Ces derniers temps, matelas à mémoire de forme ou simple lassitude, j’ai cessé d’écrire sous ma couette. Je ne sais si c’est un problème d’oreillers, mais je suis revenu de cette posture, tout comme j’ai cessé (…enfin, je me corrige quotidiennement) de poser les pieds sur mon bureau en stationnant dans mon Aéron.
À force de faire tout et, surtout, n’importe quoi, je sens que mon corps n’est pas trop fan de ces positions acrobatiques…
Malgré la marche régulière en compagnie de ma fille, nos séances de ping-pong, je sens comme de petites tensions qui peuvent être liées à mon grand âge !
Ou pas !
Je suis parti d’un autre constat : est-il normal de passer autant d’heures assis ? Ou, parfois, couché dans mon lit à écrire paresseusement ?!
Plus prosaïquement, n’y a-t-il pas une autre solution ?
Si, écrire debout…
J’avais testé cette solution dans ma salle de douche naguère mais pas satisfaisant quand on ne vit pas seul…!
Un numéro d’acrobatie pour tester
Du coup, dans la pièce en bazar (euphémisme…) qui me sert à tout, j’ai appelé à la rescousse un bloc bureautique à deux tiroirs, meuble occupé il y a encore une semaine par un antique scanner depuis rendu à la déchetterie.
Puis j’ai posé par dessus ma table de chevet (même pas peur !). Puis juché le iPad Pro au sommet.
Si le tout fonctionnait correctement, c’était encore un poil trop bas de six centimètres. Groumphhhhhhh…
Je me suis emparé d’un ancien catalogue Manufrance de 1951 (…merci François). Et, comme cela ne suffisait pas, j’ai ajouté un bouquin de Photo expédié par erreur par un service de presse pour atteindre la hauteur de 93 centimètres !
Sérieusement, ne pas hésiter à faire un tas d’essais en utilisant d’autres ouvrages pour surélever l’ensemble en fonction de votre morphologie. N’étant pas un géant, c’est pile poil ce qui me convient
Certes le résultat est, si, si, moche (photo ci-dessus du prototype) et je m’attends à quelques reproches, voire une vigoureuse contestation. Mais, au moins, je suis à bonne hauteur pour prendre mes premiers jets avec Nebo associé au Pencil d’Apple et rédiger, par exemple, cette chronique !

Chronique terminée ensuite dans Drafts, CQFD.
Résultat ? Je suis debout bien campé sur mes deux jambes, le iPad alimenté électriquement …en attendant une mise à jour système plus économe.
C’est surtout le Pencil qui a une sérieuse tendance à fondre en terme d’autonomie à ce rythme là.
Deux options !
- Soit acquérir un second Pencil (…et puis quoi encore !)
- Soit, plus astucieux, faire une pause et changer d’activité !
J’ai opté pour la seconde solution sans me forcer.
En tous cas, même si cette superposition est baroque, mes premières impressions sont favorables. Je fatigue moins et mon bras ne me semble pas lourd au point de m’épuiser.
Une suite ?
Aussi, si cela fonctionne sur quelques semaines, je peux envisager de me fabriquer (…comment ça, non ? Mes talents de bricoleur vous seraient déjà parvenus ?!), de trouver dans le commerce ou de faire fabriquer un truc adapté, un lutrin stable.
Car, ne l’oubliez pas, je n’actionne pas les touches d’un clavier, je calligraphie - de manière certes illisible avec le support miraculeux de Nebo qui traduit l’ensemble de me prose en caractères d’imprimerie.
Oui, à ce propos, le mystère demeure : je me demande toujours cette application procède ! C’est une agréable surprise à chaque utilisation !
Voilà, voilà !
Rappel : quelques réactions au billet du 30 juin 2017 – urbanbike | Pourquoi je vais souscrire à l’offre Premium de Day One – m’ont surpris, ce dernier n’avait pas vocation à convaincre qui que ce soit, je partage simplement un point de vue… le mien…!
Du coup, l’idée est d’en remettre une petite couche (oui, quand je suis convaincu, j’en cause…) et rappeler que ce n’est pas une lubie mais bien un usage quotidien…
Multi carnets

J’apprécie cette app car je crée (uniquement en mode Premium) autant de journaux que je souhaite (attention à ne pas trop se disperser à l’inverse…)

Je peux associer aisément une photo à un texte… Je commence d’ailleurs généralement par une photo (…que je ne prends pas avec Day One car je préfère utiliser des outils dédiés puis choisir une photo)
Cette entrée utilise les coordonnées de l’endroit où le cliché a été pris (carte et adresse quand disponible), l’heure, quelques infos météo, etc.

Une entrée peut recevoir plusieurs photos, recevoir des mots-clés, etc.
Mais surtout être facilement modifiée…

Car Day One reste avant tout un traitement de texte qui supporte le balisage Markdown et dispose d’une barre additionnelle efficace (qui pourrait être améliorée mais ça vient…)
Premium…?
Un abonnement…? Pourquoi faire…? Explication vu de mon écran…

Certes, les sauvegardes textes (à droite) sont sur mon iPhone. (Et oui, j’ai crée de nouveaux journaux récemment…)
Mais cet ensemble de billets pèse un certain poids et les images (tout est synchronisé entre iPad, Mac et iPhone) également…
Combien…?

3803 Photos pour 4763 entrées… 4,61 Go d’images + 46,à Mo de texte… Ajoutez des sauvegardes sur le serveur…
Ceci explique pourquoi un abonnement (dans mon cas, j’insiste…) est indispensable…
Des usages simples
Je me balade et parfois retourne sur les mêmes coins…
Certes je peux n’afficher qu’un journal puis retrouver une période, un billet (sur Ravenna) puis le consulter…

Mais un appui sur la carte me permet d’afficher en une fois tous les billets associés à un lieu… Ici Gubbio…

Bref, chacun fait ce qu’il veut mais, pour mon usage quotidien, avec Drafts pour écrire (et baliser en Markdown avec notes en bas de page), Day One fait partie de mes outils indispensables…
Tiens, il faudrait que j’écrive un jour un long billet sur toutes les options de ce produit…! Car j’utilise une faible fraction des possibles…!
À suivre…
Rappel, ça fonctionne sans abonnement, bien entendu… Mais une limitation qui ne vous échappe plus…
Ces dernières années, ma fidélité aux personnes que je considère (…considérais !) comme des amis s’est pris quelques tôles !
Cher “biiiiip“…
Du temps pas si lointain où j’avais encore un métier, où je pouvais être utile, il était – certes – compliqué de franchir le barrage de tes assistants. Mais en associant le nom de mon entreprise au mien, en rappelant ma profession, ça passait.
Et puis j’ai fini par cesser de bosser, je suis devenu un inactif. Et donc d’avoir peu d’intérêt…!
Il est vrai que l’on ne s’est plus croisé depuis des lustres, que tu as, peu à peu, pris de l’importance dans ton entreprise.
J’ai cru que tes assistants faisaient mal leur boulot en ne te transmettant pas mes appels, étant assez naïf pour penser que notre amitié était restée forte malgré les années.
Et puis j’ai fini par comprendre que je faisais fausse route, que tu avais changé, oublié ces périodes où tu étais quasi à la rue, ces moments où tu te réjouissais de mes coups de fil, étant l’un des rares à maintenir le contact et à t’encourager !
Bref, que tes assistants avaient fait leur job, eux.
Certes, je savais qu’il ne fallait pas trop compter sur toi. Quand j’ai traversé professionnellement quelques instants difficiles, c’est fou comme mon propre téléphone ne sonnait plus. Mais je m’en foutais, je te pardonnais illico ces petites lâchetés au nom de notre indestructible amitié !
En écrivant ce billet, je m’interroge : que crois-tu ? Que je t’appelle pour te taper de quelques euros car je suis dans le besoin ? Que je vais te saouler avec mes histoires ?! Non, je voulais juste prendre de tes nouvelles…
En fait, c’est beaucoup plus simple, notre bout de chemin en commun est terminé depuis longtemps …sauf que je n’avais pas vu l’embranchement, l’aiguillage…! C’est ballot.
Plus prosaïquement, je devine aussi je n’ai pas plus d’utilité pour ta carrière qu’un mouchoir en papier usagé. Poubelle donc.
Je me souviens que tu m’avais naguère passé ton adresse personnelle en soulignant à haute voix que j’étais toujours attendu, que je pouvais passer quand je le souhaitais ! Hi, hi…!
Alors, en mémoire de notre défunte amitié, sois sans crainte : je viens de supprimer de mes contacts ta fiche. Et ton adresse…!
Mais, ultime paradoxe, j’ai laissé en place celles de Bruno, Jean-Pierre, Rémy et quelques autres disparus, mes véritables amis partis, eux, bien trop tôt.
Ciao.
