La stratégie de la corde à linge sur Daedalus touch !
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Avertissement : sur iPad, malgré un (très) bon paquet de traitement de texte hors normes comme Byword ou iA Writer, mon usage quotidien s’est fixé sur Daedalus touch qui, de plus, fonctionne depuis avril 2013 en liaison avec Ulysses III sur Mac.
Ce rapide pas-à-pas pour vous rappeler que la prise en mains de cette application n’est pas compliquée. De fait, c’est votre manière de l’aborder qui doit s’amender car sa philosophie diverge des traitements de texte habituels.
Habituellement, les traitements de texte que nous employons sur iPad sont prévus pour saisir le texte d’un fichier, pas réellement pour organiser des fichiers…
En gros, généralement, on ouvre une nouvelle page, on la nomme, on écrit puis on sauvegarde et/ou on exporte. Et basta…!
Seules quelques applications comme Day One ou encore ThinkBook permettent de conserver une chronologie. Ou d’amorcer une réelle organisation des textes les uns par rapport aux autres.
Daedalus touch fonctionne différemment.
Avant même de pouvoir simplement saisir un texte dans une page, cette application vous demande de créer un dossier[1] et donc de nommer ce dernier. De fait, c’est le nom de ce dossier qui est le plus important…
Une fois ceci fait, Daedalus touch va ajouter une première page, page que vous pouvez également nommer (…ou pas…!).
Jusqu’à présent, cela peut sembler un peu bizarre de créer un dossier juste pour saisir un seul texte… Sauf que la page que vous venez de créer peut être composée d’une simple ligne à une flopée de paragraphes. Et suivie ou précédée d’autres fragments que vous pouvez ajouter à votre gré…
Et c’est ici que la philosophie de Daedalus touch mérite d’être rappelée : ce qui est important dans cette application, ce n’est pas la page que vous venez de saisir mais son ordre au sein de la pile… Dans votre dossier de travail si vous préférez…
De fait, votre document n’est pas un unique fichier mais bien un dossier composé de multiples feuillets (…ou non !).
Du coup, pour un auteur, au lieu de pondre un seul et long texte, le voici face à une série de notes ou fragments plus ou moins longs qu’il peut — en permanence — (ré)organiser à son gré dans le dossier de son projet d’écriture au sein de Daedalus touch.
Un Mode Plan implicite
- Une note, une idée… une page
- Une nouvelle note, une nouvelle idée… une nouvelle page
Et donc des pages en suspens à compléter ultérieurement…
Créez autant de pages dans votre pile que vous avez d’idées. Puis, dans un second temps :
- Complétez ces pages
- …ou supprimez celles qui s’avèrent redondantes
- Changez leur ordre d’apparition dans la pile
- Et exportez le contenu complet de la pile composée de “n” fragments en un seul fichier…
- Au format .txt, .rtf, .pdf ou ePub…
Associez-y la souplesse du Markdown !
- Un seul niveau du mode plan en apparence car vous pouvez noter vos paragraphes avec des balises Markdown et donc leur attribuer des niveaux
- Facile de mettre en gras ou en italique des pans entiers
- Construire une liste de points, etc.
- Et qui dit Markdown dit aussi notes de bas de page, liens…
Du coup, vous pouvez travailler, écrire, renseigner chaque fragment de texte séparément et de taille — en nombre de signes comme de ¶ — de votre choix.
Corde à linge
L’image que je trouve la plus amusante pour illustrer ce fonctionnement est celle de la corde à linge, chaque fragment de texte étant de taille différente comme une suite de t-shirts, chaussettes ou jeans…!
Plutôt que de tout poser en paquet en un seul endroit sur cette corde, éparpillez vos textes comme autant pièces à faire sécher (!) et dans l’ordre qui vous sied. Cet ordre n’est JAMAIS définitif car vous pouvez à tout moment changer la position de vos textes…
Mais quel intérêt de séparer vos textes…?
- Vous focaliser à chaque fois sur un unique fragment de texte…
- …tout en vous laissant la liberté de réorganiser au sein du dossier la position de chaque fragment…
Il vous suffit de pincer votre écran d’iPad pour prendre du champ et visualiser les différents textes de tailles variables qui composent votre dossier (cette fameuse pile ou stack)…
Désormais, au doigt, il vous est facile de réorganiser par un simple glissé ces fragments affichés en miniature, de réorganiser votre flux d’idées ou de notes.
Que ce soit pour un document littéraire ou professionnel, chaque partie est traitée séparément (…ce qui permet de se concentrer sur l’essentiel comme dit plus haut), le tout étant réuni finalement en un seul livre…
Tiens, mais le mot livre, n’est-ce pas le terme employé par Microsoft Word pour évoquer un dossier contenant plusieurs fichiers distincts…?!
Bingo…!
Un seul dossier…?
Et c’est là où cela devient encore plus agréable… Entre Daedalus touch sur mon iPad (et iPhone) et Ulysses III sur Mac, ce sont une dizaine de projets différents d’écriture qui sont ainsi ouverts.
Pas de confusion, j’ouvre le dossier sur lequel je veux travailler et retrouve mes contenus instantanément…
Mieux, si mes dossiers et contenus sont enregistrés en permanence sur iCloud, rien de m’empêche en mode parano de sauvegarder régulièrement ces mêmes projets sur DropBox.
Oui mais, si je veux passer un texte d’un dossier vers un autre…?
Vous venez d’écrire une note dans un dossier sauf que vous vous êtes planté de pile (faut recharger les vôtres…!). Non, pas la peine de faire un copier collé…
- Pincez votre page pour visualiser les miniatures des pages…
- Appuyez un temps sur celle à déplacer (vous pouvez en traiter 4 ou 5 en même temps) puis faites glisser votre doigt vers le bas de l’écran… si votre page est accrochée en bas, c’est bon…! Une barre un poil plus sombre s’affiche d’ailleurs horizontalement en bas d’écran…
- Pincez et refermez le dossier de travail en cours…
- Ouvrez le bon dossier/pile…
- Mais, bon sang, que voyez-vous accroché en bas de votre écran…?! La note précédente…
- Glissez là entre celles que vous souhaitez en la faisant remonter… c’est fini…
En résumé
Plusieurs manières différentes d’employer Daedalus touch sont possibles selon vos besoins… Avec, de plus, une version OSX en quelque sorte puisque ces piles — et leurs contenus dans le même ordre — vous les retrouvez sous Ulysses III, réalisant ainsi des allers et retours tout en changeant d’écran de saisie, iPhone compris.
Voilà, c’est juste cette épatante souplesse d’usage que je voulais ici relater…
Note : si vous souhaitez exclusivement réorganiser vos paragraphes en cours d’écriture dans un unique fichier, une excellente alternative sur iPad reste Phraseology, un traitement de texte développé par d’auteur de Drafts…
Note de fin : et sous Ulysses III…?
Juste pour ceux que cela intéresse…
À un de ces quatre pour une suite… Ou pas…!
-
Ce que lui nomme stack ou pile… ↩