Rapide billet…
La nouvelle option ajoutée aujourd’hui à la version 5.6 de ia Writer (que j’emploie tant sous iOS que sur macOS) ne surprendra pas ses fidèles utilisateurs.
Elle reste dans le cadre ambitieux affiché par ce traitement de texte markdown atypique, être l’un des meilleurs outils du rédacteur, voire carrément le meilleur.
En plus du surlignage de la syntaxe que je laisse activé habituellement, ia Writer se pare maintenant d’une vérification du style qui traque redondances, clichés et bien d’autres tics d’écriture. Quatre options que vous pouvez partiellement activer.

Ma seule question est de savoir sur quelles règles cette vérification se fonde… Néanmoins, en activant toutes les options sans plus d’informations (…en faisant aveuglément confiance aux développeurs…!), je ne peux que constater que cela fonctionne a minima en français. Et bien !

Si je n’ai pas encore tâté des expressions régulières, faute d’avoir assimilé le contenu du livre de Laurent Tournier (certes orienté InDesign mais pas que…), j’ai ajouté par jeu ma propre liste de termes et expressions à éviter, formules creuses, connotées !

À ce propos, la lecture des ouvrages de Jean-Loup Chiflet est recommandée.
j’ai ainsi ajouté des expressions comme faux prétexte, étape intermédiaire, marche à pied, accalmie passagère. Ou l’abominable au jour d’aujourd’hui !
Le principe de base semble assez simple : sur la base d’un corpus proposé par ce traitement de texte, vous êtes alerté au moment même de la saisie de ces expressions jugées inappropriées par un changement de couleur (gris clair), expressions qui sont également barrées.

Ce signalement ne vous interdit pas de les employer, elles seront parfaitement exportées comme le reste de votre texte.
Ce marquage poursuit un unique but : vous inciter à être un poil plus attentif à votre prose ! C’est ici où l’usage des expressions régulières peut invalider celles que vous appréciez, masquées par ia Writer.
Pour commencer, ouvrez d’anciens textes saisis dans ia Writer et parcourez-les avec ces options activées : c’est instructif.
Bon, immédiatement, j’ai envie que les développeurs de ia Writer ajoutent d’autres outils, dont un dictionnaire des synonymes accessible via un simple appui sur le terme contesté ! Voire la possibilité d’échanger nos listes ou d’importer celles de nos amis.
Au risque de me répéter, pas de crainte d’émasculation de …la langue, de votre style, ce dispositif a pour but (me semble-t-il) de nous mettre sous le nez nos manies rédactionnelles.
À l’usage, je reconnais que ce dispositif astucieux et non contraignant apporte un confort immédiat en cours d’écriture.

D’autant que cette liste de mots est synchronisée entre toutes vos versions de iA Writer (…ici sur mon antique MacBook Pro 17 de 2009 …qui tourne sur 10.11.6 El Capitan, qui dit mieux…?).
Pour ma part, j’ai désactivé l’option “remplissages” qui affectait l’emploi du terme “comme”. Mais il est clair que j’attends nettement plus d’informations sur ces diverses options de vérification et préfère gérer une liste de mots et d’expressions que je souhaite proscrire, quitte à y placer le terme “comme” suivi d’un espace pour éviter que le verbe « commencer » soit marqué en partie !
Bravo !
Cette période de confinement m’incite, comme vous, à réfléchir sur mes usages et, temps long oblige, à revisiter tous mes outils sur mes écrans iOS.
Certains ont littéralement disparu et cette opération m’a permis de regagner du stockage dans mes outils nomades.
Dessiner sous ia Writer ?
J’avoue qu’écrire à la main sur l’iPad avec un simple stylet à pointe caoutchouc et la zone du clavier tactile occupée par feu Stylus (…rappel, je le fais également avec Drafts et Ulysses) est un moment agréable …à défaut d’utiliser une version de Nebo …adéquate.


Le balisage Markdown n’est pas un problème, il est reste furtif (discret) sous iA Writer (avec, dans la prochaine version, l’arrivée d’un mode Highlight que j’ai oublié d’illustrer…)

L’interface légère de ia Writer se prête bien à cet exercice solitaire qui nécessite concentration et interaction immédiate entre la main et la pensée.
Pour mémoire, avant l’arrivée de la machine à écrire, c’était le quotidien des générations qui nous ont précédé et cela n’a pas donné que des résultats médiocres ! Plume d’oie et encrier…
Reprenons le contrôle !
Hormis le plaisir de dessiner, constatons, une fois de plus, que certains programmes informatiques permettent cette incroyable prouesse de reconnaître notre écriture manuscrite, c’est — en ces temps incertains — le moment de cultiver une forme d’élégante indépendance vis à vis du sempiternel clavier !
Même sans électricité, sans écran, nous redécouvrons une pratique pas si ancienne ou obsolète de communiquer : une feuille de papier, un crayon et nous voici capables sans connexion internet d’échanger.
Certes, avec un iPad et ces outils, pas besoin de saisir à nouveau ce que nous avons couché sur l’écran !
J’écris dans le silence !
Retrouver mon vieux stylet Wacom est également l’occasion de me confiner plus encore dans une atmosphère calme, sereine.
Hormis le bruit de ma respiration, c’est le chant de la campagne qui vient à moi, les oiseaux qui gambadent dans le jardin (enfin, cette surface de terrain peuplée de “mauvaises herbes” d’où émergent quelques récentes plantations !).
Depuis ma chaise, je les vois picorer tant en traçant mes lettres sur le bas du iPad. Pas besoin de regarder le clavier (sic !), ma main continue toute seule à dessiner, un clavier papillon de nouvelle génération est inutile dans ce cadre ci.
Comme je l’ai écrit à maintes reprises, je suis triste pour les nouvelles générations qui semblent rejeter cette forme de communication, perdre la motricité fine de notre / nos main(s).
Car c’est le moment de redécouvrir sa véritable nature : droitier, gaucher, ambidextre ? L’application de reconnaissance de l’écriture s’en tamponne !
là, pas d’encre encore humide déplacée par la main qui court ! Ce qui compte, c’est la graphie des lettres et l’orthographe même si, sur ce plan précis, l’assistance est redoutablement efficace, notamment pour le positionnement des accents.
Bref, ce petit billet, pour vous inciter, si vous l’aviez téléchargé à l’époque, à réinstaller Stylus sur votre iPad, à retrouver un stylet Wacom ou un Pencil Apple, ce dernier étant obligatoire pour utiliser Nebo (gratuit en grande partie).
Reconquérir votre écriture.
Vous découvrirez le “plaisir” d’expédier des cartes postales, voire des lettres papier (celles que l’on glisse dans une enveloppe et que l’on timbre, celles qui mettent un certain temps à arriver à leur destinataire !) sans (trop de) ratures et même, après quelques jours / semaines / mois de pratique, ornées d’une calligraphie lisible, voire jolie !
Et cela sans ce fil à la patte que sont nos chouettes écrans, écrans que l’on pourra remercier in petto de nous donner de l’autonomie !
Attention, écrire à la main, même avec des balises markdown, est addictif.
Et ia Writer dans tout ça ?
La version 5.5 de iA Writer est dans sa dernière ligne droite avant d’arriver sur nos écrans, superbe.

Plus simple de gérer le rendu de ses PDF même si cela manque encore un peu de modèles prêts à l’emploi…

Manque juste ce fameux Stylus ou un prochain Nebo avec un clavier / zone d’écriture accessible sur tous les traitements de texte iOS dont …ia Writer !
Bon, n’ayant aucune information de la part des éditeurs de MyScript Nebo, oubliez mes rêves !
À bientôt !
Mon fidèle MacBook Pro 17 a dix ans !
Son SSD d’origine également.
Certes la technologie était nouvelle, certes le disque d’origine est devenu moins véloce au fil des années mais ce choix est assurément l’une des clés de la longévité de ce Mac portable.
Dix ans entre bureau et domicile (…dans un sac à dos pour survire au RER et un éventuel accident avec mon vélo Brompton), puis à me suivre ici ou là.
Et encore cette année en Espagne et dans bien d’autres lieux, pour finir de se poser à Aix-en-Provence avant de repartir pour d’autres destinations…!

Depuis deux ou trois ans, la carte graphique fatigue un peu et affiche imparfaitement la chromie de mes clichés.
Mais comme je prends mes photos avec un iPhone 11 Pro Max, c’est sur ce dernier que je gère les recadrages. Et accessoirement leur ambiance chromatique.
Pour le reste, mise en page du CV de ma fille ou dernières corrections de mes billets, montage d’éléments Illustrator sur des copies d’écran, je suis tellement habitué que les variations de couleur dues à l’affichage ne me dérangent pas.
Ensuite, depuis quelques années, c’est essentiellement à la main que j’écris mes billets, sur un iPad Pro grand format avec le Pencil d’Apple, sur Stylus ou MyScript Nebo avant d’exporter mon texte manuscrit converti en texte nu vers Drafts. Et le retrouver ensuite sur le MacBook Pro dans iA Writer
Je suis allé à l’Apple store de Aix-en-Provence voir de mes yeux le MacBook Pro 16, splendide, séduisant et assez coûteux pour le retraité que je suis désormais.
Bien entendu, j’aimerais retrouver une option sur ce dernier pour écrire à la main avec un Pencil en plus du clavier. Ou un bloc d’écriture à placer à coté. Mais mon iPad remplit très bien ce rôle et je m’en accommode quotidiennement.
Du coup, entre faibles finances et usages différents, voire nouveaux car forgés sur ces dernières années, je vais attendre. Et comme l’obsolescence programmée a épargné mon fidèle MacBook, on va continuer à faire quelques années ensemble…!
J’attendrais une opportunité, un reconditionnement, une éventuelle baisse de prix, une rentrée inopinée d’argent pour éventuellement me décider. Ou pas …car écrire à la main est désormais la fonctionnalité essentielle : je préfère cela à un bon clavier.
En attendant, j’ai opté pour un stockage de deux To sur le Cloud d’Apple, stockage partagé avec ma tribu.
Certes, ce sont trois périphériques pour mon seul usage mais ce MacBook reste généralement à poste, seul le iPhone m’accompagne pour de brèves balades d’une semaine.
Le rêve serait que le prochain 12 Max supporte le Pencil et que les développeurs de MyScript nous sortent une version iPhone de Nebo.
Pour conclure
Ce billet n’a qu’une- unique but : rappeler aux esprits chagrins qu’une machine utilisée de 2009 à 2013 quotidiennement puis un peu moins intensément jusqu’à fin 2019 (…pour nourrir urbanbike), un achat certes couteux alors, s’est avéré être un bon investissement.
Et sans Apple Care, à nous d’être respectueux de nos outils.
Bref, ravi de partager avec vous (…enfin les 3 derniers lecteurs plus ceux de passage…!) cette expérience professionnelle et non sponsorisée !
Certes, cela n’augure pas des qualités de la nouvelle gamme des MacBook Pro mais si je devrais impérativement investir professionnellement dans une nouvelle machine, il est clair que je n’hésiterais pas.
Mon unique souci reste comment transférer mes plus de 200000 photos actuellement sur des disques Firewire 400 et 800 vers un nouvel équipement…! J’ai quelques idées mais je reste fidèle aussi à ma version 5 de Lightroom. Donc il y aura aussi à bien réfléchir à cet aspect précis…
À suivre…