Un salut fraternel
Chemin faisant
dans
ancres |
dans mon bocal |
groummphh |
vieillir
Régulièrement, en nous rendant à la gare distante d’une vingtaine de minutes à pied, nous prenons le soin de saluer les ombres qui nous croisent. Femmes ou hommes se rendant à leur boulot, ouvriers à pied d’œuvre sur un chantier… Ombres discrètes car l’éclairage est chiche sur cette portion de route à l’étroit trottoir.
Ce salut fraternel n’attend aucun écho. C’est notre manière de partager notre énergie, de saluer l’aube qui vient.
Contrairement à l’impassibilité du jour, nos alter ego du matin rendent notre salut avec, en prime, quelques sourires.
C’est une habitude héritée des courses sur les chemins de randonnée comme sur les sentiers des douaniers en bord de côte. Sur ces voies peu fréquentées, croiser un regard complice est stimulant.