Led Zeppelin, François et moi
Dans mon univers parallèle
Je réécoute en pointillés une passionnante série (précédemment diffusée en 2004) sur Led Zeppelin. Quinze podcasts écrits et racontés par François Bon sur France Inter.
Un épatant feuilleton qui n’a pas pris une ride et l’occasion de découvrir avec plus de recul un pan de mon enfance déconnectée de la radio.
Contrairement à mes condisciples d’internat, je n’ai pas vibré sur ces musiques. Coincé entre pension et logement des parents, sans fratrie1 (parents enfants uniques, enfant unique moi-même), sans personne avec qui échanger le week-end.
Et, surtout, sans un simple poste de radio !
Mes souvenirs musicaux remontent à l’écoute d’un peu de jazz ou de salsa tout gamin au Canada (Thelonious Sphere Monk, Dionne Warwick, Nat King Cole, Celia Cruz, les Jazz Messengers…) quand mes parents recevaient des amis à Vancouver. Puis à Mexico.
Consigné dans ma piaule, des bribes arrivent du salon. Parfois le droit d’apparaître quelques minutes pour saluer les invités mais le « file dans ta chambre » signait la fin de l’interlude.
Cet univers sonore s’estompe à huit ans avec des cours pour apprendre à lire et écrire. S’en suit l’appartement vide de Saint Cloud au retour de la journée à l’École Active. Quelques années puis, hop, pension…
Je réalise que je me suis construit dans une quasi absence de musique2. Quand on a pas l’expérience d’un autre contexte, le mien semblait la norme…
Bref, j’ai zappé ces années évoquées par François Bon dans ces chouettes podcasts, Dylan, les Stones ou… Led Zep.
Grâce à son narratif3, tout s’enchaîne et je plonge dans la bande son de mon enfance avec quelques décennies de retard, voilà tout !
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Non, ce n’est pas une resucée de Sans famille d’Hector Malot…! ↩︎
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33 tours et chaîne HiFi des parents : étant en pension la semaine, aucun enjeu… ↩︎
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François est de 1953 comme moi… ↩︎