Quatre heures trente à cinq heures par jour. C’est le temps que passe, en moyenne, un Américain sur son smartphone, indique The Washington Post. Même en considérant la fourchette basse des sondages – deux à trois heures quotidiennes – “cela représente tout de même un mois et demi par an pendant lequel on ne fait rien d’autre” que d’être scotché à un écran.
Source : 2026-04-12 | Accro aux réseaux sociaux ? Une courte pause pourrait suffire à sauver votre cerveau
Je retiens le mot scotché…
Mais, scotché, ça veut dire quoi…?
Inerte, passif…?!
Je croise des tas de personnes dans Aix-en-Provence, chouette ville étudiante soit-dit en passant, qui regardent leurs écrans, dans le bus ou à la terrasse des cafés, font défiler de courtes vidéos en oubliant parfois qu’ils ne sont pas seuls…!
Qui suis-je pour juger…!!
J’ai trouvé cette info intéressante car je suis, de facto, concerné par l’usage quasi non stop de mon iPhone.
- Je lis sur son écran des fils RSS, des articles, des sites en ligne, voire des livres au format ePub…
- J’écoute des podcasts audio lors de mes balades urbaines, l’iPhone glissé dans ma poche
- J’écris sur — iA Writer, Drafts et/ou Ulysses — quotidiennement…
- Je jette un oeil dans Mastodon trois ou quatre fois…
- Je me sers de ce smartphone comme appareil photo, carte d’orientation… Ou pour des échanges SMS et au téléphone !
- En revanche, je ne regarde pas de vidéos, n’accède plus depuis des années aux réseaux signés Zuck ou Musk…
Contamination sournoise
L’iPhone est un outil épatant qui m’accompagne tout au long de la journée mais mes yeux ne sont pas braqués dessus en permanence…!
Sinon, je ne verrais pas la nature en pleine floraison ou des détails de décoration dans l’architecture urbaine…!
Bref, rien de délirant comme usages…

- Ce serait dommage de ne pas voir ce mascaron…!

Mais n’est-ce pas ce que l’on reprochait naguère à ceux qui lisaient trop, jouaient trop ?
Cela allait les empêcher de faire de bonnes études, altérer leurs résultats universitaires…
Alors… passif ou actif ?!
L’aspect passif me dérange : avaler du contenu en continu me remet en mémoire des situations vécues tout gamin où je baignais dans des univers qui finissaient par me contaminer…
Côtoyer tout groupe fermé (…et un peu bobet) finit par déteindre sur notre propre comportement : expressions, tics de langage nous imprègnent assez vite.
Face à un écran, c’est pire…! Cliquer sur un cœur ou sur un pouce levé n’est pas de l’interaction…! Consommer du niaisage (comme ça se dit au Québec) finit par avoir un impact sérieux sur notre santé morale.
En résumé, cet article de Courrier International m’a amené à réfléchir à mes propres usages ! D’ou ce partage…
Nombre d’outils permettent la capture d’une sélection de texte ou de l’intégralité d’une page Web en éliminant les pubs et des liens sponsorisés…
J’ai réinstallé Obsidian Web Capture sur mes écrans et je me suis rendu (enfin…!) compte que l’on pouvait exporter le résultat tout simplement vers le presse-papiers.

- Trois options disponibles…
Et donc coller l’info dans un autre traitement de texte qu’Obsidian, dans un mail, un message…
Oui, je suis lent parfois à appréhender des produits. Je glisse sur tout l’aspect technique pour préciser que cela fonctionne certes dans Safari, mais également dans une tripotée de navigateurs, de Firefox à Vivaldi…

- Ici, un article du journal Le Monde affiché dans Safari…

Pour ma part, ce qui m’intéresse, c’est la capture du texte au format markdown avec les liens dans la sélection.
Ce qui m’incite à rédiger ce court billet, c’est que je constate que la qualité du balisage markdown récupéré est particulièrement propre.
Même si l’on n’échappe pas aux balises inutiles laissées par un rédacteur suite à ses repentirs textuels…

- Prévisualisation de la capture avec les infos que je souhaite…
Dernier point pratique, la gestion des modèles que l’on peut également mâtiner de markdown — comme ceux de Drafts — pour obtenir une info prête à coller.

- Le modèle de capture modifié par mes soins…
Attention, je ne suis pas une flèche, j’apprécie cette app qui s’est bien améliorée et fonctionne sans souci (…vu de ma fenêtre…!) dans les dernières versions de macOS et iOS.
C’est tout…
Je suis lent, et cela ne s’arrange pas en prenant de l’âge. Mais comme j’ai du temps et une activité restreinte, j’analyse mes outils avec un principe : privilégier mon confort ! Confort pour rédiger mes textes de blog.
Alors ?
iA Writer reste depuis peu mon premier outil de prise de notes — pour n’importe quelle idée, à la con ou pas — … saisie sur iPhone !
Puis, seconde étape : avant de basculer dans Drafts… passage dans Ulysses sans exporter de fichier !
— Mais, JC, pourquoi…? Démarche inutile…!
— Que nenni…!
En cause, mon orthographe défaillante et la découverte fortuite d’une astuce pour les notes en bas de page, deux raisons m’arrangent furieusement.
C’est en chargeant récemment la dernière version de ProLexis sur le MacBook que je me suis fait cette réflexion…
— Dommage de ne pas l’avoir dans iA Writer…
Sauf que c’est une remarque idiote d’un gars censé connaitre quelques traitements de texte markdown !
En effet, un correcteur orthographique qui offre également de légères variantes stylistiques et détections en tous genres existe sur iOS comme sous macOS et se nomme …Ulysses !
Partage de dossier + correction
Reprenons : Ulysses lit directement les fichiers d’iA Writer (markdown avec un suffixe .txt) sans souci via sa gestion des Dossiers externes.
De fait, il accède au dossier d’iA Writer dans iCloud.

- Ici les notes/fichiers prises à la volée dans iA Writer…

- Là, les mêmes vues par… Ulysses.

- Le secret (sic !) tient à l’accès du dossier via iCloud
Mais, bon sang, mais c’est bien sûr, ces fichiers peuvent être corrigés à l’aide des outils d’Ulysses…!
Histoire d’en avoir le cœur net, j’ai testé à nouveau sous macOS puis sous iOS ! Pas de souci pour reprendre, corriger un texte fraîchement saisi dans iA Writer dans Ulysses.
Et le relire, corriger à nouveau dans …iA Writer.
Nonobstant une restriction : le tag à la mode iA Writer au sein du texte est ramené quasiment à une balise H1.
J’y vois un autre intérêt, celui de changer d’interface, de thème et de police de caractères. Et proposer une meilleure relecture du texte en cours par ce simple artifice qui rappellera aux (très) anciens utilisateurs d’iA Writer une version mise de côté avec trois phases (écriture, relecture, publication).
Si iA Writer propose plusieurs sets de typos (dont des versions pour le chinois, le japonais et le coréen), Ulysses vous permet d’accéder à toutes celles du système.
Ou d’opter pour une typo que vous avez installé.
Je suis particulièrement …Atkinson Hyperlegible Next et, si vous vous demandez à quoi cela ressemble, c’est le texte courant de ce blog.
Je ne reviens pas de suite sur le correcteur que vous pouvez activer à tout moment sous iOS et macOS et ses suggestions car c’est ce qui suit qui m’a éclaté…
Les notes de pied de page en …bas de page !
Effet inattendu à retraiter un texte principalement saisi au départ dans iA Writer dans Ulysses, on peut s’extraire du dispositif unique de iA Writer, les inline footnotes — relire Footnotes markdown : imbriquées ou non ? — un dispositif dont je ne suis pas fan.
Un exemple dans Ulysses…

- Simple lecture d’un fichier iA Writer dans Ulysses…

- Et ajout d’une note dans Ulysses, opération sur se déroule via une fenêtre…
Regardons ensuite comment cela est relu par iA Writer

- À priori rien de particulier mais c’est en fin du fichier que cela se voit…

Si vous ajoutez une note (ou plusieurs) via le dispositif des containers de Ulysses, la surprise est de les retrouver dans iA Writer numérotées en bas de page comme dans Drafts.
De fait les containers d’Ulysses sont parfaitement réécrits en markdown dès l’ouverture du texte dans iA Writer. Idem pour les liens avec URL qui sont listés en bas de page, en dessous des notes en bas de page par convention.
Cette disposition peut surprendre si l’on ne connait pas toutes les manières d’écrire les balises markdown.
Bref, notes et liens sont donc regroupés en fin de document.
On peut ensuite faire des allers et retours entre ces deux traitements de texte mais, j’insiste, privilégiez le balisage markdown dans Ulysses en ce cas…
[Edit] : précision, les notes — inline footnotes — déjà créées dans iA Writer ne pas reconnues comme des notes de bas de page. Elles ne sont pas perdues pour autant sauf qu’elles ne sont pas traitées comme des notes (…ce qui me semble logique : ce n’est pas aux développeurs de Ulysses d’ajouter un convertisseur spécifique pour pallier un choix qui ne leur appartient pas…).
La solution est d’effectuer un copier du texte de la note, créer une note Ulysses et coller, CQFD. Ça prend trois secondes…
Ben alors, pourquoi ne pas utiliser exclusivement Ulysses…?
Réponse en une ligne : l’accès à iA Writer est instantanée sur mon iPhone, l’app dépouillée et la prise de notes immédiate… Juste ce qu’il me faut…
Relire mon billet …qui devrait s’intituler de facto …Pourquoi trois traitements de texte markdown…?
Car je me suis posé cette question, bien entendu.
Bref je conserve iA Writer pour de la saisie pure …mâtinée de quelques balises élémentaires ; Ulysses pour amender mes premiers jets (et il y a du boulot)… avant de passer le relais à Drafts et ses scripts…
Deux barres additionnelles différentes…
À chaque fois, je change d’environnement…

- Je passe de l’interface minimale de iA Writer avec cette fameuse touche unique éclair…

- …et son panneau ultra ramassé de balises accessibles via cette unique entrée…

- à celle de Ulysses à quatre touches.
Je me perds quelques secondes à chaque changement de traitement de texte !!
Mais un seul correcteur…!
J’avais oublié que c’était le prétexte de ce billet (…qui s’allonge avec une nouvelle fournée de copies d’écran…). Autant l’évoquer succinctement…

- Le panneau de droite sous macOS ou l’icône en bas à droite sous iOS (…cas présent :-)…

- …permet d’accéder à des fonctionnalités intéressantes. Dont au correcteur qui peut être dynamique, permanent si vous le souhaitez…

- Quand il est activé, les icônes en bas d’écran se colorent…

- Le texte est balayé mais, attention, pas le contenu des notes de bas de page… Ulysses liste les erreurs…

- À vous de valider les corrections proposées…

- Ou d’enregistrer les termes dans un dictionnaire provisoire…

Ulysses offre aussi une lecture synthétique des niveaux, liens et notes…

- Mais cela est nettement plus intéressant sur la version macOS quand on manipule et regroupe de nombreux feuillets…
Et iA Writer, que devient-il ?!
Deux options s’offrent à nous… exporter le texte markdown depuis Ulysses vers Drafts.
Ou le partager depuis iA Writer…!

- Si l’on passe par Partager et que l’on choisisse comme application d’arrivée Drafts…

- Il est facile de voir que les notes et liens sont conservés…

- Une fois dans Drafts, ils se lisent ainsi…
Là, j’entends une dernière crainte, genre : « est-ce que le markdown est réellement bien interprété »…

- L’utilisation de la prévisualisation dans Drafts le montre clairement…!
Une dernière option, sous macOS uniquement, est d’employer Marked, une app astucieuse développée par Brett Terpstra.
Je me sers de la version 2 mais Marked 3 pointe son nez…
J’emploie Marked depuis 2011 et je la recommande chaudement, lire Du Markdown sans peine sur votre Mac si besoin…
À suivre…
Note de fin : l’utilisation de Drafts pour placer les copies d’écran avec des autocomplete, ajouter des légendes… me permet également de fignoler ce texte (…ce que vous remarquez si vous le comparez à celui des copies d’écran), corriger (voire… ajouter…!) des erreurs…!
Pour mémoire, ce billet devait simplement montrer comment contourner les …inline footnotes de iA Writer et…
Pfffffff…!
Je mérite des baffes…