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Deux ou trois petites choses que j’aime bien dans Byword

À mon usage…

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En attendant de retrouver d’autres fidèles compagnons numériques de travail (ou pas, lire le billet sur TextExpander…), il n’est pas inintéressant de se poser comme dit mon fils (…d’jeun expression) et de prendre le temps de comprendre pourquoi on est soudainement heureux d’écrire avec cette application.

Il est vrai que je pourrais décliner ce qui va suivre à Drafts ou à Daedalus touch. Mais bon.

Je ne vais pas vous raconter ma vie qui est passionnante mais bien évoquer Byword sur iPad, les deux ou trois petites choses que j’apprécie particulièrement dans ce traitement de texte.

Hop, c’est parti.

  • Merci d’avoir compris, ô développeurs, que l’on peut être tenté d’utiliser TextExpander même pour saisir le nom du fichier. Pour ma part, je tape un ,dh qui va automatiquement générer la chaîne dont j’ai besoin (date et heure) et il ne me reste plus qu’à compléter avec un mot clé. Rien de révolutionnaire, juste le petit truc qui me rend de bonne humeur dès que je crée un nouveau billet.
  • Merci d’avoir ajouté une option (hyper) discrète. Je sélectionne un bout de texte et je tapote une fois sur une parenthèse ouvrante et hop ma sélection de texte est entre parenthèses. Cela fonctionne aussi pour les crochets [].
  • Merci (!!) d’avoir rendu la création de liens simple ! Ayant mon url en mémoire, dans le presse-papier, je peux sélectionner un terme dans mon texte qui servira d’accroche pour ce lien, appuyer pour que des crochets l’entoure. Merci d’avoir fait en sorte que la partie url (link) ne soit pas une horrible galère à sélectionner à son tour. Mais en fait, c’est encore plus simple sur Byword, il ne faut pas sélectionner de texte pour être encore plus efficace. Si votre url est en mémoire, juste appuyer sur l’icône link dans la barre additionnelle, l’URL est automatiquement mise entre parenthèses et ce qui sera l’ancre déjà sélectionnée, prête à recevoir le texte ad hoc. Bref, à nous de changer a minima nos habitudes de saisie. Bien entendu, je n’irai pas jusqu’à demander un système aussi sophistiqué que sur Ulysses III en version 1.1 sous OSX mais, qui sait. Bon, j’emploie aussi un équivalent sous TextExpander bien pratique sur d’autres applications de traitement de texte moins biens pensées…
  • Dois-je ajouter que cela fonctionne de même pour les liens image ?
  • Enfin, ce mode que d’aucuns nomment hybrid lors de la saisie du texte est très confortable car on y lit à la fois la graisse et les balises dans un gris très léger. Énorme avantage, si le changement de graisse ne s’effectue pas, c’est que l’on a une balise à l’ouest, ce qui en fait un remarquable debuggeur.
  • J’ajoute que le fait de n’avoir qu’une icône * m’a surpris au départ ! Pas de gras…? De fait si. Si vous sélectionnez un mot ou quelques mots et que vous tapotiez très vite une, deux ou trois fois sur cette touche, vous obtenez l’italique, le gras ou le gras italique souhaité. Simple et efficace. Et coup,de doigt à prendre.
  • Autre avantage, cela ne charge pas inutilement la barre additionnelle. Et laisse la place à une touche d’annulation qui fonctionne sur plusieurs niveaux d’annulation.
  • Avant de vous saouler définitivement, je vais revenir sur la touche liste. Même principe que la touche *, trois états possibles en fonction du nombre de fois que vous allez la tapoter : puce, numérotation ou absence de liste. Mieux encore, tout retour ligne en fin de liste créée une nouvelle entrée du même type. Et quand vous souhaitez quitter ce mode liste, facile, deux retours ligne.

Qu’est-ce que je veux dire en expliquant tout cela ? Qu’il ne faut pas s’arrêter à la contemplation du contenu d’une barre additionnelle même si c’est important (voir cette chronique sur urbanbike). Mais essayer de comprendre ces petits plus qui échappent souvent à celui qui survole un produit.

Or, pour Byword, nous avons une équipe remarquable de développeurs qui pense et pousse ce traitement de texte dans des recoins qui ne seront perçus que par ceux qui prendront le temps de réellement travailler avec l’application.

Un dernier exemple, la possibilité de déplacer un fichier qui a été créé en local vers DropBox ou inversement. C’est une demande que j’avais faite quand je m’étais rendu compte que l’on pouvait disposer de trois espaces de stockage différents en ajoutant iCloud. Il m’avait été répondu qu’ils s’en occupaient (j’avais bien compris qu’ils ne m’avaient pas attendu pour y penser !). Et dans la version suivante, c’était disponible.

C’est pourquoi j’ai écrit hier ou avant hier que le traitement de texte est une des applications les plus compliquées à mettre au point. Pas d’esbroufe, on travaille sur du vivant (…notre texte en perpétuelle remise en cause et dont il faut préserver tous les changements apportés). C’est pourquoi je peux être ironique parfois mais quand on arrive à un tel niveau de qualité, le minimum de l’utilisateur qui en est satisfait est de la dire, voire d’expliquer.

Bon, je m’arrête là. Mais il n’est pas dit que je revienne sur de tels détails à propos de Daedalus touch par exemple et quelques autres applications. Bref, rappeler que sous l’apparente sobriété se cache des trésors de développement pour faciliter notre vie d’auteurs.

le 22/11/2013 à 06:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #