Urbanbike

Index |
ou détaillée | Fil RSS | ATOM

Soudain, une nouvelle dent creuse urbaine…

La veille, c’était tranquille…!

dans architecture | dans mon bocal | mémoire | vieillir

En circulant dans l’une des rues principales de mon quartier, une encore ponctuée de commerces et de petites maisons d’habitation désuètes, je m’interrogeais sur la pérennité de ces dernières.

reduc-450

  • Certes, quelques-unes ont été astucieusement retapées avec, ici, ajout de capucines.

Mais d’autres, mises en vente et sans véritable intérêt architectural, allaient nécessairement être détruites, rasées, remplacées par un bâtiment d’habitation (R+2 ou 3) avec commerces au rez-de-chaussée…

reduc-450

  • Du coup, j’ai photographié cette maison biscornue que je longe pratiquement tous les jours.

Les mois ont passé sans qu’il ne se passe grand chose puis, cet après-midi, il ne restait plus que cela…!

reduc-450

  • Un frigidaire et une cuvette de WC, ultimes témoins d’une vie passée…

Alors, certes, ces images n’ont pas l’intérêt des reportages de la Fondation Iris - Pour sauvegarder la fragile beauté du monde (quoique !) mais c’est un rappel des mouvements de mon quartier.

Oui, la transformation des paysages naturels est en cours sous la pression démographique, l’exploitation sans fin des ressources et le changement climatique mais il n’est pas vain de se souvenir que cette transformation se joue également dans les zones urbaines. Là même où nous habitons…

À suivre…

le 11/05/2018 à 17:40 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Sortir du Diesel, de l’essence, du plastique, oui…

Mais… quid des déchets sur roues ?

dans dans mon bocal | usages | vieillir

Billet d’humeur un peu long de l’ignare de service …ma pomme !

Je ne suis pas encore totalement ramolli (quoi que…!) et, comme vous, je ne supporte pas la fumée des moteurs mal réglés quel que soit le carburant employé, etc. Pourtant j’ai deux ou trois remarques — sans hostilité — face aux incitations soudaines à basculer fissa vers des véhicules électriques. Ok, pourquoi pas, mais…

Pour mémoire, dans nombre de villes, on peut marcher à pied, prendre les transports en commun et même circuler en vélo. Bref, on peut se dispenser d’utiliser un véhicule à quatre roues, électrique ou pas. Ça se corse dès que l’on en sort…

Manifestement, premier problème, on ne dispose pas tous du pouvoir d’achat ad hoc pour répondre à cette nouvelle proposition vertueuse nimbée d’écologie.

Or qui a besoin généralement d’un véhicule pour embaucher tôt le matin en région…?

Je vous renvoie illico à Florence Aubenas : “Voir les choses à hauteur d’être humain” et son livre, Le quai de Ouistreham, pour lequel cette journaliste du quotidien Le Monde s’est immergée pendant six mois dans le monde impitoyable des travailleuses précaires dans une région sinistrée.

Ensuite, j’ai le désagréable sentiment que l’on désigne un arbre en particulier (sic…!) pour cacher une forêt de problèmes non moins secondaires qui sont planqués derrière…!

C’est polluant …tout comme fabriquer de nouveaux véhicules…

Oui, le diesel est polluant, dégage des particules fines. Mais, mais, mais… QUI a incité, banalisé, des décennies durant, l’usage de ce carburant…?!

Ensuite, en faire l’unique mouton noir de la pollution insidieuse de nos villes me semble un poil exagéré !

Je peux citer d’autres gros problèmes à venir à brève échéance (…ou déjà bien implantés), des plastiques aux pesticides en passant par la qualité des eaux, les…

Ah, ça vous revient également…!

Enfin, j’ai pas mal de questions sur les batteries électriques censées être la panacée : le temps de chargement de ces dernières et le coût d’une charge, l’emplacement des points de recharge1 dans l’hexagone, les sources d’énergie mises en œuvre en amont pour fabriquer cette électricité propre, les normes de sécurité, l’autonomie moyenne d’une charge et le nombre de cycles supportés, le coût du remplacement ou celui de leur location mensuelle, leur recyclage ultérieur.
Mais aussi les ressources naturelles et rares2 utilisées pour les fabriquer.
Voire, histoire d’être prosaïque, le nombre de kilomètres que permettent de réaliser une charge, histoire de ne pas se retrouver …en panne sèche.

En l’absence de réponses, et sans me positionner en automobiliste3, fervent défenseur du diesel et/ou de l’essence, j’en reviens à ma condition d’usager de base, celui qui n’a aucune compétence technique ni expertise écologique. Mais qui s’interroge sur ce que l’on souhaite à nouveau nous faire avaler.

…Un peu comme le diesel, naguère… Or, chat échaudé, etc.

Comme comparaison n’est pas raison, j’évite de faire des parallèles avec mon propre mode de consommation sinon on est pas sorti des ronces…!
D’ailleurs, un type qui fait réparer ses vieilles chaussures, use ses pulls et ses vareuses jusqu’à la trame, recycle ses écrans dans sa propre famille ou réseau de copains …est-il crédible s’il n’est pas dans la modernité, la fièvre consommatrice ?

Alors en mode gros sabots, je soulève un second problème qui n’est pas microscopique : qu’allons nous faire de toutes ces mécaniques dites polluantes mais qui fonctionnent encore4, tournent sans souci5 et rendent un précieux service quotidien à leurs utilisateurs ? Vous avez deux heures.

Les euthanasier ? Les limiter arbitrairement dans le temps alors que les utilisateurs les plus modestes n’ont pas les moyens de négocier un emprunt bancaire, ont besoin — pour un usage assez limité — de ces mécaniques…? N’habitent pas majoritairement dans de grandes villes bien desservies en modes de transport alternatifs. Voire se situent souvent au bout du bout du monde (…d’où mon rappel de l’enquête de Florence Aubenas).

Gag, vu l’abandon des petites lignes SNCF et les horaires des lignes de bus (…diesel…), ces derniers n’ont souvent que ce moyen pour se rendre au boulot pour aller y gagner un salaire qui ne leur permettra pas de changer de véhicule.

Ah, certains n’y ont pas pensé…

Résumons, à défaut de convertir ces véhicules à moteur à l’électrique6, on en fait quoi après ?

Va-t-on continuer, comme aujourd’hui, à les réduire à des déchets non triés comme ces voitures qui filent à la casse compressées façon César pour ne pas tenir (trop) de place ? Les transformer en gros pavés informes et huileux attrapés par les mâchoires d’une grue et entassés sur une montagne d’autres pavés ?

Whaaaa…! Quelle chouette idée de la valorisation et de la récupération intelligente des matériaux7.

Hormis un problème d’image, « faire durer » peut devenir un vivier de substantielles économies

Si on se fout des regards obliques comme le chante Brassens, de l’avis de ses voisins qui viennent de s’offrir la dernière née de chez biiiiiip, voire des proches qui snobent tous ces ploucs qui roulent encore au mazout, conserver et entretenir un véhicule une dizaine d’années permet de générer quelques sérieuses économies.

Et, comme c’est du vieux, la pollution engendrée n’est peut-être pas si abomifreuse quand on y réfléchit.

Pas de nouvelle empreinte écologique associée au véhicule de remplacement (même électrique) versus encore un peu de CO2 produit par l’ancien véhicule quelques années. Ça se discute, non ?

Mais à deux conditions, avis personnel strictement personnel :

  • premièrement de ne pas s’attacher à acquérir de véhicules bas de gamme (…okay, ça se discute)
  • …ensuite, s’attacher les services d’un professionnel rigoureux qui ne vous considèrera pas comme une vache à lait.

Cette dernière condition est capitale car elle repose sur la confiance.

Quand j’étais naguère en activité, mes propres véhicules duraient une bonne dizaine d’années. Je n’ai jamais eu la manie de changer de modèle pour un plus gros tous les deux ans, histoire d’afficher ma réussite (sic…!).

Depuis, mon changement de situation — désormais lié à une nette absence de moyens — m’amène à n’envisager que de « l’occasion » pour un usage quotidien modeste8. J’opte pour des modèles anciens qui furent coûteux à l’époque, à fort kilométrage, que je n’hésite pas à faire réparer puis entretenir, voire à revendre à mon tour pour, au gré des opportunités, viser un modèle adapté aux nouveaux besoins de ma tribu.

Passer d’un antique Lancia Phedra à un Voyager de plus de 300 000 Km puis à une Renault R5 avant de revenir à un véhicule plus volumineux n’est pas un problème. Essence ou diesel, boîte manuelle ou automatique, sept places ou quatre, peu importe.

Non seulement cela a une vertu certaine sur mes finances mais cela me permet de relativiser, voire de m’amuser des réactions — tant sur route que dans l’entourage proche.

Ensuite, la surprise est de découvrir, avec 15 ans de retard, l’intérêt du radar de recul…! Ou l’absence de Bluetooth !

C’est l’intérêt d’opter pour des véhicules haut de gamme9 d’occasion, ce qui est aujourd’hui en série l’était alors à coups d’options ruineuses !

Et si on usait nos petites affaires ?

Pour ma part, je suis partisan de faire durer ces véhicules tout comme nos produits informatiques ou nos boites à pixels, les réparer avant de les transformer, en derniers recours, en stock de pièces détachées pour des modèles identiques et encore roulants. Et recycler ce qui est inutilisable.

Cela revient à faire du neuf avec du vieux.

Il n’est pas inutile de combattre une idée reçue ou instillée : une voiture qui dure plus de cinq ans n’est pas une poubelle ambulante comme l’on aimerait nous en convaincre, histoire de repasser à la caisse, mais une véhicule encore utilisable10 …qui évite de consommer de facto de nouvelles ressources, fabriquer de nouveaux déchets…!

En allongeant leur durée de vie, en prenant le temps d’entretenir correctement ces véhicules11, mathématiquement (…au doigt mouillé…!) nous devrions réduire le nombre d’unités produites.

Oui mais …l’emploi ?

Certes, on emploie moins de personnes dans les usines (…notez que c’est déjà le cas avec la robotisation qui ne nous a pas franchement attendu… avec des effets de bord étonnants12), on produit moins de nouveaux véhicules et les actionnaires pleurent devant la réduction de leurs dividendes. Certes.

En revanche, au lieu de remplacer des produits difficilement recyclables par d’autres tout aussi compliqués à recycler dans quelques années (…dont leurs batteries !), il serait peut-être astucieux de commencer à apprendre à user, à réparer et à entretenir et, qui sait, recycler mieux et plus facilement.

Il y a plein d’autres causes dont il va falloir nous soucier prochainement, trouver des solutions spécifiques pour tout ce qui est… plastiques, caoutchoucs ou …pneus13.

En attendant ces jours meilleurs …qui s’éloignent au fur et à mesure que l’on s’en approche, je persiste à faire confiance à des mécanos14 capables de maintenir en marche de vieux véhicules tout en puisant dans un stock de pièces d’occasion15.

À l’arrivée, il me semble que c’est aussi rendre service à la planète d’user/utiliser un véhicule ancien même un poil polluant pour un usage modéré.

Pour mémoire, son empreinte écologique est déjà soldée vu que ce véhicule vit sa seconde16 — et parfois sa troisième — saison.

Vu l’état de l’économie actuelle17, créer de la richesse et des emplois à partir de ce gisement de véhicules délaissés ne me semble pas aberrant …même si cela contrarie les constructeurs automobiles, leurs concessionnaires et leurs actionnaires…

Et, bien entendu, que l’écologie n’est absolument pas oubliée en faisant du quasi neuf avec du vieux…

Pour finir, deux documentaires sur ARTE qui m’ont marqué ces derniers jours (sic…!) : La Méditerranée va-t-elle passer l’été ? et Plastic partout ! que je recommande…


  1. Un temps, j’avais imaginé que ces nouveaux véhicules seraient équipés d’un toit composé de panneaux solaires, histoire de se recharger lors de leur stationnement… ↩︎

  2. Bien entendu, je pense à ce livre précisément, La guerre des métaux rares qui existe au format ePub. ↩︎

  3. Mon usage de la bagnole est équivalent à celui d’un outil, je l’utilise si j’en ai besoin et ne trouve pas d’alternative. ↩︎

  4. Qu’est-ce qui est le plus polluant ? Cesser de les utiliser et gonfler le volume des casses tout en achetant de nouveaux véhicules. Ou utiliser à faible dose des mécaniques qui roulent et n’assèchent pas nos misérables économies ? ↩︎

  5. Sont même soumises régulièrement à des contrôles techniques pour avoir le droit de rouler, contrôles qui deviennent de plus en plus complexes et, ne l’oubliions pas, sont payants…! En gros, votre véhicule est toujours impeccable mais les nouvelles normes vous demanderaient de ne plus les utiliser, etc. ↩︎

  6. Certains y pensent, un peu comme pour les vélos. Par exemple, ce billet Convertir les vieilles voitures à l’électrique, ce sera bientôt possible grâce à cette start-up, etc. ↩︎

  7. Comme ça coûte cher, on préfère exporter ces déchets ailleurs avec, en bout de chaîne de jolies catastrophes environnementales… qui finissent par avoir un impact chez nous par ricochet. Une option serait de créer de véritables usines de transformation (…avec des humains salariés) qui désosseraient le tout mais comme la rentabilité est seule maîtresse, fermez le ban. ↩︎

  8. Comprendre que je roule peu au quotidien (je marche ou utilise un truc à deux roues actionné par des pédales) mais parfois je file une semaine sur de longues distances. ↩︎

  9. Effet de bord pathétique, les propriétaires de ces véhicules haut de gamme usagés ont souvent une nette difficulté (…euphémisme !) à prendre conscience que leur bien (surtout quand il a eu un gros pépin mécanique, genre moteur ou boîte en rade) n’a plus la valeur marchande qu’ils escomptaient, à accepter sa dépréciation. Du coup, ils imaginent que leur quasi épave va reprendre de la valeur comme une hypothétique action en bourse, laissant souvent leur véhicule se dégrader sur un parking…! ↩︎

  10. Une R5 de 1992 prêtée récemment m’a totalement bluffée (essence, cinq vitesses, 170 000 kilomètres au compteur). Certes, état décrépi, volant avec bruit de vieux gréement mais parfaitement adapté pour effectuer les 25 kilomètres nécessaires pendant les grèves et sous la pluie. ↩︎

  11. Je suis moins regardant sur la carrosserie sauf si elle est piquée et rouillée. L’enveloppe extérieure bosselée ou rayée m’importe peu tout comme sa couleur : ce qui qui m’importe, ce sont des organes mécaniques sains et une bonne tenue générale. ↩︎

  12. Tiens, en évoquant ces nouvelles vagues de voitures électriques, je vous laisse parcourir quelques articles… Tesla, au bord de la sortie de route ? ou encore Tesla relied on too many robots to build the Model 3, Elon Musk says - The Verge ↩︎

  13. Les glisser sous les terrains de sport n’est peut-être pas la meilleure idée… urbanbike | Maudit gazon | La chouette épopée des terrains synthétiques ↩︎

  14. Bien entendu, cela ne s’improvise pas et demande un réel savoir-faire (on évitera le bricolo génial, on vise plus le professionnel aguerri qui a bossé chez un constructeur), de disposer d’une très bonne connaissance de l’ensemble de la gamme d’une marque, d’un stock étendu de voitures usagées (…des reprises correctes — parfois non roulantes — désossées pour servir de stock de pièces détachées). Mais aussi de place pour entreposer ce stock. Sans oublier, une organisation pour éliminer régulièrement les pièces et éléments définitivement hors d’usage. ↩︎

  15. Un capot d’occasion en bon état ou des étriers de frein, un moteur d’un véhicule crashé, une boîte de vitesse, des sièges restent des produits d’occasion. Mais la différence de prix entre de la pièce « neuve » et ces derniers est abyssal. Sans oublier un détail essentiel au passage : le stock même de pièces neuves de rechange du constructeur est loin d’être éternel quand il n’est plus, tout simplement, disponible. Or il n’y a pas d’obligation claire en terme de volume et de durée d’approvisionnement de ces pièces. ↩︎

  16. Leur octroyer une nouvelle existence de quelques années en changeant les pièces vitales (un moteur, une boîte de vitesses, eux-mêmes récupérés sur d’autres véhicules du même type) a un impact neutre. ↩︎

  17. Je n’évoque pas ma condition de petit retraité avec CSG qui progresse et qui voit son pouvoir d’achat fondre d’année en année. ↩︎

le 14/04/2018 à 12:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

…Tu sais que tu deviens vieux | 23

quand tu as impérativement besoin de changer de verres

dans dans mon bocal | vieillir

Avertissement : ce billet n’intéressera que quelques amis et vous pouvez vous dispenser de poursuivre même si je vais causer écrans !

Indispensable digression !

Au tout début (30 ans ?), mes premiers verres étaient nécessaires pour corriger de faibles mais épuisants dysfonctionnements visuels. Je trouvais ces appendices disgracieux sur mon nez. Puis, à force de bosser devant un écran, ces accessoires sont devenus …indispensables !

Les années suivantes, je prenais rendez-vous entre deux charrettes pour filer directement chez Madame Sourdille1 me faire examiner les yeux avant de passer (…merci Gérard) une tête à l’angle de la rue du Mont-Thabor et de la rue de Castiglione chez mes voisins de tablée du midi.

Oui, c’est du fait de cette proximité à l’heure du déjeuner, suite aux propos échangés avec les opticiens de Meyrowitz en présence de Juliette2 et Pierre, que je me suis décidé la première fois à franchir la porte de leur intimidante boutique.

Je me sentais pas à ma place, moi simple graphiste, avec la clientèle cosmopolite de cet opticien historique qui approvisionnait (et approvisionne toujours) nombre de grands3 de ce monde.

Débarquant la première fois en jean et t-shirt parmi leurs clients à fort pouvoir d’achat4, cet univers m’avait impressionné mais mes compagnons de déjeuner m’attendaient et m’ont traité comme tous leurs clients, avec efficacité et en prenant le temps nécessaire de me conseiller.

Du coup, ils sont devenus, tout aussi naturellement, mes opticiens de référence5.

Deux fois deux verres…

Ces dernières années, j’ai vécu avec mes verres plus trop adaptés. Et puis, ces derniers mois, une fatigue visuelle de plus en plus intense. Trouver des astuces est assurément une solution mais pas la meilleure…!

Car aujourd’hui, hormis me déplacer quelques minutes en mode bokeh dès que je retire mes lunettes, je suis totalement perdu sans leur présence.

J’ai fini par décrocher un rendez-vous dans mon coin avec une excellente ophtalmo (et, zut, qui part aussi à la retraite) et qui a fait un bilan sans appel… Pas inutile de basculer vers de nouveaux carreaux…!

Puis je suis passé chez Meyro…!

En résumé, je suis désormais doté de deux paires de bésicles. - Une de dotée de varilux pour toutes mes activités quotidiennes avec assombrissement des verres au soleil au premier rayon UV (…appelez-moi Tom Cruise…)… - Une autre dotée également de varilux mais à champ rapproché (max 1 mètre) pour bosser devant mes écrans avec un traitement spécifique filtre bleu6 pour atténuer le rayonnement des écrans.

Comme me le rappelle JM, mon opticien, en mode ironique… « Tu es hypermétrope astigmate et presbyte par ta relative jeunesse ». Arf…!

Alors ?

Les premiers jours sont toujours un moment de fatigue, d’adaptation, notamment pour les varilux à champ large. On fait un peu plus gaffe en descendant les escaliers, histoire de voir où on pose les pieds.

reduc-450

Et puis le cerveau7 s’adapte et, passé quatre jours, c’est assimilé, pris en compte.

L’assombrissement solaire des verres est ultra rapide et cela présente une option fort pratique dans mon cas, celui de ne plus faire peur aux inconnus…! En effet, mon strabisme8 est masqué par le filtrage et je sens moins la gène qui transparaissait jusqu’à présent dans le regard de mes interlocuteurs, fort mal à l’aise avec mes yeux qui divergent !

L’autre point à prendre en compte est celui de la prise de vue : j’évite de corriger la chromie de mes images prises à l’iPhone avant de déclencher, vu que ce filtrage modifie légèrement (tu parles…!) ma perception de la scène.

Le soir, je change de bésicles pour passer en mode rapproché et lire tranquillement avec une précision digne d’un scalpel mes fils RSS ou admirer des détails de construction qui sont ensuite relayés sur ancr.es via une photo ou deux.

Fatigue en moins…

La bonne surprise est, qu’effectivement, je peux sombrer dans les bras de Morphée sans période intermédiaire, plus d’excitation due à cette lumière bleue.

Par contre, si je me déplace dans ma piaule avec ces verres sur le nez, ça passe car je connais les lieux ! Pas question de sortir dans la rue ainsi équipé !

Bref, cette solution à deux montures a le grand mérite de couvrir tous mes besoins, mais pas celui de couvrir mes frais ! Sachez que l’on est couvert (en très faible partie !) par la sécurité sociale et nos mutuelles. Et seulement pour une paire de lunettes tous les deux ans.

Mais, au même titre qu’un bon fauteuil Aeron9 pour un graphiste pour bosser 10 à 12 heures par jour, de bonnes paires de lunettes de compétition sont également vitales pour continuer à bosser, bouger, écrire et, accessoirement, se cultiver.

Alors, oui, c’est une dépense conséquente mais moins cher qu’un iPhone X…! Et j’en ai a priori pour quelques années même si je regrette l’obsolescence de ma propre personne…!

Mieux, j’ai toujours mes antiques montures titane Lindberg quasi increvables et légères, donc que les verres à remplacer. Bon, je sais qu’elles peuvent casser d’un coup au bout d’une vingtaine d’années mais je croise les doigts !

Bref, merci à JM chez Meyrowitz pour ses conseils avisés.


  1. Adorable ophtalmologiste désormais à la retraite… ↩︎

  2. le Ver Luisant (pas le verre, hein !) était notre cantine dans la rue du Mont-Thabor. On y retrouvait le midi les gars du Labo argentique RainBow Color, ceux de chez Meyrowitz, les clés d’or des hôtels alentours et bien d’autres ! Juliette était notre mère de substitution, toujours aux fourneaux et nous servant avec un mot sympa pour chacun. Tous mes équipiers déjeunaient là et nos propres clients adoraient s’attabler dans ce rad authentique ! Nostalgie car nous avons assurément vécu, sans nous en rendre compte, les dernières années de ces épatants établissements où l’on payait la note à la fin du mois sans discuter, confiance réciproque. J’espère que Juliette et Pierre coulent une retraite paisible et méritée (je ne vous parle pas de leurs journées à rallonges…). ↩︎

  3. de Chirac à Mitterand, héhé, on ne rigole pas… ↩︎

  4. le coût de certaines montures splendides rappelle assez vite que l’important sont les verres à bien y réfléchir ! Un peu comme en photo, l’optique est prioritaire loin devant la boîte à pixels ! ↩︎

  5. la seule fois où je leur ai fait une infidélité, je l’ai payé cash avec une monture rigolote mais épuisante car pas assez couvrante. ↩︎

  6. Solution assez efficace en lieu et place de collyres… Pour mémoire, les écrans fatiguent sérieusement ! Les collyres haut de gamme ont la cote au Japon pour soulager les yeux fatigués par les écrans ↩︎

  7. Enfin, ce qui tient lieu chez moi de… ↩︎

  8. mes yeux ont cessé de regarder dans la même direction depuis des lustres…! Mais je ne suis pas le seul. ↩︎

  9. …qui veut aller loin, ménage sa monture et son dos ! ↩︎

le 20/03/2018 à 15:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #