Humeur sur l’usage de l’eau en temps de sécheresse qui a fini par réveiller quelques souvenirs, un souvenir en réveille un autre (pffffff…!), chiée de digressions, flashs mémoriels : d’où ce billet totalement décousu écrit d’une traite ce matin (et que je corrige (…pas si…) vite fait en le relisant — plusieurs fois — dans la foulée)…
Oufff…
Après un frugal petit déjeuner, opération qui succède généralement à ma première tâche du matin : vider le lave-vaisselle (…solution économique en eau, faut-il encore le rappeler ?!), j’ai démarré un tweet (quelle ironie…!) qui a dérapé en… un long billet (…remets le contexte, JC…!!)…
Réveil assuré par les chants d’oiseaux qui me servent de sonnerie sur mon iPhone…! Je viens d’écouter sur inter une virgule qui traitait des meilleures sonneries et, manifestement, je sors des statistiques avec ce choix qui m’accompagne depuis des années !

Gamin, j’ai appris à économiser l’eau du robinet chez mes grands-parents puis en pension : se laver à l’eau froide (quand elle n’était pas gelée dans les tuyaux) en plein hiver dans un dortoir non chauffé bordé par une rangée de lavabos avant de se rassembler à la cantine pour absorber une boisson tiède au vague goût de café. opération d’autant plus succincte qu’il fallait, en moins de trente minutes, s’habiller (…je vous ai dit qu’il faisait froid ?), aller se soulager, se débarbouiller et faire son lit au carré.
Sans eau ni électricité
Et, plus encore à la toute fin des années soixante, à Fuveau chez une ancienne cheffe de chantier de Solétanche chez qui j’ai passé deux chouettes semaines de vacances.
Françoise D. était passée voir mes parents et la mère avait immédiatement entrevu une superbe occasion de m’éjecter quelques semaines (…ce qui était déjà le cas toute l’année, vu que je vivais en internat à une quinzaine de kilomètres).
Je ne me souviens plus de comment j’avais rejoint Aix-en-Provence alors mais il me semble que ma valise était prête dans l’heure. Certainement en train puis dans la voiture de Françoise.
Bref, je me suis retrouvé dans la garrigue, non loin de la saignée de la future autoroute qui passe sur les hauteurs de Fuveau.
Petite maison minimaliste, sans eau ni électricité, construite sur un grand terrain accessible par une voie de terre à peine carrossable… qu’elle parcourait au volant de sa MG rouge !
Elle vivait seule dans des pièces remplies de livres, dormait avec un fusil à portée de main, instrument qu’elle avait eu l’occasion d’utiliser une ou deux fois pour repousser les mâles trop entreprenants du coin.
Il est clair que sa vie marginale nourrissait les fantasmes de vieux gars ! À la fin de sa vie, elle bossait à Aix comme secrétaire bilingue français allemand dans une petite boîte après avoir quitté son job de conductrice de travaux sur des chantiers, notamment sur la Durance où elle avait assisté à des destructions de sites archéologiques pour ne pas freiner la construction d’infrastructures hydrauliques. C’est aussi cela qui l’avait incitée à démissionner, la bêtise crasse mais aussi l’usure de ce métier où elle était un phénomène : pensez-vous, une femme énergique de petite taille qui fait marcher de grands gaillards qui la respectaient. Je m’égare…
Chaque matin, avant que le soleil ne soit trop fort, nous descendions à pied depuis sa maison jusqu’au village faire quelles emplettes (…car pas de frigidaire non plus) puis nous nous rendions à une fontaine pour remplir chacun un ou deux jerrycans (vingt litres) que nous remontions sur des claies de portage.
Les jerrycans restaient en plein soleil et, le soir, nous nous douchions avec une bassine et une grosse louche ou un simple bol pour se verser de l’eau tiède sur le corps.
Comme je me souvenais de la fatigue occasionnée par le transport des jerrycans (plus de 35 mètres de dénivelé pour remonter sur son terrain), inutile de rappeler que l’eau ainsi tiédie était savourée…
Je passais ma journée à me balader, lire (pas d’écrans…!). Le soir, elle nous passait des disques d’Elisabeth Schwarzkopf sur son mange-disques à piles…
Comme Françoise était aussi solitaire que je le suis, on se parlait lors des repas (j’ai découvert les lasagnes de pâtes gratinées, lasagnes qu’elle préparait dans un four… à gaz…!) et c’est alors qu’elle me parlait de mes parents qu’elle avait connu jeunes sur leurs premiers chantiers dans les alpes…
Bref, tout ceci pour dire que l’on peut vivre avec une quantité très raisonnable d’eau au quotidien…
Mais, ça, vous le saviez déjà…
Pour mémoire : Le seul véritable passionné de Brompton sur urbanbike est Vincent Burgeon (alias Hannibal Brompton…!), celui qui roule tranquillement de l’Alpe d’Huez au Mont Ventoux quand j’ai du mal à remonter une simple pente sur mon île…
Ensuite, pour expliquer pourquoi ce billet sera court, c’est que je suis incapable de retenir une date (…ce qui est fâcheux, notamment pour les anniversaires de mes propres enfants…) ou des événements de faible importance à mes yeux (attention JC, tu es dans le déni…!), d’où la difficulté à le rédiger…
Alors, d’emblée : dans mes usages, un vélo reste un moyen astucieux d’aller d’un point A à un point B.
Je n’éprouve pas le besoin d’avaler des kilomètres comme des tas de copains (okay, équipés de chouettes vélos faits pour la route ou tous chemins).
Notre mode contemplatif (c’est génétique !) nous conduit sur les chemins côtiers en discutant, nous invite à la marche pour la découverte des villes et villages. Ou un peu de randonnée, du côté de la Sainte-Victoire… Voire simplement, sac au dos, pour faire des courses… à pied…!
Comment le Brompton est arrivé chez nous…
Partie explicative sans intérêt, filez à 1997…
Bien avant 1987 (…là, je prends conscience que j’approche des 70, zut de zut !), nous bossions à Paris depuis quelques années en tant qu’indépendants, free-lance.
Puis, le hasard nous a conduit cette année là à créer et à domicilier notre boite au centre de la capitale dans le premier arrondissement, entre Place Vendôme et Concorde.
Côté logement, avant effectué nos études d’architecture à l’UP3 de Versailles, nous (…pas le nous royal, juste que le fait que j’associe toujours celle qui me supporte depuis 1976…!), nous y sommes restés dans deux locations avant de trouver un dernier étage accessible (financièrement itou)…

Bref, la seule contrainte était les allers et retours entre ces deux lieux à des heures (plus que) variables car dépendant des missions en cours. Avec le télétravail et le RNIS, on a bousculé un peu tout cela mais, ici, on cause… Brompton…!
1985
Jadis, partir (pour simplifier, hein…!) du château de Versailles et rejoindre la rue du Mont-Thabor n’était pas un exploit !
Il suffisait de rejoindre l’autoroute de l’Ouest aux petites heures (une époque sans trop de bouchons !), de piquer une pointe jusqu’au tunnel de St-Cloud, bifurquer ensuite vers les quais de Seine, passer devant la maison de la radio et remonter jusqu’à Concorde avant de garer notre bolide (…« provoc, provoc » pour l’ami JFD) au parking Vendôme.
Ça prenait autour de trente minutes alors.
Au début, nous étions associés à une petite imprimerie de ville (le local est devenu un restaurant…) et nos bureaux étaient dans la cour au second étage…

Le tout dans une petite rue parallèle à la Rue de Rivoli, un e sorte d’arrière cour des grands hôtels, encombrée de camionnettes de livraison : la rue du Mont-Thabor dans la partie ouest qui croise la rue Cambon…
À 7 heures, j’étais devant mon ordinateur après avoir avalé un café au Ver Luisant (chez Juliette et Pierre). Béatrice me rejoignait plus tard.
Trois heures de tranquillité avant les premiers coups de fils. Cette période me permettait de faire 80 % du taf de la journée.
Le soir, nous revenions vers 19:00 les bons jours, 03:00 du matin les nuits de charrette… Voiture indispensable.
Graduellement, cette parenthèse s’est refermée et j’ai commencé à prendre le train depuis Rive Droite quand la mission en cours ne finissait pas en rush.
Marche jusqu’à la gare, train jusqu’à St Lazare puis métro jusqu’à Concorde. Plus de temps de transport. Et toujours un abonnement annuel au parking Vendôme où notre poubelle attendait entre Rolls et autres véhicules aux jantes impeccables…! En cas d’urgence.
Bossant fréquemment le week-end, tributaire de missions avec des deadlines serrées, passant vers deux heures du matin rue Delambre lâcher une enveloppe de E6 argentiques chez Picto et revenant monter les diapos vers 06:00 (…oui, trois heures plus tard) au Labo pour les livrer à 08:00 au Bristol juste avant lé présentation client. Bref, il n’était pas question d’abandonner la voiture…
Mais je m’égare…
1997 (enfin, je le suppose)
Ma belle-sœur qui habitait alors Paris, Nathalie (alias Miss Excel) débarque un matin avec un Brompton au bureau et le glisse sous une table de travail.
Intrigué, je lui demande de me faire une rapide démo du déploiement et j’avoue avoir été conquis par le concept de ce vélo pliant !
Quelques semaines/mois passent et je file chez sont revendeur, Bicloune, (là, ma mémoire est incertaine) pour un acquérir un.
Premiers trajets en vélo jusqu’à Rive Droite, pliage pour rentrer dans le wagon avec le Brom à la main, déploiement à St Lazare (…et même une seconde fois devant l’habituelle bande des sans-domicile fixe dans l’escalier descendant vers la rue de Rome…! Bonne ambiance et force clins d’yeux…!).
Ensuite de la rue de Rome vers Mont-Thabor en vélo en fonction de la circulation…!
2000
Changement de routine site à un changement de logement pour plus de confort pour nos deux gamins : ce n’est plus la ligne L vers St-Lazare mais le RER C avec sortie à… Invalides (…autre preuve tangible que je devenais vieux…!).
2003
J’ouvre ce blog, urbanbike | Urbanbike, drôle de nom…!, ce qui permet à l’ami Dominique de clore définitivement MacDigit.
2009
Comme Bicloune est dans le douzième arrondissement (un peu compliqué pour moi depuis l’ouest parisien)… j’opte en juillet 2009 (…sous les conseils de Philippe) pour les vélos parisiens et son boss, Sébastien…
On s’entend immédiatement d’autant que l’on partage le même dysfonctionnement visuel…!
2013
Après 29 années de navigation, nous fermons l’entreprise, l’extrait Kbis de radiation nous parvient le 2 avril 2014…
2022
Nos Bromptons (…dont celui de 1997 qui a l’âge de notre fille, celui évoqué ici…) sont sur #BelleÎleLand depuis 2019, utilisés quasi quotidiennement… sauf quelques jours en début d’année où j’ai testé un vélo… électrique.
Un usage utilitaire
Contrairement à Vincent — lire sa Grande Traversée du Massif Central par la route : les étapes du Sud ; les étapes du Centre et sa préparation — je me déplace utilitairement avec le Brompton…
Avant, c’était pour me rendre au boulot, aller à un rendez-vous client (…arriver un chouïa transpirant n’est pas génial : souvenir d’une rencontre improbable avec la nouvelle DG d’un groupe d’édition habillée en Chanel qui faisait face à un graphiste de livres en t-shirt, Levis et chaussures de randonnée…! Choc des cultures…!).
Maintenant c’est courses, trimballer les déchets à trier ou rejoindre un sentier côtier éloigné…
Le reste du temps, nous marchons (une moyenne quotidienne de 6,3 km avec des pointes à plus de 9 km en 2018 quand nous étions en Espagne…).
Ce billet a été écrit pour qu’il n’ait pas d’ambiguïtés…
Je ne suis pas un vrai cycliste, un tatoué !
C’est bien marqué urbanbike, non ?!
Pfffff, j’avais pourtant envisagé un mini billet…
Ce rapide billet est une suite à ce que j’avais écrit une année déjà… urbanbike | Cataloguer ses clichés avec Day One, pourquoi pas…?! et urbanbike | Cataloguer ses clichés avec Day One, pourquoi pas…?! | 2…
Pourquoi ?!!
Je vois passer du coin de l’oeil de très chouettes articles sur Peakto, l’un chez François, l’autre sous le clavier de Florian…
Florian écrit : « Peakto est le nouveau catalogueur photo intelligent de l’éditeur français Cyme (ex Aquafadas), déjà concepteur d’Avalanche. L’application offre une vue générale sur les bases d’images de plusieurs logiciels spécialisés et propose des méthodes de tri et de recherche basées sur l’analyse des contenus. »
François est plus radical… : « Il n’y a plus si souvent que cela des programmes qui vous apportent une émotion, quelque chose de nouveau qui vous surprend vraiment, quelque chose à quoi tous les autres n’avaient pas pensé. »
Whaouuuuu…!!
Bien entendu que cela m’interpelle…!
J’ai naguère utilisé Lightroom, feu iView Media Pro puis basculé sur CaptureOne.
Sauf que…
Un iPhone, trois optiques, quoi d’autre…?
Oui, il y a un gros mais, un énorme bémol…
Depuis mon passage au iPhone 13 (le 11 était épatant…), j’ai carrément « cessé » de prendre des clichés avec nos vieux Canon.

Plusieurs raisons : la première évoquée ici : urbanbike | Boites à pixels | Canon R3 ou iPhone 13 ?. La seconde (…merci au fidèle copain helvète pour son antique 7D…) est du à un réel souci d’intendance :
Vivre dans plusieurs lieux (mais pas que), me déplacer avec un sac à dos m’amène à faire des choix de plus en plus drastiques (sans oublier le fait que l’optique, le connecteur ou le pied photo dont j’aurais besoin est ailleurs…)…
Une dernière raison est notre lot à tous : je vieillis (eh oui…!) et démarre une existence de bibelot fragile…
Autant j’encaissais sans (trop de) problèmes le poids d’un sac photo chargé de quelques optiques, autant mes jambes et mon dos m’ont, collectivement, adressé un ultimatum…!
« Si tu ne veut pas opter de suite pour un déambulateur, ménage-toi. »
Lors d’un passage à Boulogne-Billancourt, j’avais eu un échange amusé avec Frank Horvat. Les dernières années de sa vie, il n’employait plus qu’un appareil numérique léger…
Et ce passage au numérique, il l’appréciait…!
« En l’espace de quelques années, les ordinateurs ont transformé presque toutes les activités humaines, de l’art à la guerre en passant par les affaires, l’amour, la nourriture, la médecine, la police, la prostitution et les transports. Les derniers à monter dans le train étaient les photographes, pour des raisons étranges, comme le fait de regretter l’obscurité et l’odeur du laboratoire. Pas dans mon cas ! Pour moi, la numérisation a été une libération des tâches répétitives et ennuyeuses, comme mesurer la lumière et la distance, bracketer, ombrer, repérer, classer, etc etc. L’inconvénient, bien sûr, c’est que la photographie est (apparemment) devenue si facile, que la vraie difficulté, de nos jours, est de faire en sorte que les gens regardent tes photos - tout simplement parce qu’il y en a des milliers de milliards sur Internet ! Mais c’est précisément le genre de défi que j’aime relever, à la fois avec An Eye on the Fingertips, mon projet en cours, et avec le présent site Web. »
Je n’avais pas compris sur le coup (…d’autant que Frank me dépassait d’une large tête, me semblait indestructible…) son choix assumé du compact qui laissait de coté son prodigieux 80 mm.
Désormais, je comprends dans mon propre corps le soulagement qu’il a éprouvé à se passer de ses lourdes optiques…!
Mémoire et catalogue
Bref, le seul appareil photo que je trimballe quotidiennement est un iPhone (…axiome de Lukino…!)
Bref, j’en avais parlé ici : urbanbike | iPhone 13, attendre ou pas ?!. Je n’ai pas attendu…
À ce jour, plus de 45 000 images se bousculent dans mon iPhone, toutes stockées à distance dans le Cloud d’Apple.
Mais comment retrouver les photos prises à San Lorenzo ou au Thoronet ?

Pour les photos récentes prises exclusivement au iPhone, facile via l’app Photos.
Mais pour les précédentes ?
C’est ici que mon fidèle Day One sous iOS intervient !
Une recherche sur le nom de la cité…

Un affichage des entrées et donc de la où les dates de prises de vue.

Puis, accessoirement, un tour dans nos archives photo stockées et clonées sur plusieurs disques de 6To pour atteindre les fichiers, JPG, RAW ou HEIC pris le jour dit.
Je ne reviens pas sur cet aspect : un dossier par jour mélangeant tous les formats mais également les rares vidéos que je rangeais à part…
Bref, en conclusion, je vais poursuivre l’aventure avec Day One et, toujours, un simple iPhone…

…le talent en moins : avoir approché Horvat quelques années ne m’a pas insufflé le sien…!
À suivre…!