Retour vers Ulysses… | 1
Idéal pour mes longs documents…
J’ai découvert Ulysses (l’app…!) il y’a des décennies1 mais cela fait quelques années que j’utilise quotidiennement (…et de manière quasi exclusive) Drafts… Cette app est parfaite pour mes besoins dont la gestion du blog que vous avez sous les yeux… Je teste également — par phases — les béta d’Ulysses comme d’iA Writer sur tous mes écrans. Et celle de Drafts, CQFD ! Jusqu’ici, aucune info palpitante…!
Après mes billets sur Day One ou MyScript Notes (Nebo) en plus de ceux sur Drafts, je me suis décidé à reconsidérer Ulysses pour de le replacer au centre de mes outils d’écriture.
Pourquoi ? Pour des objectifs personnels !
Comme je suis en pleine réflexion (…ça m’arrive parfois !), voire réorganisation, je range mon plumier !
J’ai secoué ce dernier au-dessus de ma table, viré définitivement quelques produits (qui restent accessibles au cas de remords !).
Pas encore eu le courage (!!) de virer Pages mais ça ne va pas tarder vu le volume de stockage occupé par cette chouette app que je n’utilise pas !
Même pas peur !
Attention : ce qui suit n’est pas un essai d’Ulysses ! Ça viendra peut-être une prochaine fois tant cet outil est orienté écriture (…et non code, j’insiste !). Peut-être que les deux personnes qui n’ont pas encore décroché de la lecture de ce billet y trouveront (…Ah, trop tard !) quelques arguments pour leur propre pratique !
Un environnement sans surprise…
Tout comme quand je remonte sur un vélo2, je n’ai eu aucune difficulté à retrouver mes marques.
Je suis agréablement surpris par les discrets changements d’interface, particulièrement la redistribution des icônes de la barre additionnelle sous iPhone, une série de modifications qui s’avèrent confortables sous mes doigts…
Que cela soit clair, Ulysses affiche à peu près la même interface sur tous mes écrans mais, autant le préciser de suite : le mustpour utiliser Ulysses reste un MacBook.
L’ergonomie est pensée pour les galériens de l’écriture3 (sic !) et non pour des codeurs.
Je sais que mon retour àUlysses s’explique — entre autres — par cela.
Attention, je ne prétend pas qu’Ulysses est l’outil parfait : j’emploie PopClip pour pallier de rares fonctions manquantes sous macOS 26 alors qu’elles sont disponibles dans Drafts.
Bref, depuis quelques jours, je rassemble tous mes projets dans Ulysses et reprends un énorme plaisir à redécouvrir les forces (et les faiblesses) de cet outil…
Alors Drafts, c’est terminé…?
Absolument pas ! Drafts et Ulysses sont deux outils épatants que j’aime utiliser, chacun avec ses qualités, spécificités : à moi de savoir les exploiter convenablement d’autant que je pense lever le pied sur Mastodon et, accessoirement, un peu sur ce blog…
En résumé, pour essayer d’atteindre mes objectifs (…en berne depuis 2016), je change mes habitudes.
Inutile d’insister sur mes propres résistances au changement…! J’ai un tel vécu avec Drafts que je m’agace souvent de ne pas retrouver telle ou telle fonctionnalité sur Ulysses !
Bref, au lieu de démarrer mes billets dans Drafts, je les démarre sur Ulysses : c’est aussi simple que cela…!
En revanche, mes Paul-Eu-Gazette continuent à être assemblés directement dans Drafts, outil parfaitement adapté pour agréger dates, URLs et citations…
Pour illustrer l’usage de ces deux traitements de texte, je prends l’image de mon pot à stylos qui contient des feutres, des stylos, des crayons de bois, stabilos…

Selon mon besoin, je vais noter une info ou dessiner un croquis avec un crayon à papier mais signer un document administratif ou écrire une carte postale avec un stylo…
Mais pourquoi changer si leurs fonctions se recouvrent…?
Il est vrai que ces deux outils balisent l’un comme l’autre en markdown…
Sauf que ce ne sont pas les mêmes versions de markdown — lire mon cours express (!!) de 2016 — car Ulysses balise en markdownXL.
C’est du markdown avec quelques balises dédiées pour l’écriture au long cours dont (…un exemple) la balise commentaires que j’ai évoqué naguère4 et qui m’offre …un petit truc en plus !
La gestion des commentaires est un dispositif remarquable qui permet d’ajouter en clair dans son texte des informations à l’usage exclusif du rédacteur… informations qui ne seront pas exportées hors de Ulysses si vous utilisez le format PDF, ePub, DocX…
Un bémol néanmoins : les dernières version de Ulysses permettent de conserver ces commentaires si vous exportez au format texte markdown …vers Drafts ou iA Writer par exemple.
Vous les retrouverez sous la forme d’une balise commentaire HTML. J’ai suggéré aux développeurs d’Ulysses d’ajouter dans les préférences une option qui valide ou non cet usage. Il y a des exports markdown où cela peut être indispensable …et d’autres où cela peut-être catastrophique !
Mode Plan
J’avais également envie de retrouver l’essence même de feu Daedalus touch sous iOS, l’idée des feuillets que l’on réorganise comme un mode Plan, comme des Post’it numériques que l’on déplace au gré de nos envies en entrainant de facto les notes de bas de page ou images associées à chaque feuillet… C’est une fonction épatante de Ulysses…!
Je ne vais pas rentrer dans les détails mais ces feuillets peuvent être temporairement déplacés, collés, décollés, fusionnés…
J’insiste pas plus sur les images qui sont alors visualisées sous le forme d’une miniature et non sur celle d’un lien…
J’arrête ici car j’ai écrit un plus haut que ce billet n’était pas un test de Ulysses.
Tout ce qui précède peut paraître un chouïa ténébreux, voire abscons, mais c’est bien ces petits trucs en plus qui m’amènent à modifier ma procédure d’écriture.
J’en cause ici parce que ce blog est un très long monoblogue (sic !) depuis 2003 (…et particulièrement depuis 2016) que je continue à nourrir de mes aventures markdownesques.
En conclusion…
Ulysses va me servir de cahier d’écriture à coté de Drafts pour l’aspect purement blog (code, urls, modification à la volée des notes de bas de page…)…!
C’est toute la force du markdown, ne pas enfermer nos textes5 dans une unique application.
En revanche, si je ne me sens pas suffisamment confortable d’ici à quelques semaines (ce que les marketeux nomment « expérience utilisateur »), rien ne m’empêche de revenir à la situation ultérieure !
Je retrouve également les thèmes que j’ai pondu il y a quelques années…

Quelques autres copies d’écran…?
Histoire d’illustrer ce billet…? Hop…! Que sur l’iPhone ce matin mais avec le passage de témoin entre Ulysses et Drafts…

- le texte de ce billet a donc été rédigé sur Ulysses … (Mais quelle surprise…!)
- Les blocs bleus sont les commentaires (dans ma feuille de style)

- Au-dessus du clavier les commandes…

- Chaque icône affichant un panneau dédié…

- Illustration de l’usage des commentaires sors de l’export…

- en markdown, la balise commentaire HTML permet de les exporter…

- Pour mémoire, les options d’export de Ulysses sont larges…

- Et en PDF (ici avec ma propre feuille de style), les commentaires ont bien disparu…

- J’exporte mon texte markdownXL vers Drafts…

- Je ne vous fait pas un dessin…! Impeccable…

- Je range mon texte dans Drafts avec le Tag idoine…

- Puis vais l’afficher dans le bon WorkSpace (je viens de perdre le dernier lecteur…!), l’espace de travail dédié par mes soins à ce type de publication dans Drafts…

- À moi désormais d’ajouter urls, copies d’écran. Puis publier…
J’ajoute un dernier paragraphe. Dissocier ces deux traitements de texte m’offre des tas d’avantages dont une relecture (imparfaite vu que je suis distrait et grippé…!), Drafts conservant son rôle d’outil code, la structure du récit (…bon faut pas charrier non plus, je reste un branquignol de la rédaction) reste dévolu à Ulysses…!
À suivre…
Hop, dernier point agréable avec Ulysses, la possibilité de calligraphier avec l’app graffiti, c’est à dire au Pencil sur l’écran du iPad mini. Cela me semble moins agréable qu’avec MyScript Notes (Nebo) mais c’est loin d’être désagréable de former mes lettres sans me soucier de la taille de ma graphie…!
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Okay, remarque facile mais c’est important de rappeler qu’Ulysses n’est pas une application avec des pans totalement hermétiques…! ↩︎
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Je viens d’ailleurs de redécouvrir que commande-point — sous macOS — permet d’alterner entre un affichage « tous volets ouverts » ou « juste le texte » …avec la justification de caractères souhaitée dans les préférences… ↩︎
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Dans ce billet de 2013… Texte de labeur versus texte publié ↩︎
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Du vécu avec les premières versions de Microsoft Word qui avaient des tas de très chouettes fonctionnalités simples à, utiliser avant de se transformer en usine à gaz. Je me souviens également de l’arrêt brutal de FrameMaker sur Mac… ↩︎