Départ du fusible
Sans déconner, qui prenait les décisions ?
dans
groummphh
Après avoir été numéro deux, il fut désigné numéro un après le départ de son mentor parti développer ses activités philanthropiques en mode retraite active.
Il aura donc tenu une douzaine d’années à servir sa boîte avec, dans l’ombre — …et qui peut encore en douter ! — celle omniprésente de son ami Billou. Situation pas simple au quotidien.
Le départ de Steve Ballmer me semble être celui du fusible.
La firme se cherche un nouveau boss mais part d’emblée avec un sacré handicap, le poids de son fondateur qui n’a jamais réellement décroché.
À mes yeux, rien ne peut changer avec un patron multimillionnaire capable d’empêcher, dans sa propre famille, l’emploi de produits Apple ! Quel magistral sens de l’ouverture et de la réflexion sur les usages !

Je n’ai jamais pensé que Ballmer avait les coudées franches, juste qu’il a tenu la boîte mais est resté essentiellement la voix de son maître. Facile de lui coller sur le dos l’échec de Surface et consorts même s’il a tenu le rôle de l’amuseur avec zèle.
Il faut se souvenir des déclarations pas si lointaines de Billou expliquant que les utilisateurs d’iPad avaient besoin d’Office et d’un vrai clavier (sic !), voir qu’ils étaient frustrés (lire cette chronique). Surprenant pour un retraité de revenir sur le devant de la scène, non ?
Et cela quelques mois avant l’annonce du naufrage de la tablette qui devrait tout déchirer suivi de la non moins fameuse phrase culte : Nous avons fabriqué plus d’appareils que nous pouvions en vendre…! (Relire cette autre chronique sur urbanbike …même si le rachat évoqué de la boîte de mercenaires était un fake).
Qui était le plus furibard ?
Bref, l’annonce devait être libellée dans le style recherchons nouveau fusible pour retraité actif.

Dommage car j’aime bien nombre de produits de cette boite… Bonne retraite Steve, tu as joué le rôle que l’on t’avait demandé de tenir.
Au suivant.