Oui, je n’avais pas vu (sans blague…) en installant la mise à jour d’OSX 10.9 que Raccourcis avait enfin ce qui lui manquait cruellement jusqu’alors, c’est-à-dire une synchronisation via iCloud. Je m’étais arrêté à ce qui se passait sous iOS… Bref, erreur assumée comme je l’ai indiqué à la fin du précédent billet.
Du coup, bonne nouvelle pour tous ceux qui ont des besoins simples et il serait ridicule de nier que ça marche comme je m’en rends compte en rédigant ce billet.
Restons pragmatique car le but n’est pas de défendre envers et contre tous telle ou telle méthode de travail (quoi que !) mais de s’adapter à celle qui sera la plus efficace. Et maintenue car le dernier mot.
Sous Raccourcis, les équivalents basiques
J’ai passé une partie de ma matinée à copier/coller une partie de mes équivalents de base entre TextExpander et Raccourcis. Cela a été assez rapide — même si pas très pratique — puisque tout mes équivalents fonctionnent depuis des années, pas de questions à me poser d’autant que je les ai dans les doigts…
Juste profité de l’occasion pour virer des options qui se sont avérées peu intéressantes, voire non utilisées.
Sous Textexpander, les trucs plus subtils
Par contre, je conserve sous TextExpander tout ce qui demande des options de calcul de date, de gestion de contenu de presse-papier, voir d’appel à des sets élémentaires pour se construire…
Mais comme l’écrivait @NT_polylogue hier sur Twitter, ça sent le sapin…! Ma réaction de ce matin est celle d’un utilisateur qui a pas mal investi de temps dans un outil et qui le voit peu à peu disparaître… Bon, là, je reconnais qu’Apple propose une option en mode service minimum qui rendra service à la majorité des gens (je me répète en cherchant également à me convaincre…)
Rappel de leur usage sous OSX : ce n’est pas le tout d’ajouter des précieux équivalents, encore faut il signaler à l’application que vous souhaitez les employer…! Je copie/colle l’info…
Configurer une application pour qu’elle utilise toujours le remplacement de texte : Dans un document, choisissez Édition > Substitutions, puis Remplacement de texte (une coche indique qu’il est activé). Pour le désactiver, il vous suffit de resélectionner la commande.

Bref, les Raccourcis ce n’est pas automatique sous OSX…
La sychro iOS - OSX en elle même… : bon, c’est iCloud qui fait le boulot et il le fait correctement. J’ai testé aussi sec la rédaction d’un courriel sous Mail sur mon iPad et plaisant de pouvoir enfin retrouver mes habitudes.
Alors, qu’est ce qui cloche…?
En vrac…

- Pas d’espaces possibles dans les raccourcis de Raccourcis…
- Fenêtre d’édition sous OSX peu confortable et nettement trop petite. Par contre, nettement plus pratique sous iOS…

Pas photo, le confort n’est pas encore au rendez-vous sous *OSX…*

- Options de tri peu puissantes (impossible de trier par date de création des équivalents)
- Pas de confirmation avant de supprimer (quelques suppressions accidentelles avec le bouton + et - trop proches)…!
- Pas de possibilité de récupérer d’autres équivalents pour les combiner comme avec TextExpander
- Pas de formulaires (…oubliez les gestions de liste deroulante et la duplication de contenu de champs) pour répondre à ce type de besoin

- Pas de calcul de date et donc d’équivalents permettant de jouer dessus
- Pas de prise en compte du contenu du presse-papier (groumph !)…
- Pas de déplacement du pointeur de sélection à un endroit donné après déploiement du raccourci…
- Etc.
- Ah si encore un truc pénible, impossible d’imprimer sa liste de Raccourcis alors que cela se fait sans souci (11 pages dans mon cas) avec TextExpander…!
- Autre point pénalisant, comment échanger vos Raccourcis avec un proche…? Eh bien, comme il n’y a pas de set, impossible d’expédier une série de recettes prêtes à l’emploi…
Allez, je poursuis ma migration… La (très) bonne nouvelle est bien sûr que tous ces Raccourcis sont désormais accessibles partout sous iOS et donc dans les applications signées Apple…
J’espère juste pouvoir continuer à utiliser la prochaine version de TextExpander dans les applications qui le permettent en employant des équivalents plus construits avec déplacement du pointeur à la fin de l’action…
À suivre…
Certes la sécurité est clé chez Apple et cela se voit avec OSX et iOS. Nombre de choses sont désormais impossibles pour les développeurs. Cela fait des années que ceux de TextExpander passent entre les gouttes pour nous proposer une application astucieuse et indispensable qui permet d’employer les mêmes équivalents pour substituer à une combinaison de touches nos propres expressions.
Si sur OSX, toutes les applications même celles d’Apple peuvent en bénéficier, ce n’est pas le cas sur iOS. Bon. Première restriction qui m’agace et qui m’amène souvent à rédiger un courriel dans Drafts pour l’exporter ensuite dans Mail.
L’API de la version 2.2 de TextExpander est peut être allé un peu trop loin et, manifestement, chez Apple, d’aucuns n’ont pas apprécié. Les devs ont du ruser pour continuer à se frayer un chemin entre les murs érigés par le nouveau système.
Nombre de personnes qui développent sous iOS et OSX commencent à trouver que cela leur demande un effort monstrueux du fait de ces verrouillages et barrages inter-applications construits au nom de la sécurité.
Le problème est de savoir où l’on met le curseur. Trop de sécurité rend l’ensemble totalement rigide, pas assez le fait fonctionner comme une grosse passoire. Certes.
Tim, et les clients, vous en faites quoi ?
Déjà sur Twitter, quelques amis envisagent la fin prochaine de TextExpander, voir sa mise à l’index (…ce qui me rappelle les heures sombres de quelques sectes qui ont réussi).
Des développeurs qui font appel à TextExpander envisagent de réécrire leurs propres dispositifs, cela expliquant, entre autres, le retard de leurs applications, etc.
Bon.
Et nous ?
Oui, et nous, nous les utilisateurs réguliers de TextExpander, qui nous demande notre avis ?!!
Qu’Apple ne soit pas content est une chose mais suis-je heureux d’envisager de me retrouver sans TextExpander ? Apple semble oublier que son Raccourcis est une vraie daube (…en français dans le texte) qui n’est même pas foutue de partager des sets entre plusieurs machines ou écrans. Si j’écris une série de combinaisons sous Raccourcis, pas possible de les partager avec mon iPhone.
J’utilise énormément d’équivalents TextExpander pour simplifier ma saisie dans une langue où nous employons beaucoup d’accents, accents pas toujours simples à appeler sur le clavier du iPad comme du iPhone.
De plus, je suis dyslexique et pour éviter d’orthographier de travers nombre de mots, j’ai mis en place dans TextExpander des listes qui me permettent de remettre à l’endroit les lettres dans un mot, voir être nettement plus efficace que la complétion.
Enfin, comme tout rédacteur, au lieu de réécrire mille fois les mêmes noms de personnages ou de produits, j’emploie des équivalents que j’orne, de plus, de balises Markdown pour gagner encore plus de temps sous Byword, Daedalus touch, Ulysses III, iA Writer, MultiMarkdown Composer, etc.
Bon, il est vrai que Markdown est un balisage non compris par les applications Apple, encore un regret suivi d’un long soupir quand je lance, pour m’en assurer, iBooks Author ou Pages. Avant de les refermer aussi sec.
Alors, Tim, si vous voulez réellement nous faire plaisir et dépenser utilement le paquet de sesterces que Samsung va devoir vous lâcher suite à la décision de justice d’hier, rachetez TextExpander, virez Raccourcis et laissez nous bosser avec ce produit qui nous sert quotidiennement entre OSX et iOS.
Tiens, et si vous nous écoutiez pour une fois ?
J’utilise depuis 1984 des produits Apple quotidiennement et là, au moment où j’ai enfin du temps pour écrire, pas très agréable de me priver de l’un des rares outils qui m’est réellement indispensable pour cette dernière période de ma vie. Je sais que vous ne lisez pas le français, que ce ne sont pas les trois lecteurs de ce blog qui approuvent mes propos qui va vous influencer mais bon, je vous le dis quand même.
Note de fin : Bon, j’ai écrit une connerie (pas la première, pas la dernière), mon ami Bernard de Vous et Votre Mac me signale que les Raccourcis sont désormais synchronisés depuis OSX 10.9 (je viens de vérifier, c’est bien vrai, je ne l’avais fait que juste avant à la sortie de iOS 7…)… Je vais y revenir en détail dans un comparatif car ce n’est pas le même usage… Explications à suivre.
En attendant de retrouver d’autres fidèles compagnons numériques de travail (ou pas, lire le billet sur TextExpander…), il n’est pas inintéressant de se poser comme dit mon fils (…d’jeun expression) et de prendre le temps de comprendre pourquoi on est soudainement heureux d’écrire avec cette application.
Il est vrai que je pourrais décliner ce qui va suivre à Drafts ou à Daedalus touch. Mais bon.
Je ne vais pas vous raconter ma vie qui est passionnante mais bien évoquer Byword sur iPad, les deux ou trois petites choses que j’apprécie particulièrement dans ce traitement de texte.
Hop, c’est parti.
- Merci d’avoir compris, ô développeurs, que l’on peut être tenté d’utiliser TextExpander même pour saisir le nom du fichier. Pour ma part, je tape un
,dh qui va automatiquement générer la chaîne dont j’ai besoin (date et heure) et il ne me reste plus qu’à compléter avec un mot clé. Rien de révolutionnaire, juste le petit truc qui me rend de bonne humeur dès que je crée un nouveau billet.
- Merci d’avoir ajouté une option (hyper) discrète. Je sélectionne un bout de texte et je tapote une fois sur une parenthèse ouvrante et hop ma sélection de texte est entre parenthèses. Cela fonctionne aussi pour les crochets
[].
- Merci (!!) d’avoir rendu la création de liens simple ! Ayant mon url en mémoire, dans le presse-papier, je peux sélectionner un terme dans mon texte qui servira d’accroche pour ce lien, appuyer pour que des crochets l’entoure. Merci d’avoir fait en sorte que la partie url (link) ne soit pas une horrible galère à sélectionner à son tour. Mais en fait, c’est encore plus simple sur Byword, il ne faut pas sélectionner de texte pour être encore plus efficace. Si votre url est en mémoire, juste appuyer sur l’icône link dans la barre additionnelle, l’URL est automatiquement mise entre parenthèses et ce qui sera l’ancre déjà sélectionnée, prête à recevoir le texte ad hoc. Bref, à nous de changer a minima nos habitudes de saisie. Bien entendu, je n’irai pas jusqu’à demander un système aussi sophistiqué que sur Ulysses III en version 1.1 sous OSX mais, qui sait. Bon, j’emploie aussi un équivalent sous TextExpander bien pratique sur d’autres applications de traitement de texte moins biens pensées…
- Dois-je ajouter que cela fonctionne de même pour les liens image ?
- Enfin, ce mode que d’aucuns nomment hybrid lors de la saisie du texte est très confortable car on y lit à la fois la graisse et les balises dans un gris très léger. Énorme avantage, si le changement de graisse ne s’effectue pas, c’est que l’on a une balise à l’ouest, ce qui en fait un remarquable debuggeur.
- J’ajoute que le fait de n’avoir qu’une icône
* m’a surpris au départ ! Pas de gras…? De fait si. Si vous sélectionnez un mot ou quelques mots et que vous tapotiez très vite une, deux ou trois fois sur cette touche, vous obtenez l’italique, le gras ou le gras italique souhaité. Simple et efficace. Et coup,de doigt à prendre.
- Autre avantage, cela ne charge pas inutilement la barre additionnelle. Et laisse la place à une touche d’annulation qui fonctionne sur plusieurs niveaux d’annulation.
- Avant de vous saouler définitivement, je vais revenir sur la touche liste. Même principe que la touche
*, trois états possibles en fonction du nombre de fois que vous allez la tapoter : puce, numérotation ou absence de liste. Mieux encore, tout retour ligne en fin de liste créée une nouvelle entrée du même type. Et quand vous souhaitez quitter ce mode liste, facile, deux retours ligne.
Qu’est-ce que je veux dire en expliquant tout cela ? Qu’il ne faut pas s’arrêter à la contemplation du contenu d’une barre additionnelle même si c’est important (voir cette chronique sur urbanbike). Mais essayer de comprendre ces petits plus qui échappent souvent à celui qui survole un produit.
Or, pour Byword, nous avons une équipe remarquable de développeurs qui pense et pousse ce traitement de texte dans des recoins qui ne seront perçus que par ceux qui prendront le temps de réellement travailler avec l’application.
Un dernier exemple, la possibilité de déplacer un fichier qui a été créé en local vers DropBox ou inversement. C’est une demande que j’avais faite quand je m’étais rendu compte que l’on pouvait disposer de trois espaces de stockage différents en ajoutant iCloud. Il m’avait été répondu qu’ils s’en occupaient (j’avais bien compris qu’ils ne m’avaient pas attendu pour y penser !). Et dans la version suivante, c’était disponible.
C’est pourquoi j’ai écrit hier ou avant hier que le traitement de texte est une des applications les plus compliquées à mettre au point. Pas d’esbroufe, on travaille sur du vivant (…notre texte en perpétuelle remise en cause et dont il faut préserver tous les changements apportés). C’est pourquoi je peux être ironique parfois mais quand on arrive à un tel niveau de qualité, le minimum de l’utilisateur qui en est satisfait est de la dire, voire d’expliquer.
Bon, je m’arrête là. Mais il n’est pas dit que je revienne sur de tels détails à propos de Daedalus touch par exemple et quelques autres applications. Bref, rappeler que sous l’apparente sobriété se cache des trésors de développement pour faciliter notre vie d’auteurs.