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l’iPad en mode Scribe

Pourquoi j'ai changé ma manière d’écrire…

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Comment exprimer un point de vue sans devenir chiant, voire passer pour un mono maniaque ? Trop tard…!

Rappeler le contexte ? Pourquoi pas !

Alors, cher lecteur, il fait un temps d’enfer (hier vers 17:00) et votre serviteur s’est octroyé une rapide douche glacée, histoire de baisser sa température interne. Jusqu’ici, ça va ?

Enchaînons !

le iPad sur les genoux, au lieu de coller mes doigts sur le clavier, c’est le Apple Pencil qui me permet d’écrire à toute vitesse ces quelques lignes.

Oui, oui… d’écrire… à la main.

Le jour, c’est le stylet d’Apple que j’emploie. La nuit, celui à tête caoutchouc de Wacom, nettement plus… silencieux !

Non ! Il recommence !

Ce que je veux exprimer dans ce billet que j’écris pour la troisième fois est d’une banalité révolutionnaire (sic !).

Depuis ma découverte de l’App Stylus associé également à ce iPad Pro et à un Pencil, ma manière d’utiliser le iPad a totalement changée.

J’insiste à dessein sur le totalement.

Quelques jours de balade en France m’ont conforté, d’autant que la couverture wifi était réduite. Donc plus de temps le soir pour infirmer ou conforter mes nouveaux usages, peu distrait par l’actualité hormis une horreur quasi quotidienne.

le premier signe de ma radicalisation scribisitique repose sur l’ennui que l’usage d’un clavier avec des touches provoque sur moi quand j’utilise l’iPad. Ennui est bien le terme qui sied le mieux même si j’ai d’autres expressions en réserve…!

Le second signe est l’impression d’être plus fluide1, plus concentré dès que j’écris à la main sur l’écran.

Au lieu de passer du temps à corriger mes fautes de saisie dues à mes gros “maladoigts”, revenir en arrière et perdre le fil de ce que je suis d’écrire, je trace mes lettres, mes phrases…

Le troisième est que j’écris dans toutes les applications de la même manière sans me préoccuper de chercher où se trouve telle ou telle touche. J’ai besoin du signe % ? J’écris % comme je pourrais écrire également un chiffre… 1, 2, 3, 4 !

Bon, je ne vais pas vous saouler (…c’est déjà fait) mais si vous savez “écrire”, vous savez employer ce clavier Stylus… Qui n’est évidemment pas un clavier mais juste une surface2 dans laquelle… écrire !

En résumé (je suis déjà trop long, là…!), en un mois, je suis passé du mode tapoteur de touches au mode Scribe ! Si, si !

Or des solutions de frappe rapide, des claviers alternatifs3, j’en ai mangé…! Du mode Dictée également… avec parfois une certaine réussite mais en découvrant, à l’occasion, que je n’étais pas assez calme, trop d’idées dans ma caboche au moment de formuler, énoncer ma phrase… Du coup, télescopages mais également un dispositif fatiguant à force d’articuler sans être toujours bien compris pour le coup ! Et je passe sur les corrections des pluriels, etc.

Mode Scribe

Dans le cas de la reconnaissance de mon écriture pour la transformer à la volée en simples caractères, mes efforts d’écriture sont couronnés de succès4. Même ma perfide gamine s’en est rendue compte, ce qui m’a fait plaisir !!

Depuis, je suis convaincu de ne jamais avoir écrit5 autant ! Entre ce qui est publié sur ce blog, mes notes de voyage, mes simples notes qui servent de matière pour d’éventuels billets6, les bouts de texte par mon futur “Goncourt(e)”, sans oublier les messages et mails… Je ne cesse d’écrire à la main7, c’est fou, non ?!

Sérieusement, je ne pensais pas que je basculais aussi vite. Je sais qu’une version 2 de Stylus sortira l’an prochain sous iOS8 et je pensais que je pourrais adopter cette dernière à ce moment là. D’ailleurs, j’ai pas mal hésité sur le type de saisie : passer par Smart Note ou poursuivre avec Stylus et ses quelques limitations.

À l’insu de mon plein gré, j’ai poursuivi avec Stylus et… Drafts 4, ayant ajusté ma barre additionnelle pour résoudre les quelques manques patents de Stylus, notamment à propos du caractère . Et baliser aussi sec en Markdown.

Étonnamment, il y a un perdant dans cette histoire (pour l’instant… !), c’est TextExpander. Mais le paradoxe est qu’il ne me marque pas trop. Comme je l’ai écrit il y a deux semaines, je corrige à la fin mes textes écrits à la main dans des traitements de texte en mode texte, je retrouve alors mes raccourcis tout comme mes actions ou workflows avant de publier.

Bref, tout va bien, plus que jamais l’iPad Pro9 est bien ma machine à écrire10.

Je peux écrire ici que je suis sincèrement heureux d’avoir retrouvé un réel plaisir à employer ma main tout en alliant ce mode Scribe à… Markdown !

Banal mais sacrément révolutionnaire !

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Une image pour finir : ce Pencil blanc… qui écrit en blanc sur le fond noir de mon iPad, comme si c’était un tableau noir infini, c’est prodigieux !

Note de fin : tout n’est pas parfait mais je m’en accommode, le gain est largement supérieur aux quelques dysfonctionnements que j’ai appris à contourner ou à anticiper. Ensuite, se relire une dernière fois à fond et se corriger11 au clavier !

Rapide liste des applications citées dans ce billet…


  1. D’aucuns vont me trouver totalement allumé, je ne cherche à convaincre personne sur le point qui suit : cette manière de procéder libère ma pensée comme ma main, tout devient magnifiquement… banal ! Simple quoi ! Cette sensation, vous la connaissez déjà si vous écrivez au stylo sur une feuille de papier. ↩︎

  2. Désolé de ne pas être blasé, je reste épaté par la souplesse retrouvée par ma main qui papillonne sur le bas de l’écran, amusé de décrypter quelques secondes mon écriture abomifreuse avant de la retrouver transformée en caractères d’imprimerie. Oui, j’en suis encore à ce stade ! ↩︎

  3. Sur le iPhone, c’est différent : SwiftKey ou le clavier Apple restent les seuls utilisés, d’autant que je saisis avec deux pouces en mode “portrait”. Sans oublier que, techniquement, le Pencil est inutilisable sur le iPhone 6s+. Attendons début septembre pour découvrir si la version 7 du iPhone supportera ce crayon numérique. ↩︎

  4. Cela n’a pas été sans efforts mais le résultat est là ! Mes nombreuses lignes de calligraphie finissent par payer ! ↩︎

  5. À toute heure, vu que la pointe caoutchouc de mon bamboo Wacom reste étonnamment silencieux. La journée, c’est le Percil qui glisse sur l’écran à toute vitesse : pas besoin de pointe en or, de stylo plume coûteux, d’encre ou encore de choisir le grammage du papier (Opale de Rives ou Conqueror glacier !?). ↩︎

  6. où qui finissent à la poubelle… ↩︎

  7. le plus étrange est ma moindre propension à faire des fautes. Je ne dis pas que je n’en fais plus, j’en fais moins, comme si ma main en écrivant savait mieux les éviter ! ↩︎

  8. bien après la version Androïd, snif ! ↩︎

  9. Avec un stylet, CQFD. J’ajoute que je suis revenu au mode paysage pour utiliser toute la largeur de l’écran quand j’écris : j’écris vite et Stylus suit bien le rythme ! ↩︎

  10. Pas de soucis pour amender mon texte, biffer, corriger, éditer. Bref, je retrouve les sensations de mes petites notes sur papier, je peux écrire amplement, parfois à la limite de la reconnaissance de ma graphie et, miracle, mon texte est lisible dans la partie haute de l’écran, prêt à devenir l’ébauche d’un billet, un fragment de texte dans Ulysses… ↩︎

  11. Et en mode SplitView avec Editorial et Drafts ouverts côte à côte… puis une dernière fois dans Byword sur le Mac. ↩︎

le 26/07/2016 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #