Cela fait des années (…que dis-je, des décennies) que je me pose cette question : peux-on couper un lien sur FaceBook, rompre sur Lindekin, cesser de suivre sur Twitter, décider calmement que telle personne rencontrée dans telle circonstance — une simple relation avec qui l’on a du échanger 15 minutes en tout et pour tout en l’espace de 15 ans — n’est ni un ami ni même une relation et qu’il est donc inutile de la conserver dans la liste artificielle de ses amis au sens facebookien du terme ?!
J’ai rencontré des tas de gens sympas dans le RER ou dans le métro quelques longues minutes entre deux stations. Ils ne sont pas pour autant sur ma page Facebook alors que d’aucuns le mériteraient nettement plus que quelques contacts historiques avec qui mes échanges se comptent sur les doigts d’une main !
Réseau, quel réseau…?
Non, ce qui est amusant (sic !), c’est la réaction des gens avec qui vous décidez de rompre d’un commun accord avec vous-même.
Il est vrai que l’un des derniers que j’ai supprimé à eu droit à une certaine médiatisation ces derniers mois et doit avoir bien du mal à retirer son chapeau le soir pour dormir.
Certes, je n’aurais pas du ajouter une ligne dans un billet public que les idées professées par l’intéressé ne me convenaient pas et méritaient à elles seules cette rupture. Ses convictions nouvelles me renvoient à toutes les sornettes que j’ai été contraint de suivre gamin : pas le peine de m’en tartiner une nouvelle couche rance.
Cette franchise m’a valu trois ou quatre longs commentaires de sa part en suivi de ma remarque. J’a basculé mon micro billet en mode privé au bout de 92 heures, surpris de voir qu’elle nourrissait sa grogne.
Je l’avoue également que je n’ai lu aucun de ses commentaires, mes yeux glissant littéralement sur ses soliloques…
Du coup, en ces périodes de non travail (enfin, si, certaines missions me sont tombées dessus après un silence radio époustouflant avec des fins des achèvements en… novembre dans le meilleur des cas), pas l’intention de polémiquer avec des personnes perdues de vue depuis une décennie.
À l’inverse, je vais couper les ponts avec tous ceux qui sont restés à l’état de relations embryonnaires. Des gens cultivés, charmants, de ceux qui vous donnent des détails sur leur vie passionnante tiraillée entre mille lieux exotiques quand vous les interrogez… mais qu’une activité prenante nécessitant leur action immédiate en toutes circonstances les contraint à interrompre l’échange naissant dès lors que vous pourriez, vous aussi, vous exprimer !
Leur erreur est de penser que j’ai des choses à leur raconter. Non, ma vie n’a rien de passionnant en cette période de cessation d’activité !
Autant je me soucie de mes amis même si on ne se téléphone pas toutes les cinq minutes, autant ces relations lointaines en mode parlez de moi il n’y a que cela qui m’intéresse sont caricaturales et me ramènent à de forts mauvais souvenirs.
Réseau végétal…
C’est pourquoi je revendique le droit de rompre tant sur Facebook, Twitter, linkedin, Viadeo, etc. Et sans plus d’explications que ces personnes ne me demandent de mes nouvelles depuis des années !
Et puis cela fera moins de monde à prévenir à mon décès ! Un simple tweet suffira amplement ! Désolé, je suis d’humeur badine ce matin.
Avertissement : comme je viens à nouveau de lire que les blogs étaient morts, je peux désormais écrire ce qui me passe par la tête vu qu’il n’y a plus de lecteurs… Alors, à mon unique usage, ce billet…!
Non il ne s’agit pas d’une 1664 brassée au houblon mais bien de ma fidèle QMS 1660 que j’ai fini par déposer à l’arrière de ma vieille jeep (…elle aussi commence à partir en vrille comme votre serviteur d’ailleurs) avec son bac A3 et quelques cartouches de tonner non entamées.
J’avoue que cela fait des mois (…une quarantaine pour être précis !) que je me suis préparé à me séparer de cette imprimante qui a été mon équipière des années durant (18…!), avec qui j’ai vécu de folles nuits de charrette enfiévrées, que j’ai opéré mille fois pour extirper des résidus de papier consécutifs à ses crises de bourrage à répétition (sic !). Elle qui imprimait — en noir et blanc — sans relâche nos graphiques et autres présentations visuelles à l’époque fort lointaine où nous œuvrions pour des directions de la communication ou des boîtes de conseil avec des deadlines à respecter.
Depuis, mon activité s’est juste… arrêtée (…en ce moment, des dents de scie mais plutôt en partie basse…!) et l’usage d’une telle imprimante n’est plus d’actualité d’autant que les mises à jour successives d’OSX n’ont pas été suivies des pilotes d’impression idoines (relire cette chronique de 2010).
Bref, mon passage à Mountain Lion a clairement marqué le mot “fin”.
Avec mes aventures personnelles et la découverte de la déchètterie (à moi les joies des grands bacs verts !), mes ballets incessants pour aller vider la cohorte de matériels usagés (je me répète, j’ai eu entre les mains la plus belle collection de grilles-pains… en panne du département…), j’ai commencé à faire l’inventaire de ce qui, chez moi, méritait le même sort.
Essentiellement quelques vieux CD de logiciels, des disques durs usagés. Et cette imprimante.
Je sais, c’est moche de priver mes enfants de découvrir les mêmes joies de la poubellisation ! Sauf que l’on ne parle pas réellement de la même chose et dans les mêmes quantités !
Je vous assure que vider une maison remplie de tombereaux de produits périmés, de sacs en plastiques, de deux ou trois (quatre…?!) décennies de revues et magasines, de robots ménagers en mode puzzle, de carreaux, bouts de bois épars, livres à haute teneur intellectuelle (…entre vie de gourous fumeux et collection complète des aventures de SAS), vaisselle dépareillée, meubles en vrai plastique d’époque a une incidence non négligeable sur mon moral.
Heureusement, l’essentiel était déjà parti — pour mémoire — dans d’autres poches : je me console en expliquant à mes gamins que ce sont autant de choses, certes en bien meilleur état, qui se sont envolées mais, maigre consolation, autant que nous n’avons pas eu à trimbaler. Bon, je ne vais pas non plus remercier ces merveilleux prédateurs.
Les deux gars de la déchèterie (…et quelques habitués : oui, il y a des gens à la retraite qui viennent y faire un tour et que je salue désormais vu qu’on s’y croise régulièrement !) sont sidérés. Je leur laisse des bidons de lasure (l’azur, toujours l’azur…) non entamés, de l’électroménager encore potable mais dont nous n’aurons jamais l’usage. Mais surtout je passe et repasse.
En début de semaine, c’est le gars qui entretient la chaudière qui reparti avec un hamac, des objets en plastique, etc. Bref, je donne ce qui peut encore servir aux uns et aux autres.
Par contre, ma QMS, personne n’en a voulu…!
Elle méritait une autre fin, aurait du ronronner chez un confrère quelques années à débiter des sorties laser à 1200 dpi. Eh bien non, une fin plus brutale l’attend désormais.
Cette mise en déchetterie signe également la fin d’un cycle professionnel que j’ai relaté en trois billets. Là, plus question de faire comme si l’on pouvait miraculeusement rebondir, mes derniers outils de production attendent désormais sur le quai le passage du camion de la DEEE. C’est aussi un pan de ma propre vie qui les accompagnent.
Je ne pense que pas que ce sera mieux pour nous, soit dit en passant. Mais ceci est un autre sujet.
À suivre… (Tsssssss… ces deux derniers mots en fin de billet sont un automatisme crétin du blogueur qui pense encore — le niais cacochyme — qu’il est lu… Tic d’écriture à corriger très vite).
Porteur de lunettes je suis. Sans, je ne vois rien.
Bref, j'aimais bien ma vie d'avant. d'avant mes lunettes… Or, désormais, c'est tendance même avec une vue impeccable.
Pourtant, ce n'est pas toujours le bonheur d'autant que chacun de mes yeux a besoin d'une correction différente assortie d'une révision régulière (…dernier passage en début d'année chez Meyrowitz, toujours compliqué de régler un bonhomme qui n'a aucune stéréo visuelle)…
Sans oublier les désagréments quotidiens…! Je passe d'une atmosphère fraîche à une atmosphère chaude… paf, buée…! Et cela ne disparaît pas en deux secondes. Pas besoin d'aller très loin pour la trouver : salle de bains au sortir de la douche (…super pratique pour se raser…). Ou cuisine en égouttant la pasta.
Mais pas question pour autant d'oublier mes varilux, ce sont grâce à elles que je peux écrire ce billet.
La nuit, je dors sans . Du coup, chaque fois que je les pose, ce n'est jamais au hasard et, si possible, toujours au même emplacement pour ne pas avoir (pas à voir, hein…!) à les rechercher (…comprendre, tourner en mode hagard dans mon logement).
Alors, découvrir que nombre de personnes s'enthousiasment pour en porter volontairement toute l'année me surprend. Ah oui, mais ce sont des Google glass. Pas d'hostilité de ma part, juste un certain amusement de l'enthousiasme des amis que je lis et qui ont le privilège de les essayer…
Au moment où j'aspire de plus en plus à prendre du recul avec tous mes objets communicants, où j'oublie de relever mes mails, voire de jeter un oeil sur les réseaux sociaux, je pense que ce truc arrive quelques années trop tard pour mon usage. Mais très vite, j'évacue cette idée. Non, pas trop tard, juste pas envie…
On m'objectera immédiatement le "oui, mais si on te le proposait, certain que que tu serais enthousiaste"… Peut-être bien. Pourtant je n'en suis pas certain.
J'aspire de plus en plus à une déconnexion. Certes, j'ai toujours mon iPhone sur moi qui me permet déjà cette (re)connexion si besoin est. Voire, de réaliser quelques images, répondre à un Message ou, plus pratique, éviter de me planter en allant ici ou là (Tomtom user)…!
Plus que de chausser des lunettes communicantes, j'aspire essentiellement à remonter sur mon brompton, poser le 100 macro dans ma besace et pédaler sans but, sans être sollicité par tel ou tel sujet. Bref, m'évader, le nez au vent (et surtout… au soleil… Je sais, il m'est permis de rêver…). Et faire ce que mon grand âge me permet désormais, discuter avec les gens que je croise…!
Alors, ces fameuses lunettes qui me permettraient de conserver le contact avec tout et n'importe quoi, de filmer ma vie, je m'en fous. J'aime bien repartir d'une simple image (mentale ou en soupe de pixels), tricoter à nouveau les évènements récents, réaliser que je ne me souviens plus très bien de tout et que cela n'a pas trop d'importance (il se prénomme bien Aloïs, le camarade Alzheimer…?!)
Bref, trier pour ne conserver la mémoire que de ce qui m'a semblé intéressant… Et puis, si j'ai réellement de mémoriser une scène, facile, une image avec l'iPhone, image qui sera glissée dans Day One avec un commentaire. Et basta.
J'aspire à oublier le superflu, l'inopportun, à vider mon esprit de ce qui me semble inutile. Et rêvasser, laisser (un peu plus) mon cerveau disponible…