Histoire de marquer gaiement la fin des années scolaires de notre fille, nous sommes partis une semaine dans le sud, dans cette région de France que l’on peut nommer “Toscane provençale”, terme non usurpé quand on connait bien le Gard et sa référence italienne…!
Vallonnements, cyprès et couleur de la pierre contribuent à cette similarité. Nous n’étions pas revenus depuis plus de 35 ans, depuis nos études d’archi et notre mémoire réalisé, à l’époque, en vidéo.

Cette région est toujours aussi belle, nombre de maisons qui menaçaient ruine ont été sauvées. Il suffit de passer dans quelques villages autour de Lussan, Castillon-du-Gard ou de Rochegude pour s’en convaincre.

Et prendre le temps de circuler dans tout les sens, emprunter tous les voies, crapahuter sur les marches de pierre, aller et revenir. Si possible aux heures fraiches même si les rues étroites protègent bien du soleil.
Mais ce qui nous a surpris, c’est le nombre de biens désormais en vente dans pratiquement chaque village, et pas des plus moches !

Un début d’explication tient dans le peu de commerces disponibles. Vivre dans certains de ces lieux tient parfois de l’exploit, oublier son pain peut vous conduire à refaire 30 Kilomètres aller et retour.
Ensuite, c’est souvent une population qui souhaite vivre dans ces charmants village avec un seul mot d’ordre : au calme sans subir des flots de touristes.

Tout est parfois fait pour décourager ces derniers (…souvent avec raison, l’attitude du touriste est également en cause…!), entre le parking en plein soleil à 200 mètres ou l’absence d’un simple estaminet pour se rafraîchir. Dans le village auquel je pense, un restaurant s’est monté pendant que trois autres ont fini par fermer.
Certains maires agissent comme s’ils étaient les nouveaux châtelains, à croire que vivre dans ces anciennes bâtisses nobles devenues mairies leur avait conféré des droits seigneuriaux !
Je reviens sur ces panneaux de mise en vente qui prolifèrent : le silence, c’est sympa mais cela n’aide pas pour les courses au quotidien ! Or à plus de 60 ans, ces habitants se découvrent de nouveaux besoins malheureusement indisponibles dans ces villages si calmes.
Il existe d’autres solutions pour conserver un minimum de vie dans ces villages. Les habitants d’un autre village ont été confrontés à un autre problème, celui de la station service qui périclitait et menaçait de fermer. Une association s’est mise en place pour pallier les problèmes immédiats mais, surtout, la discussion entre villageois a pris un tour assez logique.

Pour revitaliser le village, ses commerces et sa pompe à essence, soit les gens continuaient à faire 30 bornes pour se rendre à la ville suivante au gros Supermarché ; soit ils acceptaient de dépenser un peu plus mais “localement”.
Chacun ayant compris que la solution “village” était la plus intelligente pour tous et l’emploi local : tout le monde se fournit sur place sauf pour les très grosses courses, ce qui a sauvé la pompe à essence, les trois boulangeries et la supérette ! Mieux, c’est également du temps de moins sur la route dans une géographie que l’on peut qualifier de tourmentée ! Et de l’énergie fossile économisée.
Bref, réduire les petits égoïsmes est profitable pour tous.
Se transformer en village de vieux me semble être une énorme bévue à terme. Au moment de mettre en vente, essayer de le faire dans un village “sans” commerces n’est pas forcement un atout, loin de là ! Fallait y penser avant au lieu de suivre le discours en faveur de sa réélection du dernier… châtelain.

D’autres villages ont également investi dans la réfection des rues et de l’assainissement. Cela leur a pris 2 ou 3 ans mais ces villages ont changé avec un tout à l’égout et des passages de câble idoines.

Ainsi, dans les Cévennes, un œil dans le village de Sauve. Idem pour celui de Saint-Siffret, plus proche du Pont du Gard.
Point hébergement pour finir…
Comme d’habitude, le plus pratique pour un court séjour est de trouver une chambre d’hôte. A ce propos, force est de placer à part cet établissement découvert sur le net un peu par hasard et remarquable…
À suivre…
Une épatante révolution est en cours mais qui s’en soucie…? Après le “grosPod” puis markdown, quitte à vous saouler, autant que ce soit pour une “bonne cause”, celle de l’écriture avec un grand ou un petit “e”…! En tous cas, vous inciter à essayer d’employer votre main en lieu et place de vos petits doigts de vos deux mains pour saisir du texte via un clavier…!
Dans mon précédent billet, j’avais temporairement retiré Stylus de la liste des claviers disponibles. L’objectif était de me concentrer sur Smart Note.
24 heures à peine s’écoulèrent avant de réinstaller, fissa, Stylus !
C’est ballot de le dire mais on s’habitue très (très…!) vite à reprendre l’habitude d’écrire naturellement. Pas besoin d’apprentissage : vous savez écrire ? Alors écrivez !
Plus besoin de changer l’affichage du clavier pour entrer des chiffres ou tel caractère accentué, calligraphiez naturellement !
En me relisant, je n’hésite pas à ajouter l’expression “à nouveau”. Voire ironiser en vous rappelant que c’est le seul clavier qui ne vous demandera quasiment jamais de potasser son manuel ni de chercher pendant trois plombes une touche donnée…
Le retour du crayon, c’est magique !
Plus amusant, cet exercice de calligraphie, un poil barbant, voire limite chiant au départ car m’obligeant à “retravailler” ma graphie, s’avère constructif : remplir un chèque, laisser une note manuscrite ou consigner quelques remarques dans un carnet sont des opérations bien moins “gonflantes” qu’au début de mois dernier ! j’arrive à me relire sans peine, c’est dire !
Bref, je reprends du “plaisir” à écrire, à former des lettres sur la surface dévolue à calligraphier sur ce “clavier” Stylus. Et même à m’assurer d’être bien compris par ce dernier !
Autre point pratique en cette période de canicule, pas besoin d’être collé à son iPad, j’écris en mode paresseux, la main détachée …et Stylus a le bon ton de corriger au passage mes fautes même si je peux opter pour une autre orthographe. Mieux : plus cette calligraphie est ample, plus le pourcentage de reconnaissance est élevé !
Autre sujet, mon agacement vis-à-vis du Apple Pencil a totalement disparu. Sa glisse me convient au quotidien, je le tiens plus fermement, je commets moins d’erreurs, de celles qui amenaient Stylus à réagir. Cela ne m’empêche nullement de revenir au Wacom Bamboo pour apprécier son silence !
À ce propos, une remarque. Perfide, bien entendu !
Je suis surpris, en lisant la presse informatique, ici ou ailleurs, du peu de résonance, de billets, compte-rendus, articles dans ces excellents supports d’information sur cette possibilité — désormais accessible à tous — de rentrer du contenu sur nos tablettes via ces dispositifs de reconnaissance de notre écriture manuscrite.
En même temps, je comprends : la réalité augmentée est un truc réellement nouveau contrairement à la possibilité — littéralement — d’écrire sur la surface de son écran et de retrouver, transformé en caractères d’imprimerie, notre graphie.
Oui, je galèje…! Pour des raisons que les fidèles lecteurs d’urbarbike connaissent, il y a peu de chances que je parle de ces casques.
Pourquoi j’insiste (et sûrement bêtement) ?
J’ai un iPad Pro à disposition depuis peu de temps (merci Bob…!), c’est une tablette qui dispose de capacités de calcul assez puissantes et je ne pense pas être le seul utilisateur de Stylus ou d’applications de ce type.
Pourquoi de vrais journalistes n’évoquent pas ces outils ? Cela ne laisse perplexe (mèreplexe …ajoute ma fille…).
Tout se passe comme s’il était nécessaire, à chaque fois, de laisser s’écouler une longue période de temps pour accepter, assimiler ces nouveaux usages.
De plus, contrairement au mode Dictée, remarquable également mais nettement moins facile à mettre en œuvre, je n’ai aucune difficulté à continuer. À toute heure du jour et de la nuit, en toutes occasions !
Retour au couple Drafts et Stylus
Je vais revenir 5 secondes sur mes propres usages, à ma première intuition, celle d’utiliser Drafts 4 avec un mode nuit, Stylus avec un mode sombre. J’ai ajouté dans la barre additionnelle de Drafts 4 une touche pour entrer le caractère … d’un simple appui du stylet.
Je n’hésite pas à basculer sur un autre clavier quand Stylus se met à refuser ce que j’écris. Puis revenir. Bref, je fais avec.
À ce propos, j’ai contacté les développeurs et, malheureusement, pas de version 2 de Stylus avant un bout de temps. Par contre, une sortie sous Androïd prochainement est envisagée. L’occasion de tester la version de iA Writer qui fonctionne sur cet OS ?!
En conclusion…
Oui.
Encore un billet pour vous inciter à essayer. Stylus est gratuit (ce qui me semble assez délirant, vu la qualité du produit), prenez le temps d’essayer même au doigt, Il est clair que c’est nettement plus évident avec un stylet tout simple, un Bamboo Wacom, pour démarrer.

Attention : gros risque d’accoutumance vu que vous n’avez que votre main à utiliser, à écrire comme avec une craie sur un tableau.
Comme je le disais lors d’une de nos dernières balades à ma fille, je n’ai jamais autant écrit ces derniers temps…! Et dans de nouvelles conditions de confort !
Drafts 4 mais aussi Editorial, Ulysses, ia Writer, Byword mais aussi Messages, Mail, Apple Notes… enfin tout ce qui nécessite généralement un clavier.
Note de fin : et Apple dans tout ça ça ? Depuis le Newton, comme un vide !
Bonnes vacances…!
J’ai fini par supprimer temporairement Stylus de la liste de mes claviers et ne conserve à portée de doigts que Smart Note.
Pourquoi ? Par les raisons exprimées dans un billet précédent, à savoir je préfère la conversion de ma calligraphie après avoir pris le temps d’écrire… à la main.
Du coup, je consigne sans m’arrêter mes notes puis vérifie en une seule fois si tout est correctement reconnu. Ou non !
Le gain de temps est impressionnant car il n’y a plus aucune attente, j’écris tout simplement, corrige éventuellement sur le champ si je décèle que ma calligraphie est incompréhensible car les lettres sont mal formées.
Du coup, j’écris de plus en plus au Pencil. L’usage de Drafts 4 est reporté à la seconde étape, tant par corriger mes fautes de saisie (ça s’améliore !) que pour redécouvrir ce que j’ai noté et le remettre en musique. Et, bien entendu, le baliser en Markdown.
Alors oui ! Je gagne du temps, je me remets à écrire de plus en plus à la main mais pas que sur l’iPad vu que mon écriture elle-même bénéficie de cet exercice ! Qui a rigolé ?
Et comme j’écris de mieux en mieux (si ! si !), je fais moins de bourdes calligraphiques. Encore une fois, je ne veux convaincre personne, la seule à essayer de changer de méthode était l’auteur de ces lignes (…et le terme n’est pas usurpé).

Mais c’est intéressant de tester cette manière de fonctionner, d’écrire, loin du sempiternel clavier à touches. Il me reste encore des progrès à réaliser et je m’y emploie à chaque nouveau billet.
Certes, Smart Note est également perfectible mais ça va dans la bonne direction. Côté vitesse d’écriture, comme je suis dégagé du clavier, de la recherche des caractères spéciaux, ma pensée est plus fluide, moins hachée par les accidents de saisie qui ont toujours ponctué l’écriture de mes billets, point qui est certainement inconnu pour tous les maîtres du clavier aux yeux rivés sur leur écran, individus que j’envie depuis des décennies !

Aucune incitation ? C’est ce que j’écrivais en préambule. Néanmoins je recommande de profiter des vacances pour essayer quelques heures car l’exercice est tout simplement épatant.
Sur un article comme celui-ci, il y a bien évidemment de mauvaises reconnaissances souvent dues â la forme des lettres mais aussi au manque d’espacement des mots ! Et puis c’est lors de la relecture sous Drafts 4 que je remets en forme la première mouture de mes notes… Et une ultime fois sur mon Mac et dans Byword ou iA Writer avant de publier ces notes et en insérant mes copies d’écran…
À suivre !
Note de fin saisie au clavier : il faut s’armer de patience si votre écriture manuscrite est aussi abomifreuse que la mienne ! Mais ne perdez pas espoir. D’ailleurs, il me faut plus de temps pour saisir cette conclusion au clavier avec mes maladoigts que de l’écrire avec Smart Note… Mais je ne parle que pour mon usage
Bon, note aux développeurs : une version améliorée avec mode nuit et SplitView, s’il vous plaît…!
Hop, ping-pong…