L’histoire de l’indienne à fond ramoneur
De retour du Musée de la Toile de Jouy
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Je copie/colle l’info de l’expo que vous pouvez trouver ici sur le site du Musée de la Toile de Jouy en Josas avec des photos notamment.
L’exposition Indiennes sublimes est proposée au musée de la Toile de Jouy (attention : jusqu’au 23 juin 2013) par la Villa Rosemaine, centre d’étude et de diffusion du patrimoine textile situé à Toulon. Elle présente les indiennes, toiles de coton peintes et imprimées des Indes, de Perse, de Provence mais aussi de Jouy. Moins connues que les fameuses « toiles de Jouy », si on donne à ce terme le sens de « toiles monochromes à personnages », leur production était pourtant bien plus importante.
Bon, et alors…?
Mais c’est superbe ! Et cela se termine demain…
Nous y sommes allés avec ma fille et nous avons adoré… Quelques vues pour mémoire…
Ici, un tablier en toile de Nîmes (l’ancêtre du denim) en premier plan…
Motifs couleurs, tout est prodigieux…
Quelques notions glanées ci et là (…mais sans aucune garantie…!)
Fond ramoneur…? Fond très sombre, brun qui contraste bien avec les motifs en premier plan… Ce caraco a un fond ramoneur…
Chafarcani…? Toiles indiennes avec des tas de petits motifs en semis et rayures imprimées à la planche de bois…
Kalamkari…? Tissu de coton peint à la main et imprimé au bloc en inde (…si j’ai bien noté, c’est du persan — kalam (stylo) et kari (artisanat) — qui veut dire que les motifs sont dessinés avec un stylet)
Vanne…? Décor à ramage de fleurs. Et le mot vanne vient de la région de Lyon et désigne une couverture ou courtepointe piquée.
Pelempore…? Du persan palangposh (couverture de lit)… Dessus de lit décoré
Bonnes herbes…? Motif floral crée par Oberkampf
Coquecigrues…? Terme emprunté à Rabelais pour désigner un semis de fleurs et de créatures imaginaires
Impression : si plus récemment on employait des cuivres gravés, au départ, c’étaient des empreintes en bois…
Le musée retrace aussi en expo permanente l’histoire de cette fabrication (là, trop compliqué à exposer, lire cette fiche)
Bref, du coup, en sortant j’ai enfin compris le pourquoi de ces motifs floraux devant le Musée…
Pour rappeler les près sur lesquels on étendait les kilomètres de toile pour les laver (…avec l’eau pure de la bièvre…!).