Suite à mon précédent billet - urbanbike | Arnaques et petits vieux – mon ami Pierre-Henry m’a passé un long coup de fil et nous avons refait le monde, comme à chaque fois. Et causé sécurité (c’est son job).
Il est clair que toutes ces nouvelles techniques présentent à la fois d’épatants progrès en terme d’usage au quotidien mais souvent de belles failles qui peuvent habillement être exploitées à notre insu.
Et c’est bien ce qui est le plus dangereux pour les moins informés d’entre-nous qui ne perçoivent que l’aspect pratique.
Que les choses soient claires : c’est pratique. Ainsi payer son parking avec une carte RFID sans avoir besoin de saisir son code au lieu d’engloutir de la monnaie (et se rendre compte, en cherchant dans toutes les poches, qu’il manque 0,50 €, vécu sur le parking d’Urbino — le gars devant moi a fouillé toutes ses poches avant de renoncer) est confortable et rapide.
Mais, en revanche, quelques informations contenues dans une carte de crédit peuvent être piratées avec un dispositif qui va amplifier le signal émis par cette dernière. C’est encore pire quand il s’agit de votre passeport biométrique.
Côté Carte, il est encore possible (vérifiez !) d’obtenir une carte de la génération précédente… à condition de la demander au moment du renouvellement. Mais, déjà, cela ne semble plus être le cas pour toutes les banques.
L’autre solution est d’acquérir une pochette — une sorte d’armure numérique — qui va couper le signal ou, plus exactement, va bloquer son émission (…que l’on comprenne bien, la carte n’émet rien — pas d’ondes —, elle possède juste une puce sur laquelle les infos sont accessibles avec un lecteur).
En contre-partie, il faudra extraire la carte pour payer. Mais au moins, pendant que vous circulerez dans une grande surface ou dans une boutique, cela limitera le pompage des données.
Pas une découverte…
Le problème lié à ces techniques n’est pas nouveau, il suffit de lire les billets de l’excellent Pierre Vandeginste sur son blog (…plus mis à jour mais toujours pertinent, d’utilité publique à mes yeux) dont celui-ci : Le scandale du passeport RFID - Le blog - Aïe ! tech
Regardez la date de son article (…et/ou recherchez RFID via son moteur de recherche pour parcourir les autres) et dites-vous que rien n’a changé !

Je suis passé par Amazon pour ces dispositifs, l’ami @doopix m’avait conseillé un truc similaire naguère. Les pochettes sont pile-poil aux dimensions et rentrent bien dans mon vieux portefeuille…
À suivre…
Comme j’écris de plus en plus à la main sur mes écrans tactiles (plus de 90 %), je souhaitais tester le Bamboo Solo que j’ai commandé en ligne chez Wacom. J’en ai profité pour acquérir quelques pointes dures pour mes précédents Wacom bamboo dits de première génération, pas persuadé que cette gamme soit éternellement conservée au catalogue !

- Cerclé de vert le Solo et deux pointes de rechange montées sur un axe métallique
- Cerclé de rouge, les trois (si, si…!) pointes dures du Bamboo original
Sans surprise, ce bamboo Solo est excellent (ce billet est – bien entendu – rédigé avec sa seule aide dans son premier jet), agréable à utiliser.
Point de détail : il me semble plus silencieux sur le iPhone – mais c’est peut être du exclusivement au film de protection que j’ai ajouté récemment sur ce 7 plus – que sur le iPad Pro où il couine un peu comme une souris ! En revanche, moins réactif, film de protection toujours…?
Côté poids, cette nouvelle génération (2) est nettement plus légère (je ne parle même pas de celui du Pencil d’Apple (1) !) mais également plus long que le Bamboo originel (3), ce qui n’est pas désagréable pour écrire.

Certes, avec mon mini Bamboo rouge, je n’ai rien à ajouter !
— Merci Sylvain d’avoir repéré que je m’étais emmêlé les pinceaux dans les chiffres (rectifié)
Bref, je l’emploie principalement sous Drafts et avec Stylus sur iPad et ça fonctionne fort bien.
Sa pointe, hormis ce couinement quasi imperceptible, glisse divinement et aucun souci pour rédiger ce rapide billet.
Question : pourquoi plusieurs stylets ?
J’imagine que vous possédez plusieurs stylos et aimez en changer selon vos besoins ! C’est mon cas, j’emploie des crayons et des pointe Bic. Par contre, je ne fantasme pas sur les vrais stylos à plume avec cartouches d’encre dédiés aux vrais écrivains (sic…!).
Plus exactement, ce sont eux qui ne m’aiment pas à moins que ce soient mes mains (métabolisme de m…) qui soient trop chaudes. J’ai fini par comprendre que j’avais une furieuse capacité à tâcher mains et vêtements avec ces outils alors que je n’ai pas souvenir de pareilles péripéties avec mes graphoplex à pointe tubulaire ou mes rotrings. Va comprendre…!
Pour dessiner (plein de très bonnes apps dédiées) ou écrire sur Nebo, le Pencil reste l’ idéal (…et indispensable !). Mais pour prendre des notes, des écrits… vains… sur Drafts, c’est de la simple calligraphie et ces Wacom sont parfaits pour l’usage que j’en ai.
Leur multiplication me permet d’en laisser dans l’horrible pochette que j’attache à ma ceinture et qui me suit partout, d’en laisser un sur ma table de chevet. Ou de prendre le relais quand mon Pencil est déchargé.
Car ces Wacom Bamboo ne nécessitent pas de l’être, c’est un point pratique en voyage par exemple.
Voilà, c’est dit !
Quitte à faire un peu de prosélytisme, je vous incite à nouveau à essayer Stylus, sachant de plus que cette technologie de reconnaissance de nos écritures manuscrites est française… malgré un nom anglo-saxon !
Avec, comme résultat, une bataille fratricide entre des fabricants qui proposent leurs capsules incompatibles d’une machine à une autre !
Dans l’un des gites que nous avons occupé quelques jours, deux boites de capsules (déca et Intense).

Et une machine pour les recevoir.

Ayant l’habitude du filtre Melita en papier, il nous a fallu un peu d’expérimentation pour utiliser cet instrument chaque matin. Si les propriétaires avaient vu large en terme de consommables, je n’ai pas résisté à l’idée de rechercher des capsules compatibles, histoire de remplacer ce que nous consommions.
Mission impossible
Manifestement, les loueurs devaient connaitre le résultat de nos recherches en nous proposant juste de régler un maigre pécule par capsule utilisée car ces dernières furent vaines !
En résumé, leur marque de cafetière à cartouches était quasiment inconnue des quelques enseignes que nous avons exploré dans les Marches, ce qui nous a permis de découvrir que d’autres marques au marketing agressif se tirent la bourre et trustent pratiquement les rayons.

Mais également qu’au pays de l’expresso et du cappuccino, les filtres papier vont bientôt finir au musée des arts et traditions populaires !
C’est seulement dans une plus grande surface à 10 kilomètres de notre point de chute (…attention, information non représentative à manipuler avec des pincettes…) que nous avons dégoté deux paquets de filtres papier. Que nous n’avons pas acheté de plus…!

Car, si nous avons bien fini par trouver un paquet de filtres papier, la recherche d’un porte-filtre comme d’une cafetière basique pour ces mêmes filtres — là, juste pour voir — n’a strictement rien donnée ! D’ailleurs les vendeurs des divers magasins étaient amusés par notre recherche.
Bon, pas encore de souci pour les paquets de café moulus. Mais eux-mêmes sont largement dominés en rayon par des boîtes de cartouches avec mise en avant de tel ou tel dispositif censé produire le meilleur nectar !
En rentrant at home avec le paquet de café de 250 grammes bio acheté la première semaine de notre périple, j’ai retrouvé le plaisir de faire couler le premier matin un large pot d’arabica pour remplir quatre bols…!

Mais la question reste d’actualité, est-ce que nous allons subir (ou non) cette invasion des machines à capsules ? Je crains bien que oui ! De plus la prochaine fête des pères (…plus la fête des commerçants…) devrait être encore une bonne occasion de fourguer ces dernières. Or un rapide calcul du prix au kilo démontre vite que ce n’est pas le consommateur qui est gagnant…!
Côté écologique, c’est loin d’être gagné.
Dernier point, un autre aspect à ne pas négliger est l’après consommation. Chaque jour, notre filtre papier rempli d’une mouture de café éthiopien finit sa course dans le composteur du jardin, chose impossible avec ces cartouches.
Ça va sans dire mais c’est mieux de le rappeler.