pendant ses propres périodes de repos. Dont Uxmal et Chichén Itzá.
Je me souviens de la route quasi vide, du fait que mes parents se relayaient (…et s’engueulaient quotidiennement…!), me laissant le volant quelque fois. C’était généralement mon père qui conduisait.
Je me souviens que nous avons souvent roulé tardivement (quand la nuit tombe, elle tombe brutalement…!), que je ne cessais de regarder le paysage défilant sous mes yeux.
Et de rêver à tout ce que j’imaginais masqué par la végétation, m’attardant sur les volumes nettement plus géométriques que d’autres…
Sans être un expert, je reste convaincu depuis cette longue traversée effectuée naguère que des tas d’autres sites n’attendent que leurs découvreurs. Et pourquoi pas un William en mode Schliemann…?
Laissons-le grandir et poursuivre ses rêves. Qui sait, un jour ce serait splendide qu’il nous démontre qu’il avait raison.
Clin d’oeil…
Vu que cela n’intéresse pas les experts, pour vos yeux…





Une suite si cela intéresse l’un de mes 6 lecteurs…
Je m’étais promis de voyager juste avec le iPhone 6s+, sans iPad pour être précis — cf. urbanbike | iPhone 6s+ en voyage ? Un compagnon idéal !. Quelques jours autour de la fête de l’ascension étaient un excellent prétexte pour filer à quelques kilomètres de Paris visiter des villes dans lesquelles nous étions passés naguère… et d’essayer pour de bon cette idée de ne se balader qu’avec un seul écran.

Dès le premier jour, j’ai délaissé mon petit Canon EOS M et son 22mm. C’est la faute de ma marinière (si, si…!) qui ne possède que deux poches de poitrine. L’une idéalement placée pour y déposer ce iPhone (et le récupérer dans la seconde), l’autre pour mes papiers d’identité. Dans mon vieux sac à dos vert, une prise multiple, câbles et chargeurs. Et ce M qui n’en a pas bougé…! Sans oublier quelques vêtements de rechange.
Côté applications, le minimum également
Même si je stocke nombre d’applications, je n’ai pas eu à me forcer pour n’employer que Provoke pour 95 % de mes clichés. Côté traitements de texte, Drafts 4 pour noter des trucs qui me passaient par la tête avant de les expédier dans Day One 2.

J’attendais également la version 2.6 de Ulysses arrivée samedi sur laquelle je termine et annote cette saisie. Ainsi que la bêta de Editorial juste renouvelée, son développeur totalement débordé.
Le plaisir de ces trois jours de balade au large de Paris réside dans la disponibilité de cet appareil photo intégré avec stabilisateur optique. Les clichés effectués avec Provoke ⚑ nécessitent peu de réglages vu que le zoom n’est pas disponible. Je n’affiche que le curseur pour ajuster le contraste. Depuis des mois, j’ai opté pour un unique réglage, le X800 en lieu et place du HPAN.

Avec un ciel lumineux, des ombres nettes, réaliser des images graphiques est à la portée de tous. Biberonné au film lithographique de chez Agfa-Gevaert pendant trois décennies, j’aime toujours et encore ce rendu hyper contrasté. Et comprends que l’on puisse tout autant détester ce rendu.

Pour nous guider de village en ville, TomTom Go Mobile ⚑. Ce dernier nécessite d’enregistrer impérativement une adresse précise de destination contrairement à Plans qui se contente d’une indication de ville. Dès lors, Plans s’est avéré parfait sur de courts itinéraires, des sauts de puce entre abbayes et musées. Mais dès que nous sommes revenus dans des zones plus denses en terme de circulation, les indications de TomTom Go restent essentielles pour m’engager dans les voies rapides sans me planter…! Surtout avec un véhicule fatigué…!
Alors ?
Au bout de trois jours, j’ai eu du mal à décrocher de Provoke ⚑, suis passé sur ProCamera + HDR ⚑ de temps à autres pour une vue qui rendait mieux en couleurs et hop !

Léger, léger vous dis-je !
En gros, l’iPad ne m’a pas manqué même si la vue de mes compagnes de voyage penchées sur leurs vieux écrans (iPad 2 et 3) aurait pu me faire regretter ma décision.

Je dois également reconnaître que mes besoins ne sont plus les mêmes, je prends le temps de décoller les yeux de mes écrans pendant qu’il est encore temps.
Les quelques lecteurs réguliers de urbanbike se souviennent (je les ai saoulés) que j’ai abondamment évoqué Day One 2. Ce billet revient — je pensais faire court, encore raté…! — sur quelques options pratiques pour créer de nouvelles notes dans Day One 2 et utilisées ces dernières semaines en conditions réelles, c’est à dire en balade…
Avertissement : Oui, nous avons eu parfois des soucis de synchronisation avec le serveur dédié de Day One 2 (si, si…!) mais, au risque de nous répéter (!), nous — ma fille comme moi — avons vécu ces interruptions sans stress aucun …pour trois bonnes raisons…!
- Nous employons Day One depuis octobre 2011 et n’avons jamais perdu quoi que ce soit… Certes, jusqu’à présent…! Ensuite, 99,9 % de nos écrits sont déjà synchronisés sur ce serveur. Et également sur nos autres écrans…
- Même en l’absence de connexion internet ou de synchronisation correcte avec le dispositif de Day One 2, nos iPhones conservent l’intégralité de nos textes et images. Ça va sans dire mais c’est mieux en le rappelant…! Dès que le dispositif de synchro fonctionne à nouveau, les éléments rédigés entre temps sont exportés vers leur serveur dédié. Puis, dès connexion, atterrissent à leur tour sur nos iPads ou Macs…
- Enfin, la qualité du développement effectué par de Bloom Built, notamment par Paul Magne, le soin accordé à tous les détails nous semble être un gage patent de sérieux…
C’est notre avis, CQFD, et nous le partageons…!
Au pire, il est reste toujours la possibilité — depuis Day One 2 — d’exporter tous nos journaux : relire urbanbike | Exporter un journal au format texte depuis Day One 2 sous iOS.
Non, le vrai problème serait de se faire piquer (ou égarer…!) un iPhone avant cette synchronisation. Mais là, cela ne dépend plus trop des développeurs, non…?!
Comment insérer des images dans son flux Day One…?!
Je n’ai pas exploité à fond toutes les options qui suivent dont la prise de vue depuis Day One 2.

- À gauche | 3D Touch est disponible pour les iPhones récents et équipés de cette option. Du coup, très simple d’ajouter une photo, mieux de se servir de la dernière photo ajoutée dans l’album.
- À droite | Une autre option est de passer par Day One 2…

- À gauche | Et, au lieu de choisir une image, appuyer sur Camera…
- À droite | Ici une vue de mon écran sous Photoshop… Certes, pas de HDR ou de mode noir et blanc à la Provoke ⚑ mais c’est parfait pour des notes photographiques… qui seront géolocalisées.
Pour ma part, je n’utilise pas comme ma fille Day One 2 dans la journée… C’est dans la soirée ou le lendemain au réveil que je rattrape mon retard en allant piocher dans les images enregistrées la veille (ou les jours précédents) dans l’iPhone et, ce, depuis Day One 2…

- À gauche | La méthode la plus simple est de remonter en haut de la chronologie pour atteindre l’icône de l’appareil photo…
- À droite | Puis de choisir dans les images de l’album (oui, on accède immédiatement à toutes les images de l’album du iPhone) la ou les images d’un moment notable… Pensez bien à appuyer sur Done (…l’application n’est pas encore traduite à 100 % en français mais chaque version apporte son lot de correctifs, notamment linguistiques…) pour valider l’utilisation des photos sélectionnées…
Ensuite, à vous de saisir le texte afférent. Ou pas…
Encore une option pratique, ajouter des images sans pour autant les commenter. De fait, la date de prise de vue de l’image de votre choix est employée pour ranger chronologiquement cette entrée dans votre flux… et, bien entendu, leur localisation…
Cette manière d’aller récupérer des images via Day One 2 est la plus évidente mais elle n’est pas la seule. Elle a d’ailleurs parfois un défaut, celle de planter (sans conséquences…!!) l’application (…enfin, la version que j’emploie).
Je lui préfère — de temps en temps — et pour une seule image une autre méthode, celle qui consiste à passer par l’album (…avec un seul risque, ne pas me rendre compte que j’ai déjà employé telle ou telle image…!)…

- À gauche | Cette troisième méthode consiste à faire défiler mes images en plus grand format dans l’album (…plus pratique que les miniatures dans Day One 2) puis exporter l’image que je souhaite…
- À droite | L’image étant sélectionnée, reste à envoyer vers Day One 2 (si l’icône Day One 2 est absente, cherchez dans cette rangée l’icône Autre, appuyez dessus puis activez Day One 2, positionnez même ce dernier en haut de liste si besoin est…)
Si aucune icône d’application ne s’affiche, c’est peut-être du au fait que vous n’avez pas sélectionné d’image…!

- À gauche | En validant l’envoi vers Day One 2, iOS affiche une fenêtre dans l’album qui reprend quasiment tout ce dont vous avez besoin… Vous pouvez saisir un micro note (ou plus, si vous le souhaitez…), changer de Journal…
- À droite | ici, j’opte pour le journal nommé Balades…

- À gauche | Vous pouvez ajouter de suite un ou plusieurs tags…
- À droite | Une fois la fenêtre remplie (…ou pas, j’insiste sur le fait que vous pouvez aussi publier tel…), appuyez sur Publier…
Généralement, il ne se passe rien…! Logique, l’opération s’est effectuée en arrière plan…
Je ne vous cache pas que cela ne fonctionne à tous les coups… Comme j’utilise des versions beta de Day One 2 et de iOS, je ne sais qui pose problème…! Aussi je signale ces dysfonctionnements aux développeurs…

- Généralement, ça fonctionne et vous retrouvez votre entrée dans Day One 2 à sa position chronologique et, dans la page complète votre photo, le texte qui l’accompagne mais aussi une carte…
Photos ou Carte…?
Si la fonction recherche est très efficace — relire urbanbike | Pratique : les deux modes de recherche sur Day One 2 — j’emploie deux autres modes…

- À gauche | A | Soit je recherche visuellement sachant que Day One 2 trie les images chronologiquement…
- À droite | B | Soit je recherche par localisation sur une carte

- À gauche | en zoomant sur la carte, j’isole peu à peu les images et retrouve le point approximatif de ma prise de vue…
- À droite | Un appui sur la position de l’image permet d’afficher la note ; ensuite, un appui sur Épingle de la carte permet de revenir sur la carte…
à propos des trois icônes en haut à gauche de la carte, la première vous permet d’afficher une vue satellite, la seconde de retrouver votre position actuelle sur la carte, la troisième de circonscrire la carte à toutes vos photos enregistrées dans cette application…
Pourquoi j’utilise Day One 2…?
Ce qui précède est une illustration de quelques options de cette application qui ne sert pas qu’aux voyages ou aux journaux d’adolescents…! C’est au quotidien que je l’emploie et ceci explique mes divers journaux qui sont autant de dossiers d’écriture indépendants…
Je ne suis pas un expert, un gars qualifié pour m’exprimer en termes doctes et définitifs… Je ne suis qu’un simple utilisateur qui, à cet instant, a confié 3529 notes écrites + 1869 photos concernant 1428 jours à cet outil de traitement de texte.
En premier lieu, Day One 2 est un excellent traitement de texte Markdown qui peut recevoir des textes balisés en provenance de Drafts 4, iA Writer et bien d’autres applications… Ceci explique aussi pourquoi il est très rapide en synchronisation texte.
Ensuite, Day One 2 est devenu, au fil des années, une part de ma mémoire (…au même titre que urbanbike…!). J’y note des tas de choses tant personnelles (voyages, événements…) que pratiques, des réflexions plus techniques, des idées…
Très souvent je démarre ma note en mode brouillon dans Drafts 4 avant de l’exporter via une action x-callback-url dans Day One 2.
J’apprécie avant tout à Day One 2 de me simplifier la vie en employant ce dispositif ante-chronologique qui range immédiatement ma note, en y accolant des informations pratiques comme le lieu de l’image ou de ma note si elle est dépourvue de photo mais également une information météo, le nombre de pas que j’ai effectué à ce moment là depuis le début de la journée, etc. D’aucuns trouveront ceci inutile, superfétatoire… Libre à eux de le penser…
Day One 2 me permet de retrouver dans la minute des événements précis, me remémorer de la période où nous nous sommes rendus dans tel coin, telle situation. C’est tellement efficace que j’ai ajouté ultérieurement des infos qui préexistaient avant mon utilisation intensive de Day One 2.
Pour conclure, si je ne devais ne disposer que d’une seule application sur mon iPhone en dehors de celles proposées par Apple — et malgré mes usages quotidiens de produits comme Ulysses, Editorial, iA Writer, Drafts 4 et autres — ce serait, sans discussion possible, Day One 2. Tout d’abord pour cet aspect traitement de texte Markdown avec support de TextExpander. Ensuite pour cette exploitation générale des EXIF de mes images… Je me répète, Day One 2 est un prolongement de ma mémoire…
Voilà, c’est dit…
Dois-je ajouter que j’apprécie l’élégance de cette application…? Son ergonomie…?