Après un semestre en Espagne suite à notre départ (définitif ?) de la région parisienne et, surtout, après avoir mis en caisses toutes nos affaires, je m’interroge sur ma pratique nazbrokologique…!
En résumé : à quoi cela sert de conserver — à l’instar de mes vieux disques durs (mon correcteur a remplacé les deux termes précédents par disloqués : bien vu !) — cette petite collection d’optiques et de boîtiers numériques réflex ? La réponse est contenue dans la question…
Dans la pièce que nous ont laissé nos enfants, je pense ne conserver que deux (ou trois) optiques, un (…deux ?) boîtiers et basta.
Naguère, j’avais tardé à céder le Hasselblad et ses optiques : ne suis-je pas en train de prendre le problème à l’envers une fois de plus ?!
Quelle est ma pratique de la photo depuis le iPhone 7+ ?
Depuis l’arrivée du iPhone 7+ dans mon quotidien, il est clair qu’il a remplacé mon vieux 5D.
Même le M et son chouette 22 mm ont du mal à se faire une place dans mon sac-à-dos. Quand cela arrive, ils restent au fond du sac et rares sont les occasions de les prendre en main.
À chaque fois, je préfère utiliser ma boîte à pixels à la pomme.
Bien entendu, j’ai plein d’arguments pour revenir à une photo traditionnelle …sauf que je peux les démonter (…de mon point de vue) aussi vite.
Bref, pour le moment, c’est le statuquo.
Plus question même de remplacer mon MacBook Pro 17. Je vais essayer de le faire durer encore quelques années …histoire de ne conserver, via ma vieille version de Lightroom, que l’essentiel de nos images.
Bref, j’attends simplement de prendre en main un 11 pro max pour me décider, pas de précommande, urbanbike n’est pas un blog professionnel, pas de pub, etc. Juste quelques copains qui passent un oeil parfois ici…
Certes, notre fille attend patiemment mon iPhone 7+, son frère récupérera assurément son increvable iPhone 6s+. Et ma compagne, satisfaite de son iPhone 5s qui lui sert de téléphone, utilise essentiellement un iPad Air 2.
“Obsolescence” disent les…
Car tous ces écrans tiennent dans la durée, contrairement aux âneries que je lis parfois.
Ensuite, le recyclage se fait tranquillement en famille, voire auprès des amis.
Mais je reviens à l’objet à peine masqué de ce billet : de quel appareil photo ai-je besoin ? Voire : en ai-je besoin ?
Je peux déjà répondre sur certains points…
- certainement pas d’un boîtier qui excède les 12 MP (d’ailleurs Apple ne s’est pas étendu sur ce sujet contrairement aux concurrents qui sont dans une course au capteur)
- deux ou trois optiques avec une bonne qualité de rendu (groupées, c’est mieux)
- un stockage en ligne imparable en plus d’un stockage intégré
- un écran qui ne prendra pas que des photos mais m’accompagnera comme le iPhone 7+ en voyage, en courses ou dans mes insomnies…
- une autonomie énergétique encore plus large
- une très bonne étanchéité à la pluie
- bref, un écran bloc-notes, afficheur de ePubs, riche de quelques podcasts pour la route, de cartes si nécessaire…
Mais tout ceci, je l’ai déjà écrit dans urbanbike | En voyage | Sac à dos et iPhone fin 2018.
Réponse dans quelques semaines.
Ou pas !
Je lis dans les gazettes les propos de nombreux experts et je ne résiste pas à ajouter mon petit caillou de simple utilisateur dans la mare !
Je vais raisonner avec les quelques éléments dont je dispose, les nôtres !
Dans le désordre :
- Nous avons un espace de stockage familial de 200 Go dans le cloud Apple partagé par nous quatre (…à moitié occupé)
- Je n’ai pas les finances pour m’offrir le dernier grand format iPhonesque avec 256 Go de Stockage et des optiques plus lumineuses
- Mon propre iPhone 7+ de 128 Go fonctionne parfaitement et est utilisé quotidiennement plus de 80 % de mon temps quand j’ai le nez sur un écran
- J’emploie la bêta du prochain iOS dessus et elle fonctionne sans souci
- J’ai toujours 40 à 50 Go de libres sur ce iPhone 7+ dès que je fais le ménage des photos (… nos visuels sont alors stockés sur des disques durs à plateaux de 3 To)
- Ma fille aimerait bien (!!) récupérer cet iPhone 7+ à deux optiques par la suite, ce après avoir récupéré naguère mon ancien iPhone 6s+
- Son vieil iPhone 6s+ fonctionne parfaitement (increvable)
- Ma moitié est ravie de son iPhone 5s tout aussi antique et n’évoque plus son Nokia depuis que la 4G est dispo en Espagne (le recharge tous les trois jours)
- Mon fils s’est fait voler son iPhone 6s+ et a acquis d’occasion un 6s de base sur un site de produits d’occasion.

Quelles conclusions tirez-vous de cette liste d’informations ?
- Qu’Apple se casse la gueule ?
- Que notre tribu est désargentée ?!
- Que l’on se fout de la nouveauté car nous avons l’expérience de la tenue dans le temps des iPhones ?
- Que nos iPhones (dé)passés suffisent à nos besoins ?
- Que c’est nettement plus l’iOS (et son univers pratique) qui nous intéresse que le dernier écran disponible ? Même si c’est tentant…
Bref, le fait de laisser passer une génération (…ou 2, voire 3 ou 4) n’a rien de catastrophique, tout dépend des usages réels et non ceux supposés, voire entretenus par le marketing.
Et c’est en cela que je ne pense pas qu’Apple se casse la binette, juste que leurs iPhones (contrairement au taux de remplacement des écrans d’autres plateformes que je vois chez des amis) sont solides, fiables et que le remplacement est souvent du à une mauvaise chute (et encore) ou, malheureusement, à un emprunt non désiré.
Okay, nous sommes également soigneux, ce qui aide à les conserver en bon état (coques Apple en cuir, surfaces de protection des écran…)

Car il y a un effet de fidélité à l’univers stable proposé par la pomme, un vécu ultra positif. Et une sacré fiabilité.
En tous cas, ces iPhones dépassés nous permettent de prendre quelques clichés, de nous repérer ici en Espagne.
Et même d’écrire dans Drafts des notes à l’université (ou d’humeur en ce qui me concerne), de nourrir Day One quotidiennement…
C’est tout.
J’ai abondamment utilisé pendant 72 heures Pixelmator Photo, application qui ne tourne que sous sous iPad, est-il besoin de le préciser.
Puis je l’ai froidement poubellisée.
Je ne remets pas en cause cette application, elle ne correspond pas à mes besoins de photographe amateur (…ceci explique certainement cela) aux usages limités. C’est aussi simple que cela.
En fait, je deviens de plus en plus paresseux en vieillissant (et je pense même que cela n’est pas un défaut, de plus…!).
Je veux simplement employer des apps qui vont à l’essentiel :
- pour écrire, Drafts: Capture ‣‣ Act me permet de noter ;
- pour capturer une scène, Camera+ 2 me propose d’opter pour le mode de prise de vue qui me convient.
Point barre.

- La nouvelle interface sortie il y a quelques jours propose les mêmes infos qu’avant mais de manière plus directe, brutale. J’en suis satisfait…
Le premier utilise du markdown, le second du RAW. Oui, je sais, le parallèle est osé mais j’y trouve bien un rapport.
Drafts me permet ensuite d’exporter vers qui je le souhaite, web ou traitement de textes ; Camera+ 2 m’offre deux manières de modifier mon cliché : soit en mode “j’ai un fichier RAW” et je le post-traite comme un pro (!!) ; soit en mode “clarté pro” qui, avec l’option redresser, suffit généralement à 99 % de mes clichés d’ambiance (je ne suis pas exigeant). Puis, de les poster accessoirement dans Instagram, sur le web pour partager avec les amis ou dans une galerie en ligne.

- Petit plus sur l’iPad, les infos sont directement lisibles dont la localisation et les traitements déjà utilisés… D’où l’absence de l’option infos.

- Mais on retrouve, bien entendu, les mêmes outils de correction… Dont clarté pro.

Ce qui est intéressant dans cette app photo, c’est que ces deux modes sont accessibles aisément, seul le mode RAW nécessite impérativement de (re)passer par la Lightbox, la visionneuse dédiée, qui donne accès à toutes les options. Mais, si vous en avez rien à faire, autant rester sur les outils de base (pour ma part, je suis fan des options du Labo).

- À noter, un widget revu comme le reste de l’interface…
Au début, totalement imprégné du livre de Volker, je passais du temps dans les réglages RAW avant de découvrir les deux curseurs de clareté pro.
Depuis, je trouve que cela convient pas mal aux images capturées pour mon usage.
Néanmoins, comme j’utilise mon iPhone comme un simple support de stockage comme le je fais avec les cartes mémoire de nos reflex, je vide son contenu vers la vieille version 5 de Lightroom. Et je récupère alors un JPG et un DNG pour chaque cliché.

Je reviens à mon parallèle tiré par mes derniers cheveux : comme pour mon texte formaté en markdown qui me permet de conserver la possibilité d’exporter au format HTML ou DOCX, mes clichés peuvent être utilisés directement en JPG ou, accessoirement, corrigés plus subtilement via le format DNG.
Bref, je ne vais pas poursuivre (…il fait beau — -1° cette nuit, 15° maintenant — et plus envie de me balader avec ma fille), juste ce bref rappel que cette application est aussi l’une des rares à me permettre de faire de la photo rapprochée, à traiter proprement et rapidement directement mes fichiers sur l’iPhone, synchronise si on le souhaite via Photos nos images entre iPad et iPhone. Et Mac…!
Et génère une image RAW+JPG que je retraiterais si je veux…!

- Traitement dans l’iPhone ou l’iPad… à la condition de repasser temporairement par la LightBox et ainsi retrouver une série d’outils plus complexes comme les courbes, disposer d’une correction d’objectif et d’options d’export…
Néanmoins, la véritable question est de savoir si l’on a besoin régulièrement de ces outils de post-traitement (…et, en ce cas, autant opter pour tout enregistrer de suite dans la dite LightBox par défaut).
Ou rarement.
Dans ma pratique de dilettante, c’est non…!
C’est tout.