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Se retrouver dans ses .pdf…

Yep! d'Ironic Software

dans bosser partout | mémoire | usages

Non ce n'est pas une exclamation (quoi que…!) mais une petite application à $35 qui devrait vous simplifier la vie. Pour ma part, je croule sous les .pdf et même si je suis relativement bien organisé avec des disques externes thématiques et des backups, il n'empêche que les .pdf croient et se multiplient…! Surtout depuis que j'ai décidé de basculer toutes mes factures en mode numérique.

Aussi Yep! se présente ainsi :
Une colonne à gauche avec les tags (mots-clés), un espace central de visualisation des miniatures — à la taille que vous souhaitez — et une colonne d'information.

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La colonne de droite est dédiée à la gestion des attributs de chaque document… Tous les champs qui apparaissent en bleu sont soit des tags automatiques soit des tags que vous avez créés…

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Yep! est assez bien foutu car déjà vous pouvez limiter les supports analysés et même exclure certains dossiers comme il est déjà possible de le faire avec SpotLight dans ses recherches.

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Pour ma part, j'ai désactivé le contenu de mes dossiers Mails (…de facto, tous ceux de bibliothèque) car j'ai tendance à ranger chaque document reçu dans un dossier de mission ou directement dans celui de la compta. Mon seul souci sont les doublons possibles avec Yojimbo qui me sert énormément. Mais je préfère encore cela à l'absence d'info…!

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Côté mots-clés, j'ai viré ceux qui étaient proposés pour construire ma propre liste. Après avoir analysé les .pdf autorisés, je n'ai plus eu qu'à renommer certains fichiers et leur affecter les mots clés adéquats.

C'est ici où l'application se comporte de manière assez "sioux" en vous proposant de piocher soit dans vos mots-clés, dans les derniers utilisés, dans ceux extirpés du fichier .pdf ou les plus populaires…

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Attention, cette première prise en mains prend du temps et n'hésitez-pas à corriger rapidement le tir avant d'aller plus loin. Si vous brassez beaucoup de fichiers, augmentez le cache de Yep!

J'insiste sur un point qui est loin d'être neutre… L'application propose également de piloter via TWAIN un scanner à plat si vous disposez d'un tel périphérique…

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Du coup, vous n'utilisez que Yep! pour tout archiver… Lancer la numérisation de vos documents papier puis les enregistrer automatiquement au format .pdf depuis Yep! en les dotant aussitôt des bons mots-clés… Du coup, si vous êtes un professionnel libéral ou un particulier, voilà une manière astucieuse de gérer vos archives numériques…

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En revanche, la qualité des .pdf n'est pas superbement optimisée mais il faut faire la part des choses : simplicité d'utilisation et poids conséquent versus optimisation soignée et plus de temps consommé…

Ces nouveaux fichiers seront stockés par défaut sur votre disque de travail dans un dossier Yep Documents. Vous pouvez vous affranchir de les déposer ici et spécifier un dossier créé par vous sur un autre disque dur. Par contre, comme Yep est bien ordonné, il va créer dans tous les cas un dossier pour l'année puis le mois en cours — à la manière de iPhoto. Remarquez que c'est ici (copie d'écran) que vous pouvez décider — ou non — de réduire le nombre de mots-clés automatiques en décochant l'utilisation des mots des chemins d'accès…

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Gardez le badge "new" car il vous permet de repérer les fichiers qui n'ont pas de mot-clés appliqués par vous-même…

Pour mémoire, ces trois points… À utiliser en pleine possession de vos moyens, le (re)nommage des fichiers depuis Yep! — en gros, Yep! fonctionne un peu comme votre Finder (ce qui explique l'idée de Leap, évoqué en fin de billet) et vous autorise certaines opérations sensibles… Ensuite, côté fichiers Acrobat, si ces derniers ont été retaillés (crop), ils apparaîtront plein cadre dans la fenêtre des miniatures mais correctement recadrés dans la prévisualisation des informations…
Une gestion de signets existe également comme dans Yojimbo qui permet de créer des .pdf des pages web qui vous intéressent…

Bien entendu, on peut aussi se déplacer dans l'arborescence de ses disques et cela remplace avantageusement Bridge en ce cas pour les .pdf…

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Je ne vous en dis pas plus car vous le découvrirez au fur et à mesure, ce produit est assez intuitif et désormais stable. J'avais testé la première version il y a pas mal de temps pour Macdigit et ce n'était que prometteur à l'époque.

Comme ce produit s'améliore de version en version, le plus simple est de l'essayer pour vérifier s'il correspond bien à vos besoins. C'est à télécharger ici… Je l'ai adopté essentiellement pour gérer le stockage de mes pièces comptables au format .pdf puisque de plus en plus de fournisseurs ne nous envoient plus de courrier (lire la chronique à ce sujet sur urbanbike) ou que nombre de produits s'acquièrent sur le web…

Pour info : cette même équipe de développeurs met en béta version Leap, une sorte de Finder qui rappelle étrangement Yep! mais en mode tous formats et basé en partie sur la puissance de SpotLight… Je ne vous cache pas que je préfère, de loin, PathFinder (cherchez ce mot dans le moteur de recherche d'urbanbike…!) que j'utilise depuis des années sous OSX et qui s'enrichit des réflexions de ses utilisateurs à chaque version.

le 10/01/2008 à 06:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Factures en ligne

Le sauvetage de la planète a bon dos…!

dans groummphh | mémoire | potager

Un exemple parmi d'autres mais celui-ci est patent… Comme bien d'autres entreprises, Orange n'expédie plus certaines factures par courrier. Au lieu de monopoliser un paquet de Docutech pour les cracher à l'unité et des machines de façonnage pour la mise sous pli, l'envoi jusqu'au centre de tri postal, les factures des prestations internet sont depuis une année uniquement accessibles en ligne. Les économies engendrées sont considérables et c'est tant mieux pour la trésorerie d'Orange.

Là où cela m'agace un peu, c'est le discours écolo qui vient justifier cette économie. Certes, ce sont a priori des tonnes de papier (factures et enveloppes) qui ne sont pas utilisées. Mais n'oublions pas deux conséquences masquées… Des emplois en moins pour la Poste (désolé de le dire, mais c'est ainsi…) et, pour parodier Zazie (relire Raymond Queneau), écologie mon cul…

Si vous êtes un professionnel, l'administration comptable les veut pour pouvoir les contrôler. Or donc, il faut bien les imprimer pour bâtir le dossier comptable de l'année… Et qui les imprime…? Vous…! Dans l'histoire, c'est une ligne gros contrats de la Poste qui saute mais la planète continue à morfler…

Superbe tour de passe-passe où le destinataire de la facture devient l'imprimeur déporté de ses propres prestataires…! C'est aussi à la charge du destinataire de sauvegarder dans l'année sur son disque dur ces précieux fichiers avant qu'ils ne soient replacés, d'une année sur l'autre, par ceux du mois en cours… Si vous n'avez encore rien fait pour 2007, dépêchez-vous…!

Je suis loin d'être hostile à cette solution de factures en .pdf. Mais que l'on aille jusqu'au bout en fournissant alors à nos inspecteurs des impôts lors d'un contrôle un DVD avec un maximum de factures numériques au lieu de déplacer des caisses de documents. Tout le monde y gagnerait, en vitesse pour afficher une facture à l'écran à la demande de l'inspecteur et en volume de stockage.

Sans oublier l'absence d'impressions papier. Alors, le geste pour la planète ne sera plus une utopie.

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Note : Et demain, de la pub dans les factures au format .pdf… Logique, c'est désormais possible.
Note 2 : d'autant que l'on peut se balader dans ses .pdf via yep! (évoqué sur feu macdigit mais je vais y revenir très prochainement…).

le 08/01/2008 à 06:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Images en concurrence

Crowdsourcing, suite

dans mémoire | photo

Ce que nous avions imaginé dès 2005 au niveau de la distribution de l'image numérique — billet sur urbanbike — se réalise peu à peu…

Les banques d'images à bas prix — à base de crowdsourcing — ont modifié radicalement notre manière d'acquérir des visuels. Avec des effets de bord inattendus. Ainsi, même les entreprises qui ont été parmi les premières à réagir en acquérant ces banques d'images sont amenées à adapter leur offre…

J'ai reçu une proposition "spéciale rapport annuel" pour l'icongraphie des pages intérieures à des prix que je n'avais jamais vu jusqu'à alors… Ajoutez à cela une réduction de moitié sur les droits mondiaux et la gratuité des images acquises sur internet. Manifestement, ces agences prennent enfin la mesure de cette révolution numérique.

Pour ma part, j'ai l'impression que ces aménagements tarifaires arrivent trop tard.
Soit l'entreprise négocie directement avec un photographe professionnel pour la constitution de son fond documentaire dès lors que cela devient un peu trop technique ou assez peu grand public ; soit elle utilise les meilleures photos numériques de ses collaborateurs. Soit elle se fournit seule sur internet à prix réduits. Certes, les tarifs sur le net ont repris du poil de la bête, certains sont passés de $3 à $8 ce qui n'est quasiment rien. D'autres ont ajouté une option quant au volume ou aux droits. Mais face à des coûts qui démarrent à 300 € pour certaines grosses agences, ce n'est plus la seule qualité picturale ou l'originalité qui est recherchée mais bien le prix. Paradoxalement, ce ne sont pas ces agences qui souffrent le plus. Il semble que les éditeurs de CD-Roms thématiques soient amenés à proposer plus régulièrement des packs à des prix cassés et diminuer le coût unitaire de ces mêmes images à l'unité via le web.

En 2005, se servir dans une banque d'image en ligne à bas coût était nouveau. Aujourd'hui, ce sont mes clients qui m'expédient directement les miniatures des visuels qu'ils souhaitent… Comme moi, ils connaissent toutes les adresses des meilleurs sites de crowdsourcing en matière d'image. Et je peux vous assurer que tout n'est pas à jeter comme le pensent certains professionnels arc-boutés sur le schéma de distribution traditionnel…!
Enfin, celui qui était en vigueur… au XX° siècle.

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Pour mémoire, visuel d'un photographe totalement amateur (du vénérable crowdsourcing argentique donc…) vers 1904. Les informations "Exif" de l'époque — texte écrit à l'encre le long de la plaque verre — indiquent : Entre Djibouti et Diré-Daoua - Indigènes Somalis regardent le train à une station…
Note(s) de lecteur(s)…

L'ami Béat ajoute ceci :
Il y a quelque temps, avec un client, nous avions besoin de 2 photos de personnages aux caractéristiques assez précises. Nous ne les avons pas trouvés en faisant des recherches sur les sites d'agences low cost. Nous avons tout de même fini par mettre la main sur 2 sujets : ils faisaient partie d'un CD-ROM thématique. Le prix à l'unité pour 2 sujets était à peu près aussi élevé que le prix du CD entier ! Nous avons donc choisi d'acheter le CD, mais ça coûtait bonbon: 649 euros. Bien sûr, en prime nous pourrons bénéficier des photos surnuméraires pour des campagnes futures pour le même produit. Mais j'ai quand même eu la sensation désagréable d'avoir été poussé à l'achat.

Sans oublier l'histoire du photographe pro qui se défile (si, si, cela arrive aussi de tomber sur des mauvais…!).

le 04/01/2008 à 06:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #