E-500 de chez Olympus
Huit mégas pixels efficaces…
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C’est un peu désolant de le répéter mais tous les boîtiers qui sortent ces derniers temps sont plutôt bons. Olympus propose ici un produit très convenable que l’on pourra doter d’optiques maison plus performantes. Mais le 14-45 livré pour notre test avec ce boîtier s’avère très correct pour un usage standard. En gros, le concept est celui du E-300 avec un boîtier redessiné, un capteur de 8 mégapixels, plus d’options (ISO, bracketing, etc) et plus léger ! Du coup avec l’optique du kit (attention, il y en a trois…), le E-500 est du genre à se faire oublier dans un sac, raison de plus pour l’avoir avec soi à tout instant.
Mauvais départ : malgré une prise en mains impeccable, la visée m'a semblée floue…! Explication, le réglage de dioptries était réglé pour un autre utilisateur, c'est parfois le cas avec un boîtier de test !J'ai immédiatement apprécié d'avoir une sorte de tableau de bord directement sur le très large écran LCD à l'arrière de l'appareil. Il permet de régler sans difficultés la sensibilité en ISO (de 100 à 1600 avec une option auto qui permet au boîtier d'adapter la sensibilité entre 100 et 400… Mais je ne suis pas fan de ce type de fonctionnalité), la balance des blancs ou encore le type de format que l'on souhaite. Et là, Olympus propose une large palette allant du JPG au RAW en passant par le TIF, le RAW accompagné d'un JPEG… Sans oublier la modulation de la définition. Avec ce format 4/3, on peut donc obtenir des images de 3264 par 2248 pixels (attention au poids des vues au format RAW, ce n'est pas superbement compressé…). Mais aussi sept autres tailles jusqu'au 640 par 480 pixels (mais là, il faudra m'expliquer l'usage). Bref, je ne vais pas vous faire le tour du produit qui est décrit ici et là !
Points positifs…
C'est de la bonne camelote avec un procédé unique de nettoyage des poussières. D'ailleurs, Olympus insiste avec logique sur son système de nettoyage automatique et en fait un cheval de bataille qui n'est pas négligeable.Comme le Canon 350D, c'est un boîtier léger en Polycarbonate et il faut bien de faire à cette idée que l'on peut travailler professionnellement avec un appareil qui ne pèse pas une enclume. Ergonomie simple, pas de piège, rien à dire.
Le coup de la double carte est pas un mal non plus : CF et xD.
Pour les utilisateurs amateurs, le E500 est livré avec des tas de programmes prêts à l'emploi (là je fais un copier/coller du site : Portrait, Macro, Paysage, Nuit, Sport, Paysage et Portrait, Scène de Nuit, Scène de nuit et Portrait, Feux d’artifice, Coucher de soleil, Sports, Haute lumière, Basse lumière, Document, Enfants, Plage et Neige, Bougie !). Avec ça, si vous ratez une vue, il y a un problème !
Points moyens…
Point pas trop confortable à mes yeux, c'est le cas de le dire (!), le dispositif de visé un peu étroit et pas trop adapté à mes lunettes, avec les informations de visée déportées trop à droite. Dès lors, je ne suis pas surpris qu'Olympus sorte le ME-1 pour le coup ! Pas toujours aisé d'apprécier la mise au point et on se retrouve souvent à faire confiance à l'auto-focus. Enfin, je trouve l'auto-focus un poil longuet à réagir avec ses trois collimateurs comme le démarrage du boîtier d'ailleurs.
Attention comme sur tout boîtier numérique à limiter l'affichage de l'écran arrière. Avec un peu de discipline, on arrive à maintenir la batterie pour shooter sans se limiter.
Alors ?
Ben, c'est pas mal. Au lieu de s'offrir un Bridge (produit mono objectif), pour souvent plus cher, voici un vrai réflex avec un panel de très bonnes optiques, suffisamment sage pour être mis entre toutes les mains et à un prix autour de 650 € sur certains sites internet pour le boîtier nu. C'est un peu stupide car pour 60€ de plus, vous avez un 14-45 mm…
Si vous avez envie de vous lancer en relative sécurité dans le numérique, c'est peut être une bonne stratégie de s'offir ce boîtier abordable, performant et d'investir dans quelques optiques. Puis, de passer plus tard à un boîtier plus professionnel avec ces mêmes bonnes optiques.
J'ai toujours un faible pour le 50 macro, pas eu la chance de tester le 8 mm (qui équivaut à un 16 mm en 24x36). Mais je garde un excellent souvenir du 7-14 mm.
Pour en savoir plus…
Le site constructeur, le site dédié…
je vous engage également à lire le dossier très complet, mais en anglais, de dpreview. Ou en français chez Luc.