De très bons motifs pour continuer | 11 | Réduire la température en hiver
Un ajout au livre
dans
bosser partout
Suite de La planète vous dit merci…
Avec la baisse des températures en automne, le premier réflexe quand on travaille chez soi est de rester en t-shirt tout en allant vérifier le thermostat de ses radiateurs. De fait, cette simple action présente plein de points négatifs, pour la santé du télétravailleur comme pour la consommation d’énergie. Car conserver une température constante de 20 ou 21°C est particulièrement “énergétivorace”…!
Cette année, j’ai essayé — avec l’approbation de ma tribu — de fonctionner autrement. Nous avons mis les radiateurs à mi-régime dans les chambres des mômes (plein Nord) et dans la cuisine. Tous les autres thermostats ont été placés sur hors-gel. La consigne dans la maisonnée est de simplement se vêtir un peu plus dès le matin et de redécouvrir l’usage des pulls (pas la peine d’ajouter trop de couches comme un oignon…).
Du coup, le matin, la température dans ma chambre-bureau oscille entre 12 et 15°C. Ce sont les premiers jours suis sont déroutants car il faut s’adapter et ceci ne se fait pas d’un simple claquement de doigts (ou de dents quand on se passe sous la douche…!)…
Au bout de 15 jours, nous n’y pensons plus. D’autant que dans la journée, quand le soleil donne sur la façade Sud, la verrière fait office de capteur et nous pouvons couper le chauffage carrément pendant une bonne dizaine d’heures.
En résumé, ce que nous avons tous constaté est assez simple à décrire.
Déjà des nuits beaucoup plus agréables sous la couette : pas de desséchement du à une chaleur trop importante, un sommeil continu grâce à cette semi-hibernation nocturne…!
Ensuite, avec cette habitude de s’habiller plus correctement, vivre à 15 ou 16°C dans la maison ne nous pose plus aucun problème. Les premiers temps, on remontait les radiateurs dans la soirée… En ce moment, c’est devenu fréquent d’oublier de remettre le chauffage le soir.
Je touche du bois mais également une meilleure résistance aux soucis de santé semble se dégager (à confirmer). Pas de toux, pas de nez qui coule.
Plus cette impression de changer totalement d’univers en sortant dehors quand il fait -4°C (avec une veste adaptée, bien évidemment)…!
De fait, c’est aussi le taux d’humidité dans l’air qui peut provoquer un sentiment de gène mais avec une bonne ventilation naturelle, régulière (ouvrir les fenêtres chaque jour une dizaine de minutes), c’est parfaitement supportable.
Et devant l’écran…?
Là, je viens de vérifier, mon thermomètre affiche 15°C ce matin alors que mon vieux G5 indique une température interne de 44°C pour un brassage de l’air à 1100 tours minute… L’air chaud de ma machine est renvoyé sur ma droite, vers les fenêtres de mon bureau et, vu la hauteur sous toiture, ce fux ne réchauffe jamais mon poste de travail… Je suis habillé d’un jean, d’un t-shirt et d’un pull marin. C’est tout. Dans la journée et selon l’ensoleillement, la température va remonter légèrement de quelques degrés, genre 17° ou 18°C.
Bien évidemment, il est préférable de ne pas rester assis toute la journée devant son écran et de circuler dans son logement, marcher, boire régulièrement et déjeuner correctement.

Des précautions à prendre sont celles vis-à-vis de l’électricité statique. Avec un pull en laine, éviter les liaisons dangereuses qui pourraient provoquer un choc électrique avec votre machine…
Une moquette ou un revêtement de fauteuil en acrylique peuvent avoir un effet plus que négatif…
Pour ma part, je suis pieds nus sur un plancher de bois, ce qui évite la conductivité. Et assis dans un siège particulièrement respirant, un Aeron (lire le billet sur urbanbke) de chez Herman Miller que je trouve incomparable avec tous ceux qui l’ont précédé…!
Juste dernier un point : bien évidemment selon la température qu’il fait dehors, il ne faut pas se retrouver dans la situation où l’on atteint le point de rosée (de gouttes d’eau apparaissent le long des fenêtres mais côté intérieur…!) En ce cas, remontez la température intérieure.
Réaction de Jean-François dont je publie in extenso le courriel…
Je vis dans ces conditions depuis 7 ans après avoir vécu dans des appartements surchauffés.
Dans les chambres, nous mettons un peu de chauffage juste avant de ce coucher, puis coupure général pour la nuit. Ce qui ne pose aucun problème de sommeil, bien au contraire. Coupure générale également dans le reste de la maison jusqu’au petit matin. Nous ne mettons le chauffage que vers 11h, un peu plus tôt pendant les grands froids. Il faut chaque année s’adapter à l’hiver mais c’est complètement jouable et très économique (1000 litres de fioul par an).
Je précise que je vis dans une maison à la campagne, que je regrette parfois de ne pas être en tee-shirt regarder la neige recouvrir les vignes, mais ma fille qui a toujours vécue dans ces conditions à souvent “trop chaud”. Quand il m’arrive d’aller voir des amis à Paris dans leurs appartements à 23°, cela m’est presque insupportable.
Nous ne sommes pas plus malade non plus et c’est confirmé depuis 7 ans.
Je précise que je ne fais pas ça par conviction écologique mais uniquement par mesure économique. Mais je ne reviendrai pas en arrière si j’en avais les moyens.
Merci Jean-François, j’avais un peu peur de passer pour un dingue ce matin en publiant ce billet…!
Note de Christian du 02 février 2008 qui remet les pendules à l’heure…
Je peux témoigner du contraire.
Je suis né et j’ai vécu jusqu’à l’âge de 11 ans dans une région très froide. Au lycée, j’ai été interne pendant cinq ans. Et l’internat c’est froid. Puis service militaire en Forêt Noire. Exercices et manœuvres dans la neige.
Logiquement, d’après l’idée reçue, je devrais être blindé !
Eh bien, il n’en est rien. Je ne supporte pas du tout le froid. Tous les hivers je suis sujet à maux de tête, fièvres… j’attrape rhumes et angines. En dessous de 17° (à l’intérieur) je fonctionne au ralenti, à 15° je suis paralysé. Bien entendu je m’habille ! Polaire par dessus le pull, chaussettes de rando…
Effectivement, nous ne sommes pas égaux devant le froid…
Ce que je voulais dire, c’est que le froid, on le supporte ou pas. Ce n’est pas une question d’entraînement, de conditionnement ou d’habitude. Je crois plutôt que cela dépend de facteurs physiologiques. Et je fais tout comme il faut : pas de chauffage la nuit, utilisation très modérée à heures fixes dans la journée (vu le prix que cela coûte…), repas normaux réguliers, etc.
Voilà. Je voulais simplement dire que, dans un contexte donné, nous n’avons pas tous les mêmes réactions physiologiques et qu’il ne suffit pas de le décider pour arriver à les maîtriser.
Encore une fois, nous ne sommes pas égaux pour les raisons expliquées par Christian… Tant mieux pour ceux qui le supportent (le froid) mais tout le monde n’est pas armé du fait de sa morphologie pour le supporter.
La seule chose que je peux ajouter deux mois après publication de ce billet, c’est que je supporte de mieux en mieux cette fraîcheur (15 °C) mais je ne suis pas dingue au point de ne pas me couvrir…! Juste ma résistance à des températures basses s’est accrue… Bon, cela ne fait pas de moi un surhomme…! Et j’ai toujours été, contrairement à Christian, assez solide sur ce plan. Mais en vieillissant, pas de doute, j’ai tendance à devoir plus me protéger.