C’est cet article qui m’a donné envie de réagir…
Apple has faced its share of delays as well, with Apple Intelligence bringing modest improvements to Macs, phones and tablets, but failing to incorporate the more powerful Siri that was to allow the assistant to pull together highly personalized information from across email, contacts and other applications.
[Deepl] Apple Intelligence a amélioré légèrement les Mac, les portables et les tablettes, mais n’a pas intégré le Siri plus puissant qui devait permettre à l’assistant de rassembler des informations hautement personnalisées provenant de la messagerie électronique, des contacts et d’autres applications.
Mais est-ce que cela perturbe l’utilisateur…?
Dans mon propre cas, non, bien au contraire…!
Pour mes requêtes sur la toile, j’emploie l’extension xSerach pour Safari sur tous mes écrans pour échapper aux réponses prêtes à l’emploi et sirupeuses à souhait… Et énergivores.
J’ai lu hier que des dispositifs d’IA commençaient à lister des sources et permettre ainsi de rédiger un pseudo argumentaire. Bravo, merci mais… non merci.
Pourquoi je préfère la recherche traditionnelle (et aussi vu que j’ai du temps…) ?
Pour l’accident de lecture…!
Quand j’étais adulescent, j’ai eu un temps à disposition l’encyclopédie Universalis, version… papier. Des dizaines de lourds volumes qui occupaient un pan de notre bibliothèque.
J’aimais chercher dans les volumes d’index un terme précis et pendant un instant, buter sur un autre, oublier même l’objet de ma recherche et dériver carrément vers d’autres horizons…!
Ces accidents de lecture ont été l’occasion de croiser des univers inconnus… Certes, j’ai souvent lâché prise mais j’ai adoré (et persévère aujourd’hui…) à aller regarder dans les coins, être surpris par tel mot, sonorité, concept…
Cela rejoint notre manière de découvrir les villes, accepter de se perdre (littéralement…!), ne pas suivre systématiquement le catalogue, la liste des attractions (sic !) indispensables à visiter et notées dans tous les guides touristiques…!

Idem pour déjeuner sur le pouce dans ces cités touristiques, se laisser guider par son instinct et non par TripMachin, pousser la porte d’un rade sans prétention comme le Caffè del Teatro à Lucca…
Bonne semaine…
Note de 22:00 J’ajoute ce lien (et un extrait) vers le billet du jour d’Edward Zitron…
I’m sick and god-damn tired of this! I have written tens of thousands of words about this and still, to this day, people are babbling about the “AI revolution” as the sky rains blood and crevices open in the Earth, dragging houses and cars and domesticated animals into their maws. Things are astronomically fucked outside, yet the tech media continues to tell me to get my swimming trunks and take a nice long dip in the pool.
There is nothing else after generative AI. There are no other hypergrowth markets left in tech. SaaS companies are out of things to upsell. Google, Microsoft, Amazon and Meta do not have any other ways to continue showing growth, and when the market works that out, there will be hell to pay, hell that will reverberate through the valuations of, at the very least, every public software company, and many of the hardware ones too. And I fear it’ll go much further, too. The longer this bubble inflates - the longer everybody pretends - the worse the consequences will be.
[Deepl] J’en ai assez de cette situation ! J’ai écrit des dizaines de milliers de mots à ce sujet et pourtant, aujourd’hui encore, les gens parlent de la “révolution de l’IA” alors que le ciel ruisselle de sang et que des crevasses se creusent dans la terre, entraînant maisons, voitures et animaux domestiques dans leurs gueules. Les choses sont astronomiquement foireuses à l’extérieur, et pourtant les médias technologiques continuent de me dire de prendre mon maillot de bain et de faire un long plongeon dans la piscine.
[…] Il n’y a rien d’autre après l’IA générative. Il n’y a plus d’autres marchés à hypercroissance dans la technologie. Les sociétés SaaS n’ont plus rien à vendre. Google, Microsoft, Amazon et Meta n’ont pas de solutions pour poursuivre leur croissance, et lorsque le marché s’en rendra compte, il y aura un prix à payer, un prix qui se répercutera sur les valorisations, au minimum, de toutes les sociétés de logiciels cotées en bourse, et de beaucoup de sociétés de matériel également. Et je crains que cela n’aille beaucoup plus loin. Plus cette bulle se gonfle - plus tout le monde fait comme si - plus les conséquences seront graves.
Ce qui suit trouve son origine dans la lecture de la quatrième de couverture d’un livre de Joel Meyerowitz, Question de couleur, et ce, directement sur le site de l’éditeur.
En lisant cette C4, — pour l’instant, je n’ai pas lu le livre — une première pensée en a amenée une autre, d’autres souvenirs, réflexions se sont bousculées…
Nous sommes en 1962 et le jeune Joel Meyerowitz ne sait pas encore que cette simple question du vendeur de pellicules photo va le plonger dans d’intenses réflexions esthétiques, voire métaphysiques. La couleur fait à l’époque l’objet d’un préjugé tenace : désignée comme vulgaire, elle est alors réservée aux amateurs et à la publicité, a contrario du noir et blanc considéré comme « noble ».
Nourri par ses discussions passionnées avec ses amis photographes Tony Ray-Jones et Garry Winogrand, Meyerowitz cherche son vocabulaire et commence alors à photographier en parallèle avec deux boîtiers, l’un pour le noir et blanc, l’autre pour la couleur. Très vite, celle-ci lui semble exprimer avec plus de tension dramatique, de poésie et de sensibilité la subtilité d’une atmosphère, d’un moment de la journée, d’une carnation – quand le noir et blanc réduit tout à une forme graphique.
En s’appuyant sur les images jumelles nées de cette surprenante pratique, Meyerowitz raconte avec brio ses années d’apprentissage, celles de l’un des grands pionniers de la photographie couleur.
Le second paragraphe m’a interpellé…
Et hop, j’embraye…
J’ai toujours apprécié le noir et blanc.
Est-ce du aux photos qui m’étaient montrées lors des réunions de famille quand j’étais un gamin dans les années soixante…? Je ne saurais répondre.
En revanche, lors de mes études à l’école d’architecture (UP3 Versailles), je me suis essayé au tirage argentique sous lumière inactinique dans l’un des labos disponibles.
N’étant ni Joel Meyerowitz, ni Frank Horvat, ni Edouard Boubat, la photo reste — pour moi — une chouette manière de capturer des instants fugitifs et les partager avec ceux qui n’étaient pas présents.
Un simple carnet de clichés…
Un exemple…?
Je sais que mes amis n’auront majoritairement pas l’occasion de se rendre à Perugia. J’ai profité de cette parenthèse d’un semestre dans ma vie pour capturer des instantanés de cette ville. Vous trouverez dans cet album dédié des photos en noir et blanc ou en couleurs…
Au départ, de la photo peu glamour…
Jadis, l’utilisation de boîtiers photo argentiques était axé vers la réalisation de diaporamas pour nos clients.
Les objets de nos prises de vue ?
Des graphiques financiers dessinés dans MacDraw, imprimés sur les premières laserWriter noir et blanc avec des réserves noires ou tramées.
Les tirages papier étaient ensuite inversés en négatif au banc photo ; les liths obtenus mis en couleurs avec des films letraset par Béatrice ; puis photographiés par mes soins en 35 mm sur une table lumineuse au 55 macro puis développés au petit matin chez Picto avant d’être livrées au client final sous la forme de diapositives dans un carousel.
Et toujours quelques heures avant leur utilisation lors de shows d’actionnaires ou réunions confidentielles pour des fusions acquisitions.
Deux boitiers ou deux dos…
Pour des raisons de sécurité, nous avions deux boitiers Nikon dans notre studio, deux tables lumineuses, des stocks d’Ektas au frigo pour ces nuits de production quasi sans sommeil…
Quand nous n’avions pas à réaliser des diaporamas, ces deux boitiers 35 mm me servaient à prendre des clichés en couleur (Kodak Ektachrome E100) comme en noir et blanc (Agfa APX 400). Mais, contrairement à Meyerowitz, je m’astreignais à ne faire soit que du noir et blanc ou soit de la couleur…
Avec l’acquisition d’un boîtier Hasselblad C500 d’occasion, j’ai eu la possibilité de changer de film sans changer de caméra…!
Disposant de deux dos 120, l’un chargé en Ekta (ou en Fuji Velvia), l’autre en noir et blanc Ilford (ou Tri-X Kodak), je pouvais opter pour l’une ou l’autre émulsion en réfléchissant à chaque image capturée en 6x6.
Il fallait attendre chaque rouleau, le donner à développer, attendre de récupérer le film et sa planche contact pour analyser quelle vue valait le coup d’un tirage… ce qui n’arrivait jamais car avec des finances fragiles, payer le loyer et nous nourrir restait prioritaire !
À ce jour, nous possédons aujourd’hui un bon stock d’images argentiques qui attendent d’être numérisées et, qui sait, d’être tirées en grand format.
Vu la tournure des événements et l’absence d’un scanner de qualité, autant dire que c’est très mal barré !
La révolution numérique…
Puis le numérique est arrivé dans notre vie. Et j’ai revendu le Hasselblad et les Nikon.
Période charnière : la sortie du Kodak DCS Pro SLR/n et ses 4500 par 3000 pixels qui m’ont conduit à tout reconsidérer…
Reste un superbe presse-papiers, à savoir notre épatant Contax RTS III argentique et son Carl Zeiss Distagon 18 mm f/4 (l’entreprise a fermé ses portes en 2005 après un accident marketing)…
Ensuite, avec les divers boîtiers Canon et optiques vissées dessus, j’ai majoritairement photographié en couleurs.
Sous Photoshop, il m’était aisé de saturer et/ou passer en noir et blanc.
Je me souviens que pour les graphistes « passer en noir et blanc » était considéré (…et l’est toujours pour certains !) comme un aveu d’échec, une incapacité à réaliser une belle image couleurs bien équilibrée avec un beau ciel.
J’ai toujours en tête ces réflexions de copains excellents photographes, bien équipés, talentueux.
Problème, même si cela m’agace, j’aime le noir et blanc, le très dur, graphique et l’irruption d’une app comme Provoke sur iPhone a été — pour moi — une révélation.
2008, arrivée de l’iPhone…
Aujourd’hui avec l’iPhone et les versions trois optiques, la question de la couleur ou du noir et blanc est devenu un choix optionnel….
Si j’aime employer de temps à autre Provoke, je sais également que je peux l’utiliser après coup pour traiter une image prise en couleurs et la restituer en noir et blanc.
Mais d’autres apps proposent cette transformation en noir et blanc dont ProCamera ou l’app Appareil Photo d’Apple.
Et sans flinguer l’image originale… Un retour à l’image couleurs est toujours possible (en théorie).
Puis BLACK est arrivé et a même un successeur, AgBr que j’ai évoqué.
Maintenant, c’est encore plus simple…
Ces apps dédiées génèrent — à partir d’un cliché en couleurs —une version 100 % noir et blanc avec le rendu et le grain des émulsions argentiques… Une version autonome, un duplicata noir et blanc…
Bref, faire de la photo en noir et blanc revient désormais à prendre une photo couleurs et la post-traiter tranquillement, le labo étant votre écran…
Et ça me convient…!
Comme cela aurait, qui sait, convenu à Joel Meyerowitz…
Pour compléter…
Généralement, la mesure réalisée par l’iPhone est de qualité…

Mais rien ne nous empêche de saturer un peu plus les couleurs…

Avec une app comme AgBr, on a le choix des émulsions…
Alors… : KTX (Kodak 400 TX)…?

Ou IH5 (Ilford HP5)…?!

C’est une question de sensibilité, la vôtre…!
Comme pour chaque billet nazbrokology, je prépare un visuel de circonstance en noir et blanc… Je lance BLACK et procède à un post-traitement…
Et puis soudainement… Une envie irrésistible. Que deviennent les deux développeurs…? Pour Peter Stojanowski, pas grand chose…
Mais, en suivant la piste d’Alvaro Arregui via www.behance.net, je suis tombé sur Nuevo.Tokyo™ et, enfin, sur AgBr…
Bingo…!!
Je n’ai pas hésité une seconde.
App chargée sur mon iPhone et retraitement de l’image que je venais de modifier dans feu BLACK, l’app iOS qui n’est plus disponible… (lire sur urbanbike ce billet de 2016, BLACK sur iPhone : du noir intense)
Comment ça fonctionne…?
Quelques copies d’écran se suffisent à elles-mêmes…

Ouverture de l’app et choix d’un visuel à traiter…

Même pas besoin d’explication…!

Choix de l’émulsion…

Puis deux options…

Density et Pull/Push…

finalement, je retiens ce traitement…

Plus qu’à enregistrer…

HEIC reste mon format préféré…

Pour finir…
Avec Black, j’obtenais ceci…

Avec AgBR, cela…

AgBr tourne sur iPad, iPhone et MacBook…
…Bon, reste à tester sur MacBook et iPad mais comme ce sera à 95 % sur l’iPhone, je peux déjà vous dire que je suis heureux…